L'A.F. 2000 n° 2752 est parue: tous à vos kiosques!

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest

Encore un excellent numéro de L'Action Française 2000 de paru! Le n° 2752 comblera, par sa perspicacité, tous les Français conscients et organisés qui veulent le rétablissement d'une Monarchie d'utilité publique!

Un grand entretien accordé, à l'occasion du centenaire du Journal, par Jean Madiran, directeur émérite de Présent, resitue l'influence de l'Action française dans son siècle.

L'éditorial de Michel Fromentoux analyse la comédie du 14-Juillet autour de la pseudo-union méditerranéenne. Un autre article de lui retrace l'évolution des rapports des pays riverains de la Méditerranée, cependant que Nicolas Hainaut trace des perspectives d'avenir.

Aristide Leucate dresse le tableau de la politique de l'immigration qu'il faudrait à la France et, quelques pages plus loin, évoque brillamment la mémoire de l'écrivain A.D.G. Dans un article économique, Patrice Mallet explore l'impossible équation des déficits.

Pascal Nari consacre sa chronique diplomatique aux incertitudes de la Turquie d'Erdogan. Anne Bernet, quant à elle, nous propose quelques polars particulièrement de saison. M. Fromentoux brosse un portrait particulièrement vivant du roi Charles XVI Gustave de Suède, un modèle de souverain constitutionnel.

La chronique philosophique de Gaël Fons traite du dernier livre de Renaud Camus sur la culture, et celle de Stéphane Blanchonnet de... Nietzsche!

Dans le sillage de l'article dans le précédent numéro de notre délégué régional, Jean-Philippe Chauvin, se basant sur les actes du colloque sur L'Action française: Culture, Société, politique, parus aux éditions du Septentrion (Paris, 2008, 24 €), nous donne un article-fleuve sur les nationalistes et l'A.F. au début du XXème siècle.

Enfin, ce qui fera enrager les dissidents, on apprend que nos finances se portent (relativement) bien, que le camp Maxime-Réal-del-Sarte est annulé pour cette année et que les permanences hebdomadaires  parisiennes reprendront normalement vendredi 5 septembre prochain à 18 h 30, 10 rue Croix-des-Petits-Champs (porte à gauche, deuxième étage)!

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Rappel de vaccin antidissidence

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest

"Le Comité directeur de l'Action française, réuni le 10 mai 2008, veille du cortège de Jeanne-d'Arc, a souhaité à cette occasion redire sa fidélité à tout ce qui fait l'Action française, son combat et ses raisons.

"Fidélité au nationalisme, dont le souverainisme n'est qu'un aspect - particulièrement important aujourd'hui - mais qui doit être complété et corrigé par une critique de l'idée de souveraineté populaire.

"Fidélité à la Monarchie, sans laquelle tout ce que veut conserver le nationalisme se perd nécessairement et en premier lieu la souveraineté elle-même.

"Fidélité à la Maison de France et à son Chef, Mgr le Comte de Paris, Duc de France, sans lesquels le recours au Roi reste théorique, abstrait et par là-même inefficace.

"Fidélité à l'histoire de l'Action française dont nous pouvons être fiers et que nous assumons dans son ensemble sans esprit de repentance.

"Fidélité à Pierre PUJO à son désir de faire de l'Action française et de son Journal une oeuvre d'abord et essentiellement politique dont la principale caractéristique soit de porter sur les faits de l'actualité la plus quotidienne un regard supérieur éclairé par la raison, le bon sens et le souci du Bien commun.

"Le Comité directeur a également souhaité rappeler à tous les responsables du Mouvement et du Journal ainsi qu'aux délégués locaux que toute autorité s'exerçant à l'Action française tire sa légitimité du Comité directeur et est donc responsable devant lui."

"Signé: Stéphane BLANCHONNET
"Président du Comité directeur de l'Action française."


L'Action française a traversé quelques remous ces dernières semaines. Le président du Comité directeur, Stéphane BLANCHONNET, avait demandé la publication du communiqué reproduit ci-dessus dans le numéro 2749 du Journal. Il entendait rappeler la fidélité de l'A.F. à l'héritage dont elle est dépositaire, répondant à l'inquiétude de nombreux sympathisants. S'étonnant des opinions "néo-légitimistes" du nouveau directeur de la rédaction, certains s'imaginaient, par exemple, que l'Action française avait renié son soutien à la Famille de France! Nous nous devions de rassurer nos lecteurs.

Mais tous nos collaborateurs ne l'ont pas entendu de cette oreille. Le soir du bouclage, un groupe de "militants" a envahi le bureau de la rédaction. Bien décidés à nous empêcher de travailler sereinement, ils exigeaient le retrait du communiqué ou, à défaut, celui des articles dont ils étaient les auteurs. Dans ces conditions, il était impossible de terminer la fabrication du Journal, dont le bouclage - fort laborieux - est intervenu avec une semaine de retard.

(L'ouvrage "bolchévique" des hommes de main de MM. CHAMPION et de PIERRE de BERNIS: des locaux dévastés. Photo: Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F. - Tous droits réservés.)

En conséquence, Philippe CHAMPION et Thibaut de PIERRE de BERNIS ont été démis de toute responsabilité à l'Action française par le président du Comité directeur. Les activités du Mouvement s'en trouvent perturbées (1), mais les camelots du Roi restent mobilisés: nous saluons leur dévouement exemplaire, et vous invitons à rejoindre dès maintenant leurs équipes de vendeurs!

Des rumeurs ont annoncé la disparition du Journal. En dépit des difficultés, la parution continue, vous en êtes les premiers témoins. Marielle PUJO continue d'en assurer la responsabilité légale; de jeunes collaborateurs se sont impliqués, soulageant à peine Michel FROMENTOUX, le rédacteur en chef, dont la charge est toujours aussi lourde... Ils ont besoin de votre aide! Une aide financière bien sûr: vos contributions à la souscription, même modestes, sont une nécessité vitale. Mais nous comptons également sur vos réactions: que vous soyez déçu ou enthousiasmé par le Journal que vous tenez entre les mains, faites-le savoir! Vos commentaires façonneront peu à peu l'évolution d'un organe dont la fidélité à l'héritage d'A.F. ne saurait se confondre avec un quelconque conservatisme. L'avenir nous appartient, à nous de préparer le retour du Roi!


Note:

(1) très provisoirement au niveau central, mais la fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest est l'exemple-type que la récente dissidence, circonscrite à la branche étudiante parisienne et à certains de ses satellites, est loin d'avoir gangrené les provinces. Se reporter sur le présent blogue à nos récentes activités, dont le cycle de formation, qui continuent et continueront.


(Article publié dans
L'Action Française 2000, n° 2751, du 3 juillet 2008, et annoté par les soins de la fédération.)

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Retour sur le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale

Publié le par Groupe Surcouf

En ce jour de fête nationale, nous proposons à nos lecteurs le texte, souligné et illustré par nos soins et assorti de nos commentaires, publié dans Le Figaro du 18 juin dernier, par une réunion d'officiers généraux et supérieurs des armées de terre, de mer et de l'air, à propos de la publication la veille par le président de la République, du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale:

"Les éléments de la nouvelle politique de défense qui viennent d'être rendus publics ont été, ce qui est bien normal, présentés par leurs auteurs d'une manière très encourageante. La réalité est quelque peu différente. Personne ne peut, ou ne souhaite, à l'intérieur des armées, mettre en cause les choix politiques du jour. D'abord, ils sont incontestables par nature. Ensuite, le souhait du président de la République, chef des armées, est de disposer d'un instrument militaire plus efficace pour un moindre coût ; de raisonner en termes d'efficacité et non d'équipements de prestige ; de faire preuve de réalisme quant aux menaces ; et enfin de ne se laisser arrêter par aucun a priori dogmatique. Ce souhait ne peut rencontrer que l'approbation de tous ceux qui ont fait le choix de la carrière des armes et qui ont souffert, ces dernières années, de l'immobilisme des institutions de défense. Et, dirions-nous, plus que l'approbation, le désir, avec volonté et discipline, de faire passer ce souhait dans la réalité.


Le président de la République et le chancelier du Reich grand-allemand: sans commentaires.
(Photo: D.R.)

"La vérité oblige à dire, cependant, qu'au-delà des déclarations, la volonté présidentielle a été largement dénaturée par ceux, politiques, militaires ou personnalités qualifiées, qui avaient la charge de la mettre en œuvre. Voici pourquoi.


"Dès avant l'élection présidentielle et comme le président de la République l'avait bien vu, le système militaire français était à bout de souffle.

"En termes, tout d'abord, de capacités opérationnelles réelles : à cause du choix dicté par les groupes de pression de programmes d'équipement, sans considération particulière pour les nécessités nées de la réalité des engagements (cela aboutit, par exemple et dès cette année, à une rupture de la capacité de transport aérien stratégique, ce qui est à tout le moins regrettable pour une armée très engagée à l'extérieur) ; à cause de l'interdiction faite par les autorités politiques de l'époque à l'état-major des armées de poursuivre une véritable «étude capacitaire», qui eût révélé que, comme de nombreuses fois au cours de notre histoire militaire, une conception de la défense centrée sur les «programmes d'équipement» aboutissait à une dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible ; avec en résultante, une «impasse financière» mettant en cause la crédibilité même du gouvernement dans son exécution des lois de programmation militaire.



"Ensuite, en termes de choix des engagements, la situation n'était pas plus satisfaisante. L'absence de critères politico-militaires d'intervention, le flou des priorités géopolitiques (Afrique), l'absence de gestion des engagements dans le temps (Kossovo) aboutissaient à un saupoudrage de forces dicté par les habitudes du passé et la logique moutonnière de la participation obligatoire («il faut en être»). Il en résultait un rythme d'emploi soutenu, indifférencié, affectant des unités aux équipements vieillissants, dégradant leur niveau de préparation opérationnelle. Et, dans l'autre sens, alors que les menaces terroristes prenaient plus d'ampleur, le gouvernement comme les armées se refusaient même à penser l'action militaire sur le territoire national, à partir d'un contrat opérationnel distinct (à la notable exception de l'action de l'État en mer).


"Enfin, en termes d'organisation, la situation était marquée par une grande confusion. Les choix d'interventions étaient opaques, ne donnant lieu à aucun débat, notamment parlementaire, à l'extérieur du cercle présidentiel, ce qui, les phénomènes de cour et les ambitions personnelles aidant, n'était certes pas un facteur de qualité des analyses préalables à la décision. La nouvelle définition des pouvoirs du chef d'état-major des armées n'avait entraîné aucune véritable réflexion, fondée sur la subsidiarité, entre la logique interarmées et la logique de milieu, notamment pour le soutien. Les organisations militaires restaient lourdes, «doublonnantes», peu centrées sur l'opérationnel. Les désignations aux postes les plus importants étaient délibérées entre militaires sur le fondement des couleurs d'uniforme, dans le cadre d'un «troc» presque permanent, aboutissant d'ailleurs à une durée d'exercice des responsabilités abusivement courte. La procédure de choix des programmes d'équipement, entre la direction générale pour l'armement (D.G.A.) et les états-majors, était caractérisée par l'opacité et le conflit d'intérêt (le «service aux industriels») aboutissant à la dérive de coûts opaques, non maîtrisés, et à l'inadaptation des équipements.



"C'est dire si le début du quinquennat avait fait naître les plus grands espoirs. Il est malheureusement probable aujourd'hui qu'ils seront déçus. Tout d'abord, les instances de la décision n'ont pas fonctionné de manière satisfaisante, la mission budgétaire de la révision générale des politiques publiques (R.G.P.P.) ayant prévalu, y compris en termes calendaires, sur la mission conceptuelle du livre blanc. Quant à cette dernière, la sous-représentation des militaires compétents n'a pas permis d'y effectuer un travail réaliste, ce que ses conclusions montrent à l'évidence. L'ampleur enfin des conflits structurels internes propres au ministère de la Défense n'a pas permis un travail serein.


"Plusieurs points positifs sont à relever : le principe du resserrement des implantations (dont il faudra attendre la mise en œuvre, les militaires étant habitués à ce que les logiques politiques locales prévalent, ce qui est le cas depuis plus de vingt ans). L'insistance mise sur la protection «interne» de la nation elle-même, en termes d'organisation centrale et de contrat opérationnel. La revalorisation des fonctions de renseignement.


"Pour le reste, le modèle d'analyse présenté par le livre blanc est à notre sens déficient et, davantage, marqué par un certain amateurisme. Le livre blanc souffre en effet d'une quadruple incohérence.


"Incohérence, tout d'abord, par rapport à l'évolution générale des crises et des réponses généralement adoptées dans le monde. Alors que les crises se multiplient et se superposent sans se résoudre, l'Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45 % en dix ans). On ne peut certes nier la crise budgétaire. Au moins devrait-elle donner lieu à une analyse «priorisante» des arbitrages, entre la défense et les autres budgets, et à l'intérieur du budget de la défense. Le livre blanc n'en fournit pas l'armature conceptuelle, puisqu'au titre des menaces il retient à la fois l'attentat terroriste, la guerre de haute intensité, le désordre dans le tiers-monde et la pandémie grippale.


"Incohérence, ensuite, par rapport à l'évolution de la «conflictualité», le paradigme de la «guerre industrielle» (entre arsenaux étatiques) ayant été remplacé par celui de la «guerre bâtarde», le plus souvent «au sein des populations». Ce dernier exige à la fois des forces terrestres plus nombreuses, une capacité de projection aérienne et navale plus affirmée, une réorientation des programmes en conséquence. Ces choix ont été faits par les Britanniques voici plus de cinq ans. Nous en sommes, nous, à la diminution des effectifs de l'armée de terre et au «report» de la décision de construire le deuxième porte-avions, qui signe une rupture capacitaire majeure. Notre incapacité à sortir de la «réduction homothétique», faute d'une véritable analyse que le livre blanc ne fournit pas, conduit le modèle 2008 à n'être que la version dégradée du modèle 1996, lui-même version amoindrie du modèle 1989. Autant dire qu'aucun choix sérieux, hors celui, purement budgétaire, d'une réduction proportionnelle, n'aura été fait depuis vingt ans. Sous ce rapport, la nouvelle orientation en faveur du satellitaire ou la création d'un «commandement interarmées de l'espace» font figure de gadgets, lorsqu'on connaît les besoins réels et actuels des armées. Non que de telles mesures soient en elles-mêmes absurdes. Mais elles ne pourraient valoir que si elles procédaient d'une véritable analyse doctrinale et pratique de la «conflictualité», fondée sur les exemples nombreux que présente l'actualité, du Proche-Orient à l'Asie centrale. Cette analyse est absente du livre blanc. Les «avancées» qu'il présente (satellites, etc.) ressemblent à des lubies parce qu'elles ne sont pas sérieusement argumentées en termes d'arbitrage (alors qu'on voit les intérêts industriels qu'elles servent). Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d'hypothétiques innovations technologiques et organisationnelles : il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l'efficacité de l'instrument militaire.


"Incohérence, en troisième lieu, par rapport à la volonté politique affichée à juste titre par le chef de l'État. Nous revenons dans l'Otan, avec une capacité militaire affaiblie, et tout en y revendiquant des postes de commandement. Nous prétendons faire de la politique européenne de sécurité et de défense (P.E.S.D.) un dossier majeur du renforcement de la défense européenne sous présidence française, et nous baissons la garde au moment où nous souhaitons entraîner nos partenaires vers un renforcement de la défense européenne. Mais surtout, nous abandonnons aux Britanniques le leadership militaire européen, alors que nous connaissons la nature particulière de leurs relations avec les États-Unis. La France jouera désormais dans la division de l'Italie. Il est inutile de se payer de mots.


"Incohérence, en quatrième lieu, par rapport à la seule certitude que nous ayons : celle de nous engager vingt fois en Afrique dans les années qui viennent, pour y éviter des catastrophes humanitaires ou assurer l'évacuation de nos ressortissants. Si nous pouvons le faire aujourd'hui, c'est parce que notre réseau de bases nous confère une efficacité d'autant plus unique que l'ensemble des pays africains refuse le déploiement de l'US African Command (commandement américain en Afrique) sur le sol africain. Pour gagner, et ceci est révélateur de la méthode retenue, 3.000 postes budgétaires, nous affaiblissons de manière définitive notre positionnement, avec ce paradoxe que nos abandons vont conduire mécaniquement à un accroissement du nombre de crises que nous ne pourrons plus prévenir et dans lesquelles nous ne pourrons intervenir qu'à un coût incomparablement plus élevé. En contrepartie, les structures administratives intermédiaires des états-majors n'ont pas été touchées par l'exercice R.G.P.P., alors qu'elles représentaient un gisement d'économies d'au moins le double. Quant aux «bases de défense», il ne s'agira, faute de crédits budgétaires pour de vrais investissements d'infrastructure, que de circonscriptions administratives de mutualisation de certaines dépenses mineures (habillement, restauration, etc.), entraînant simplement la création d'un maillage administratif supplémentaire. La mise en regard de ces deux éléments permet de mesurer le caractère de trompe-l'œil des mesures présentées ces jours-ci.


"Le propos de cet article n'est pas de présenter le modèle qu'une réflexion plus avisée, et plus conforme aux volontés du chef de l'État, aurait permis d'élaborer. Nous voulons simplement souligner qu'une grande dépense d'énergie intellectuelle a simplement abouti à une réduction homothétique du format des armées. Au mieux, nous serons mieux renseignés, mais nous pourrons moins agir. Il eût fallu, au contraire, mieux définir les ambitions militaires de la France, puis ses priorités géostratégiques, y compris en termes concrets, en désignant les théâtres utiles ; en déduire un modèle pour notre armée et ses équipements, sans se refuser à porter le fer dans l'organisation militaire ou dans celle de la D.G.A. ; ne pas s'illusionner sur les bénéfices à attendre de la «mutualisation des soutiens», dans un domaine où l'expérience (notamment britannique) enseigne qu'elle ne peut concerner que des secteurs de second ordre, la «logique de milieu» continuant de gouverner l'entretien des équipements majeurs. Pour ne l'avoir pas fait, les autorités de la défense ont laissé passer l'occasion historique que leur présentaient les circonstances et que justifiaient les ambitions du chef de l'État. Le reste est affaire de communication politique, qui ne saurait masquer la réalité d'un véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu'hier."

Commentaire: Il est caractéristique de la dégradation du dialogue entre le Pouvoir politique et l'Armée qu'en dépit de la faculté qui lui est désormais laissée par la Loi de discuter des questions, militaires et autres, qui l'affectent, cette dernière prenne à témoin la Grande Presse d'un désaccord de fond. La réponse du gouvernement républicain ne s'est d'ailleurs pas faite attendre: après avoir, dans un premier temps, chargé la Sécurité militaire d'une enquête pour découvrir qui avait osé critiquer ses choix unilatéraux, il a déchargé celle-ci, trop molle à son goût, au profit de la Surveillance du territoire: voilà nos officiers ravalés au niveau des terroristes islamistes... à bon entendeur! Quand donc nos bons officiers comprendront-ils qu'il n'y a aucun espoir de servir efficacement la Patrie en régime démocratique?

Que ce soit le refus autiste d'envisager la guerre extérieure portée sur le territoire national (conception dépassée, soi-disant, depuis la fin de la guerre froide) ou une guérilla urbaine généralisée, - que ce soit l'accentuation d'un système d'intégration interarmées déjà trop poussé et poussif, - qu'il s'agisse des forces terrestres et navales conventionnelles dont le format est réduit de décennies en décennies, alors qu'elles sont indispensables à la lutte (il n'y a pas de guerre virtuelle), - qu'il soit question de diminuer notre présence outre-mer, pourtant déterminante pour notre influence politique, la République et ses hommes font résolument les mauvais choix, parce qu'ils n'entretiennent qu'ignorance des réalités militaires et que méfiance pour ceux qui portent les armes. C'est la loi du régime, que l'Action française démontre depuis ses origines: la désorganisation consciente de notre défense.

Pourtant, des solutions existent: le rétablissement du service national, facteur d'unité nationale et sociale, - un effort financier conséquent en faveur des forces classiques, - la suppression de la bureaucratie civilo-militaire centralisatrice du ministère de la défense comptent parmi celles-ci. Il faut retrouver notre primauté militaire sur le continent européen. Mais il n'y a qu'un Roi de France, chef véritable et sans préjugés de l'Etat et juge impartial des intérêts de la Nation, qui puisse accomplir ces réformes sans contraintes. Pour rétablir la confiance entre le peuple et son Armée, et dans l'Armée elle-même, pour que la grandeur, l'indépendance  et la puissance de la France lui soient rendues, vienne donc Henri VII, il est grand temps!



Mgr le Comte de Paris, Duc de France,
Chef de la Maison de France
et Prétendant au trône
sous le titre
de Henri VII,
causant avec des officiers
de son ancien régiment,
le 1er Etranger de Cavalerie,
à Orange.
(Photo: D.R.)

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Non au libéralisme médical!

Publié le par Fédération Aquitaine

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L'A.F. 2000 n° 2751 est parue: tous à vos kiosques!

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest

Comme annoncé par son rédacteur en chef, Michel FROMENTOUX, le numéro 2751 vient de paraître: outre son excellente Politique sur le thème "Sarkozy rattrapé par les nations", on y trouvera le compte rendu exhaustif par notre délégué régional Vincent GAILLERE et par Yves LENORMAND, autre plume sûre du Journal, de l'important colloque maurrassien qui a eu lieu à Metz le mois dernier.

La chronique étrangère de Pascal NARI porte sur le Proche-Orient et sur le rôle que la France pourrait y jouer. Anne BERNET nous donne une page littéraire de tout premier choix sur les polars britanniques. Sarah et Stéphane BLANCHONNET évoquent les causes de la dépréciation constante du baccalauréat. THIDAL signe également une analyse importante du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

La chronique d'Aristide LEUCATE traite des Immigrés victimes de l'antiracisme, un thème brûlant d'actualité. Un portrait de la reine Marguerite II de Danemarck prouve que la Monarchie est une solution populaire à la crise généralisée de l'Autorité. On lira avec intérêt un article sur Pierre Boutang d'H. NOWAK, jeune rédactrice, et l'entretien accordé par Alain de BENOIST à l'occasion du centenaire de notre Presse.

Enfin la page Mouvement publie le texte intégral et la glose du communiqué officiel du Comité directeur que quelques fous, heureusement exclus, prétendaient censurer: nous y reviendrons.

En bref, un numéro essentiel, qui témoigne de la vitalité de notre école de pensée unie sur la doctrine et diverse dans son expression. Allez vite l'acheter chez votre buraliste ou, mieux, abonnez vous (76 € le premier abonnement) ou donnez à la souscription (à adresser à: Mme Geneviève CASTELLUCIO / L'Action Française 2000. - 10, rue CROIX-des PETITS-CHAMPS 75001 PARIS): nous avons besoin de 9.000  € avant la fin du mois. Soutenez donc sans hésiter le seul organe du nationalisme intégral: même les dons les plus modestes sont bienvenus!

L'A.F. 2000 revient, qu'on se le dise!

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Cercle de formation de Biarritz le 5 juillet

Publié le par Section de Bayonne & pays basque

Thème du cercle:

La démocratie et ses enseignements


par M. V. GAILLERE
Délégué régional
de l'Action française 
dans le Grand Sud-Ouest



Le cercle aura lieu:

 

Samedi 5 juillet 2008

à 14 h, 

à Biarritz
(Pyrénées-Atlantiques).


Le lieu exact sera communiqué
aux personnes s'étant préalablement
inscrites par courriel.
Confirmation de l'inscription
sera demandée à l'entrée.
Participation aux frais:
5 € par personne.

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