Comprendre l'attentat de Beyrouth avec l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Nous reproduisons, pour l'information de nos lecteurs, l'excellent article de "Léon Camus", paru sur un site géopolitique après l'infâme attentat de Beyrouth.

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

"Après Beyrouth et son fief chrétien d’Achrafieh, c’était, deux jours plus tard, le dimanche 21 octobre, au tour de Damas d’être frappé en son quartier de Bab-Touma – la Porte de St Thomas – par un meurtrier attentat à la voiture-piégée… treize morts, des dizaines de victimes. Le rapprochement qui s’impose entre ces deux événements fait planer une pénible interrogation quant à l’identité des ordonnateurs et des exécutants de l’attentat d’Achrafieh. Peut-il s’agir des mêmes, et dans le cadre de quelle monstrueuse “stratégie de la tension” ?

 

Les décombres à Achrafieh (Photo D.R.)

 

 

"L’ombre de la guerre civile plane sur Beyrouth quadrillé depuis lundi matin par les blindés de l’armée libanaise tandis que des tirs sporadiques se font entendre. Craignant un embrasement général, les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité - États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni - ont appelé à « l’unité nationale ». Vendredi 19 octobre, le chef du renseignement de la Sécurité libanaise, le général Wissam el-Hassan avait perdu la vie ainsi que sept autres personnes, 78 autres ayant été blessées dans un attentat à la voiture piégée non revendiqué mais immédiatement imputé à Damas et à son allié le Hezbollah chiite.

 

"Saad Hariri, tête de file du Courant du Futur 1 et de l’Alliance du 14 mars, depuis son exil de Jeddah en Arabie saoudite, a aussitôt accusé Bachar al-Assad. Quant au Druze Walid Joumblatt, hier prosyrien, il semble avoir viré sa cuti en emboîtant le pas aux ennemis de l’actuelle coalition gouvernementale… laquelle comprend les chiites du Hezbollah soutenus par Damas et Téhéran. Sans surprise, le chef des « Forces libanaises chrétiennes » - chrétiennes au moins de nom - Samir Geagea, surenchérissait en désignant le Hezbollah comme l’exécutant. Une culpabilité qui ne fait aucun doute dans le camp occidentaliste : « un secret de Polichinelle » comme le qualifiera Brice Couturier, talentueux chroniqueur, sur France Culture ce 22 octobre… « Damas aux abois » cherche à exporter sa crise au Liban.

 

"Une opération dévastatrice

"qui n’a « pas fait dans la dentelle »

 

"Reste que personne - pas même le supérieur hiérarchique direct d’el-Hassan - n’était au courant de sa présence au Liban où il n’était arrivé que la veille en provenance de Paris après avoir effectuée un court séjour à Berlin… Ajoutons que la victime n’aurait été identifiée que grâce à certains éléments de sa montre et de son arme de poing ! Apparemment la corroboration par l’ADN aurait été impraticable, voir tout bonnement zappée. Si c’était le cas, alors l’on se demande bien pourquoi ?

 

"Selon les avis autorisés « il s’agirait de l’œuvre d’une équipe d’une vingtaine d’individus qui suivaient le général el-Hassane et auraient prépositionné plusieurs véhicules piégés sur les itinéraires qu’il devait emprunter ce jour-là ». Équipe qui n’a pas hésité pour abattre un seul homme, à dévaster tout un quartier. Hypothèse assez rocambolesque cependant puisqu’elle suppose la possession de l’information utile très en amont… notamment quant à la présence à Beyrouth et aux déplacements de la future victime. Une information aussi précise que confidentielle sans laquelle il eut été impossible de mettre en place un dispositif au demeurant rien moins que discret dans une ville où règne la peur et dans laquelle une quinzaine de personnalités politiques et cinq militaires de haut rang ont déjà été assassinés dans des circonstances analogues. Une opération militaire de toute évidence irréalisable sans une minutieuse planification inenvisageable hors de compétences de très haute qualification et de moyens techniques inaccessibles au vulgaire.

 

"Damas dans le collimateur

 

"Alors la Syrie ? Nul n’ignorait qu’el-Hassan était en cheville avec tous ceux qui, s’emploient actuellement à faire parvenir des armes et des fonds aux mercenaires et aux rebelles combattant en Syrie. Au premier rang de ces généreux donateurs notons la présence distinguée de M. Fabius, ministre d’une France exsangue mais qui trouve encore les moyens de gratter les fonds de tiroir pour y grappiller quelques dizaines de millions d’€uros destinés à la rébellion syrienne. C’est en tout cas ce que rapporte, le plus tranquillement du monde la chaine BFM TV 2. Curieuse et vicieuse conception des relations internationales.

 

"Ajoutons qu’el-Hassan avait récemment fait arrêter l’ancien ministre libanais Michel Samaha, maître d’œuvre du rapprochement franco syrien sous la présidence du président Sarkozy… Samaha est supposé avoir transporté des explosifs au Liban à la demande expresse d’Ali Mamelouk, chef de la sécurité syrienne ! Là encore une histoire assez « rocambolesque » qui rencontre un scepticisme marqué dans la communauté du renseignement. Mais à cinq mois de l’ouverture du procès de l’assassinat de Rafic Hariri à la Haye, la disparition d’un homme connu pour ses manipulations de faux témoins affaiblit d’autant le dossier d’accusation – en vérité aujourd’hui fort mince – et sert la défense serrée des dirigeants syriens, de Bachar el-Assad en particulier, impliqués dans cette affaire.

 

"De ces différents points de vue Damas aurait donc eu largement de bonnes raisons d’éliminer un adversaire dont la dimension et les capacités de nuisance dépasse de loin le seul Liban en ce qu’il était vraisemblablement l’un des pivots de la coalition régionale et euratlantiste en guerre sourde contre le régime baasiste... « personnage clé des opérations de déstabilisation » de la Syrie et interface privilégiée entre services français, américains et saoudiens…

 

"Pour Damas en l’occurrence, il ne se serait pas agi de « vengeance » mais d’un geste de prophylaxie ou la réponse donnée à la tentative de décapitation du système sécuritaire syrien le 18 juillet dernier. De façon troublante, la mort d’el-Hassan est intervenue trois mois jour pour jour après l’attentat damascène… celui-ci avait d’ailleurs suivi à deux semaines de distance, la défection du général Manaf Tlass, fils de l’ancien ministre de la défense, Moustapha Tlass, l’homme qui vint chercher Bachar à Londres pour le convaincre de succéder à son père… L’attentat du 18 juillet élimina le propre beau-frère d’el-Assad, le général Assef Chawkat ainsi que trois autres hauts responsables du Conseil national de sécurité dont le ministre de la défense, Daoud Rajha et le général Hassan Turkmani spécialement en charge de la répression de la dissidence armée. Un coup de maître !

 

"En éliminant el-Hassan, les Syriens – si ce sont eux - envoient un signal fort à leurs ennemis et font montre d’une remarquable expertise létale à l’extérieur de leur frontières. Ce qui ne va pas de soi quels que soient les relais et complicités dont ils peuvent disposer en territoire libanais. Un acte et un avertissement à mettre en parallèle avec la tout aussi remarquable démonstration de savoir faire que le Hezbollah vient d’administrer - très exactement une semaine avant la liquidation d’el-Hassan - à l’État hébreu et à ses alliés, en faisant traverser l’espace aérien stratégique du Néguev par le drone d’observation Ayoub [Jacob].

 

"La hantise du retour

"de la guerre civile

 

"Resterait pourtant à savoir où se situerait l’intérêt rationnel de Damas de ce meurtre dans une conjoncture de profonde déstabilisation régionale, avec le risque non négligeable de provoquer un séisme politique majeur chez son voisin suivi d’un réveil de tous les démons de la guerre confessionnelle ? Guerre ouverte entre sunnites et chiites dont le Liban pourrait être le théâtre et le laboratoire avant de contaminer définitivement à la Syrie puis de s’étendre à l’Irak, pour finalement atteindre les pétromonarchies où les minorités chiites sont largement à prendre en considération.

 

"L’attentat n’a-t-il pas eu lieu au cœur du fief chrétien de Beyrouth et de ce fait immédiatement « perçu » ou présenté comme un acte à « dimension confessionnelle » ? Fait sur lequel les médias français ont insisté lourdement, laissant implicitement entendre que ce drame témoigne d’un conflit intercommunautaire endémique au Levant auquel l’islamophobie à la française ferait écho 3… ceci alors qu’aujourd’hui de puissants courants souterrains travaillent une opinion hexagonale profondément désinformée pour la mobiliser contre l’irrésistible montée de l’islam dans un pays démographiquement moribond. Certes, cette lecture biaisée de la situation libanaise pourrait fortement contribuer à faire accepter aux Français l’engagement croissant de Paris dans le conflit syrien. Une implication contre nature puisqu’il s’agit, à rebours d’un discours médiatique à tendance fallacieusement identitariste, de « casser » le dernier régime laïque du Proche-Orient en soutenant des courants islamistes – Frères musulmans ou salafistes wahhabites – qui sont en Europe dénoncés et le cas échéant, pourchassés.

 

"Samedi matin le Liban s’est réveillé avec la hantise d’un retour de la guerre civile intercommunautaire. Une crainte qui n’est pas totalement infondée puisqu’aussitôt le clan Hariri demandait la démission du gouvernement Mikati… une recomposition politique en perspective qui pourrait aboutir à remettre en cause la participation du Hezbollah aux Affaires. Suivant ce schéma, le but de l’opération, en toute logique, viserait à mettre le Hezbollah en difficulté, à le marginaliser face à une alliance renforcée entre communauté sunnite et chrétienne pour, in fine, le découpler de Damas ? Le morcèlement de la scène politique entraînant un regain des tensions religieuses et la déstabilisation du Liban tout entier… et au-delà. Affaiblir l’influence politique chiite au Liban, c’est également l’entamer en Syrie, en Irak et au bout du compte, en Iran.

 

"Le morcellement politique anticiperait en outre un morcellement territorial qu’évoque à présent ouvertement L’Orient-Le Jour. Il est vrai que l’émiettement du Liban s’inscrirait dans une tendance à la balkanisation générale du Machrek. Morcellement politique, ethnique et confessionnel théorisé et mis en musique par les néoconservateurs et Likoudniki de Washington et d’ailleurs. De ce point de vue quel serait l’intérêt de Damas de voir ou de faire s’entretuer ses alliés naturels avec leurs voisins de pallier ?

 

"Chacun voit devant les nations arabes s’ouvrir les portes de l’abîme, mais tous sommes aujourd’hui condamnés à « subir l’histoire »… sauf bien entendu ceux qui attisent les haines et appellent à la guerre… ainsi les maîtres penseurs et french doctors, humanitariens binationaux, MM. Lévy, Glucksmann, Kouchner et Bérès, publiaient-ils le lundi 21 octobre une tribune libre dans le « Le Monde » pressant les occidentaux d’intervenir pour combattre « la dictature des Assad et le fondamentalisme islamiste… afin d’arrêter les rivières de sang » dont ils ont eux-mêmes ouvert les vannes en lançant à l’assaut de la Syrie multiconfessionnelle les salafistes wahhabites, leurs alliés objectifs de toujours.

 

"Wissam el-Hassan…

"le sang trouble du « martyr »

 

"Signalons avec l’analyste René Naba 4, que le défunt el-Hassan était « surtout et avant tout la dague sécuritaire du dispositif régional saoudien ». Une mort qui « prive le Royaume de l’un de ses plus fidèles serviteurs » alors que l’Arabie saoudite est en proie aux « révoltes populaires de la région d’Al Assir et se trouve fragilisée par l’hospitalisation depuis quelque cent jours du Roi Abdallah »… El-Hassan, personnage trouble au demeurant qui a survécu par miracle à l’attentat ayant emporté l’homme dont il était le garde du corps, Rafic Hariri… El-Hassan, ce fatidique 14 février 2005, était en effet benoitement assis « sur les bancs d’un amphithéâtre de l’Université libanaise à noircir sa copie ». Miraculeuse providence. Un examen impromptu imposé à la demande de l’impétrant ! C’est ce que révélera le 22 novembre 2010 la chaîne publique canadienne CBC News d’après un rapport d’enquête des Nations unies précisant que dans les heures ayant précédé l’assassinat d’Hariri, el-Hassan, au lieu de préparer son examen, avait passé 24 appels téléphoniques soit un appel environ toutes les neuf minutes. Étrange, mais les questions insidieuses n’iront pas plus loin.

 

"En septembre 2005, la commission d’enquête internationale entendait la déposition à charge d’un certain Zuhayr Muhammad Siddiq en présence du Colonel Hassan, et reconnaissait par écrit sa participation directe à l’assassinat de Rafic Hariri ; document contresigné par el-Hassan. Au demeurant, la déposition de ce témoin capital relevait d’un montage imputable au colonel Hassan… celui-ci, bien que le pot-aux-roses ait été découvert, « veillera jalousement à ce que l’enquête soit maintenue sur des rails menant à la Syrie ». Pour ce faire el-Hassan impliquera « quatre officiers supérieurs responsables de la sécurité du Liban qu’il fera envoyer en prison », afin de garder la mainmise sur le dossier et forger les preuves nécessaires à l’appui des accusations portées contre le régime syrien. Mais tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se brise et el-Hassan grand pourvoyeur en faux témoignages est peut-être devenu lui aussi, à la longue, un témoin gênant.

 

"Objectifs et conséquences

 

"Fait notable, cet attentat - terrible pour ses conséquences prévisibles ou potentielles – a suivi un scénario analogue à celui qui frappa l’ancien premier ministre Hariri… intime du président Chirac et de la cour saoudienne. Un événement monté de toute évidence à l’époque dans le dessein précis d’accuser la Syrie et d’instruire son procès devant la Communauté internationale. Reste que les prétendues preuves et les soi-disant témoignages se sont dégonflés les uns après les autres au fil des années, à telle enseigne que l’enquête, à la veille du procès, en est toujours quasiment au point mort. Observons dans le même ordre d’idée que les tentatives d’exciter les opinions publiques occidentales contre le régime de Damas – notamment via les annonces successives de massacres spectaculaires de civils toujours attribués aux forces loyalistes, ou les cadavres d’enfants qui traversent quotidiennement et inlassablement nos écrans plats – ont jusqu’ici fait long feu.

 

"Au final, dans un contexte de guerre terroriste régionale conduite depuis la Turquie, la Jordanie, le Qatar… ou Riyad, l’assassinat du général el-Hassan peut très bien avoir organisé par n’importe lequel des protagonistes désireux de forcer l’allure. Ce faisant, les commanditaires ont visiblement décidés de ne pas tenir compte des « effets pervers » mécaniquement induit : l’élimination d’un homme fort de la famille Hariri affaiblit un clan qui voit de facto s’éloigner ses chances de revenir au pouvoir. Idem pour l’Arabie saoudite dont el-Hassan relayait la politique d’influence.

 

"Le quotidien libanais francophone, L’Orient Le Jour [20 oct.], organe du parti occidentaliste anti syrien, rappelle à propos que « l’officier avait à son actif le démantèlement de réseaux aussi bien pro-israéliens, salafistes que prosyriens »…. Et par conséquent beaucoup d’ennemis ! Sachant que seuls des initiés d’un cercle excessivement restreint pouvait avoir connaissance des déplacements du général el-Hassan, il appert que celui - que la presse présente comme un « martyr » - a été délibérément sacrifié par ceux-là mêmes qui mobilisent à présent toute leur énergie et leur détermination afin de bouter le feu aux poudres… Et s’il n’en restait qu’un ce serait vers lequel tous les regards se tournent en dépit de son absence sur les écrans de radar médiatique. Nous parlons bien évidemment de ceux qui s’efforcent par tous les moyens d’allumer la mèche de ces bombes faussement schématiques, exhibées sous les regards ahuris de la dernière Assemblée générale des Nations Unies.

"Notes

"(1) Le Mouvement du futur constitue l’opposition à la coalition du 8 Mars regroupant une douzaine de formations politiques libanaises dont le Hezbollah et le mouvement Amal. La coalition du 8 Mars s’est formée après 2005 en réaction à la Révolution du cèdre qui suivit l’attentat dirigé contre Rafic Hariri. Cette « révolution » aboutit aux départ des troupes syriennes à la fin de la tutelle déguisée de Damas sur le Liban. Présentée en Europe et aux États-Unis comme l’expression démocratique d’un souverainisme libanais, certains observateurs analysent cet épisode comme l’un des avatars de ces révolutions colorées qui secouèrent les Balkans et d’anciens membres de la Fédération… révolutions financées et orchestrées le plus souvent depuis Londres et Washington.

 

"(2) BFM Tv 18 oct. 2012 Harold Hyman, jaspineur en bretelles… Texte : « La quinzaine de localités syriennes débarrassées définitivement de la présence gouvernementale reçoit un flot modeste mais constant d’aide civile française. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères en pointe sur le projet, tente d’amener d’autres diplomaties, européennes et canadienne, à suivre son exemple. Le ministre a donc invité à Paris les diplomates d’une vingtaine d’États à venir voir les chefs des localités syriennes libérées dans les gouvernorats d’Idlib, Alep, Deir Ezzor… situées près de la frontière turque, et c’est sans doute par là qu’ils ont été extraits et dirigés vers Paris, avec l’aide des diplomates et éventuellement agents secrets français… En chiffre, je situe la somme déboursée pour l’instant à 3 millions d’euros, c’est-à-dire l’addition de 1,5 million d’euros à la quinzaine de Comités révolutionnaires, plus ce que l’État français débourse pour le camp militaire de Zaatari en Jordanie et puis l’aide qui passe par l’Union européenne ». Commentaire diffusé à l’antenne : « La France donne de l’aide qui passe grosso modo par cette frontière turque. Il y a très souvent la présence de diplomates Français là-bas pour faciliter la chose ! C’est carrément du « liquide » qui passe, mais bon, on garde des reçus !  ». Étalage de cynisme inconscient et de suffisance journalistique qui ne s’explique que par la nécessité de lâcher du lest : montrer le bon exemple aux éventuels donateurs et masquer aux yeux de l’opinion l’ampleur réelle de l’engagement hexagonatlantiste dans un conflit à dimension et répercussions internationales.

 

"(3) Écho… dans une confusion mentale et une sous information les plus extrêmes puisque l’islam sunnite qui fait l’objet de tous les rejets en Hexagonie est notre allié au Liban et en Syrie, comme en Égypte, en Lybie et en Tunisie d’ailleurs. Allié contre le chiisme protecteur des Chrétiens en Syrie.

 

"(4) On se reportera à l’article de René Naba ici largement mis à contribution : « Wissam Al Hassan, la dague du dispositif sécuritaire saoudien au Proche orient » sur renaba.com ou libnanews.com."

 

Source: http://www.geopolintel.fr/article540.html?var_mode=calcul

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L'Europe, c'est la paix?! Non, mais, ça va pas la tête?!!!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On lira ci-après l'excellent article de Léon Camus sur l'extravagante décision d'attribuer le prix Nobel de la paix à... l'Union européenne. On croit à une mauvaise plaisanterie, mais les tenants et bénéficiaires du "nouvel ordre mondial" n'en démordent pas. L'Action française récuse cette prétention qui vise à bourrer le crâne des Français, et des autres Européens, actuellement de plus en plus sceptiques et portés au nationalisme défensif. L'équilibre des nations est la meilleure garantie contre la guerre.

A.F.-Grand Sud-Ouest

Carte du monde selon le 1984 de George Orwell

Le monde selon le 1984

de Georges Orwell:

le choc de grands blocs

continentaux centralisés. 

Une anticipation terrifiante

de notre réalité totalitaire.

(Photo D.R.)

 

 

"Récompensée pour "soixante ans de paix ». On croit rêver. Une vaste et mauvaise plaisanterie. D’abord l’Union n’a pas soixante ans. Le Traité de Rome et la création d’une Communauté économique européenne date de 1957. Traité qui n’a pas changé de nom jusqu’au 1er déc. 2009 et l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne… lequel, par un tour de passe-passe, l’a rebaptisé « Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».

 

"Au mieux, l’Union n’a que vingt ans et naît en 1992 à Maëstricht. Il aura fallu quarante-sept ans après les invasions et les prodigieuses dévastations anglo-soviéto-américaines, pour que l’agglomérat européen que nous connaissons aujourd’hui commence à se structurer quelque peu. Mais en quoi cet « ensemble gazeux » dont se gaussait ainsi l’ex ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a-t-il contribué à la paix au cours des soixante dernières années ? À part le jury du Prix Nobel de la Paix réuni à Oslo (à Stockholm pour les autres disciplines), lequel a décidément du bran dans les yeux, vraiment qui peu gober ça ?

 

"Sophistes et sophismes

 

"Bien sûr les sophistes ne manquent pas de souligner l’extinction des conflits intraeuropéens durant les Trente glorieuses, autrement dit les sinistres années de Guerre froide. À l’Est, l’on se tenait coi dans le frigo collectiviste. Passons sur la révolte hongroise d’octobre 1956 et sa répression, passées par pertes et profit. À l’Ouest l’Europe – en tout cas les pays qui la composent, mais l’Europe est-elle autre chose que la somme de ses membres 1 ? – les guerres extérieures font rage. Mais extérieure ou intérieure, la guerre c’est la guerre. Après la fin des guerres dites de libération – Indochine 1945, Corée 1950, Madagascar 1947, Algérie 1954, Suez octobre 1956, Angola 1961, Mozambique 1964… pour les plus marquantes. Il n’est pas d’année sans que s’ouvre un nouveau front de guerre périphérique dans lequel l’un ou l’autre état européen ne soit peu ou prou engagé.

La construction européenne qui s’amorce concrètement après 1957 ne change rien à cela. En fait, la « paix » européenne n’est pas due au pacifisme de nations tard guéries des démons du nationalisme – d’ailleurs en reconstruction après s’être autodétruites - mais en raison de l’équilibre de la Terreur. Jusqu’en 1991 et l’effondrement soviétique, l’Europe vit dans la hantise d’un affrontement nucléaire entre les deux Blocs et l’actualisation – au sens aristotélicien – de la doctrine de la « destruction mutuelle assurée » ! La construction européenne n’a donc rien à voir avec la « paix » imposé de facto par les arsenaux atomiques et les dizaines de milliers de blindés se faisant face de part et d’autre du Rideau de fer, à chaque instant prêts à livrer l’ultime bataille du « Centre Europe ».

 

"Puis, au contraire de ce que l’on eut été en droit d’espérer et d’attendre, la fin du monde communiste et la signature en 1992 du Traité de Maëstricht instituant l’Union, ouvre dès 1993 les portes de l’enfer avec un cycle de sept années de dures guerres balkaniques 2. Celles-ci ne s’achèvent qu’au printemps de 1999 avec la destruction économique de la Serbie par l’Otan, après soixante-dix jours de bombardements criminels au sens littéral 3. Là encore les vicieux sophistes vous diront que la Fédération yougoslave n’étant pas membre de l’Union, on ne saurait parler de guerre intraeuropéenne. En vérité, bel et bien la première depuis 1939. Conflits à répercussions multiples – les Balkans sont toujours et encore inflammables à ce jour - et que l’on doit justement à l’Europe de Bruxelles…. L’Otan n’est pas l’Europe ajouteront les sophistes ! Certes l’on peut jouer longtemps sur les mots comme le faisait sur France-Inter le 15 octobre le sénateur Jean-Louis Bourlange, gaulliste de gauche, parfait exemple des négationnistes des réalités les plus immédiates. Reste que les faits sont là : l’Otan c’est l’Europe et l’Europe c’est l’Otan, certes sous commandement américain, comme en Afghanistan où la chose est ouvertement officielle. Faut-il développer ?

 

"Démocratie intempestive et agressive

 

"Depuis vingt années et la naissance de l’Union, nous n’avons en vérité pas cessé d’être en guerre. Peut-être pas « chez nous », mais chez les voisins, alors qu’est-ce que cela change ? Et pas tous les États membres de l’Union à la fois, qui y vont suivant leurs intérêts du moment et leurs humeurs séparément, successivement, chacun dans son rôle et suivant ses compétences. Cela commence en 1991 en Mésopotamie, se poursuit en 2001 en Afghanistan, puis rebelote en Irak en 2003, sans oublier d’innombrables intervention « postcoloniales » dites de « maintien de la paix » en Afrique sub-saharienne, dans la Corne de l’Afrique et l’Océan Indien et autres opérations de stabilisation, en Bosnie, au Kossovo, en Macédoine, au Liban… Enfin, last but not least, directement ou indirectement en Libye et en Syrie où l’Otan – c’est-à-dire l’Europe plus l’Amérique du Nord – interviennent ou sont intervenus à des degrés divers, de façon plus ou moins conventionnelles… puisque de nouvelles formes de guerre, subversives et terroristes, sont désormais à l’œuvre sur des champs de bataille, guerres sans déclaration préalable, avec ou sans l’aval du Conseil de sécurité. Kosovo 1999, Irak 2003, Libye 2011, détournement de la résolution 1993 d’assistance humanitaire pour un bain de sang démocratiquement salafiste… guerre inavouée et inavouable, massacres de civils et des communautés minoritaires en Syrie ! Et puis enfin, les sanctions unilatéralement décrétées par l’Union européenne à l’égard de la République islamique d’Iran – la dernière en date le 15 octobre, après les rétorsions financières et l’embargo pétrolier à l’exportation, consistant pour Eutelsat à bannir les 19 chaînes iraniennes du satellite Hotbird – ne sont-elles pas autant d’actes de guerre ? Guerre qui ne dit pas son nom mais vise à asphyxier mortellement l’économie et la société iranienne ?

 

"Le Nobel Obama « Monsieur Drone »

 

"L’Union a de toute évidence bien mérité son Nobel de la paix tout comme M. Obama – lequel brigue en ce moment même, toute honte bue, un deuxième mandat à la tête des États-Unis d’Amérique - a amplement justifié le sien en ayant fait participer son pays à quelque quinze conflits à travers le monde au cours de ses quatre année de présidence. Et, bien que cela n’ait jamais été officialisé, l’Administration Obama a toujours refusé de confirmer ou d’infirmer, le recours à des drones de guerre pour l’élimination des ennemis de la Grande Amérique. Un secret de Polichinelle et une pratique de règle au Pakistan, en Afghanistan, en Somalie, en Libye et cætera. L’armée américaine forme aujourd’hui à ce propos, davantage de pilotes de drones que de pilotes tout court ! Or, selon le quotidien londonien « The Guardian » du 5 juin 2012 : « le Bureau du journalisme d’investigation (BIJ), basé à Londres, estime qu’environ 830 civils, dont des femmes et des enfants, auraient perdu la vie lors des attaques de drones au Pakistan, 138 au Yémen, et 57 en Somalie ». M. Obama a de cette façon très largement justifié son Nobel de la Paix, inutile d’insister !

 

« L’Europe c’est la paix » - La Suisse manœuvre

 

"En 2005 l’un des arguments de vente du Projet de Traité constitutionnel européen, l’unique véritable slogan de campagne, tenait en cette sentence orwellienne : « l’Europe c’est la paix ». Et apparemment plus le mensonge est énorme plus il passe comme lettre à la poste. Avec, il est vrai, l’inlassable unanime complicité des médias… et le muselage d’opinons publiques interdites de parole. Seule voix discordante, celle de l’eurodéputé eurosceptique britannique Nigel Farage pour lequel ce Nobel de la Paix « montre que les Norvégiens ont un réel sens de l’humour… l’UE a créé de la pauvreté et du chômage pour des millions de gens » [AFP]. Magnifique œuvre de paix sociale, en attendant des poussées de fièvres et des spasmes de guerre civile européenne, assortis de massif mouvements de populations. Le tout induit par une paupérisation galopante, notamment de l’Europe orientale … dans cette occurrence la Confédération helvétique mobilise cent mille réservistes pour la protection de ses frontières4 Quant au « Nobel de la paix » 1983, Lech Walesa, figure charismatique du syndicat « Solidarité » lui aussi déplore un tel choix : « Je suis surpris et déçu ». Surpris ! On peut l’être en effet, déçu sans doute pas car si « la paix c’est la guerre » - Relire « 1984 » – l’Union européenne, faux-nez du laminoir mondialiste, nobélisée pour son œuvre de destruction méthodique de l’Europe réelle, a en effet bien mérité de ses commanditaires, Goldman Sachs à Manhattan et Rothschild à Londres… Plus tous les autres ! Une attribution au final révélatrice de la fonction politique et idéologique des Prix Nobel, en particulier celui d’Oslo. Après tout n’oublions pas qu’il porte le nom d’un homme qui ne fut pas seulement l’inventeur en France de la dynamite – cette nitroglycérine stabilisée – mais plus encore l’associé indirect, par le truchement de son frère aîné Ludvig, des grandes banques d’affaires américaines pour la recherche et l’exploitation de l’or noir de la Mer Caspienne. À Bakou, à travers la Petroleum Production Company Nobel Brothers, Limited ou « Branobel », la multinationale avant la lettre de Ludvig Nobel détiendra à partir de 1875 et jusqu’à la Grande Guerre et la Révolution bolchévique, quelque 50% de la production mondiale de brut. Ce sont 12% des capitaux de cette compagnie qui alimentèrent à l’origine le fonds Nobel destinés aux prix du même nom.

Notes

(1) Les sophistes parlent de l’Europe, d’une Europe abstraite indemne ou étrangère des guerres auxquelles se livrent ses membres. Mais la guerre de l’un est la guerre de tous dès lors que l’on considère l’Europe en tant que réalité ethnohistorique vis-à-vis du reste du monde. Et plus encore, dès lors qu’il existe une Union, même embryonnaire constituée. Ce qui vaut pour le projet d’Union né avec la Déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schuman ministre des Affaires étrangères, dictée par le commissaire au plan Jean Monnet. Eux-mêmes faisant écho au projet strictement anglo-saxon lancé le 19 septembre 1946 à Zürich par Winston Churchill : « Il faut que notre but permanent soit d’accroître et de renforcer la puissance de l’O.N.-U. Il nous faut créer la famille européenne en la dotant d’une structure régionale placée sous cette organisation mondiale, et cette famille pourra alors s’appeler les États-Unis d’Europe. Le premier pas pratique dans cette voie est la constitution d’un Conseil européen. Si, au début, tous les États européens ne veulent ou ne peuvent pas adhérer à l’union européenne, nous devrons néanmoins réunir les pays qui le désirent et qui le peuvent ».

(2) Bien plus que le « nationalisme » la prévalence du principe des « nationalités », lequel s’impose à la fin de la Première Guerre mondiale au détriment de « l’intangibilité des frontières », va constituer l’un des plus redoutables facteurs et fauteurs de guerre contemporains. Avant même la signature de Traité de l’Union, l’Allemagne, prenant les devants sur la Communauté européenne, reconnaissait l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie créant de la sorte un appel d’air belligène.

(3) L’utilisation de bombes au graphite contre des centrales électriques relèvent du crime de guerre.

(4) 7 octobre « Schweizer Zeitung » : « le gouvernement suisse a mobilisé l’armée et Reservisti qui prendront part à des manœuvres militaires, y participeront également différents organes de police disclocati dans plusieurs cantons de la Confédération ». Selon le chef d’état-major André Blattmann suisse et le ministre de la Défense Ueli Maurer, en raison de « la situation problématique » de l’Europe du Sud et de l’Est – Italie, Espagne, Portugal et Grèce - de nombreux ressortissants de ces États pourraient tenter de franchir illégalement la frontière helvétique. Des manœuvres appelées « Stabilo 2 » mobilisant 100.000 hommes du rang, 2.000 officiers et 1.600 membres des forces de police devront assurer quatre cantons pouvant faire l’objet d’éventuels arrivages massifs de migrants, voire contenir des troubles liés à la situation générale dans l’Union. Une mise en pratique de la maxime favorite du ministre fédéral de la défense d’Allemagne, Thomas de Maizière « Wir dienen Deutschland » - « nous servons l’Allemagne » – et les Suisses l’Helvétie. Finalement rien d’extraordinaire à cela puis que les Européens se sont dotés en 2004 d’une Force de gendarmerie européenne - Eurogendfor – actuellement déployée en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo… et en Afghanistan. Formation de police à statut militaire dont à terme les missions sont sommes toutes identiques à celles de l’armée suisse : rétablir l’ordre en cas de soulèvement populaire non maîtrisable par les capacités disponibles de tel ou tel État.

 

Source: http://www.geopolintel.fr/article539.html

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Programme du cycle de formation "J'apprends à lire et réfléchir avec Maurras" de l'Action française-Grand Sud-Ouest

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

 

Année politique 2012-2013

 

Cycle « J’apprends à lire et réfléchir avec Maurras »

 J'apprends à lire & réfléchir avec Maurras

sous la direction de

 

M. Vincent Gaillère

Délégué régional de l’Action française

dans le Grand Sud-Ouest

 

Dans ce cycle de formation aux idées de l’Action française, on effectuera une relecture critique des principales œuvres politiques de Charles Maurras, à l’occasion du soixantième anniversaire de sa mort. Leur connaissance exacte, –  et non par ouï-dire, –  est indispensable à tout Français qui désire se rendre utile à son Pays.

 

I. – Programme :

 

Samedi 27 octobre 2012. – Trois Idées politiques, ou la notion d’empirisme organisateur

 

Jeudi 15 novembre 2012. – L’Avenir de l’intelligence, ou la critique du romantisme et des puissances d’Argent

 

Samedi 15 décembre 2012. – L’Enquête sur la Monarchie, ou la définition de la Monarchie moderne

 

Mardi 15 janvier 2013. – Kiel et Tanger, ou la politique extérieure de l’Action française

 

Vendredi 15 février 2013. – Quand les Français ne s’aimaient pas, ou la résistance intellectuelle aux forces de dissolution nationale

 

Vendredi 15 mars 2013. – La Démocratie religieuse, ou la politique religieuse de l’Action française

 

Lundi 15 avril 2013. – Jeanne d’Arc, Louis XIV, Napoléon, ou la vision de l’histoire par l’Action française

 

Mercredi 15 mai 2013. – Au Signe de Flore, ou la naissance et les progrès de l’Action française

 

Samedi 15 juin 2013. – La Seule France : patriotisme, « Union sacrée », « compromis nationaliste », les leçons de deux Guerres et Après-Guerre

 

II. – Lectures recommandées :

 

Outre les livres mentionnés dans l’intitulé des conférences,

 

BAINVILLE (Jacques), Les Conséquences politiques de la paix, Gallimard, 2002 ;

BAINVILLE (Jacques), Histoire de France, Tallandier, 2007 ;

DAUDET (Léon), Vers le Roi, Nouvelle librairie nationale, 1921 ;

LASSERRE (Pierre), Le Romantisme français, Slatkine, 2000 ;

GAXOTTE (Pierre), La Révolution française, Fayard, 1987 ;

PUJO (Maurice), Les Camelots du Roi, éd. du Manant, 1989 ;

PUJO (Pierre), La Monarchie aujourd’hui : Une nouvelle enquête, France-Empire, 1988 ;

PUJO (Pierre), Mayotte la Française, France-Empire, 1993 ;

PUJO (Pierre), Un Demi-Siècle d’Action française : 1944-1999, Godefroy-de-Bouillon, 1999 ;

PUJO (Pierre), L’Autre Résistance : L’Action française sous l’Occupation, Godefroy-de-Bouillon, 2004.

 

L’ensemble de ces titres est disponible à la bibliothèque de section.

 

III. – Informations pratiques :

 

Les cercles ont lieu à Bordeaux le 15 de chaque mois, ou, si ce jour est un dimanche, le samedi précédent. Pour les autres villes universitaires de la région (Toulouse, Pau, Bayonne), se renseigner par courriel auprès du secrétariat régional des cercles de formation, via la rubrique « Contact »  des sites officiels de la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française : http://af-aquitaine.over-blog.com/ ou http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/ . Participation aux frais : 4 € ; inscription préalable obligatoire en donnant ses nom, prénom, âge, études suivies ou profession exercée et numéro de téléphone.

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Cycle de formation "J'apprends à lire et réfléchir avec Maurras" dans la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Armoiries fastueuses Bx

 

Jeunes travailleurs, étudiants

et lycéens réactionnaires

de Bordeaux et de Gironde,

 

Notre section de Bordeaux & Basse-Guyenne recommence ce mois-ci ses activités de formation pour l'année politique 2012-2013. Nous organisons donc cette année à Bordeaux une série de cercles de formation aux idées d'A.F. en prenant pour base les principaux ouvrages de Maurras, dont c'est le 16 novembre prochain le soixantième anniversaire de la mort. Il aura pour thème:

 

"J'apprends à lire et réfléchir

avec Maurras".

 

J'apprends à lire & réfléchir avec Maurras 

 
Ce programme aura l'avantage d'être moins didactique et ennuyeux que des "cours magistraux" sur de grands thèmes "abstraits". Plutôt que de partir du "haut", nous croyons que nous devons coller à la réalité la plus humble: l'ignorance généralisée de l'existence d'une Vérité politique, quant à la France, et de nos idées, - d'où la nécessité de partir ce qui existe, les livres de Maurras, qui furent en même temps des dates importantes dans l'histoire politique du royalisme et dans l'histoire des idées tout court.
  
Le principal handicap à la diffusion de nos idées de salut public est la réputation qu'a Maurras d'être un "philosophe" difficile d'accès et donc rebutant spécialement pour des jeunes habitués à la facilité. Il faut donc le démystifier: Ce n'est ni un philosophe, ni un esthète, mais un pur praticien politique. Et c'est précisément d'esprit politique que manque notre temps...
  
Les cercles seront mensuels, d'une durée d'une heure environ, et comprendront un exposé détendu sur un ouvrage de Charles Maurras, suivi d'une discussion libre sur les grands thèmes évoqués, dans la perspective d'actualiser l'argumentaire contre-révolutionnaire. Ils s'adressent aux jeunes réactionnaires des deux sexes de 7 à 77 ans, c'est-à-dire essentiellement aux jeunes travailleurs, étudiants et lycéens motivés par la défense cohérente de notre Patrie et de ses piliers tutélaires, et non par le simple électoralisme ou un activisme stérile. Alors que les menaces sur l'indépendance de la France, sur la Propriété et sur la Famille se multiplient, nous pensons que cette proposition, de la part d'une Fédération fondée par l'honorable Pierre Pujo, devrait susciter l'intérêt de tous les patriotes conscients et organisés. Apprenons enfin à juger, non par des engouements pour des hommes providentiels et des dégoûts instinctifs, mais sur des bases raisonnées! Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons ressaisir, un jour, notre destin!
  
Le programme détaillé sera bientôt mis en ligne. Nous espérons qu'il vous intéressa. Le premier cercle aura lieu à Bordeaux le 
 
Samedi 27 octobre 2012
après-midi.
 
Les lieu et horaire exacts seront communiqués aux personnes s'étant préalablement inscrites par courriel via la rubrique "Contact" du site en donnant leur nom, prénom, âge, études suivies ou profession exercée et numéro de téléphone.
 
Si vous avez des amis qui cherchent des certitudes politiques, ils seront aussi les bienvenus! Bien entendu, nous organiserons également, dès avant la fin de l'année, des conférences avec des orateurs de qualité, extérieurs à la Fédération. ces rendez-vous vous seront naturellement indiqués sur les blogues officiels de la Fédération:
 
- pour les sections
de Bordeaux & Basse-Guyenne
et de Bayonne & pays basque:
 
 
- et pour les sections
de Toulouse & Haut-Languedoc
et de Pau & Pyrénées:
 
 

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Rentrée 2012: reprise des cercles de formation d'Action française à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

« Etudiants et lycéens d’A.F., nous ne sommes pas un mouvement de masse. Nous devons d’abord former une élite. » 

(Maurice PUJO.)

 

4 Piliers Fédération

 

Année politique 2012-2013

 

Cycle "J'apprends à lire et réfléchir

avec Maurras" 

 

Nous avisons nos amis que les cercles de formation, présentant les grandes lignes de la pensée de l’Action française, reprennent, à compter du mois d’octobre. Animés personnellement par le Délégué régional de l’Action française, ils sont ouverts à toute personne, et plus particulièrement aux lycéens, étudiants et jeunes travailleurs qui désirent acquérir une formation politique contre-révolutionnaire sérieuse. Le programme et la bibliographie sont disponibles sur simple demande. 

 

 

Armoiries fastueuses Bx

- Sauf avis contraire, les cercles ont lieu à Bordeaux, pendant l’année scolaire, hors période de vacances : le 15 de chaque mois; si le 15 est dimanche, le cercle a lieu le samedi précédent.

 

Participation aux frais: 4 € par personne. 

 

Inscription préalable obligatoire via la rubrique "Contact" en bas de page. Donner ses nom, prénom, âge, études suivies ou profession exercée et numéro de téléphone.

 

Le lieu de chaque cercle ne sera communiqué qu'aux personnes s'étant préalablement inscrites.

 

Toulouse, blason avec couronne murale

Armoiries pays basque fsArmes Pau 2

 

- Pour les autres villes universitaires de la région (Toulouse, Pau et Bayonne), et en général, pour tous renseignements complémentaires, s'adresser  par courriel au secrétariat régional des cercles de formation, via les sites officiels de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française:

 

 

Sections de Bordeaux & Basse-Guyenne

et de Bayonne & pays basque :

 

http://af-aquitaine.over-blog.com/

 

Sections de Toulouse & Haut-Languedoc

et de Pau & Pyrénées :

 

http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/

 

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Egoïsme de Rousseau contre générosité de Maurras

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

A l'occasion du tricentenaire de la naissance de Rousseau, on trouvera ci-dessous, telle qu'elle est parue dans un mensuel catholique conservateur, Monde & Vie (n° du 16 juin 2012), l'une des rares gloses de la pensée de Maurras sur Jean-Jacques Rousseau qui soit conforme à la vérité. Le titre et les intertitres sont de la Rédaction du blogue.
 
A.F.-Grand Sud-Ouest
 
4 Piliers Fédération
 
 
"Les penseurs contre-révolutionnaires se sont appliqués à critiquer les théories rousseauistes dès le commencement du XIXème siècle, avec notamment Joseph de Maistre et Louis de Bonald. Au siècle suivant, Maurras prolongea l'attaque dans un texte célèbre, le début de La Politique naturelle (1), en opposant à l'utopie rousseauiste les évidences les plus concrètes.
 
Riposte à Rousseau et à son Contrat social
 
"Rousseau n'y est pas nommé, mais le début du texte maurrassien montre qu'il s'agit bien d'une réponse au Contrat social. Le livre de Rousseau s'ouvre par cette déclaration : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers. » Celui de Maurras s'ouvre sur ce constat : « Le petit poussin brise sa coquille et se met à courir. Peu de choses lui manque pour crier : "Je suis libre... " Mais le petit homme ? Au petit homme, il manque tout. » « Il est né. Sa volonté n'est pas née, ni son action proprement dite. Il n'a pas dit "Je" ni "Moi", et il en est fort loin, qu'un cercle de rapides actions prévenantes s'est dessiné autour de lui. Le petit homme presque inerte, qui périrait s'il affrontait la nature brute, est reçu dans l'enceinte d'une autre nature empressée, clémente et humaine : il ne vit que parce qu'il en est le petit citoyen. »
 

 

 

Une inégalité

protectrice et bienfaisante

 
"C'est par là que Maurras discute le principe d'un contrat social originel. Non seulement l'homme n'est pas libre lorsqu'il naît au sein de cette société déjà constituée, mais loin de pouvoir prétendre à aucune forme d'égalité, il bénéficie sans réciprocité d'une inégalité protectrice : « à la première minute du premier jour, quand toute vie personnelle est fort étrangère à son corps (...), il attire et concentre les fatigues d'un groupe dont il dépend autant que de sa mère lorsqu'il était enfermé dans son sein. » Ce groupe « auquel il participe est parfaitement pur de toute égalité : aucun pacte possible, rien qui ressemble à un contrat. Ces accords moraux veulent que l'on soit deux. Le moral de l'un n'existe pas encore. On ne saurait prendre acte en termes trop formels, ni assez admirer ce spectacle d'autorité pure, ce paysage de hiérarchie absolument net. »
 
"En conséquence, conclut Maurras, « personne ne s'est trompé autant que la philosophie des "immortels principes", quand elle décrit les commencements de la société humaine comme le fruit de conventions entre des gaillards tout formés, pleins de vie consciente et libre, agissant sur le pied d'une espèce d'égalité, quasi pairs sinon pairs, et quasi contractants, pour conclure tel ou tel abandon d'une partie de leurs "droits" dans le dessein exprès de garantir le respect des autres. »
 
"Rousseau n'est toujours pas nommé, mais il est évidemment ciblé. Contre l'utopie, Maurras, fidèle à sa méthode, en appelle aux faits, qui « mettent en pièce et en poudre ces rêveries. La Liberté en est imaginaire, l'Égalité postiche. »
 
Les rêveries rousseauistes:
l'individualisme canonisé
 
"Les défenseurs de Rousseau répondent que la première phrase du Contrat social, affirmant que l'homme est né libre, n'est pas à prendre au pied de la lettre : pour Benjamin Barbier, elle « ne signifie pas que l'homme est né libre par nature et que la société l'asservisse. Elle signifie plutôt que la liberté naturelle est une abstraction, tandis que la dépendance est la réalité humaine concrète. Le but de la politique n'est donc pas tant de préserver la liberté naturelle, mais de rendre la dépendance légitime par la citoyenneté et d'établir la liberté politique grâce à la communauté démocratique. »
 
"La question est importante, car elle permet d'appréhender l'anthropologie rousseauiste.
"Le chapitre II du Contrat contribue à y voir plus clair. L'auteur du Contrat social y admet que « la plus ancienne de toutes les sociétés et la seule naturelle est celle de la famille. » Mais c'est pour y introduire aussitôt le germe de la lutte pour le pouvoir et l'indépendance : « Encore les enfants ne restent-ils liés au père qu'aussi longtemps qu'ils ont besoin de lui pour se conserver. Sitôt que ce besoin cesse, le lien naturel se dissout. Les enfants exempts de l'obéissance qu'ils devaient au père, le père exempt des soins qu'il devait aux enfants, rentrent tous également dans l'indépendance. S'ils continuent de rester unis ce n'est plus naturellement, c'est volontairement, et la famille elle-même ne se maintient que par convention. »
 
Egoïsme rousseauiste
contre générosité maurrassienne
 
"Il n'est ici question que d'intérêt personnel, d'autorité, de pouvoir : « La famille, poursuit Rousseau, est donc si l'on veut le premier modèle des sociétés politiques ; le chef est l'image du père, le peuple est l'image des enfants, et tous étant nés égaux et libres n'aliènent leur liberté que pour leur utilité. » Cette société politique vaut à peine mieux que les autres : « Toute la différence est que dans la famille l'amour du père pour ses enfant [quand même !] le paye des soins qu'il leur rend, et que dans l'Etat le plaisir de commander supplée à cet amour que le chef n'a pas pour ses peuples. »
 
 
"On remarquera que dans la famille rousseauiste, il manque la mère, qui est au contraire présente dans celle de Maurras : « Contrairement aux grandes plaintes du poète romantique, la lettre sociale, qui paraît sur l'épaule nue, n'est pas écrite avec le fer, écrit celui-ci. On n'y voit que la marque des baisers et du lait : sa Fatalité se dévoile, il faut y reconnaître le visage d'une Faveur. »
 
"Le contrat existe aussi chez Maurras, car « Il faut s'associer pour vivre. Pour bien vivre, il faut contracter. »
 
"Mais il se noue au sein d'une société ordonnée et non pas tyrannique. Et il n'est pas surprenant que de ces conceptions si différentes du contrat social soient issues deux conceptions tout aussi différentes de la société : le citoyen contractant de Rousseau se trouve en définitive seul en face de l'État (c'est d'ailleurs pourquoi le Genevois récuse jusqu'au principe de la représentativité, au bénéfice d'une démocratie directe).
 
"Le contrat maurrassien, au contraire, est construit sur l'association, et l'individu trouve sa place au sein d'un ordre échafaudé sur des sociétés naturelles protectrices."
 
(Source: article d'Hervé Bizien,
Monde & Vie, 16 juin 2012.)
 
(1) Préface au recueil Mes Idées politiques, 1937. 
 Rousseau

Rousseau l'infâme (Photo D.R.)

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Pas de doute, c'est la rentrée: un jeune de l'Essonne nous écrit!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Votre question:

 

22/09/2012 19:00:17
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Ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: af-aquitaine.over-blog.com

demande d'information
Yves Leroy
Bonjour,

Je voudrais prendre contact avec un responsable de l'AF, car je suis un jeune royaliste et je viens d'arriver sur Bordeaux. Je n'ai jamais milité ni rencontré l'AF auparavant mais sa pensée politique m'intéresse tout particulièrement. J'aimerais donc me rapprocher du mouvement.
Etes vous un responsable de la section locale ?
Merci d'avance
Renaud Wenlain

 

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Pts interro
 
 
 
Notre réponse:
 
Bonsoir,
 
Vous avez frappé à la bonne porte! Nous sommes en effet la seule organisation d'Action française agissante à Bordeaux et dans la région; la section de Bordeaux & Basse-Guyenne, fondée par Pierre Pujo, est active depuis une dizaine d'années.
 
Je suis disponible pour vous rencontrer quand vous le souhaitez, par exemple lundi après-midi.
 
Meilleures salutations d'A.F.,
 
Le Délégué régional de l'Action française
dans le Grand Sud-Ouest,
Vincent GAILLERE.
 
Insigne de la Ligue d'Action française, 1908-1936
 
Votre nouvelle question:
 
10/10/2012 08:49:57
OverBlog : Vous avez reçu un message

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STOP
Yves
Il faut que les deux blogs que vous tenez disparaissent, vous n'avez en aucun cas le droit d'écrire sous la bannière de l'AF et encore moins de vous faire passer pour responsable de section (donc SEUL responsable n'en parlons pas)
Trop longtemps que ça dure, les choses changent sur Bordeaux, arrêtez de déservir le royalisme !
Yves Leroy alias Renaud Wenlain

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Notre réponse:
 
"Yves le Roy", "Renaud Wanlin",
"Capt'ain Royco", Ronan
ou quelle que soit
votre véritable identité,
 
Le Délégué régional, trop occupé par la rentrée militante de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest, me charge de vous écrire:
 
Apprenez déjà que, quand on prétend faire une politique conforme à l'intérêt national, on agit normalement à visage découvert. Qu'avez-vous à cacher ou à craindre derrière vos masques à la Eyes Wide Shut? Seriez-vous franc-maçon ou pédéraste, par hasard? Il est caractéristique que, comme les Parisiens, fonctionnaires payés de l'Etat républicain, qui vous téléguident, vous prétendiez tout régenter sous pseudonyme, sans mandat ni la moindre compétence pour ce faire. Maurras, Bainville, Daudet, Pujo, eux, ne se sont jamais caché derrière des hologrammes pour définir la politique nationale, ils s'exposaient directement. Nous avons le regret de constater que ce n'est pas votre cas. Souffrez donc que, désormais, nous vous appelions "Cybermilitant".
 
Donc, Cybermilitant, vous apprendrez ensuite que, quand on se flatte d'être d'Action française, on évite de dénigrer par système ceux qui font, sans en tirer aucun avantage personnel. Cela s'appelle le désintéressement, une notion que vous aurez sans doute du mal à assimiler (pour la goûter, il faut en effet un minimum d'honnêteté intellectuelle). Vous comprendrez peut-être, néanmoins, qu'une politique réaliste exigeant la confiance, un pseudonyme irresponsable ne saurait réclamer l'obéissance absolue au nom de son incompétence.
 
Avant d'être un Mouvement, l'Action française est une école de pensée: elle appartient à tous les Français désireux de relever notre Pays. Ce n'est pas vous ni vos amis qui empêcherez notre Fédération, fondée par Pierre Pujo, de faire bénéficier de ses leçons nos compatriotes, surtout les humbles, qui ont le plus grand besoin de la Vérité politique. Quant à notre légitimité pour agir, ne vous en faites pas pour elle: elle se vérifie tous les jours! D'ailleurs, dans l'état de faiblesse où, partie par l'inconscience, la suffisance et les trahisons de vos amis, se trouve le nationalisme intégral, Maurras a toujours préconisé que "l'ordre dispersé est le meilleur et le seul possible". Vous concevrez sans peine que nous préférions ses avis au caporalisme parisianiste que vous avez l'outrecuidance de nous apporter dans vos fourgons (surtout alors que le cénacle mondain auquel vous appartenez ne compte, nous dit-on, que cent adhérents... sur soixante millions de Français)? Au passage, ne comptez surtout pas sur "Paris" pour vous aider, vous seriez cruellement déçu! Peut-être vos contacts au fin fond du Sud-Gironde mettront-ils à votre disposition les fonds de la Fédération qu'ils n'ont jamais mis à la nôtre, s'ils sont encore en leur possession?...
 
Vous êtes bien jeune, Cybermilitant. On ne saurait vous le reprocher, mais on est forcé de constater que, loin d'être un pilier de l'Ordre, vous vous comportez en anarchiste solitaire et immature. Au lieu de rejoindre les seuls royalistes d'Action française (puisque vous vous dites de ce Mouvement) qui réalisent dans la grande région, d'accepter de vous former intellectuellement (car on ne sait rien à 18 ans) et d'apprendre à obéir avant de commander, vous voulez puérilement détruire l'oeuvre politique positive que nos amis ont patiemment construit depuis une dizaine d'années? Libre à vous, nous vous souhaitons bien du plaisir dans cette besogne contre-productive et vouée à l'échec! Dites-vous que des infiltrés comme vous, on en a vu passer et on en verra d'autres. Ils sont l'hommage du vice à la vertu, de l'activisme brouillon et malintentionné à l'action réfléchie et durable. Peut-être vos patrons parisianistes ne vous ont pas prévenu que d'autres arrivistes s'y sont cassé les reins? En tout cas, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.
 
Vous nous méprisez et nous condamnez? Fort bien. Vous croyez que, parce que votre petite personne, en mal de reconnaissance et imbue de romantisme, débarque dans une ville chargée de traditions et d'histoire, "les choses vont changer"? C'est à pleurer de rire. Décidément, vous connaissez bien mal Bordeaux! Quand vous aurez créé ou recréé quatre sections actives, organisé une centaine de réunions de propagande et converti les masses, on en reparlera. Ou pas. Restez plutôt dans vos salons poussiéreux, dont la peinture s'écaille, organisez-y des karaokés et des rallyes, ça, au moins, ce sera à votre portée. Mais soyez sûr aussi que nos amis du Sud-Ouest, qui tiennent le terrain, apprécieront à leur juste valeur les insultes qu'un jeune de l'Essonne, qui n'ose même pas avouer à ses parents ce qu'il fait, éructe du haut de ses 18 ans, et qu'ils sauront le leur faire savoir à l'occasion.
 
Pour nous, héritiers et praticiens lucides du nationalisme intégral, c'est avec les petits, les sans-grade de l'Action française, ceux qui jamais n'ont fait dissidence, ni alliance avec l'Anti-France, que nous resterons fièrement. Ce n'est pas nous qui avons changé, mais les comités-croupion dont vous vous réclamez! Nous ne sommes pas de ceux qui s'endorment sous vos lauriers desséchés, nous ne serons jamais de ceux qui ont fait des procès au plus honnête homme du monde, Pierre Pujo! Demandez donc à vos mentors bordelais pourquoi! Ni non plus de ceux qui, las de combattre et soucieux uniquement de préserver leur standing de petits-bourgeois, susurent "Démocratie royale, pourquoi pas?"
 
Nous vous entendons pleurer, Cybermilitant. Quoi? Vous avez l'excuse de "découvrir" l'A.F.? Eh bien, vous auriez dû en apprendre l'histoire, lire et relire de façon approfondie nos Maîtres et vous renseigner honnêtement sur les possibilités d'être utile à son Pays en province, au lieu de vous jeter la tête la première dans le seul camp, celui de l'inutilité, dont il est impossible de revenir. La politique d'Action française est une affaire trop sérieuse pour l'abandonner à des jean-foutres. Enfin, souhaitons que vous réussissiez mieux vos études supérieures que vos débuts en politique! Une chose est sûre: la Restauration, elle ne passera pas par vous!
 
Il nous est impossible de vous saluer.
 
Le Secrétaire

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