Retour sur les voeux prémonitoires du Comte de Paris, Duc de France, pour 2012

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

L'année 2012 s'achève. Un retour sur les voeux pour l'année écoulée de Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, seul Chef de la Maison de France, n'est pas inutile. On ne sait ce qu'il convient d'admirer le plus, de l'expérience personnelle, de la hauteur de vues, de la sagesse, ou du caractère prémonitoire des maux qui nous frappent de plein fouet. Français, faites votre choix et rappelez votre Roi! 

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

 

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Armes France Restau
 

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Que se passe-t-il à Mayotte-la-Française? L'Action française répond

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Que se passe-t-il à Mayotte, dernier en date  des départements d'outre mer, créé depuis six mois, après un referendum d'autodétermination qui a choisi à 95 % de rester fidèle à une détermination constante, depuis plus de trente ans, des mahorais de rester Français dans le cadre de la départementalisation? Le Scrutateur a choisi pour en parler M. Didier Béoutis, que je connais bien depuis très longtemps, en reprenant l'article qu'il vient de publier sur le sujet dans le journal l'Action Française, n° 2826 du 2 novembre 2011.

 

Edouard Boulogne.

 

"Six mois après être devenu le 101° département français - c'était le 31 mars 2011 - , Mayotte fait de nouveau la "une" de l'actualité nationale. Depuis la fin du mois de septembre, en effet, l'île aux parfums vit au rythme d'une forte mobilisation sur le thème de la "vie chère". Excédée par la cherté des produits de consommation courante, la population proteste et réclame que des mesures soient prises pour augmenter le pouvoir d'achat et faciliter l'emploi dans le nouveau département français.

 

"Mouvements violents.

 

"II s'agit de mouvements sociaux violents, provoquant barrages de routes et dégradation de mobilier urbain. Le 7 octobre, un jeune Mahorais, qui avait jeté un cocktail Molotov en pleine rue, com­paraissait devant le tribunal de grande instance de Mamoudzou. Des dizaines de manifestants s'étaient rassemblés devant le palais de justice pour le soutenir, et la préfecture a dû déployer un important dispositif de sécurité. Des renforts de policiers et de gendarmes sont arrivés de la Réunion et de métropole pour contenir une situation alarmante : des barrages dans l'île empêchaient le passage des véhicules ; par souci de précaution, les commerces étaient fermés. MmeMarie-Luce Penchard, ministre délégué à l'Outre-Mer, est venue sur l'île vendredi dernier, 14 octobre. Elle a annoncé qu'il serait procédé à une enquête sur les marges commerciales pratiquées dans l'île et que, sur les bases des résultats de cette enquête, elle allait " veiller à ce que des mesures soient prises, et s'il le faut, à ce que des sanctions soient prononcées ». Elle a aussi annoncé diverses mesures de tarification et à caractère social : la réglementation du prix de la bouteille de gaz ; une baisse supplémentaire des produits de première nécessité par rapport à ce qui a déjà été négocié ; une réduction, pour les familles disposant de moins de 600 euros de revenus mensuels - soit 60 000 personnes -, de 5 euros par mois sur dix produits de première nécessité. Mme Penchard a aussi appelé le conseil général à faire - un effort en matière d'aide sociale en direction des familles nombreuses ». Il peut être tentant de faire le lien entre accession au statut dé­partemental et vie chère à Mayotte. Nous ne le ferons pas. La vie était aussi chère à Mayotte avant la départementalisation ! La flambée de violence de ces der­niers jours est comparable à celle que connaissent parfois nos terres d'outre-mer face à la cherté des prix des produits importés. Souvenons-nous de la grève générale de l'hiver 2009, en Guadeloupe puis en Martinique qui sont des départements français depuis... 1946 ! ( Rappelons toutefois, que contrairement à Mayotte, la Guadeloupe et les autres départements d'outre mer sont français, par de delà l'aspect institutionnel des choses, sous l'angle historique, - le vécu ensemble – qui est encore plus important, depuis 1635, c'est-à-dire bien avant Nice, la Savoie, la Corse. Et que la volonté d'assimilation date de 1848, date de l'abolition de l'esclavage, et parcourt tous les régimes, du second empire à la 4 ème République, en passant par la troisième. Note du Scrutateur ).

 

"Le véritable problème de Mayotte, c'est que, ne produisant qu'une agriculture et une pêche vivrière, l'île est contrainte d'importer les produits de première nécessité qui lui coûtent fort cher. L'ylang-ylang et la vanille, qui laissaient espérer il y a quelques an­nées des possibilités d'exportation intéressantes, doivent subir la concurrence de produits artificiels fabriqués dans d'autres pays à des coûts bien moindres.(souligné par le Scrutateur).


"Droit commun adapté .

 

"Contrairement à certaines idées reçues et volontiers véhiculées, aucune "manne" ne s'est abattue sur Mayotte du fait de la départementalisation.

 

  

"Un salaire minimum existe déjà, à un taux bien inférieur à celui de la métropole. S'il est bien prévu, à partir de 2012, l'application du revenu de la solidarité active (RSA), il ne représenterait que le quart du montant métropolitain sur lequel il serait aligné, de façon progressive, sur vingt-cinq ans ! Les deux minima sociaux qu'il est prévu d'instituer (allocations "personnes âgées" et "adultes handicapés") auront aussi un montant minoré, adapté à la situation locale. En revanche, il est bien prévu d'ins­tituer, en 2014, une fiscalité locale jusqu'alors inexistante. Ajoutons que que l'âge légal du mariage pour les femmes a d'ores et déjà été relevé de quinze à dix-huit ans. que les mariages polygames sont désormais interdits, et que la justice cadiale ( c'est-à-dire rendue par les cadis, qui sont des magistrats, selon le tradition musulmane . Note du Scrutateur ) a été suppri­mée, laissant la place à un système judiciaire complet de droit commun. C'est bien, de façon raisonnée et progressive, l'application d'un "droit commun adapté" pour Mayotte, sans qu'il soit question de déverser, sur l'île, des mil­liards d'euros.

Le véritable frein à la sécurité et, partant, au développement éco­nomique, est, en réalité, l'immigration clandestine en provenance des autres îles des Comores, que le gouvernement devrait contrôler et combattre avec une plus grande énergie.

 

"Liaison aérienne.

 

"Par la sécurité qu'il assure à Mayotte sur le plan institutionnel, le statut départemental constitue le meilleur garant pour le développement économique de l'île. La meilleure preuve en est que la compagnie aérienne fran­çaise Air Austral a annoncé, pour le 30 octobre, la création d'une ligne directe Paris-Mayotte. Espérons que nombreux seront les chefs d'entreprise intéressés par Mayotte (il y a tant d'atouts à dé­velopper en matière de tourisme), et qui permettront à l'île aux Parfums de créer les emplois et les ressources locales, diminuant ainsi ses importations.

 

"Didier Béoutis."

 

Source:  http://www.lescrutateur.com/article-que-se-passe-t-il-a-mayotte-par-didier-beoutis-86990863.html

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Joyeux Noël de Palestine... quand même!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

"Vos amis palestiniens, chrétiens et musulmans, vous ont écrit à l’occasion de Noël et du nouvel an.

 

V Victoire 

 

• Jésus est né sur notre terre. Notre état est né aux Nations Unies et la paix adviendra pour nous Palestiniens à partir de la fin de l’occupation (Issa Nasser)

 

• L’injustice où que ce soit est une menace partout pour la justice a dit Martin Luther King. Les Palestiniens souffrent partout de l’injustice. Votre pays y a pris part dans le passé. Il est maintenant temps d’y porter remède. Donnez-nous notre justice afin de protéger la vôtre. (Hani Samer)

 

• L’occupation a recours à la terreur, aux assassinats, à l’intimidation, à la confiscation des terres et à la suppression de tous les services sociaux pour nous humilier. Rejoignez le “Jésus nouveau-né” pour appeler à notre libération et à notre auto-détermination. (Samir Azar)

 

• “N’ignorons pas la vérité entre nous” la Palestine est pour les Palestiniens, ceux qui vivent dans le pays ou ceux de la diaspora, parce que nous l’avons habitée. Les Israéliens qui n’ont jamais été chassés de ce pays veulent venir s’y établir. (Inconnu)

 

• Enfant Jésus “daigne pardonner aux Israéliens” parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. (John Khader)

 

• 75% du mur de l’apartheid a été construit sur des terres de Cisjordanie que nous Palestiniens revendiquons pour notre état. Il encercle Jérusalem et Bethléem, les villes de la nativité et de la résurrection. Ce mur sépare des familles, abîme des terres fertiles, enferme des villes comme Qalqilya dans des ghettos, empêche les enfants de communiquer avec leurs amis et leurs écoles. Vous, hommes de bonne volonté, veuillez venir nous aider à le détruire. (Rami Hanna)

 

• Joseph et Marie ne pourront pas cette année traverser le point de contrôle de Nazareth vers la Cisjordanie parce qu’il faudrait que leur âne obtienne un permis magnétique. Alors Marie va donner naissance à Jésus entre le village palestinien de Jalameh et Mukeibleh. Si vous voulez voir Jésus, allez donc là-bas. Merci (Said Sawalha)

 

• Jésus était palestinien. Les Palestiniens sont fiers de Jésus. À ceux qui on tué des enfants palestiniens à Gaza nous n’adresserons pas Jésus avant qu’ils ne se repentent. (Marie Safieh)

 

• L’“Enfant Jésus” cette année va pleurer avec les enfants de Gaza qui demandent de l’eau, du pain et un abri pour se protéger du froid. Il va vous dire qu’il est maintenant réfugié à Gaza et qu’il demande le droit de revenir à Nazareth avec ses amis palestiniens. (Jalileh Ghattaz)

 

• Puisse la paix s’étendre sur nous et que disparaissent les scènes de tirs, de bombardements, de destruction, de victimes, de faim et de soif. Puisse la Palestine connaître la paix avec la grâce de Noël. (Philip Jahshan)

 

• Les Israéliens sont un fardeau trop lourd à porter. Pouvez-vous nous aider à nous délivrer de cette occupation et en retour je dirai à Jésus à Bethléem de vous accorder longue vie et paix intérieure ? (Hanna Ameen)

 

• Israël va un jour quitter notre pays. Nous lui pardonnerons mais n’oublierons pas tous ses crimes à notre encontre. Par contre nous n’oublierons jamais que vous nous avez laissés tomber au milieu de notre souffrance et nous ne pardonnerons pas votre silence. Désormais ne perdez pas votre humanité en nous laissant tomber. Montrez-vous humains à l’égard des opprimés. (Muhammad Safi)

 

• Le jour de Noël est un jour de protestation contre le mal. La protestation n’abandonne pas. Si vous gardez le silence, vous contribuez à faire le mal. Rejoignez les Palestiniens dans cette fête pour chanter : “Paix et joie”, et vous aurez la paix et la joie. (Muhanna Id)

 

• Jésus à Noël donne aux Palestiniens la force de ne pas fléchir. Voilà pourquoi les Israéliens ne vont pas s’imposer à nous davantage pour nous humilier. Israël nous a mis assez bas et c’est pourquoi nous haïssons leur occupation. Nous continuerons à combattre les guerres du monde, à résister pour gagner la paix. C’est alors qu’ensemble nous vivrons en frères. (Jihad Jaber)

 

• Engagez-vous pour la justice, la paix et la fraternité. (Muslih Salameh)

 

• De Palestine, berceau des religions et de la paix, en ce temps de Noël nous adressons nos meilleurs vœux à ceux qui nous ont soutenus dans nos souffrances et notre résistance. Quant à ceux qui ont contesté notre droit à la liberté et à la paix, qui ont ignoré la douleur des blessés et des prisonniers, ou méprisé les plaintes et les gémissements de nos mères, de nos sœurs et de nos enfants, nous espérons les rencontrer face à face dans la basilique de la nativité et ils seront honteux d’y rencontrer Jésus et les Palestiniens. (Nehru Haddad)

 

• Joyeux Noël à nos frères chrétiens de partout. Musulmans et chrétiens de Palestine, la terre de la nativité et de l’amour, adressent leurs meilleurs vœux au monde entier, même aux fidèles de ces pays qui ont contribué à nous faire du mal en donnant notre pays aux Israéliens, principalement le Royaume Uni. Il est maintenant temps de remédier à cette erreur et à ce péché historique que vous avez commis et de réparer le dommage que vous avez fait aux Palestiniens. Il est temps pour la JUSTICE. (Abdul Karim Shbeir)

 

• Croyants de ce monde, le lieu de naissance de Jésus Christ vous implore de mettre fin à l’injustice de l’occupation. Cessez de tuer et de détruire. Nous ne sommes pas des terroristes mais nous sommes en quête de libération et de liberté. Dieu est amour et paix alors que l’occupation est rancune et guerre. (Ahmad Hillis)

 

• De Palestine, terre de messages divins et de lieux saints, j’adresse au monde entier mes meilleurs vœux de joie et de bonheur à l’occasion de Noël et de la nouvelle année 2013. Chrétiens et musulmans resteront unis pour vaincre les occupants de notre terre et principalement de Jérusalem. (Avocat Mohammed Shadfan)

 

• Notre message au monde depuis la grotte de la Nativité est paix, justice et amour pour le monde entier. Nous aspirons à une paix internationale pour tous, à agir pour faire advenir la justice au lieu de préparer des guerres, et à lutter partout contre la pauvreté pour obtenir la justice pour tous. Puisse la grâce et la puissance du Christ notre Rédempteur, le prince de la paix, stimuler et inspirer les dirigeants du monde à emprunter le chemin de la paix afin qu’il n’y ait plus personne d’opprimé et de privé de ses droits. (Père George Awad, prêtre grec orthodoxe de Jifna)

 

• Arrête ceux qui tuent. C’est le temps de la paix. Engagez-vous pour la paix et la justice. (Hanan Saliba)

 

• Dieu nous a donné le Christ pour nous enseigner à être humain, à emprunter la voie de la paix et de l’amour. Au contraire, le monde nous apporte souffrances et haine. L’Occident a donné la Palestine aux sionistes. Les États-Unis ont détruit l’Irak, la Lybie, en attendant plus. (Ibrahim Ebeid)

 

• Palestiniens et Israéliens vivent dans la peur les uns des autres. Comment peuvent-ils voir clairement leurs liens avec les autres ? Peuvent-ils témoigner de la compassion les uns envers les autres ? Oui, si vous les aidez à accepter que le “Jésus nouveau-né” touche leurs cœurs et leurs esprits pour y laisser une marque du ciel. Après cela ils pourront tendre les mains les uns aux autres et dire : la paix et la joie soient avec vous. (Ramzi Halabi)

 

• Fixe les frontières d’Israël, règle le statut de Jérusalem et protège-nous. Alors Noël pourra entraîner la paix et la renforcer (Samar Hattar)

 

• La paix ne peut se réaliser que dans la vérité et la justice, le respect et la protection des lieux saints (Samira Hanhan)

 

• Les conditions de notre occupation et de nos exils sont tellement critiques et instables qu’on ne peut pas accepter que cela dure plus longtemps. (Anetta Bandak)

 

• De mon exil, en tant que réfugié palestinien, je saisis l’occasion de Noël pour adresser mes meilleurs vœux à tous dans ma patrie, aux chrétiens et aux musulmans. J’ai fait le rêve de prendre part à cette fête avec vous dans l’Église de la Nativité à Bethléem mais avec les interdictions israéliennes c’est devenu impossible. Mon pays est sous occupation. Ma terre est confisquée et ma maison détruite. Israël m’a envoyé avec mon peuple dans la diaspora. Même de nombreux chrétiens de Terre Sainte ne pourront pas non plus cette année se rendre à l’Église de la Nativité et au Saint Sépulcre pour y prier. J’appelle tous ceux qui fournissent des armes de destruction à Israël à réfléchir et à agir pour la paix et le bien public. Quand la conscience du monde va-t-elle réagir pour mettre fin à l’injustice et rétablir les droits des Palestiniens ? Puisse la paix de la ville de la paix dans la terre de la paix arriver à s’étendre sur nous tous ! (Younis Katari)

 

• En ce temps de Noël j’ai le plaisir et l’honneur d’adresser mes meilleurs vœux à mes compatriotes chrétiens de Birzeit et à tous les chrétiens du monde et je demande pour vous tous sécurité, santé et prospérité. Joyeux Noël et heureuse nouvelle année 2013. (Taysir Farsakh)

 

• En cette circonstance spirituelle de la naissance du Christ Jésus, je vous implore et vous prie de convaincre Israël de ne pas craindre de faire un pas vers la paix. (Ahmad Masri)

 

• Pour éviter une nouvelle guerre en Palestine et une grande guerre religieuse dans la région, partageons le pardon, la miséricorde et l’espoir dans l’humanité pour mettre fin à cette occupation haïe. Priez pour nous dans cette terre qui n’est plus sainte. (Aref Muhammad)

 

• À l’approche de Noël cette année en Terre Sainte, tout ce que nous voyons et tout ce que nous faisons nous rappelle que nous célébrons l’incarnation de Jésus ; ce petit enfant emmailloté dans une mangeoire (Luc 2, 12) ; né dans un monde plein de conflits, de guerre et d’injustice. Lui, tout comme nous, a fait son entrée dans un monde où les “flèches sont aiguisées… où les arcs sont tendus” où les “lions grondent et rugissent en s’emparant de leur proie pour l’emporter sans que personne ne s’y oppose” et où dans tout le pays ce n’est que “ténèbres et détresse” (Isaïe 5, 28-30). Chaque année à nouveau, est née avec lui une lumière si grande qu’elle emplit le monde entier révélant à toutes les nations (Luc 2, 29) l’annonce du salut, de la paix et de la gloire. Oui, tout en Terre Sainte nous rappelle cette nuit sainte.

 

• Cette année, dans ma préparation à Noël j’ai rencontré David, l’ancêtre du Christ ; un ancêtre qui joue un rôle très important dans la préparation du chemin du Seigneur, 28 générations plus tard. En lisant le récit de l’onction de David, je me suis trouvé face à une question très pertinente. Nous lisons que le Seigneur dit à Samuel : “Je t’envoie vers Jessé de Bethléem, parce que je me suis choisi un roi parmi ses fils.” Samuel a répondu : “Comment pourrais-je y aller ? Lorsque Saül l’apprendra, il me tuera.” Le Seigneur a dit alors : “Prends avec toi une génisse et dit : je suis venu offrir un sacrifice au Seigneur.”Invite Jessé au sacrifice et je te révélerai ce que tu dois faire ; et tu oindras pour moi celui que je te désignerai.” Samuel fit ce que le Seigneur avait ordonné et s’en alla à Bethléem. Les anciens de la ville vinrent à sa rencontre en tremblant et lui demandèrent : Viens-tu avec des intentions de paix ? (1 Sam 16, 1-4)

 

Les souffrances que nous avons connues cette année au cours des jours et des semaines qui ont précédé la venue de Noël n’ont pas seulement atteint une fibre de peur dans les cœurs et les esprits de tous mais elles nous ont conduit à nous demander : comment le monde peut-il voir ce qui se passe et rester indifférent à ce point ? À la suite de ce à quoi nous avons survécu cette année, ici dans la ville de Bethléem – avec des roquettes au-dessus de nos têtes et des avions de combat qui rompent le silence, avec la guerre récente contre Gaza, avec l’acceptation d’un état pour la Palestine en dépit des nombreuses menaces et tentatives de blocage et dans le sang et les larmes versées par des mères et des pères innocents qui pleurent leurs enfants – nous devons vous arrêter à votre arrivée à Bethléem pour vous demander : “Venez-vous avec des intentions de paix ?” Comment se pourrait-il qu’un pays qui est occupé depuis 64 ans, qui souffre des actions de guerre, des annexions et des séparations, une nation en exil puisse être menacé alors qu’il demande la démocratie et un état qu’on lui a promis ? Comment une grande partie du monde pourrait-elle regarder la Palestine et lui dire : non vous ne méritez pas d’être un état ?

 

Oui, cette année, alors que nous approchons de Noël et que des gens de tous les coins du monde bouclent leurs bagages pour venir à Bethléem, je demande au monde entier : pourquoi venez-vous, venez-vous apporter la paix ? Nous avons le droit et le devoir de dire au monde dont les bagages sont bouclés, qui vient célébrer la paix et la gloire, où étiez-vous lorsque nous souffrions ? Pour quelle raison venez-vous à cette célébration ? Si vous venez rencontrer le Christ enfant emmailloté et couché dans une mangeoire, vous êtes venus trop tard. Si vous êtes venus parce qu’une étoile dans le ciel vous a indiqué le chemin, vous ne pouvez plus la voir parce que quelque chose d’autre illumine nos cieux. Si un ange est apparu pour vous dire que le Christ était né et vous inviter à venir lui rendre visite, ne vous a-t-il pas parlé de tous les petits enfants qui ont été tués et de tous ceux qui sont privés d’avenir ? Quoi que vous fassiez, s’il vous plait, ne faites pas comme Hérode disant qu’il allait venir lui rendre hommage et qui, au lieu de cela, est venu pour s’assurer que les enfants n’avaient pas d’avenir.

 

Cette année, comme les gens de la ville qui ont arrêté Samuel, nous vous arrêtons pour vous demander “Venez-vous pour la paix ?” Ma prière, c’est que, avec Samuel, avec les bergers et avec tous les gens de bonne volonté, vous disiez “Nous sommes venus pour louer Dieu, nous tenir aux côtés des faibles, des opprimés. Nous sommes venus avec des cadeaux pour vos enfants, car Noël est ici et nous sommes décidés à le célébrer !” Voilà notre prière, venez à Bethléem en pèlerins de justice et de paix pour ce Noël – ou, s’il vous plait, ne venez pas du tout. Fidèlement depuis la mangeoire, (Bernard Poggi – Beit Jala)

 

• Puisse la paix dans la terre de la paix nous couvrir de son ombre. Puisse Noël apporter un message de justice et de liberté à ceux qui en ont été privés ! Puisse l’occupation israélienne être levée et le mur de l’apartheid être détruit. (Abu Lutuf)

 

• Chaque année en ce temps de Noël sur la terre de paix et de joie nous prions pour le renouvellement du monde. Puisse la sécurité et la paix se réaliser ici en Palestine ! Puissent nos mains et nos cœurs se joindre aux vôtres à la recherche de l’amour et du pardon ! (Muhammad Elbas)

 

• Jésus avec seulement 12 apôtres a changé le monde en y apportant la paix. Pourquoi des millions de chrétiens dans le monde entier sont-ils incapables de mettre fin à ce conflit en Terre Sainte, de rétablir nos droits, de protéger nos lieux saints et d’ôter le joug de l’esclavage de nos cous ? (Isam Sudah)

 

• Mon pays est plein de plaies et de révolutionnaires ; peur, sang, mort, hurlements, porcs et hyènes ; serpents et colons ; violence et haine ; étrangers et guerre ; maisons détruites et arbres déracinés. Mon pays est plein de prisonniers et de soldats ; des enfants et des arbres qui souffrent de la soif ; ténèbres et injustice ; désespoir et hallucinations, où le réfugié opprimé est considéré comme un terroriste alors que son geôlier est protégé par le droit international.

 

Dans le passé mon pays était peuplé de moutons et de bergers ; de flûtes et de mélodies folkloriques ; d’adolescents courant faire cuire leur pain et chercher de l’eau aux sources lointaines. Ma patrie était peuplée de paysans, de légumes, de perdrix et d’oiseaux. La terre de mon pays connaissait la sécurité et les anciens y dansaient au son du luth. Il était plein de crayons avec lesquels des enfants s’affairaient inlassablement à dessiner et à peindre sur les murs des oiseaux mangeant des insectes ou picorant des graines. La terre de mon pays était verte. Les oiseaux étaient heureux. “Salomon dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un de ces lis.” (Luc 12, 27) Mais aujourd’hui leur gloire s’en est allée.

 

La terre de mon pays était pleine de vêtements tissés de soie. La dignité et le prestige de nos anciens dans leurs tenues locales est désormais perdue à jamais.

 

La terre de mon pays était pleine de bénédictions et de grâce et maintenant elle vit sous le joug du péché. La terre de mon pays était pleine de prières et maintenant d’églises dans lesquelles on ne prie plus. Beaucoup ont du quitter mon pays pour assurer leur avenir. Maintenant ils ne peuvent plus revenir.

 

Dans la terre de mon pays il y a la menace d’armes nucléaires. Des soldats et des chars de l’armée circulent librement dans mes villages et mes villes. La terre de mon pays est pleine de colonies, de murs, de points de contrôle, de juifs et d’Israéliens qui sont des occupants. Ce sont tous des étrangers. Quand la terre de mon pays pourra-t-elle être pleine de joie, de chants, d’espoir, de paix et de sécurité ?

 

Nous demandons pour tous, en ces jours de grâce et d’amour, que Jésus l’enfant nouveau-né garde dans notre conscience la paix et l’espoir tout au long de l’année 2013.

 

• Les sonneries des cloches et les prières à Noël sont un appel à la justice dans la terre de lumière et de paix. La Palestine est la terre de Jésus le messager de l’Évangile “Bonne Nouvelle”, amour et paix. La Palestine appelle tous les croyants à s’engager pour la justice avant que vienne la colère du Seigneur. (Jamal Rajoub)

 

• Jésus est le chemin, la vérité et la vie. Les chrétiens du monde devraient s’attacher à Jésus pour mettre en oeuvre ses enseignements. Nous attendons de les voir réaliser la justice, en proclamant et en vivant la vérité, en protégeant la vie de tous et en s’opposant à l’humiliation des lieux saints. Noël n’est plus une occasion de joie à cause de l’occupation israélienne et de la souffrance quotidienne de l’humiliation. (Muhammad Toshtash)

 

• Depuis la terre de la paix je vous adresse la paix et mes vœux en ce temps de Noël. Du fait que nous sommes privés de paix nous cherchons toujours des hommes de bonne volonté pour établir cette paix fuyante. Nous ne haïssons pas les juifs mais leurs idées sionistes de transfert, de guerre, d’humiliation, de confiscation de terres, d’enfermement des autres, de destruction de maisons et d’infrastructures, de déracinement d’arbres et de construction de colonies sur notre terre, le changement de culture plutôt que la culture et le changement de religion plutôt que la religion. Nous espérons changer leur mentalité et vivre en frères dans cette Terre Sainte. (abu Fuad Aklkoka)

 

• Je suis de Jérusalem. Je suis constamment humilié par les Israéliens qui occupent Jérusalem. Ma maison est menacée de destruction et considérée comme illégale. Pouvez-vous me protéger ? (Karimeh Jibril)

 

• Je vis à Bethléem. Je souffre de la part des colons et du mur de l’apartheid. Je suis empêché de me rendre à Jérusalem. Je veux aller y prier. Pourquoi les Israéliens séparent-ils Bethléem de Jérusalem ? (Nadera Saleh)

 

• Mon frère est en prison depuis plus de 5 ans. Vous, nos frères en humanité, rejoignez-nous pour proclamer la liberté aux captifs et pour ouvrir les prisons aux grévistes de la faim. (Abla Younis)

 

• L’espoir et la paix qui sourdent de Jérusalem et de Bethléem nous aideront à rester dans cette Terre Sainte, Chrétiens, musulmans et juifs, sans guerre. (Rawan Rabie)

 

• Les lieux saints et les Palestiniens sont humiliés. Qui peut nous protéger tous ? (Ahmad Youssef)

 

• Noël est espoir. Aimons la paix dans cette Terre Sainte et protégeons la terre du Christ et son caractère sacré. (Mu’taz abou Zaed)

 

• Puissent nos enfants vivre en paix comme les autres ! Assez de tueries et de guerres. Des enfants innocents ont le droit de vivre en paix et de jouir de leur vie en Palestine. (Sana Bannoura)

 

• Mon frère en humanité peux-tu m’aider à vivre libéré de l’occupation ? Je veux avoir un état indépendant dans lequel je puisse partager ma civilisation avec le monde entier. (Imad Mahashneh)

 

• L’occupation, le traitement des lieux saints de façon humiliante et méprisante est un péché contre le Christ et la conscience chrétienne. (Baha’ Hannoun)

 

• Ceux qui négligent la justice et méprisent l’égalité en traitant les autres selon deux poids deux mesures doivent s’attendre à comparaître devant le tribunal de Dieu pour être rabaissés. (Nisrene Amra)

 

• La Terre Sainte ne connaîtra jamais la paix si une seule personne y demeure opprimée. Les Israéliens devraient se retirer de Palestine pour annoncer la paix au monde entier. (Abou Nidal)

 

• Un vieux musulman de 82 ans, à l’occasion de Noël, souffre et demande au monde d’entendre son appel : “Nous sommes opprimés. Quand, hommes de bonne volonté, allez-vous apporter votre soutien à la vérité et à la justice dans cette Terre Sainte ? Les justes verront un jour leur droit l’emporter. (Muhammad Odeh)

 

• Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre. Paix dans les yeux des enfants de Gaza. Chrétiens et musulmans partagent réellement prières, souffrance et l’amour du prochain. À Gaza, nous vivons la cruauté extrême des guerres et du silence de nos amis. Ce qui se produit à Gaza promeut et encourage la haine, la violence avec l’absence de joie, de justice et de vérité. Notre message à tous les croyants et aux nations démocratiques est de nous apporter votre soutien par vos interventions et vos prières pour réaliser la paix et la justice. Pouvez-vous oublier Gaza qui vit ce siège et cette destruction cruelles ? Cela a assez duré de garder le silence et de permettre ce qui se fait contre nous. (Yaser Toshtash)

 

• En cet anniversaire de la naissance du Seigneur Jésus Christ, nous nous souvenons que son enfance n’a pas été respectée comme n’est pas respectée l’enfance des enfants palestiniens. Il a souffert dans sa première année pendant son exil en Égypte et sur la croix comme nos chrétiens le croient vraiment. Toutes ses souffrances ont été semblables aux nôtres en Palestine. Nous sommes un peuple crucifié. Le sionisme et l’impérialisme se sont unis pour diviser la Palestine en deux et obliger beaucoup à partir en diaspora, en volant et en confisquant leurs terres. En ce moment de Noël, nous vous prions d’avoir la bonté de nous apporter votre soutien pour mettre fin à cette occupation et obtenir notre liberté dans un état libre au sein duquel nous pourrons décider de notre autodétermination. (Dr. Waleed Hamameh)

 

• Jésus est né. Un enfant est né. La fraternité est née. La justice est née. Le pardon est né. La vérité est née. La vie est née. Notre état est né. Notre espoir est né. Est-ce suffisant ? Non. Non. NON. Qui va prendre soin de nos NOUVEAU-NÉS ? Les hommes de bonne volonté devraient faire le premier pas vers notre pays, vers la Palestine. (Leila Sammour)

 

• Comme nous le savons, la Palestine est la terre du christianisme, la terre de Jésus, le Messie, le souverain de tous les chrétiens du monde. Les chrétiens du monde entier célèbrent la naissance de Jésus. Il est né à Bethléem, en Palestine. Aujourd’hui, la ville est sous l’occupation d’apartheid israélienne illégale. Israël a construit un mur qui encercle la ville. Les Israéliens restreignent aussi les possibilités de visite des lieux saints de la Ville Sainte. Le mur est un gros problème pour les gens de Bethléem parce qu’ils ne peuvent pas rendre visite à leurs parents des villes proches de Bethléem pour célébrer Noël. Israël oppose aussi des obstacles aux touristes qui veulent visiter tous les lieux saints de Palestine. Israël restreint aussi les possibilités de visite à Bethléem pour les autorités politiques palestiniennes. Cela se produit tous les ans. Tous les ans nous prions pour la Palestine et la paix bien aimée, mais, comment pouvons-nous aboutir à la paix avec les soldats israéliens, les colons ? Nos prières doivent être pour tous les gens de Bethléem, pour leur avenir, pour leur liberté. Nous devons sauver la Palestine, parce que le christianisme est né ici. Nous devons sauver la terre de Jésus. Nous devons la sauver pour les enfants de Palestine. Nous devons préserver leur avenir dans la terre du Messie. (George Richter – Chili)"

 

Source: http://www.chretiensdelamediterranee.com/article-joyeux-noel-et-bonne-annee-2013-113763752.html

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Le Comte de Paris et la "repentance": la voix de la Raison

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

En guise de cadeau de Noël, nous sommes heureux d'offrir à nos fidèles lecteurs le texte qu'on lira ci-dessous, avec un vif intérêt. Il s'agit d'un récent billet sur la "repentance", dont on nous rebat les oreilles, de Mgr le Comte de Paris, Duc de France, Chef de la Maison de France, paru sur Son site officiel (www.maisonroyaledefrance.fr). Avec le ton d'un soldat qui sait de quoi il parle, et une grande et sereine hauteur de vues, le Prince remet en perspective une page tragique de notre histoire contemporaine, un passé qui ne passe pas, la fin de l'Algérie française avec son cortège d'horreurs et de déchirements. Qui, mieux que Lui, pourrait déterminer de nouveaux liens, fructueux et justes, entre l'Algérie, que Ses Aïeux conquirent à la France et que Sa Famille et Lui-même défendirent jusqu'au bout les armes à la main, et notre pauvre Pays? L'autorité de Sa voix en matière mémorielle, la lucidité et la fermeté de Sa haute intelligence, le bienfait de Sa médiation ne font aucun doute. Héritier des quarante Rois qui, en mille ans, firent la France, Lui seul pourrait panser les plaies vives de la Nation dans l'honneur et le respect mutuel.

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

Armes France Restau

 

Quelle Repentance ? Au XVIII° Siècle, Alger comme Tunis étaient des repaires de brigands qui, à l'instar de la Somalie actuelle, pillaient, rançonnaient et emmenaient en esclavage les habitants de la côte nord de la Méditerranée. Pour mettre fin à la traite des blancs, la France entreprit, dés 1830, la conquête en Afrique du Nord de ce qui n'était pas encore l'Algérie. Mon arrière grand Oncle, le Duc d'Aumale, s'empara de la Smala de l'Émir Abd-El-Kader qui se rendit peu de temps après. Prisonnier au château d'Amboise, il fut traité avec tous les honneurs dus à son rang et plusieurs de ses compagnons, morts de vieillesse ou de langueur, y sont enterrés. La Fondation Saint Louis a érigé depuis quelques années, dans les jardins du château, un cimetière musulman, selon les règles islamiques. Leurs descendants viennent y prier régulièrement. Comme tant de Français du contingent ou rappelés, j'ai participé à la guerre en Algérie, elle se camouflait sous le vocable de pacification. J'y étais volontaire, puis officier d'Active. Tous nous y accomplissions notre devoir envers la France.

 

Comte de Clermont en Algérie

Le Comte de Paris, alors jeune Comte de Clermont,

en Algérie (Photo D.R.)

 

C'est au nom de mon frère François et de tous mes frères d'Armes morts pour la France que je prends la plume aujourd'hui.

C'est au nom des Harkis qui ont servi la France et furent massacrés de façon ignominieuse après les accords d'Evian.

C'est au nom des Pieds-Noirs qui ont construit des écoles, des routes, des hôpitaux et qui ont rendu la richesse à cette terre.

C'est au nom de tous ceux, quel que soit leur camp, qui y reposent éternellement, que la France n'a pas à rougir, ni à avoir honte de son passé, encore moins à demander pardon.

Pour qu'il y ait pardon, il faut que celui qui pardonne soit irréprochable. Or dans toute guerre, les tueries et les atrocités sont toujours partagées, ce n'est pas beau mais c'est ainsi car la guerre est détestable. Nous sommes actuellement dans une autre ère. J'espère que la raison y prévaudra contre tout intégrisme politique ou religieux. "Mare Nostrum" doit pouvoir devenir le trait d'union entre le Nord et le Sud afin que les plaies puissent être refermées. C'est dans le respect des âmes mortes, celles de ces valeureux combattants des deux bords que l'on peut offrir cette prière: Écartez de notre pensée le faux repentir, source d'aigreur. Écartez l'acte humiliant et inopérant des "bourgeois de Calais". Afin que nos deux peuples puissent vivre dans une harmonie nécessaire à une amitié naissante.

 

Signature du Comte de Paris, Duc de France 

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Comment se former à l'Action française?

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Votre question:

 

Demande d'information

H***

Bonjour, j'arriverais bientot sur Toulouse et je souhaiterais prendre contact avec vous. Je suis près à militer et à me former même si je n'appartient à aucun mouvement.

Pouvez-vous me dire la marche à suivre s'il vous plait?

Cordialement

H***

 

J-apprends_a_lire_-_reflechir_avec_Maurras.jpg

 

Notre réponse:
 
Monsieur,
  
Nous vous remercions de votre message et vous félicitons de vos bonnes dispositions. La formation de l'esprit est, en effet, essentielle pour qui veut être utile à son Pays. Sans formation ni discipline militante librement consenties au sein d'une section constituée, il n'y a qu'activisme anarchique et stérile: une bonne chose à savoir est qu'une affiche (ou affichette) n'est lue que par celui qui la colle, qu'un tract sur dix mille porte...
 
Nous avons publié sur les blogues de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française le programme des cercles que nous organisons en ce moment à Bordeaux; une bibliographie des principaux livres de nos Maîtres y est jointe (http://af-aquitaine.over-blog.com/article-programme-du-cycle-de-formation-j-apprends-a-lire-et-reflechir-avec-maurras-de-l-action-fran-aise-111413141.html): si vous n'avez pas peur de la solitude, vous pouvez dans un premier temps par vous-même:
 
- pour avoir une vue générale de l'Histoire de France, dont la construction fut une oeuvre politique, lire l'ouvrage essentiel portant ce titre de Jacques Bainville (en poche);
 
- pour comprendre La Révolution française, insurrection criminelle contre notre passé national, lire l'ouvrage fondamental portant ce titre de Pierre Gaxotte;
 
- pour connaître les arguments contre et pour la Monarchie, et pourquoi celle-ci est nécessaire à la renaissance de notre Pays, hier comme aujourd'hui, lire l'Enquête sur la Monarchie de Charles Maurras
 
et aussi La Monarchie aujourd'hui, une nouvelle enquête effectuée il y a vingt-cinq ans par notre Directeur Pierre Pujo (+), qui n'a pas vieilli est reste capitale.
 
Ces livres de chevet de tout Français conséquent sont disponibles en librairie, en neuf ou occasion. La bibliothèque de section peut aussi vous les prêter. Quand vous aurez déjà lu ces quatre livres, vous pourrez juger de la politique française en connaissance de cause.
 
Le mieux, pour nous rencontrer, est que vous veniez à notre réunion de rentrée à Toulouse, qui aura lieu bientôt. Nous vous ferons part de ses date et lieu. Vous pourrez vous inscrire à ce moment-là. Une participation sera demandée.
 
Dans l'attente de faire votre connaissance,
 
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos salutations nationalistes d'A.F.,
 
Le Permanencier

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L'Action française, l'Occupation, la collaboration et le régime de Vichy

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Votre question:

 

Bonjour.
Dans le cadre d'une recherche historique je suis à la recherche d'un exemplaire de l'action française du 17 Juin 1940.

L'auriez vous dans vos archives ?
Merci de votre aide.

 

Pts interro

 

Notre réponse:

 

Monsieur,

 
Merci pour votre message. Notre bibliothèque possède en effet le numéro du 19 juin 1940. Vous pouvez le consulter sur rendez-vous. Entre le 10 et le 19 juin, la rédaction de L'Action Française était, comme des millions de Français, sur les route de l'exode, fuyant l'avancée des troupes boches. Au milieu de cette confusion, un appel à soutenir le gouvernement légal de la France, dirigé par le maréchal Pétain, fut lancé le 25 juin de Villefranche-de-Rouergue (http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/article-il-y-a-71-ans-l-action-fran-aise-en-rouergue-71555402.html).
 
En ce qui concerne l'armistice du 22 juin 1940, décision politique, nous nous sommes rangés à l'avis compétent du généralissime Weygand, ancien chef d'état-major de Foch, et du maréchal Pétain, seuls réalistes: la bataille étant provisoirement perdue en métropole, il fallait faire cesser rapidement l'effusion inutile de sang français (100.000 morts!), conserver notre Marine de guerre intacte ainsi que l'Empire colonial comme base arrière, arracher au vainqueur quelques concessions (comme le fait de garder une petite Armée et des forces de police) et préparer la Revanche. Pour l'A.F., dès l'Entre-deux-Guerres et pendant toute la durée de la Guerre, l'Allemagne est toujours restée l'ennemie n° 1.
 
Pour ce qui est de la collaboration, Maurras et l'A.F. ont été les bêtes noires des collaborationnistes zélés de Paris; l'A.F. a exclu sans pitié de ses rangs ceux qui se laissaient séduire par le vainqueur (Rebatet, auteur des Décombres, Sordet, Brasillach); les chefs de l'A.F. figuraient en bonne place sur les listes des personnalités à arrêter en priorité de la Gestapo (Maurice Pujo, codirecteur du Journal, l'a d'ailleurs été en 1944); leurs livres et le Journal étaient interdits en zone occupée.
 
Enfin, le soutien raisonné au maréchal Pétain et à son gouvernement personnel (jusqu'au retour de Laval en 1942) s'incrivait dans la logique de consolider la défense nationale et la paix intérieure compromises par la Défaite. Cette politique de soutien en temps de guerre du gouvernement en place, fut-il républicain, est une constante de notre Mouvement nationaliste et royaliste depuis la Première Guerre mondiale: on ne fait pas la Contre-Révolution devant l'ennemi, cela affaiblirait la Nation. C'est ce que nous appelons le compromis nationaliste. Loin donc d'avoir été un soutien d'abord idéologique à la Révolution nationale (dont l'A.F. était loin d'être l'inspiratrice unique), notre soutien patriotique n'a existé qu'en vue de la Revanche. Les historiens de bonne foi reconnaissent aujourd'hui que cette politique de Vichy n'était pas chimérique, mais qu'elle a protégé l'éclosion et l'essor de la Résistance.
 
Nous espérons que ces précisions vous seront utiles pour mieux comprendre notre politique pendant cette période troublée. Surtout, nous vous recommandons de lire le livre de Pierre Pujo, notre Directeur aujourd'hui décédé, L'Autre Résistance: L'Action française sous l'Occupation (éditions Godefroy-de-Bouillon, 2004), que nous pouvons vous procurer facilement. Nous restons à votre disposition pour tous renseignements supplémentaires.
 
Cordialement,
 
 
Le bibliothécaire-archiviste
de la fédération interprovinciale
du Grand Sud-Ouest
de l'Action française
O. LIBRIUS
  
 

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Le Comte de Paris, la Révolution et nous

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Armes France-Restau

 

On apprend que S.A.R. Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, a été invité, le 3 décembre dernier, dans une école privée, pour donner à des enfants de dix ans un cours sur la Révolution dite française de 1789. En s'adressant à la jeunesse de France, le Prince montre que la solution de nos problèmes de tous ordres n'est pas pour aujourd'hui, contrairement à ce que font gober aux gogos les charlatans de la politique qui crient "le changement, c'est maintenant!"... et même ceux de la Monarchie, qui envoient sans utilité au casse-pipe des jeunes inexpérimentés en criant "demain, le roi!"

 

Fort de sa connaissance de la France éternelle, le Chef de la Maison de France a parlé des crises successives et des blocages de la Société d'Ancien Régime qui ont amené l'explosion de stuctures figées, et finalement abouti à la révolte puis à la révolution.

 

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Le Comte de Paris, Duc de France, Chef de la Maison de France,

s'adresssant à l'avenir de la Nation. (Photo D.R.)

 

En conclusion de ce geste politique riche d'espérance, le Prince a fait un parallèle entre 1789 et notre monde: crises économique, financière, budgétaire, des valeurs et sociale, et blocage de la Société par les élites et les privilégiés au Pouvoir et leurs coûteux parasites.  Notons que c'est toute la distinction entre pays légal et pays réel que le Prince reprend là.

 

Pour le Comte de Paris, tout corps social, tout corps vivant est dans la nécessité d'évoluer de façon cohérente et de manière ordonnée, tout en préservant et en respectant l'identité de chacun, ainsi que celle du Pays qui les résume. Maurras n'a jamais dit autre chose.

 

Vive le Roi! à bas la Démocratie!

 

Source: http://www.maisonroyaledefrance.fr/actualites_fr.html#actu102 

 

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Prochain cercle de formation d'Action française le 15 décembre 2012 à Bordeaux: L'Enquête sur la Monarchie

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Année politique 2012-2013

 

Cycle « J’apprends à lire et réfléchir avec Maurras »

 J'apprends à lire & réfléchir avec Maurras

sous la direction de

 

M. Vincent Gaillère

Délégué régional de l’Action française

dans le Grand Sud-Ouest

 

Dans ce cycle de formation aux idées de l’Action française, on effectuera une relecture critique des principales œuvres politiques de Charles Maurras, à l’occasion du soixantième anniversaire de sa mort. Leur connaissance exacte, –  et non par ouï-dire, –  est indispensable à tout Français qui désire se rendre utile à son Pays.

 

Prochain cercle de formation

à Bordeaux :

 

Samedi 15 décembre 2012. – L’Enquête sur la Monarchie, ou la définition de la Monarchie moderne

     

Informations pratiques :

 

Les cercles ont lieu à Bordeaux le 15 de chaque mois, ou, si ce jour est un dimanche, le samedi précédent. Pour les autres villes universitaires de la région (Toulouse, Pau, Bayonne), se renseigner par courriel auprès du secrétariat régional des cercles de formation, via la rubrique « Contact »  des sites officiels de la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française : http://af-aquitaine.over-blog.com/ ou http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/ . Participation aux frais : 4 € ; inscription préalable obligatoire en donnant ses nom, prénom, âge, études suivies ou profession exercée et numéro de téléphone.

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Sortir de l'euro: c'est possible!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Ce n'est pas la première, ni la derière fois que l'Action française-Grand Sud-Ouest se trouvera d'accord avec un gaulliste sur la nécessité vitale pour la France de sortir de l'"euro"!
A.F.-Grand Sud-Ouest
V Victoire 2
"Quand Natixis et Merrill Lynch enterrent l’euro
"Lentement, mais sûrement, la tonalité des études sur la fin de la monnaie unique change. L’analyse plus approfondie des faits conduit les personnes sérieuses à souligner les avantages d’un retour aux monnaies nationales, comme l’illustrent les analyses récentes de Natixis et Merrill Lynch.
 
"Les arguments de Patrick Artus
contre l’euro
 
"En avril dernier, j’avais évoqué ses études qui affirmaient que l’ajustement par une dévaluation monétaire était beaucoup moins douloureux que l’ajustement par une dévaluation interne (baisse des salaires). Le chef économiste de Natixis est allé plus loin avec deux nouvelles études. La première affirme qu’à la fin de l’euro, le mark se réévaluera de 20%, le franc perdra 2%, la lire 12%, la peseta 20% et la drachme 30%, des chiffres qui confirment les scénarios que j’évoque ici depuis le début.
 
"La deuxième, sur l’Espagne, conclut que si la stratégie actuelle ne donne pas « des résultats rapides, la stratégie présente va échouer : il faudra réduire encore beaucoup plus les salaires pour faire disparaître le déficit extérieur et le déficit public restera très élevé (…) La stratégie de dévaluation et de défaut peut être efficace comme en 1992 avec la forte élasticité-prix des exportations, le fait que la totalité du déficit de la balance courante vient des intérêts payées sur la dette extérieure ».
 
"Le risque italien identifié
par Merrill Lynch
 
"La banque étasunienne vient de publier une étude assez détaillée et novatrice basée sur la théorie du jeu, en analysant les gains et les pertes de chaque pays européen en cas de fin de la monnaie unique. Surprise, il y aurait bien des gagnants et des perdants à la fin de l’euro. A mille lieues de l’analyse catastrophiste d’ING (qui validait néanmoins les scénarios de parité monétaire), cette analyse affirme que l’Allemagne pourrait perdre 7% de PIB, du fait de pertes d’exportations.
 
"A l’inverse, les pays en déficit, qui dévalueraient, gagneraient, avec l’Irlande en pôle-position et un gain de 7% de PIB, puis l’Italie, avec 3%. Merrill Lynch estime également que la Grèce ferait des économies sur le coût de la dette (sans prendre en compte la possibilité de monétisation) et que l’Allemagne y perdrait son statut de pays refuge de la zone euro. En fait, pour la banque, tout dépendra de la capacité de l’Allemagne à convaincre l’Italie de rester, outre un gros risque en Grèce.
 
"Ce plan B qui existe
 
"Bien sûr, les perroquets euro-béats affirment que la seule solution serait un saut fédéral, mais de plus en plus d’éléments confirment que la transformation de l’euro en une monnaie commune est parfaitement possible et même souhaitable, par-delà le fait que l’étude des solutions fédérales indiquent qu’elles ne sont pas tenables. André-Jacques Holbecq a signé un papier sur le sujet pour la revue Projet qui souligne que la zone euro est trop hétérogène pour partager une même monnaie.
 
"Parallèlement, la fondation Wolfson, qui avait lancé un concours pour définir le meilleur plan de sortie de la monnaie unique, a remis son prix de 250 000 livres au cabinet de consultants Capital Economics. Les recommandations du cabinet sont très pratiques et sont un bon complément aux analyses historiques de Jonathan Tepper, un des finalistes de ce prix, dont j’avais résumé les travaux. Je vous invite également à lire ce papier prémonitoire de 2010 de Bernard Connolly.
 
"Il est impressionnant de constater la croissance des études sérieuses qui démontrent toutes les limites de la monnaie unique. En face, le plus souvent, on en est réduit à des croyances ne reposant sur aucun fait sérieux. Voilà qui devrait faire réfléchir."

 

Source: http://www.gaullistelibre.com/2012/07/quand-natixis-et-merrill-lynch.html 


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Claire Mazeron défend l'histoire de France!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Dans une tribune libre publiée il y a deux ans sur un site d'informations, la syndicaliste Claire Mazeron, agrégée de géographie, défendait la nécessité de programmes d'histoire libérés de la démagogie de la repentance. Nos enfants français ont droit à connaître les faits réels de leur grande histoire. Une démarche que l'Action française-Grand Sud-Ouest, en cette rentrée 2012, juge toujours d'actualité. M. Peillon, nouveau ministre de l'éducation, sera-t-il à la hauteur des aspirations de nombreux professeurs et des parents inquiets?
 
A.F.-Grand Sud-Ouest
 
Clovis à trappe 1
La République ingrate méconnaît
nos gloires nationales (Photo D.R.)
 
"Napoléon et Louis XIV oubliés des nouveaux programmes du collège : après la suppression de l’Histoire en Terminale S, il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle polémique scolaire au cœur d’une rentrée déjà agitée.

"A l’origine, une tribune publiée par l’historien Dimitri Casali dénonçant la « déconstruction de notre histoire » au sein des nouveaux programmes de collège, et plus particulièrement de ceux qui entreront en vigueur dans les deux années à venir en classe de 5ème et de 4ème.

"Pour ce spécialiste du Premier Empire qui déplore la portion congrue laissée au « fil de notre mémoire nationale » face au développement de l’histoire post-colonialiste et multiethnico-repentante, François 1er, Henri IV, Louis XIV et Napoléon « vont être réduits à leur plus simple expression dans les programmes de l’année prochaine au profit des empires africains du Songhaï et du Monomotapa », alors même que l’étude de la Révolution et de l’Empire « sont sacrifiés afin de mieux étudier les grands courants d’échanges commerciaux des XVIIIème et XIXème, comprenant les traites négrières et l’esclavage ».

"C’est un fait : ces programmes ne sont guère convaincants. Couvrir sérieusement la totalité de la période révolutionnaire et de l’Empire en une dizaine d’heures relève de l’escroquerie intellectuelle, et nombre d’élèves n’étudieront sans doute jamais un absolutisme placé en fin de 5ème, au terme d’un marathon historique allant de la naissance de l’Islam à la mort du Roi Soleil.

"Les connaissances attendues des élèves au terme de l’étude de la Révolution peuvent en effet être décomptées sur les doigts de pied d’un unijambiste – Prise de la Bastille (14 juillet 1789), Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (en « août 1789 », mais sans préciser la date exacte) et proclamation de la République (septembre 1792). Et l’on cherche en vain dans ces programmes la mention des Grands Hommes qui ont fait la France comme celle des « lieux de mémoire » chers à Pierre Nora : si les auteurs de ces programmes poussent l’audace jusqu’à conseiller d’étudier « un petit nombre d’événements » ou de montrer de « grandes figures », ils se gardent bien d’en préciser l’identité. Un choix démocratiquement laissé aux professeurs pour donner libre cours à leurs marottes, qui ressemble plutôt au refus - prudent - de prescrire une Histoire nationale.

 

Patrie à défendre 2

 


"Ce qu’il y a pourtant d’agaçant dans cette controverse, c’est son manque flagrant d’actualité. Car l’indignation de Dimitri Casali n’a d’égal que son apparente méconnaissance de la manière dont on enseigne l’Histoire depuis vingt ans. Une Histoire sans dates, réduite à des « flashs » et sauts de puce dans le temps, où l’on se garde bien de toute continuité chronologique, jugée aliénante, et de tout approfondissement événementiel, par nature barbant.

"Une Histoire désincarnée, dans laquelle toute étude sérieuse de grand personnage est assimilée à un rétrograde culte de la personnalité.

"Une Histoire dans laquelle le récit professoral est banni, mais qui propose longuement à l’élève de s’improviser historien en tirant lui-même la substantifique moelle de documents mal photocopiés.

"Une Histoire thématique d’inspiration plus universitaire que scolaire, qui propose à des élèves pour qui le Front Populaire évoque un parti d’Extrême droite, de s’interroger sur « Etre ouvrier en France du XIXème au XXIème siècle ».

"Une Histoire qui conduit 72% des écoliers et 75% des collégiens à ne pas maîtriser les acquis attendus du programme (1).

"Si scandale il y a, il s’enracine donc dans un passé proche – les années 1980 -, lorsqu’une poignée de politiques sans idées mais aidés de pédagogues zélés décident, au nom de l’élève constructeur de ses propres savoirs et d’un rejet de l’ « Histoire à la papa » - forcément colonialiste et nationaliste - d’en déstructurer l’enseignement.

"Nos universitaires indignés ne découvrent donc aujourd’hui que la lune. Car il y a bien longtemps que Napoléon ou Louis XIV sont oubliés des programmes, tout comme Bouvines ou Valmy. Ou si peu évoqués qu’il est difficile d’en éviter la caricature. Il est ainsi bien tard pour s’offusquer que les jeunes générations réduisent Napoléon et Louis XIV à deux infâmes dictateurs, ou que le nom d’Austerlitz ne leur évoque rien d’autre que celui d’une gare parisienne.

"Au sein de cette Bérézina scolaire, le pire est d’ailleurs que les nouveaux programmes, tant décriés, sont paradoxalement meilleurs que les précédents !

"En effet, 6 heures - quoiqu’en fin de programme - seront désormais consacrées à « l’émergence du roi absolu » contre 3-4 heures actuellement. Et l’étude de la période révolutionnaire, Empire inclus, garde peu ou prou ses horaires (11h prévues contre 9 à 11 aujourd’hui).

"Mieux encore : l’étude de l’absolutisme s’inscrit désormais dans un cadre beaucoup plus vaste intégrant sa mise en place depuis la fin du XVIème siècle, quand les anciens programmes intimaient l’ordre de ne s’intéresser qu’au règne (personnel) de Louis XIV. Lequel était alors infligé aux élèves après un saut chronologique d’un siècle et demi dans l’Histoire de France.

"Alors qu’en 3ème, l’étude de l’URSS – réduite à deux heures consacrées au goulag et au cinéma d’Eisenstein -faisait l’économie des révolutions de 1917 et du nom de Lénine, le nouveau programme supprime cette incongruité en précisant qu’on devra montrer « comment Lénine a mis en place les principales composantes du régime soviétique ».

"Et si les traites négrières au XVIIIème sont désormais au programme de 4ème -en conformité a priori avec les requêtes de certains lobbys mal intentionnés - il faut souligner que le programme de 5ème aborde également la question de l’esclavage sous l’angle des traites orientale, transsaharienne et interne à l’Afrique noire avant le XVIème siècle, ce qui diminue considérablement le risque de récupération comme la promotion de toute repentance. Cette thématique reprend ainsi intelligemment la thèse de l’historien O. Pétré-Grenouilleau sur les traites négrières plutôt que de céder à l’auto flagellation ambiante.

"Enfin, si les programmes font large place aux « mondes lointains », il faut toutefois souligner que la place réelle de l’histoire consacrée à la France n’est en rien diminuée, bien au contraire : de la 6ème à la 3ème, celle-ci sera évoquée sur près de 60 heures, contre 30 à 40 heures actuellement… au grand dam de nombre d’organisations qui ne sauraient être de gauche qu’en vomissant l’histoire nationale.


"Alors certes, dans une école débarrassée de ses dérives démagogico-pédagogistes, ces programmes – plutôt légers et assez bien pensants - n’auraient pas lieu d’être. Faut-il pour autant s’indigner qu’ils soient moins pires que tous ceux qui les ont précédés ?


"(1) Chiffres tirés des évaluations de 2006, DEPP, Repères et Références Statistiques, 2007"
 
Source: tribune libre parue sur le site Marianne 2, le 31 août 2010,  http://www.marianne2.fr/Reforme-des-programmes-d-histoire-nous-venons-de-si-loin_a196918.html

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Un chef: l'amiral Schwerer

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On trouvera ci-dessous une notice biographique complète de l'amiral Schwerer, qui fut l'un des chefs les plus respectés de la Ligue d'Action française dans les années 1930, en même temps qu'un très grand marin.

 

A.F.-Grand Sud-Ouest.

  Schwerer fusain

Zéphirin Alexandre Antoine, amiral SCHWERER

(1862 - 1936)

(Photo D.R.) 

 

Né le 9 février 1862 à Lorient (Morbihan) - Décédé le 2 novembre 1936 à Grand-Fougeray (Ille & Vilaine).

Au 1er janvier 1917, officier de la Légion d'honneur, Croix de guerre avec citation à l'ordre de l'armée navale, officier de l'instruction publique.

Entre dans la Marine en 1878, aspirant de 2ème classe classe le 1er août 1880; de 1ère classe le 5 octobre 1881. Il embarque sur la "RÉSOLUE", puis il fait campagne aux ANTILLES, sur le "FLORE", division volante et d'instruction. Il passe sur le "MARENGO" et le "TRIDENT" en escadre d'évolutions. En mars 1883, sur le "CLORINDE", station de TERRE-NEUVE.

Enseigne de vaisseau le 5 octobre 1883; port LORIENT.

Au 1er janvier 1885, sur le croiseur "RIGAULT-DE-GENOUILLY", escadre d'Extrême-Orient (Cdt Ernest RICHARD). Au 1er janvier 1886, idem mais division navale du Levant. En janvier 1887, élève-officier aux fusiliers-marins de LORIENT.

Lieutenant de vaisseau le 23 juin 1888.

En mars 1889, détaché à l'observatoire de MONTSOURIS.

En 1890 sur le "LAPÉROUSE", station de TERRE-NEUVE. En 1891 sur "LA-CLOCHETTERIE", mêmes eaux.

En avril 1892, sur le garde-côtes "FULMINANT".

Professeur de navigation sur l' "IPHIGÉNIE" en août 1892. Idem au 1er janvier 1894 (cdt Jules LEFÈVRE).

En juillet 1895, sur le "DUBOURDIEU" pour une mission de recherches sur le magnétisme terrestre, division navale de l'Atlantique (cdt Jean VALAT).

En juin 1896, sur la "DRÔME", il est chargé des sondages préliminaires à la pose d'un câble transatlantique entre BOSTON et BREST.

En février 1897, commandant l' "ARDENT", station des côtes occidentales d'AFRIQUE.

En janvier 1898, commandant le transport "CARAVANE, station de TERRE-NEUVE et d'ISLANDE.

Le 16 octobre 1899, aide de camp à l'état-major du préfet maritime du 3ème arrondissement à LORIENT.

Le 9 avril 1900, aide de camp du préfet maritime du 5ème arrondissement maritime à TOULON.

Capitaine de frégate le 1er avril 1902

Chevalier de la Légion d'Honneur.

Au 1er janvier 1903, second sur le cuirassé "MARCEAU", en essais à TOULON (cdt Octave Le CLERC).

En juillet 1903, sur le "MASSÉNA", aide de camp de l'amiral CAILLARD, commandant l'escadre du Nord.

Le 10 octobre 1905, commandant le "CASSINI" pour une mission dans la Baltique et les pays scandinaves.

Le 7 juin 1907, membre du comité technique de la Marine.

Officier de la Légion d'honneur.

Au 1er janvier 1909, conférencier à l'école supérieure de la Marine à PARIS.

Capitaine de vaisseau le 9 avril 1909.

Au 1er janvier 1911, (nomination du 1er novembre 1909), commandant le cuirassé "JUSTICE", porte-pavillon du contre-amiral Jean GASCHARD, commandant une division de la 1ère escadre. Au 1er janvier 1912, port LORIENT.

Officier de l'instruction publique.

Sous-chef d'état-major général au ministère de la marine en juin 1914.

En mai 1915, commandant la 1ère batterie de canonnières fluviales, il se distingue lors des opérations de Belgique et de Champagne.

Contre-amiral le 5 novembre 1915.

Commandeur de la Légion d'honneur.

Chef de cabinet du ministre de la marine LACAZE.

En août 1917, commandant supérieur des patrouilles de l'Océan et de la Manche (protection des convois, lutte anti sous-marine).

Vice-amiral en juin 1918.

Croix de guerre avec citation à l'ordre de l'armée navale en décembre 1918 : "Chef doué des plus belles qualités militaires. A fait preuve, pendant tout son commandement dans la conduite de la guerre contre les sous-marins, d'une ardeur, d'une énergie et d'une bravoure incomparables.".

En 1921, membre du conseil supérieur de la Marine; inspecteur général permanent du personnel militaire de la Flotte.

Grand-officier de la Légion d'honneur.

Il quitte le service actif en février 1924.

      Candidat d'Action française aux élections législatives de cette année, puis président d'honneur de la Ligue.

 

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Gaza: la solution est politique

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Nous donnons ci-après la parole à un habitant de Gaza la martyre pour expliquer les conditions politiques auxquelles une paix durable peut être envisagée en Terre sainte. Il est intéressant de le voir rejoindre saint Thomas d'Aquin: opus justitiae pax, la paix est oeuvre de justice. Ce à quoi l'Action française souscrit entièrement: pas de paix avec Israël sans justice pour les Palestiniens.
 
A.F.-Grand Sud-Ouest
 
4 Piliers Fédération
 
Ni aides humanitaires
ni visites diplomatiques,
nous cherchons une décision politique
 
par Ziad Medoukh
 
"Malgré la signature de l’accord de cessez-le feu, et malgré une trêve fragile entrée en vigueur la semaine dernière, la situation dans la bande de Gaza est toujours sous tension.
 
"Israël n’est pas satisfait de cet accord, il viole cette trêve tout le temps, il essaye de provoquer les factions de Gaza par des tirs et la présence de ses soldats sur les frontières.
 
"La population civile, qui a été la plus touchée et la plus visée par l’offensive militaire israélienne du 14 au 21 novembre 2012, est soulagée certes, en dépit des pertes humaines et des destructions massives.
 
"La vie reprenne doucement, doucement, à Gaza, malgré les conséquences désastreuses des dernières attaques .La population est en train de vivre à côté des ruines des maisons, immeubles et bâtiments détruits.
 
"Pour nous, cette trêve marque la fin de la nouvelle agression israélienne contre Gaza, mais pas la fin de l’occupation, car, sous n’importe quel prétexte, cette armée pourrait de nouveau attaquer, bombarder et pilonner cette région toujours sous blocus. D'autant plus qu’Israël n’a reçu aucun critique de la part des instances internationales vis-à-vis des opérations militaires  de la semaine dernière.
 
"Tout le monde sait que l’impunité d’Israël l’encourage à poursuivre ses attaques, et le meilleur exemple en est ses crimes commis à Gaza en 2009 sans soulever aucune réaction internationale ni aucune  sanction.
 
"Nous saluons ici la mobilisation populaire et citoyenne, partout dans le monde, au travers des manifestions, rassemblements, et protestations contre l’offensive militaire israélienne et en soutien à Gaza et sa population.
 
"Devant le silence complice de la communauté internationale officielle, cette mobilisation citoyenne avec la résistance de la population civile à Gaza, a été  l'élément principal qui a  poussé l’armée israélienne à mettre fin à son agression.
 
"Actuellement, il y a beaucoup de visites diplomatiques et de solidarité à Gaza, tout cela est important pour venir montrer son soutien et constater les dégâts de l’agression israélienne.
Des associations et des organisations internationales se mobilisent pour venir en aide aux Gazaouis, elles récoltent des fonds et du matériel pour les envoyer à Gaza, tout cela est important étant donnés  les besoins énormes de cette population qui a beaucoup souffert de attaques israéliennes.
 
"Malgré la destruction, le manque de moyens, les besoins, et l’isolement, les aides alimentaires, et les visites sur place ne sont pas une priorité.
 
"Le plus important, à mon avis, ce sont les décisions politiques qui devraient être prises par les instances internationales afin d’arrêter les attaques israéliennes contre Gaza et contre la Palestine.
 
"Nous avons besoin d’une décision politique qui oblige Israël à respecter les droits des Palestiniens, une décision qui mettra fin à l’occupation coloniale.
 
"Notre cause est politique, c’est une cause de justice, nous sommes occupés, nous sommes opprimés, nous avons le droit d’être libres et de vivre en paix sur notre terre.
 
"Jusqu’à quand  allons-nous vivre dans ce cycle infernal : attaques israéliennes, aides humanitaires pour les Palestiniens sinistrés et touchés par ces attaques, puis reconstruction des infrastructures détruites,  puis de nouvelles attaques... ?
 
"Jusqu’à quand notre cause va-t-elle rester humanitaire ? Jusqu’à quand le monde entier va-t-il s’intéresser à la Palestine, sauf quand il y a des morts et des bombardements ?
 
"Pourquoi cette communauté internationale oublie-t-elle qu’en Palestine, il y a la colonisation, le mur, le blocus, et pas seulement les besoins matériels d’un peuple qui souffre d'une occupation ?
 
"Nous voulons une reconnaissance  officielle d’un état palestinien libre et indépendant.
 
"Nous cherchons des décisions courageuses qui obligent Israël  à respecter tous les accords de paix signés avec les Palestiniens, et à respecter d’abord le droit international, sous peine  de sanctions économiques et politiques contre cet état d’occupation.
 
"Nous sommes pour une paix juste et durable, mais la paix passera en premier lieu par la justice." 

 

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