Hommage de l'Action française à Pierre Lagaillarde (1931-2014)

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

C'est avec émotion que l'on apprend de Gascogne la disparition de Pierre Lagaillarde, ancien député d'Alger, ancien bâtonnier du barreau d'Auch, le 17 août dernier. Il était entré dans la mémoire collective nationale en 1960, lors de l'affaire des Barricades, alors que, tout jeune président de la corpo de droit d'Alger, il avait revêtu sa tenue léopard d'officier parachutiste pour commander la résistance des Algérois à la méprisable politique de bradage de l'Algérie française, notre plus belle province, par De Gaulle et ses séides.

Par son exemple donné à une opinion publique indifférente, il avait fait comprendre que sans l'Algérie, "dernier cadeau de la Monarchie au peuple", la France amputée ne serait plus tout à fait elle-même. Elle ne le redeviendra que lorsque ces deux pays seront fraternellement et équitablement confédérés sous une même Couronne traditionnelle, antidémocratique et décentralisée. Cette juste réconciliation, indispensable à la paix en Méditerranée, doit être un des buts d'une politique d'Action française au XXIème siècle.

Bien qu'il n'ait jamais appartenu à l'Action française proprement dite, la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque saluent avec respect la mémoire de ce combattant de la Plus Grande France et d'une Nation qui n'a jamais été raciste. Ce grand patriote appartenait à une génération d'hommes indomptables, - celle de l'honorable Pierre Pujo, dont nous perpétuons l'incorruptible héritage politique d'A.F., - qui "mettaient leur peau au bout de leurs idées" et qui savaient ce qu'Honneur veut dire. C'est suffisamment rare aujourd'hui, même et surtout à l'extrême-Droite, pour être rappelé.

Vincent GAILLERE

Délégué régional de l'Action française

dans le Grand Sud-Ouest

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Muray, triomphalisme et "nouvelle évangélisation"

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Ci-dessous, un court texte percutant (et injuste), mais pas mal vu, dans lequel l'essayiste Philippe Muray, pourfendeur de l'homo festivus sous toutes ses formes, met en évidence le caractère factice de certains aspects de masse de la "nouvelle évangélisation" et la mentalité "triomphaliste" de la jeunesse catholique.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

«[…] On n’a pas eu tellement tort, l’été dernier, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse, de parler de Catho Pride. Si l’Eglise et son histoire ont vraiment disparu, c’est peut-être durant cet épisode d’apparente euphorie. Tout cela s’est dissout dans la fierté d’être catholique, dans un contentement de soi unanime et carnavalesque, d’où le concret humain (le désaccord avec le monde-donnée) s’était déjà retiré sans doute depuis longtemps. La messe s’est engloutie dans la kermesse ; et l’ancien catholicisme, comme tous les autres cultes, dans cette mystique des temps nouveaux qu’il faut désormais appeler panfestivisme. L’apparition de cette religion nouvelle se fait bien entendu aux dépens de toutes les autres, dont elle conserve d’ailleurs certains traits, tout en les privant de leur valeur essentielle (conflictuelle). A l’occasion de ces JMJ, l’Eglise n’a pas davantage renoué avec les masses qu’elle ne fait l’apprentissage des médias quand l’épiscopat décide de discuter d’internet avec l’académicien séraphique Michel Serres, dispensateur suprême de la cyber-pommade des temps multimédias. Dans l’un et l’autre cas, cette espèce d’aggiornamento n’est que l’acte d’allégeance d’une institution deux fois millénaire au nouveau maître hyperfestif. […]»

Source: Après l'Histoire, 2000.

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Centenaire de 1914: Jaurès, Israël et l'Action française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Alors que le pays légal célèbre ces temps-ci jusqu'à la nausée la mémoire du grand bourgeois de province, fondateur du socialisme réformiste moderne, nos lecteurs aimant la vérité historique seront intéressés par les quelques citations suivantes, qui montrent une autre facette, moins connue, du personnage, même si ce genre de fortes déclarations étaient tenues, à la Belle Epoque, pour assez certaines pour être répandues à Gauche comme à Droite. Et encore, quand il les prononçait, I'Etat hébreu n'existait pas! Jaurès-le-Généreux aurait-il été pro-sioniste et belliciste néo-con comme Hollande? Rien n'est moins sûr! Ce dont on est à peu près certain, par contre, à lire leur radicalisme, c'est que jamais Jaurès n'aurait voté pour le néo-Front national mariniste!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Jean Jaurès, La Dépêche de Toulouse, 1er mai 1895:

« Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les juifs, c’est que, par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique. (…) En France, l’influence politique des juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s’exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l’argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. »

Jean Jaurès, La Dépêche de Toulouse, 13 mars 1895:

« J’estime que la juiverie politique et financière qui nous ronge est la plus grande plaie sociale du jour. »

Jean Jaurès, discours au Tivoli, cité dans La Petite République, 9 juin 1898:

« Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la fièvre du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de cor­ruption et d’extorsion. »

Source: http://unionrepublicaine.fr/jaures-netait-pas-un-brave-prophete-laique/

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Petite histoire du coeur vendéen avec l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Alors que l'on commémore depuis l'an dernier le deux-cent vingtième anniversaire des guerres de Vendée, on lira avec un particulier intérêt l'historique suivant, qui retrace la genèse du double coeur vendéen, symbole aujourd'hui communément admis de la lutte, des sacrifices et de la mémoire de toute une population courageuse.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Extrait de l’article publié par Fabian de Montjoye, antiquaire en bijoux anciens, « La broche dite « double cœur vendéen », Revue du Souvenir Vendéen, juin 2010, p. 15-17:

"Fabian de Montjoye a retracé de façon très convaincante l’apparition du double cœur, dit « vendéen ». Son étude en révèle l’origine dans un bijou ancien. Il faut remonter à la « guimbarde », broche en forme de cœur ajouré, qui était un accessoire servant d’épingle de col aux hommes, en Poitou, Charente et Saintonge. Cette guimbarde, du nom d’un instrument de musique rudimentaire dont la forme est très proche de la sienne, était fabriquée principalement à Niort et à Nantes, vraisemblablement dès l’Ancien Régime. Sa forme en cœur – pas encore double – relève, non pas d’une dévotion au Sacré-Cœur (pourtant fort répandue dans l’Ouest au XVIIIe siècle), mais de la symbolique amoureuse, comme le confirme bien souvent la présence d’une flèche, celle de Cupidon, transperçant le cœur. Ces flèches disparaissent d’ailleurs lorsque la croix apparaît, plus tardivement, au sommet du bijou. Quant à la couronne, attestée avant la croix, elle ne peut symboliser que le mariage, qui « couronne » l’amour. Portée à l’origine par les hommes, cette broche pouvait être un présent amoureux, celui d’une fiancée.

"Au début du XIXe siècle, la symbolique amoureuse de l’accessoire vestimentaire est concurrencée par une référence collective politico-religieuse, en relation avec le Sacré-Cœur de Jésus, arboré par les combattants vendéens et chouans comme signe de reconnaissance.

"Ce n’est véritablement qu’après l’équipée de la duchesse de Berry dans l’Ouest, en 1832, que se répand le bijou en double cœur à connotation religieuse et monarchiste que l’on connaît : un cœur pour Dieu (symbolisé par la croix) et l’autre pour le Roi (représenté par la couronne). Fabriqué principalement à Niort et aux Sables-d’Olonne, il connaît un grand succès et, du coup, perd progressivement sa référence politique pour devenir un simple bijou d’ornement, représentatif d’une région. La vocation « emblématique » de cette broche, due à l’attachement identitaire que lui portent les Vendéens, va aussi fixer définitivement sa forme. Ainsi, la liberté de style propre aux guimbardes fonctionnelles (annulaire ou cordiforme, avec ou sans flèche, avec ou sans couronne, avec ou sans fleur de lys, …) va s’uniformiser en un double cœur couronné et sommé d’une croix. Ce modèle, fixé au milieu du XIXe siècle, ne variera guère et demeurera en usage populaire jusqu’au milieu du XXe siècle, avant de connaître un certain renouveau dans les années 1980."

"Extrait de l'article publié par Thierry Heckmann, "1943. La Vendée se dote d'un blason. De l'identité à l'emblème", Recherches vendéennes, n° 6, 1999, p. 291-294:

"Rappelons que logos et blasons, à l'instar d'une signature, constituent un signe de reconnaissance simple, dont les caractéristiques doivent permettre à quiconque d'en identifier l'auteur au premier coup d'œil. Nombre de personnes morales s'en sont doté au cours des âges, les villes en particulier. Le ralentissement de la création héraldique, amorcé déjà sous l’Ancien Régime, correspond à la perte d’autonomie et donc d’identité des collectivités locales face à l’Etat. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la décentralisation des pouvoirs, amorcée en 1982, ait été rapidement suivie par la création de milliers de logos, à la demande des départements et des communes. De conception souvent trop cérébrale, leur symbolique compliquée échappe parfois à la population, qui ne se les approprie pas, forçant les élus à en changer. Comme jadis pour le blason, c’est la notoriété qui enracine un logo. Force est de reconnaître qu’en Vendée elle s’accompagna d’un succès immédiat auprès du public. Il ne s’agissait à vrai dire que du relookage des armes du département, dont la création nous reporte quarante-six ans plus tôt.

"C’est en effet en 1943 que le bureau du conseil départemental promulgua les armes de la Vendée. Cette question s’était posée en marge d’un débat récurrent depuis 1937 sur la répartition des départements en régions ou provinces. On venait d’attribuer des armes à toutes les communes de la Seine, au Kremlin-Bicêtre comme à Orly : « d’azur … chargé de cinq avions de sable, volant en pal » ! Dans ce contexte, la Revue du Bas-Poitou prit l’initiative d’inviter ses lecteurs à présenter leurs propositions. Son choix reçut l’approbation officielle et bénéficia d’une telle popularité que personne ne songea à s’en offusquer, tant l’appropriation qu’en faisait la population dépassait le modeste usage officiel d’un organe administratif encore sans grande personnalité.

"Il est vrai qu’on avait eu le souci de choisir des armes pour ainsi dire parlantes, évoquant sans conteste la Vendée, tout en cherchant à éviter qu’il ne s’agisse que d’une Vendée. La devise, « Utrique fidelis » (fidèle à l’un et à l’autre), proposée par un fonctionnaire, l’archiviste du département, faisait explicitement référence à la présence de braves du côté des Bleus comme de celui des Blancs. Le choix d’un cœur évidé surmonté d’une couronne, et même sous sa forme de double cœur, était inspiré des décors d’armoires ou d’orfèvreries bien attestés avant même la Révolution et si fréquents en Vendée. Le Dr Baudouin, aux opinions peu suspectes d’avoir été réactionnaires, avait cru pouvoir en établir l’existence depuis les Gaulois dans un article documenté en 1903. La croix, ajoutée au XIXe siècle, avait fini par faire appeler couramment cet emblème cœur vendéen, et le savant archéologue d’affirmer alors que ce « bijou local [était] la caractéristique la plus typique qu’on puisse souhaiter pour notre département ». On se risqua donc à en faire un nouveau meuble héraldique, mais après quelques précautions. Les cœurs étaient évidés et au nombre de deux pour éviter toute analogie directe avec un Sacré-Cœur. La croix, aux branches égales, n’épousait pas la forme triomphante de la croix latine à forte connotation religieuse. La couronne, stylisée, restait avant tout un ornement et n’était pas plus la couronne royale caractéristique que celle de toute reine de village. Enfin, on avait écarté d’emblée tous les projets présentant des chouettes chouannes, des fleurs de lys, des croix glorieuses, ou même des faux vendéennes. Héraldique oblige, on avait entouré l’écu d’une « bordure componée aux armes de la province du Poitou ». Trop compliquée à reproduire et au caractère plus officiel que populaire, elle s’avéra inutile et ne tarda pas à tomber en désuétude.

"Le blason de la Vendée, département créé sous la Révolution, entérinait donc la forme d’un emblème qui se cherchait depuis un siècle et que la tradition avait travaillé : en partie antérieur à la guerre de Vendée, il en évoquait le souvenir fondateur ; il s’en démarquait aussi suffisamment pour acquérir une actualité que ne devait pas contrarier une lecture historique. "

Source: http://archives.vendee.fr/Decouvrir/Pages-d-histoire/Miscellanees/Du-blason-de-la-Vendee-a-son-logo

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