Le jour d'après: Triste avenir pour le sionisme

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après une intéressante analyse faisant le bilan de la politique sioniste après la répugnante campagne menée contre les civils palestiniens désarmés en août à Gaza où Israël, l'Etat "le plus moral du monde", s'est décrédibilisé encore davantage. Mener une politique aussi suicidaire est globalement négatif et pose la question de la pérennité à moyen terme de la structure étatique hébraïque. Aux Etats-Unis de décider s'ils souhaitent lier à ce poids mort leur sort de grande puissance sur le déclin... La France monarchique et nationaliste, quant à elle, protectrice historique des chrétiens d'Orient, dont un grand nombre sont des Arabes palestiniens, serait fidèle à la tradition du Duc d'Orléans du discours de San Remo contre la "fortune anonyme et vagabonde", et saurait bien, sous des chefs enfin dignes de ce nom, se débarrasser des chaînes du "diplomatiquement correct" en la matière!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

La fin d’Israël par Gilad Atzmon —

21 juillet 2014 (traduit de l’anglais par Djazaïri)

"Dans son discours à la nation, le premier ministre Benjamin Netanyahou a admis aujourd’hui que la guerre à Gaza est une bataille pour l’existence de l’état juif. Netanyahou a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir en quoi consisterait une victoire. Ce qui est certain, c’est que la bataille ne porte pas sur les tunnels ou les activités souterraines des militants, les tunnels ne sont que des armes pour la résistance mais pas la résistance en elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël dans un champ de bataille dans lequel il n’avait aucune chance de gagner et le Hamas a posé les conditions, choisi le terrain et a écrit les termes nécessaires pour la conclusion de ce cycle de violence.

"Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter une opération terrestre de l’armée israélienne. Il se trouvait confronté à la réalité du fait qu’Israël n’a pas de réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu’une défaite sur le terrain anéantirait le peu qui subsiste de capacité de dissuasion de l’armée israélienne.

"Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses partisans, avait le dessus. Il voyait ses citoyens soumis à des tirs incessants de roquettes, mais montrait quand même de la retenue, tuant les civils Palestiniens seulement de loin, ce qui contribuait à véhiculer une image imaginaire de puissance. Mais les choses ont vite changé depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre.Israël est maintenant, une fois de plus, engagé dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et, pis encore, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d’infanterie d’élite sont décimés dans la bataille de rue en face à face dans Gaza. Malgré l’évidente supériorité technologique et en puissance de feu d’Israël, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à porter le combat en territoire israélien. En outre, les tirs de roquettes sur Tel Aviv ne semblent pas s’arrêter.

"La défaite de l’armée israélienne laisse l’état juif sans aucun espoir. La morale de l’histoire est simple. Si vous tenez absolument à vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est l’ingrédient essentiel pour décourager le dépossédé d’agir pour réclamer ses droits. Le nombre de pertes dans l’armée israélienne et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens qui retournent chez eux dans des cercueils envoie un message clair aux Israéliens comme aux Palestiniens. Il n’y a pas d’avenir pour un État réservé aux Juifs en Palestine ; ils devront peut-être essayer ailleurs."

Source:

Voir les commentaires

Ou le F.N., ou Mélenchon: une alternative en 2017 selon l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Dans la vague de commentaires qui ont suivi les dernières péripéties gouvernementales, on lira ci-après un article désopilant où les politiciens professionnels Montebourg et Mélenchon se comparent au grand consul romain Cincinnatus. Le ridicule ne tue pas! Toutefois, si le premier est léger, le second semble bien en mesure de faire échec à mademoiselle Le Pen nonobstant les sondages. Que l'on regarde ci-dessous, pour s'en convaincre, la vidéo du discours qu'il a prononcé lors de la récente université d'été du parti de Gauche! La profondeur de sa culture et de ses convictions, son appel sincère au rassemblement du peuple français par-delà Droite et Gauche, sa défense passionnée de la Patrie et de sa souveraineté (même si elles ne sont pas exactement conçues comme la France de Saint-Louis ou de Jeanne-d'Arc), inhabituels dans son camp, tranchent radicalement avec la pauvreté du discours protéiforme du F.N. new look, maintenant relayé avec une curieuse complaisance par les médias, et contrastent furieusement avec l'indigence politique de ses cadres et de ses candidats.

La France est la France, quel que soit le point dont on la regarde; il n'y a que les racistes et autres identitaristes altereuropéistes avec qui on ne peut accepter de la défendre: c'est la grande leçon de la participation de l'Action française au combat souverainiste, initiée par le regretté et clairvoyant Pierre Pujo. C'est cette politique que la fédération Grand Sud-Ouest de l'A.F. et sa section de Bordeaux poursuivront inlassablement. Un député disait en 2002 que les Français avait voté Le Pen un peu comme on s'accroche à une bouée de sauvetage: en 2017, la bouée de sauvetage de la France, de son histoire, de son vivre-ensemble et de son peuple, ce sera, peut-être, Mélenchon! Une affaire à suivre, donc, avec attention par les royalistes d'Action française, qui ne sauraient se désintéresser du sort de l'Unité française, de ses communautés spirituelles et de ses provinces, fragile mosaïque dont on a déjà vu comment, avec Sarkozy, elle pouvait être facilement mise en danger. En l'absence durable de Roi, il revient aux nationalistes d'A.F. de la défendre avec intelligence et audace!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2014/08/25/25003-20140825ARTFIG00302-montebourg-evoque-cincinnatus-comme-melenchon-avant-lui.php

Voir les commentaires

Colloque historique sur "La Grande Guerre inédite" le 20 septembre 2014 à Paris

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Nous avons le plaisir d'avertir ceux de nos lecteurs de la Région parisienne du colloque historique qui aura lieu ce samedi 20 septembre 2014, avec la participation de plusieurs éminents historiens, de "directeurs d'émission" de Radio-Courtoisie et de responsables associatifs. Son thème, d'actualité en ce centenaire, traite de "La Grande Guerre inédite" et entend contribuer à renouveler, sous un jour objectif, novateur et dépassionné, le regard que nos contemporains portent sur ce conflit qui a affecté la France au XXème siècle. Notre Délégué régional, l'essayiste Vincent Gaillère, déjà cooauteur du Trésor de l'Action française, recueil d'études érudites et critiques sur les grands titres de cette école de pensée publié sous l'égide de Pierre Pujo, y présentera le résultat attendu de ses recherches originales sur "La Guerre en Méditerranée", un sujet habituellement peu étudié dans lequel il remet dans sa juste lumière cet important théâtre d'opérations aux multiples facettes.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Colloque « La Grande Guerre inédite »

Paris, samedi 20 septembre 2014

de 9 h à 18 h.

Programme

Matinée sous la présidence de M. Didier BEOUTIS

9 h. – Ouverture des portes.

9 h-9 h 15. – Présentation de la journée par M. Didier BEOUTIS, président de la Société artistique et littéraire du VIIème arrondissement.

9 h 15-9 h 45. – Philippe CONRAD : La Grande Guerre et l’Europe.

9 h 45-10 h. – Questions-réponses.

10 h-10 h 30. – Pr Francis BALACE : Albert Ier, roi des Français ? autopsie d’une rumeur.

10 h 30-10 h 45. – Questions-réponses.

10 h 45-11 h. – Pause.

11 h 45-11 h 30. – Mme Dominique PAOLI : Maurras face à la Grande Guerre.

11 h 30-11 h 45. – Questions-réponses.

11 h 45-12 h 15. – Jean-Louis DUVIGNEAU : De Clausewitz à Ludendorff.

12 h 15-12 h 30. – Questions-réponses.

12 h 30-14 h. – Pause déjeuner.

Après-midi sous la présidence de M. le Pr Francis BALACE

14 h-14 h 30. – Didier BEOUTIS : Les souvenirs de Guerre d’un soldat appelé : André Bouton.

14h 30-14 h 45. – Questions-réponses.

14 h 45-15 h 15. – Philippe PREVOST : Un inédit d’un homme qui ne savait ni dessiner, ni écrire : le maréchal Pétain.

15 h 15-15 h 30. – Questions-réponses.

15 h 30-15 h 45. – Pause.

15 h 45-16 h 15. – Vincent GAILLERE : La Guerre en Méditerranée.

16 h 15-16 h30. – Questions-réponses.

16 h 30-17 h. – Philippe d’HUGUES : Le cinéma et la Guerre.

17 h-17 h 15. – Questions-réponses.

17 h 15-17 h 30. – Conclusion de la journée par Didier BEOUTIS.

18 h. – Fermeture des portes.

Renseignements pratiques:

Lieu du colloque: Maison des Associations, 4 rue Amélie, Paris VIIème.

Participation aux frais: 20 "euros" par personne (déjeuner compris).

Voir les commentaires

Crise de Régime: l'Action française-Bordeaux a raison!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

La rentrée politique 2014 s'annonce décidément bonne pour l'Action française-Bordeaux & Basse-Guyenne, dont les lucides analyses, développées sur son blogue officiel, sont confirmées journellement par les observateurs les plus avertis de la Société française! Témoins les propos incroyablement maurrassiens de l'historien Jean-Pierre Le Goff au Figaro: il n'y manque même pas l'élitisme, l'éloge du pays réel et l'appel au Chef! Au-delà des péripéties du jour, nous vivons bien une crise qui pourrait devenir une crise de régime. A lire avec délectation!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Une partie de la société a déserté mentalement le champ politique et ce qu'on appelle l' «affaire Trierweiler» creuse en peu plus le fossé avec une partie de la classe politique et médiatique qui vit dans un monde à part, en ayant tendance à se prendre pour le centre du monde. Au sein de la société, existe un phénomène de «ras le bol» et de rejet de cette surmédiatisation et de ce milieu qui vit un circuit fermé. L'effet de résonnance médiatique ne saurait faire oublier les forces vives du pays qui demeurent ancrés dans le réel, se passionnent pour leur activité, ont le souci des autres et de leur pays. C'est de ce côté-là que résident le renouveau et non du côté des «m'as-tu vu» qui étalent leur image et leur rancœur à tout va.

"On ne saurait désespérer de la politique dans un pays qui est le fruit d'une longue histoire marquée par l'attachement à la puissance publique et à la capacité de la politique à changer le cours des choses. Mais encore faut-il que les politiques cessent de flirter avec un nouvel air du temps problématique et une «réactivité» à tout crin. Le pays disposent encore d'hommes et de femmes politiques qui ont gardé le sens de l'État et de l'«intérêt supérieur» du pays. Aux compétences nécessaires, s'ajoute un charisme indispensable à la fonction politique. Ces qualités ne se sont pas données à tout le monde ; elles ont un caractère aristocratique (au sens grec, premier du terme, qui signifie le pouvoir des «meilleurs») ou élitaire par le type de vertu qu'elles exigent et qui peut apparaître hors du commun. Si l'on ne reviendra pas à un ancien modèle autoritaire et hautain, la crise dans laquelle le pays est plongé implique de telles exigences, faute de quoi le pays sombrera un peu plus dans une démocratie informe et le morcellement. Le délitement n'en «finit pas de finir»… Il est temps de passer à une nouvelle étape de notre histoire."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/09/05/31003-20140905ARTFIG00350-jean-pierre-le-goff-scandales-revelations-nous-assistons-au-spectacle-de-l-insignifiance.php

Voir les commentaires

La propagande sioniste en échec

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Pour bien commencer la rentrée de l'année politique 2014-2015, nous proposons à nos fidèles lecteurs une intéressante analyse par une universitaire américaine indépendante, le professeur Deepa Kumar, sur l'échec de la propagande sioniste. La grossièreté des arguments employés par les Israéliens contrastaient en effet avec la menace supposée posée par le Hamas. Il semble qu'internet ait changé le rapport de force traditionnellement pro-sioniste dans les médias en faveur des Palestiniens. L'Action française les félicite de cette victoire de David contre Goliath et les encourage à poursuivre leur noble combat justifié contre l'impérialisme "occidentaliste"!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"La guerre de propagande d’Israël a franchi une nouvelle étape dans la bassesse. Alors que le monde essayait encore d’encaisser le choc du meurtre de masse à Shejaiya, Benjamin Netanyahou s’est montré devant les caméras de CNN pour affirmer que le Hamas se sert des « télégéniquement morts » pour promouvoir « sa cause. » Il a ajouté que pour le Hamas : « Plus il y a de morts, mieux c’est. » Même si Netanyahou avait suivi le script prévu par la propagande qui consiste d’abord à montrer de la sympathie et à exprimer des regrets, en réduisant les Palestiniens tués à des sessions photographiques, il a montré comment fonctionne son esprit.

"Il existe un script standard pour la manière de parler des victimes palestiniennes. Après qu’Israël a tué quatre garçons sur une plage de Gaza le 16 juillet, la classe médiatique américaine s’est alignée sur le canevas de la communication israélienne : reconnaître la tragédie mais faire porter le chapeau au Hamas. C’est exactement ce qu’a fait Mark Regev, le porte parole israélien, quand il a été soumis à un feu roulant de questions par le journaliste présentateur John Snow sur Channel 4 News. (Angleterre). C’est également ainsi que le porte parole du Département d’Etat US Jen Psaki a répondu, utilisant le même argumentaire mot pour mot.

"Ce canevas, ce cadre argumentatif, a été développé en 2009 et est exposé dans le Global Language Dictionary de l’Israel Project. Ce manuel orwellien propose une méthode détaillée sur la manière de « communiquer efficacement pour soutenir Israël. »

"Un de ses premiers commandements est que les propagandistes po-israéliens doivent montrer de l’empathie. Le manuel souligne qu’ils doivent « montrer de l’empathie pour les DEUX camps » (en majuscules dans le texte original) comme moyen de gagner en crédibilité et en confiance. Pour s’assurer que ce point sera bien compris, le manuel répète encore (en gras souligné cette fois) l’instruction «utilisez l’Empathie » – l’idée étant que l’empathie est un outil important à utiliser dans la guerre de propagande.

"Quand des femmes et des enfants palestiniens innocents sont tués, la première réponse doit consister à faire preuve d’empathie ; la suivante est de reformuler lle problème en observant qu’on ne peut pas en faire reproche à Israël qui ne fait que se défendre et qui veut seulement la paix. Même quand pleuvent mort et destruction, le manuel est clair : « Rappelez à l’auditoire – encore et toujours – qu’Israël veut la paix. »

"Elaboré après la guerre contre Gaza en 2008, à un moment où les Américains commençaient à montrer une plus grande sympathie pour les Palestiniens, ce manuel de propagande essaye de combler certaines des insuffisances [de la propagande, NdT] pendant l’opération Plomb Durci. Parmi les diverses améliorations qu’il propose, le manuel note qu’il est important de faire la distinction entre le peuple palestinien et le Hamas. Ayman Molhyeldin, un des rares journalistes internationaux à avoir couvert Plomb Durci, avait observé qu’Israël cherchait à « présenter tout le monde à Gaza comme des sympathisants du Hamas, des sympathisants terroristes » comme moyen de justifier les tirs meurtriers aveugles.

"Le manuel de 2009 va au rebours de cette stratégie, en affirmant que bien que les Américains « saisissent » que le « Hamas est une organisation terroriste… s’ils ont l’impression que vous attaquez le peuple palestinien ;;; vous perdrez du soutien. » Le manuel souligne encore : « En ce moment même, beaucoup d’Américains ont de la sympathie pour le sort des Palestiniens et cette sympathie va se renforcer si vous ne parvenez pas à différencier le peuple de ses dirigeants. »

"En d’autres termes, si on veut le recul de la sympathie pour le peuple palestinien, de nouveaux procédés sont nécessaires pour en compléter d’autres plus anciens.

"La propagande israélienne a une longue histoire. En 1982, l’invasion du Liban avait suscité la condamnation internationale. En particulier, le massacre de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila avaient nui à son image auprès de l’opinion publique. Israël avait alors crée un organisme de relations publiques dont la mission était d’entretenir une bonne image médiatique aux Etats Unis. Le projet de Hasbara propagande] comprenait la formation des diplomates et des attachés de presse israéliens à parler d’une manière qui garantisse une couverture médiatique favorable. L’observatoire des médias, le Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA), fut crré pour assurer une veille médiatique et répondre au traitement médiatique « injuste » d’Israël.

"Mais le traitement médiatique d’Israël n’est pas simplement le produit de bons argumentaires, il est plutôt le résultat de la « relation spéciale » entre les Etats Unis et Israël et de leurs intérêts mutuels au Moyen Orient. C’est out sauf une coïncidence si Psaki utilise les même langage que Mark Regev. ou si John Kerry fait écho à Netanyahou.

"L’élite politique américaine, l’élite israélienne et les propriétaires des grands médias ont en commun un ensemble d’intérêts politiques et économiques qui garantit la domination de la propagande israélienne dans les médias établis. Si les journalistes et les médias s’écartent trop du script, diverses organisations pro-israéliennes comme CAMERA déclenchent un tir de barrage et mobilisent suffisamment de pression sur les rédactions et les journalistes pour qu’ils rentrent dans le rang.

"Comme Glenn Greenwald l’a observé récemment, les personnalités et les cadres dirigeants des médias ont plus « peur » de traiter d’Israël que de n’importe quel autre sujet. Jon Stewart a dit la même chose sur un ton comique dans son sketch ‘Nous devons parler d’Israël.’

"Le résultat est qu’au final, le traitement par la presse du conflit israélo-palestinien suit un patron [pattern ou modèle] qui est schématisé par Sut Jhally, un universitaire spécialiste des médias, dans une vidéo éducative qu’il a produite intitulée Peace, Propaganda and the Promised Land, US Media and the israeli-Palestinian Conflict. Fissures dans la machine de propagande.

"Mais quelque chose de nouveau s’est produit dans les médias établis, particulièrement depuis la tragédie du 16 juillet. Ayman Mohyeldin, qui travaille actuellement pour NBC [un grand network américain], a assisté et a rendu compte de l’assassinat de sang froig par Israël de 4 petits garçons palestiniens qui jouaient au football sur la plage. Le reportage de Mohyeldin était poignant mais avait néanmoins été diffusé par NBC.

"Cependant, NBC avaut immédiatement rappelé Molhyedin, sans donner d’explication sur pourquoi son meilleur journaliste sur ce sujet (Mohyeldne avaiit déjà travaillé à Gaza, parle arabe et a une bonne connaissance de la situation politique au Moyen Orient) devait être retiré de la bande de Gaza.

"C’est la procédure standard dans l’establishment médiatique. Mais ce qui s’est passé par la suite est tout sauf standard.

"Suite à un article de Glenn Greenwald sur cette situation |le rappel du journaliste] dans Intercept, de nombreuses personnes, surtout à travers les réseaux sociaux, ont mis la pression sur NBC. A la différence des procédures habituelles où la pression vient seulement d’organisations pro-israéliennes bien dotées financièrement, cette fois ce sont des gens ordinaires ébranlés par le nombre de tués palestiniens qui ont organisé leur dissidence..

"Le résultat a été que Mohyeldin a été rétabli à son poste. Il a tweeté : « Merci pour tout ce soutien. Je retourne à #Gaza pour rendre compte [de la situation]. Je suis fier de l’engagement constant de NBC pour couvrir le côté #palestinien de l’histoire. »

"De la même manière, l’indignation suscité par Diane Sawyer d’ABC [autre grand network américain] qui avait présenté comme israéliennes des victimes affligées par le deuil et la souffrance alors qu’elles étaient palestiniennes, a eu pour résultat, chose rare, que ce grand média pro-israélien a présenté des excuses.

« La dynamique à l’oeuvre est la suivante : En premier lieu, des médias indépendants ont joué un rôle décisif en contrant la propagande israélienne et en proposant des versions alternatives [des événements]. En second lieu, les médias sociaux ont fourni un forum qui a permis de véhiculer le travail de journalistes indépendants ainsi que des témoignages de première main émanant de Palestiniens à Gaza. Troisièmement, dans ces espaces Israël est en train de perdre la bataille de la propagande malgré ses vastes ressources en spécialistes de la désinformation. Quatrièmement, des militants de terrain qui utilisent les réseaux sociaux ont été en mesure de faire exercer des pressions sur l’establishment médiatique. Cinquièmement, ce climat a mis les journalistes des grands médias présents sur le terrain à parler plus ouvertement des horreurs que subit Gaza.

"Ainsi, Tyler Hicks, journaliste photo pour le New York Times, qui a aussi assisté à l’attaque israélienne sur la plage, a eu l’autorisation de publier un article dans le New York Times sur cette expérience. Qualifiant de mensonge les déclarations israéliennes selon lesquelles seul le Hamas est visé par les bombardements, il écrit : « Une petite cabane en métal dépourvue d’électricité et d’eau courante sur une jetée en bord de mer sous un soleil de plomb ne semble par le genre de le lieu fréquenté par des militants du Hamas, lles cibles expressément visées par l’armée israélienne. Des enfants, mesurant un peu plus d’un mètre, habillés en tenue d’été, fuyant une explosion, ne correspondent pas non plus à la description de combattants du Hamas. »

"Présent sur la plage quand cette tragédie s’est produite, Hicks demande : « Si des enfants sont tués, qu’est-ce qui pourra me protéger, ou protéger n’importe qui d’autre ? »

"Ben Wedemen, correspondant à l’étranger chevronné pour CNN, a pu découvrir par lui-même que rien ne peut protéger les journalistes. Il a été touché à la tête par une balle israélienne en caoutchouc. Après cet incident, il a fait un reportage en direct sur une famille de Gaza qui évacuait son quartier en prévision d’une attaque israélienne. Le cri d’horreur d’une fillette entendant une frappe de missile près de là où elle se trouvait a rempli les écrans des téléspectateurs de CNN.

"C’est peut-être la première fois que les Américains sont informés de la souffrance du peuple palestinien par la presse de l’establishment ? Même si le cadre de référence qui consiste à « accuser les Hamas » domine la couverture de la situation par les médias dominants, l’humanité des Palestiniens fraie son chemin à travers les fissures d’une propagande pro-israélienne bien installée depuis de dizaines d’années.

"Et comment pourrait-il en être autrement ? Quand l’expérience réelle des journalistes contredit le discours propagandiste, s’ils ont un coeutr et un cerveau, ils ne peuvent faire autrement que considérer la propagande sioniste pour ce qu’elle est. C’est sans doute pour ça qu’Israël avait tenu à l’écart les journalistes étrangers êndant l’opération Plomb Durci en 2008.

"Une autre journaliste de CNN, Diana Magnay, qui entendait les applaudissements des Israéliens quand les Palestiniens étaient bombardés, a dit spontanément en direct – « c’est vraiment stupéfiant, macabre et vraiment quelque chose de vraiment horrible de voir ce spectacle des flammes dans le ciel. » Journaliste expérimentée, elle semble s’être auto-censurée et avoir substitué les mots « spectacle des flammes » à ceux qui traduisaient vraiment sa pensée sur les gens qui applaudissaient : « salauds », le mot qu’elle tweetera par la suite.

"Magnay avait écrit : « Des Israéliens sur la colline qui surplombe Sderot applaudissent quand des bombes tombent sur Gaza ; ils menacent de « détruire notre voiture si je dis quelque chose de mal.’ Salauds »

"En dépit des fortes tentatives d’intimidation que subissent les journalistes, ici de faire sauter la voiture de Magnay si elle dit seulement un »mot de mal », ce genre de pressions semble de moins en moins efficace. Si Magnay a été éloignée de Gaza par CNN, des réseaux sociaux vigilants ont combiné leurs effets aux manifestations de masse dans le monde entier pour créer un climat dans lequel si les médias veulent garder leur crédibilité ils doivent au moins donner l’impression d’avoir une position équilibrée.

"C’est l’ouverture que les militants en faveur des droits des Palestiniens doivent exploiter afin de recadrer le débat. S’ils manquent d’organisations de lobbying, d’observatoires de surveillance de la presse, de trolls rémunérés, de spécialistes de la désinformation et des vastes ressources financières dont dispose le camp israélien, ils ont une chose pour eux – la vérité."

Deepa Kumar est professeur d'études médiatiques à l'université Rutgers. On peut la suivre sur Twitter @ProfessorKumar et sur son site Deepakumar.net. Elle est l'auteur d'un livre remarqué sur L'Islamophobie et la politique impériale.

Source: http://deepakumar.net/telegenically-dead-israels-crumbling-media-war/

Traduit de l’anglais par Djazaïri.

Voir les commentaires