Zemmour, patriote français, vraiment? l'avis de l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

C'est avec surprise que nous lisons dans Sud-Ouest que le journaliste à succès Eric Zemmour fera à Bordeaux une conférence en janvier sur son dernier ouvrage, organisée par un obscur comité Théodule de conservateurs (un mot qui commence mal, disait le Duc d'Orléans). On trouvera quand même curieux que le "grand quotidien républicain régional" fasse de la publicité pour un "penseur" soi-disant "réactionnaire" qui prétend, dans un pot-pourri passionnel de critique des musulmans et du déficit des retraites, réhabiliter Pétain! La publicité gratuite qui lui est offerte dans les grands médias écrits et audiovisuels nationaux, propriétés de la "fortune anonyme et vagabonde" et qui jouissent d'une liberté limitée, est tout aussi surprenante...

A propos de son éclectisme politique visant à ratisser large à Droite et à l'extrême-Droite, nous ne pouvons que mettre en garde nos lecteurs sur les contrefaçons light du nationalisme que ce personnage feint de véhiculer. Il faut rappeler que, logiquement, ce journaliste israélite, jacobin et bonapartiste n'a jamais conclu à la Monarchie et qu'il ne critique jamais la Démocratie. En politique étrangère, son silence sur la question proche-orientale, pourtant une question cruciale pour la paix du monde, est révélateur. Curieux nationalisme, en effet, que celui d'un essayiste qui prétend que la France s'est suicidée: jamais Maurras n'aurait pensé ni écrit une telle chose. Ses limites en tant que "contre-révolutionnaire" sont dès lors évidentes et le caractère destructeur de sa conception de la France et de son intérêt national clair. Que de prétendus "maurrassiens" fasse leur ces propos sacrilèges et antipatriotiques montre le peu de sens politique de la bourgeoisie bordelaise qui fera là son geste "militant" de l'année sans avoir à se salir les mains - mais que demande-t-elle de plus?

Ecouter Zemmour, acheter ses livres, le prendre pour un esprit libre ou, pire, pour un défenseur des valeurs traditionnelles et de la France éternelle est une supercherie politique et intellectuelle qui démontre l'incapacité des nantis à penser par eux-mêmes et à distinguer les réalités de la France et du monde d'aujourd'hui du théâtre d'ombres du J.T. de 20 h! Cela vaut d'ailleurs pour les Dieudonné, Soral et consorts! Ce dont la France a besoin, c'est de penser par elle-même et non pas à travers des pantomimes étrangères à son esprit, qu'elles soient sionistes, marxisantes ou anticolonialistes. La section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française, seule organisation nationaliste et royaliste active en Bordelais, déconseille donc formellement de participer à cette manifestation qui ne servira en définitive que les intérêts d'Israël. Politique d'abord, France d'abord!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Documentation complémentaire:

1/ Une remise en perspective du personnage et de ses attaches politiques par un essayiste anticonformiste (dont nous ne partageons pas toutes les options):

http://blanrue.blogspot.fr/2014/12/affaire-zemmour-sionistes-de-gauche.html

2/ Pour un aperçu des positions hétérodoxes du personnage en question en matière de politique étrangère:

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/zemmour-israel-et-les-juifs-65223

3/ Une intéressante (et très laudative et optimiste) analyse du phénomène de cet anarchiste de Droite, par un Québécois... à condition que l'on confonde conservatisme et Contre-Révolution:

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/10/06/31003-20151006ARTFIG00164-qu-est-ce-que-le-zemmourisme.php

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Le cardinal Burke aux avant-postes de la défense de la Foi

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira ci-après l'excellente interviouve du cardinal américain Raymond Burke, ancien préfet du Tribunal de la Signature apostolique et aujourd'hui, par la volonté de N.S.P. le pape François, protecteur de l'ordre de Malte, un poste plus honorifique que stratégique. On y verra que dans la grande tradition de liberté de parole des chrétiens, à la manière de sainte Catherine de Sienne, il n'hésite pas à mettre en cause le rôle ambigu du pape dans le déroulement du synode d'octobre dernier sur la famille, qui a désorienté tant de catholiques peu avertis de la lutte qui oppose, à l'intérieur même de l'Eglise, novateurs et conservateurs en matière de dogme et de discipline ecclésiastique et sacramentelle. Cette courageuse prise de position, à la suite de celles du synode, place ce cardinal sexagénaire à l'avant-garde des défenseurs de la Foi et de la morale traditionnelle.

A.F.-Grand Sud-Ouest

Version originale: http://theradicalcatholic.blogspot.it/2014/12/an-intereview-with-cardinal-burke.html

Traduction française: http://benoit-et-moi.fr/2014-II/actualites/une-interview-du-cardinal-burke.html

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Traditionalisme catholique et charité: une nécessaire alliance dans le combat spirituel

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

A la veille de Noël, il n'est peut-être pas inutile de se rappeler que la charité se pratique de proche en proche. On lira donc avec intérêt l'article ci-après, qui donne la parole à l'une des grandes figures du traditionalisme catholique monastique au XXème siècle. Il a le mérite de montrer que certaines conceptions activistes du catholicisme traditionnel peuvent très bien dériver d'un modernisme de pensée déplacé en matière spirituelle et qui n'a rien à envier au progressisme chrétien.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

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"En 1972, le Père Eugène de Villeurbanne fondait le couvent des capucins de Morgon (Rhône) pour maintenir toute la pureté de la règle franciscaine malmenée par les épreuves de la période conciliaire. Très proche de Mgr Lefebvre, il lui demanda de former et d’ordonner ses futurs prêtres. C’est ainsi que l’archevêque conféra le sacerdoce à quatre d’entre eux entre 1982 et 1986, après les avoir formés à Écône. Adonné à la prière, éloigné du monde, faisant rayonner la charité, le Père Eugène eut le souci, jusqu’à sa mort survenue en 1990, de perpétuer l’esprit du Poverello d’Assise, au cours de la sèche période de l’aggiornamento où certains clercs, rongés par l’activisme et par le mépris de toute tradition, avaient fait du domaine religieux un champ d'action politique et voyaient dans leur prochain un ennemi extrémiste à mépriser et à combattre. En 1982, le Père Eugène se rendait compte que le même danger pouvait un jour s’emparer des rangs de ceux qui avaient pourtant eu le courage de défendre la messe et le catéchisme traditionnels. Grand était le risque de voir au sein du monde catholique une guerre partisane de tranchées où le principal ennemi n’était plus le vieil homme qui sommeille en nous mais le voisin de chapelle qui ne fait pas exactement comme nous. Il mettait en garde contre le péril qui consistait à « se confiner dans un traditionalisme de combat ».

« De tous côtés s’installe la division, se manifestent les colères, de l’orgueil, de l’injustice. Des « traditionalistes » un temps d’accord sur les vérités claires et essentielles de la foi mettent leur honneur à soulever des « problèmes », à raison avoir sur des questions d’importance lointaine pour la vie quotidienne des fidèles. Les intelligences s’estiment traditionalistes mais les cœurs ne le sont plus si jamais ils l’ont été. La charité fraternelle est, elle aussi, une richesse de la Tradition.

« Le danger est grand de se confiner dans un traditionalisme de combat, de concevoir les vérités de la foi comme une occasion de lutte, de coups et de victoire, de considérer la théologie dogmatique comme un arsenal de guerre ou même trop exclusivement comme le moyen de l’illumination de l’intelligence dans l’oubli des yeux du cœur assoiffé d’espérance, avide de goûter les trésors de gloire que renferme l’héritage de Jésus-Christ. Grand est le risque d’accommoder les vérités de Jésus-Christ et les membres de Jésus-Christ à ses propres goûts ; saint Paul nous a appris où cela pouvait conduire.

« La présence des fidèles à notre messe traditionnelle n’est pas une finalité, la foi aux vérités dogmatiques ne l’est pas non plus ; ce qui compte c’est la foi qui opère par la charité et conduit à la charité pour Dieu et à la charité fraternelle. Les institutions chrétiennes, la catéchèse, la théologie ne doivent pas seulement conduire les âmes aux portes d’entrée de l’amour surnaturel ; elles doivent faire progresser dans le domaine illimité des ascensions dans les profondeurs et les altitudes de l’amour de Dieu, dans le dulcor charitatis. Nul ne saurait s’y enfoncer s’il est en désaccord avec ses frères. « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne saurait aimer Dieu qu’il ne voit pas ». Entendons saint Paul nous dire « Du moment qu’il y a parmi vous jalousie et discorde, n’êtes-vous pas charnels et votre conduite n’est-elle pas tout humaine ». Un « traditionalisme » qui a perdu la charité est-il encore traditionnel ? »

Cité par le Combat de la Foi et par Lecture et Tradition, n° 98, novembre-décembre 1982, pp. 7-8.

Source internet: http://credidimus-caritati.blogspot.fr/2014/09/pere-eugene-de-villeurbanne-le-danger.html

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Prochain cercle de formation d'Action française le 15 décembre 2014 à Bordeaux: Concilier spirituel et temporel, mission impossible?

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Année politique 2014-2015

Cycle « Petit cours d’Action française »

sous la direction de

M. Vincent Gaillère

Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest

Dans ce cycle de formation aux idées de l’Action française, ouvert à tous, jeunes gens réactionnaires, jeunes filles royalistes ou gens plus âgés désireux de se rendre utile à leur Pays, l’on se posera quelques questions simples sur les motivations et les buts d’un engagement militant au service de la Cause nationale et royale. Y répondre précisément, – et non par à-peu-près, – est indispensable pour éviter pièges et impasses, nombreux en temps de crise.

I. – Programme :

Lundi 15 décembre 2014. – Concilier le spirituel et le temporel : mission impossible ? ou la politique religieuse de l’Action française

II. – Informations pratiques : Les cercles ont lieu à Bordeaux le 15 de chaque mois, ou, si ce jour est un dimanche, le samedi précédent. Pour les autres villes universitaires de la région (Toulouse, Pau, Bayonne), se renseigner par courriel auprès du secrétariat régional des cercles de formation, via la rubrique « Contact » des sites officiels de la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française : http://af-aquitaine.over-blog.com/ ou http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/ . Participation aux frais : 4 € ; inscription préalable obligatoire.

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