Le libéralisme, voilà l'ennemi!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira avec intérêt un récent éditorial de l'abbé Gaudray, un prêtre traditionaliste du Nord, dans son bulletin paroissial. Il y discerne parfaitement l'ennemi de la Société française aujourd'hui, qui n'est pas le terrorisme, mais le libéralisme généralisé. Ses libres appréciations sur le second concile du Vatican et sur la Hiérarchie catholique mises à part, l'Action française-Bordeaux & Basse-Guyenne, n'étant pas un mouvement confessionnel mais politique, ne peut que souscrire à son analyse et lui laisser la parole!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Le mal qui menace notre société, ce n’est pas le terrorisme mais le libéralisme. Le meurtre de l’innocent est un horrible péché qui crie vengeance devant Dieu, mais il n’est pas aussi malicieux que le culte de l’homme et de sa liberté jusqu’au mépris de la parole de Dieu.

"De même, le grand péché des hommes d’Église n’est pas leur complicité avec les désordres moraux de toutes sortes, mais leur allégeance à la philosophie dite des Lumières. La dissolution des mœurs est honteuse mais elle n’est que le fruit du mépris de la vérité révélée. «Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas» (Rom. I, 28).

"La nouvelle religion instituée par le concile Vatican II est fondée sur les principes de la Révolution. Elle apporte son encens à l’autel de la liberté sous toutes ses formes et concourt ainsi à l’établissement de la nouvelle société dans laquelle on ne parle de Dieu que pour satisfaire le besoin religieux de l’homme. La vérité en est bannie.

"Pourquoi s’opposer à la distribution de la communion aux adultères quand on a accepté d’ouvrir des églises catholiques à des faux cultes?

"Il ne s’agit pas seulement du lien que les préceptes divins soutiennent entre eux (« quiconque aura observé toute la loi, s'il vient à faillir en un seul point, est coupable de tous » épître de St Jacques II, 10). L’œcuménisme et la liberté religieuse dissolvent la religion d’une manière bien plus radicale. Ils déclarent respectable toute opinion religieuse jusqu’au mépris de la vérité révélée. Ils réduisent la foi à une simple opinion. Ils ne parlent de Dieu que pour Le faire taire et mettre l’homme à Sa place.

"Depuis la Révolution, la loi n’est plus l’expression de l’ordre établi par Dieu, mais une simple réglementation édictée pour assurer la plus grande jouissance de l’individu. Sous ce rapport le mariage contre-nature est l’apothéose du nouveau droit car il légalise un mode de vie stérile pour la société. Il ne s’agit pas de tendre à un bien commun mais de servir l’individu jusque dans ses ultimes turpitudes.

"L’Église conciliaire, quant à elle, ne cesse de proclamer son attachement aux « valeurs » de la Révolution. "Cette hiérarchie est gravement coupable : « bien qu'ils connaissent le jugement de Dieu déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font. » (Rom. I, 32). Nous voulons nous, au contraire, travailler à l’établissement du règne de Notre-Seigneur. Entre eux et nous, l’opposition est radicale ; les positions sont irréconciliables. Nous ne pouvons pas nous taire et faire semblant de les approuver.

" Cette situation a des conséquences dans notre vie quotidienne. L’époque dans laquelle nous vivons ne nous oblige pas encore à l’héroïsme mais elle est sans pitié pour la médiocrité. Là encore, il ne s’agit pas seulement de constater que, les occasions de péché se multipliant, nous n’avons plus guère que la prière et la vertu pour les éloigner moralement. Dieu demande bien plus : Il veut que nous ayons une idée très claire du but que nous recherchons et des devoirs de notre vocation. Dieu sera toujours miséricordieux à l’égard des faibles mais Il rejette ceux qui ne veulent pas de la lumière. Ainsi les prêtres qui ne prient plus ou qui n’étudient plus trahiront nécessairement. Les fidèles qui se contentent de la messe dominicale et vivent comme des brebis sans pasteur se feront dévorer.

"Aimons nos prêtres, aimons notre paroisse ! Car les ennemis de l’Église s’attaquent surtout aux prêtres. Protégeons-les ! Je tiens à remercier ici les personnes qui se dévouent pour soulager les prêtres dans les tâches matérielles et pour les aider dans leur ministère. Leur vocation exige qu’ils soient le plus possible « tout entier à la prière et au ministère de la parole » (Actes VI, 4)."

Source: http://laportelatine.org/district/prieure/stecroix/bulletin_carillon_du_nord/bulletin_carillon_du_nord.php

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L'Action française, l'économie et les questions "sociétales": jalons pour sortir de l'impasse

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

En écho à notre cercle d'hier matin sur l’économie entre mondialisation, décroissance et protectionnisme ( http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/03/prochain-cercle-de-formation-d-action-francaise-le-14-mars-2015-a-bordeaux-mondialisation-decroissance-ou-protectionnisme-nos-choix ), qui a connu un franc succès, et pour prolonger les discussions passionnantes qui l'ont suivi, on lira plus bas une bonne analyse de la vie politique française parue dans un récent numéro du Figaro, ainsi que nos commentaires:

"La vie politique française contemporaine est en effet structurée par deux clivages: protectionnisme contre libre-échange, et progressisme sociétal contre défense des traditions. À l'instar d'Alain Juppé, la droite modérée est partisane du libre-échange, et elle est progressiste sociétale modérée. Elle est donc compatible sur l'essentiel avec la gauche modérée d'un Manuel Valls. A contrario, il serait souvent difficile pour Alain Juppé de gouverner avec la droite radicale d'un Nicolas Sarkozy, qui est traditionaliste sociétal; encore plus avec l'extrême droite de Marine Le Pen, qui est à la fois traditionaliste sociétale et protectionniste sur l'économie. Réciproquement, Manuel Valls a aujourd'hui beaucoup de mal à gouverner avec la gauche radicale parce que contrairement à lui, elle est protectionniste."

Notre commentaire: Indépendamment des étiquettes fantaisistes généreusement attribuées aux uns et aux autres (en quoi Sarközy serait-il "traditionaliste sociétal" et la "Droite radicale" hostile au libre-échange?), cette analyse pose la question d'où doit se situer l'Action française dans cette donne nouvelle.

Traditionnellement, sur le plan économique, elle est partisane du corporatisme catholique de La Tour du Pin, des Princes capétiens et des papes sociaux. Mais peut-elle encore adopter cette "doctrine sociale de l'Eglise" qui a tant évolué depuis Vatican II jusqu'à devenir un vague baptême du libéralisme, avec parfois quelques accents antilibéraux contrastant avec une pratique quotidienne alliée au grand patronat? Quant aux Princes eux-mêmes (ou leurs nègres), dans leurs bouquins, ils se gardent de remettre en cause l'économie libérale et se bornent à faire l'éloge du capitalisme familial lyonnais, - sans voir qu'il n'existe plus, qu'il a abandonné ses entreprises à des managers extérieurs, que les représentants des 200 familles ne font plus que de la figuration dans les conseils d'administration.

Cette vision d'un corporatisme hiérarchique du militaire La Tour du Pin, pour acceptable qu'elle ait été à son époque, ne convient plus à une période où l'individu-roi est incapable de s'imposer une quelconque discipline collective.

Plus encore se pose une question de fond: est-il sain qu'un Mouvement politique fondé comme le nôtre sur l'intérêt national français s'aligne sur les positions fluctuantes en matières politique et sociale d'une Puissance spirituelle, si bienfaisante soit-elle? L'infaillibilité n'a pas été donnée par le Christ à l'Eglise en ces matières et le second concile du Vatican a expressément proclamé l'autonomie de la politique dans sa sphère (Gaudium et spes).

De même, ses applications dans l'Europe latine au XXème siècle ont tourné soit à l'étatisme pur et dur (Italie), soit ont couvert d'un vernis paternaliste l'alliance du Pouvoir avec les grands propriétaires latifundiaires (Portugal). En France, les circonstances tragiques de la Guerre et de l'Occupation n'ont pas permis une large diffusion du corporatisme dans la classe ouvrière et la paysannerie, à tel point que le terme a pu être repris dans le langage courant pour désigner de façon péjorative les blocages de l'économie par les revendications syndicales!

En présence de ces impasses, certains idéalistes parisianistes ayant le cœur à gauche enfourchent la machine à remonter dans le temps (Back to the future) et allèguent parfois les mânes de Proudhon! Pauvre Proudhon, que personne ne lit plus! ton fédéralisme socialisant, né des réminiscences du petit peuple de l'Ancienne France, est bien daté lui aussi! (Mais l'Ancienne France est morte deux fois: en 1789 et en 1914!) On ne le ressuscitera pas, et d'ailleurs, ce n'est pas l’objet de l’Action française, qui est exclusivement, rappelons-le, le retour d'un Roi, préface indispensable à toutes les réformes que les Français peuvent légitimement souhaiter! On parle aussi légèrement d'anarcho-syndicalisme, comme si l'on était encore en 1900 et sans voir que, de toute façon, ce mouvement, pour original qu'il soit dans l'histoire des idées, était ultraminoritaire dans le monde ouvrier!

A quoi peut bien rimer, en 2015, un los ouvriériste alors que l'industrie manufacturière n'existe pratiquement plus chez nous et que, depuis les Trente Glorieuses, la classe ouvrière, qui n'a plus conscience de son unité, ne cherche qu'à s'embourgeoiser le plus rapidement possible avec quatre-quatre, B.M.W., écrans plasma, ailpodes et piscines à la clé!

Ne parlons pas de l'état lamentable dans lequel on laisse en jachère la paysannerie, que l'on appelle maintenant agriculteurs, qui de toute façon n'est plus ce qu’elle était il y a soixante-dix ans. La période des solidarités traditionnelles à l'ombre de l'église et du château a disparu. Seul survit, faute de perspectives, l'individualisme paysan.

Pour ce qui est du "sociétal", c'est-à-dire de l'abolition des vestiges de la société millénaire patriarcale et hiérarchique dans laquelle s'est construite notre Nation, le fond du peuple reste sain, si les lois et les institutions sont pourries. Depuis 1967, la Droite parlementaire s’est faite complice de la Gauche pour démolir les derniers garde-fous contre l'anarchisme généralisé, garde-fous d'ailleurs mis en place par la Société libérale après la Révolution: on voit le beau résultat dans nos jeunes d'aujourd'hui! Il ne semble pas davantage qu'il faille compter sur l'extrême-Droite, dont les bataillons sont précisément issus de la dissociété destructurée ou sont influencés par l'ambiance délétère de l'esprit public, pour faire une Contre-Révolution sociétale!

Sera-ce l'Eglise et les jeunes gens exaltés de la "manif' pour tous" qui la feront? Ils ont, c'est vrai, la bouche pleine de "contre-culture", d' "anti-mai 68", mais cela ne suffit pas constituer une doctrine. Ils oublient qu'une Contre-Révolution sociétale ne peut s’opérer sans une Contre-Révolution politique préalable. De plus, les idées saines ne se répandent pas comme ça, il faut en faire la propagande inlassable, et tout ce qu'on leur propose est de devenir députés U.M.P. ou centristes! Une propagande, dans l'actuel combat des idées, ne se fait pas avec un esprit fleur bleue. Tout le problème français se limite à: Comment donc sauver la Nation française et lui permettre de réaliser les réformes diverses que souhaitent les différentes catégories de la population sans tomber dans la guerre civile, l'anarchie, le racisme ou la Démocratie? L'Action française répond: par le Roi, mais un Roi qui en veuille et qui en ait...

Résumons-nous: Que faire? L'ancien peuple n'existe plus, les hiérarchies traditionnelles non plus, ni l'unité des consciences; la paysannerie ni la classe ouvrière n'ont plus de sentiment de solidarité; l’Église a changé de doctrine sociale. La tâche restauratrice de l'Action française s'annonce particulièrement difficile, plus encore qu’au temps de Maurras. Beaucoup se trompent aussi sur l'objet propre de l'Action française, qui n'est pas d'ordre religieux, moral ou économique, mais uniquement de politique française. Au lieu de nourrir la sourde nostalgie des dragonnades, il faut accepter de reconnaître qu'en 2015, il y a toujours deux France et que l'art de la politique doit être de les faire coexister sans heurts, puis de les fusionner progressivement, avec la sage lenteur que permet l'hérédité monarchique.

De la réponse claire à cette question à multiples facettes dépend donc une bonne partie de l'avenir de notre Mouvement et le salut de la France. La fédération Grand Sud-Ouest et ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) continueront à l’avenir à y apporter des réponses réalistes d'Action française fondées sur la méthode de l’empirisme organisateur.

A suivre...

A.F.-Grand Sud-Ouest

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/01/29/31001-20150129ARTFIG00412-l-union-nationale-la-botte-secrete-d-alain-juppe-pour-battre-sarkozy.php

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Prochain cercle de formation d'Action française le 14 mars 2015 à Bordeaux: Mondialisation, décroissance ou protectionnisme: nos choix économiques

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Année politique 2014-2015

Cycle « Petit cours d’Action française »

sous la direction de

M. Vincent Gaillère

Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest

Dans ce cycle de formation aux idées de l’Action française, ouvert à tous, jeunes gens réactionnaires, jeunes filles royalistes ou gens plus âgés désireux de se rendre utile à leur Pays, l’on se posera quelques questions simples sur les motivations et les buts d’un engagement militant au service de la Cause nationale et royale. Y répondre précisément, – et non par à-peu-près, – est indispensable pour éviter pièges et impasses, nombreux en temps de crise.

I. – Programme :

Samedi 14 mars 2015. – Entre mondialisation capitaliste, utopies décroissantes et protectionnisme national : nos choix économiques, ou le réalisme intégral de l’Action française

II. – Informations pratiques : Les cercles ont lieu à Bordeaux le 15 de chaque mois, ou, si ce jour est un dimanche, le samedi précédent. Pour les autres villes universitaires de la région (Toulouse, Pau, Bayonne), se renseigner par courriel auprès du secrétariat régional des cercles de formation, via la rubrique « Contact » des sites officiels de la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française : http://af-aquitaine.over-blog.com/ ou http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/ . Participation aux frais : 4 € ; inscription préalable obligatoire.

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L'extrême-Droite, cinquième colonne de la Russie de Poutine?

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après un intéressant article paru il y a quelques mois dans le magazine démo-chrétien La Vie, à l'occasion des élections européennes. Il démontre de façon convaincante un aspect parlementariste des liens étroits de l'extrême-Droite européenne avec une Puissance étrangère à l'Europe latine: la Russie postsoviétique de Poutine! On a depuis eu la confirmation de ces liens contre-nature pour un nationaliste avec l’information, reconnue par le F.N. lui-même, de son financement par une banque russe. Quand on sait que le secteur privé n'est que toléré par le Kremlin, on comprend ce que ça veut dire... Quelle marge de manœuvre un tel parti aurait-il, par exemple en politique extérieure, une fois parvenu au Pouvoir?

Pour être complet sur les influences étrangères dans la politique française chez de prétendus "anticonformistes", l'article, qui ne traite que de la Russie et se limite aux principaux partis politiques démocratiques situés à l'extrême-Droite, aurait sans peine pu évoquer l'Iran ou le Vénézuela et citer bien d'autres groupuscules extraparlementaires (mais rêvant de le devenir), se disant "identitaristes", "soraliens" ou même "cathos". Comment peut on prétendre défendre une identité, une classe quelles qu'elles soient, en étant l'obligé d'un Autre, qui paye pour vous? Avec du vulgaire culot, encore du culot, toujours du culot! Les jeunes gens d'extrême-Droite et leurs patrons n'en manquent probablement pas aujourd’hui, mais le culot ne suffit pas pour gagner un combat comme le combat antidémocratique, il faut aussi des idées, de l'intelligence et du courage!

En réalité, tous ces groupuscules ont vraiment la mémoire courte! Dans l'Entre-deux-Guerres, l'Italie mussolinienne finançait déjà de pâles copies du Fascio et organisait des conférences internationales pour faire la propagande de son régime et de son impérialisme. Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis utilisaient le plan Marshall et Hollywood pour vendre leur "monde libre" et leur "rêve américain". Il n'y a pas si longtemps, l'U.R.S.S. déversait dans le monde son or pour acheter à bon marché les mauvaises consciences occidentales et s'en faire des porte-parole, compagnons de route et porteurs de valise! Il est logiquement impossible de se dire nationaliste français et de s'aligner sur une quelconque Internationale, qu'elle soit européenne, "eurasiatique" ou islamiste.

Le mot "nationalisme" a un sens, fait de noblesse et de désintéressement au service du Pays, il n'est pas un drapeau neutre dont peuvent se couvrir insolemment des arrivistes bourgeois ou plébéiens pour leurs méfaits. La défense de notre intérêt de Nation exige de nous de faire de la force française avec nos seules ressources, pas d'aller en quémander à l'étranger! En apparence, le chemin en est sans doute rallongé d'autant, mais, pour l'Action française, seule expression authentique du nationalisme intégral, il est plus droit, plus vrai et, au fond, plus efficace. Jamais, par exemple, sa fédération Grand Sud-Ouest, ni aucune de ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque), n'ont bénéficié de subsides ou d'aide matérielle étrangère. Qui peut en dire autant?

Plus que jamais, la seule France est la règle de notre Renaissance!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Source:

http://www.lavie.fr/actualite/l-extreme-droite-europeenne-prefere-t-elle-moscou-a-bruxelles-02-05-2014-52572_3.php

Un autre article récent de La Croix sur le même sujet:

http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/En-France-la-Russie-compte-ses-soutiens-2014-09-23-1210390

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