"La France se sauve elle-même": Le pays réel contre le terrorisme

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Alors que des polémiques stériles, à fins électoralistes, menées par la Droite et l’extrême-Droite tendent à déstabiliser le gouvernement, lui reprochant de ne pas assez violer les libertés publiques pour combattre "plus efficacement" le terrorisme, le président de la République a donné une analyse de la situation (http://www.lefigaro.fr/politique/2016/07/26/01002-20160726ARTFIG00326-francois-hollande-et-manuel-valls-n-envisagent-pas-de-nouvelles-mesures.php), qui, même dictée elle aussi par des préoccupations électorales, s'avère assez exacte: La France n'est pas seulement confrontée à un problème d'ordre public à caractère terroriste, mais à un vrai débat, sur fond politicien, entre deux choix de Société.

Un débat entre deux Sociétés

Ou, au nom des sacro-saints "principe de précaution" et "continuum de sécurité", la suppression concrète de toutes nos libertés (de pensée, d'expression, de réunion, d'association, de communication, de déplacement, etc), ces libertés formelles qui ne sont pourtant pas négligeables, et l'avènement concomittant d'une Etat insidieusement policier au sein du centralisme jacobin persistant; ou un Etat de Droit qui encadre l'exercice de ces libertés par des règles certes arbitrairement fixées par la Loi, mais admises par tous.

Dans le premier cas, on aggrave le penchant naturellement totalitaire de la Démocratie; dans le second, on sauve de l’héritage libéral ce qui peut l'être et être utile quel que soit le type de Société (contre-révolutionnaire ou fondé sur le "contrat social") que l'on préfère par ailleurs. Dans ce débat, alors que la Nation est en danger, le compromis nationaliste exige que nous, à l'A.F., nous tenions résolument dans le deuxième camp, quelles que soient nos réserves sur la pratique réelle de l'Etat de Droit et sur les motivations de ses défenseurs.

L'Action française-Grand Sud-Ouest estime bien entendu que l'on saurait absolument équivaloir Hollande à l'un et l'U.M.P.-F.N. à l'autre, mais ce qui apparaissait un fantasme complotiste digne d'Hollywood il y a vingt ans risque d'arriver en France. Entre deux maux, il faut choisir le moindre. Incapables de nous extraire politiquement et intellectuellement de la tutelle atlantiste, nous vivons actuellement le contre-coup du 11-Septembre 2001.

Les derniers événements dramatiques (Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray) ayant justement alarmé l'opinion publique, voyant bien qu'il faut "faire quelque chose", sans pouvoir ou vouloir s'en donner les moyens, le Président baptise les réserves de l'Armée, - qui ont toujours existé, - "garde nationale". Nul doute que, plus que le souvenir de la Révolution dite française, c'est l'imitation de la National guard américaine avec ses ressources sans limites qui a poussé à cet effet d'annonce censé rassurer nos compatriotes (http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/17/01016-20151117ARTFIG00166-la-garde-nationale-en-cinq-questions.php). Connaissant la nullité des cadres, spécialement du rang de lieutenant de réserve ou même d'officier supérieur de réserve, soyons absolument sûrs qu'il n'améliorera en rien la sécurité des Français. La vraie réforme est ailleurs que dans un changement d'appellation. L'Armée, dernier rempart de nos libertés, fait de la mauvaise graisse, il faut la lui faire perdre par des mesures-chocs.

La "réserve citoyenne", armée d'opérette de la République

La République, loin d'améliorer la condition matérielle et morale des réserves utiles, - la "réserve opérationnelle", - les a doublées d'une "armée de la grande-duchesse de Gérolstein", la "réserve citoyenne", dotée, de bas en haut, de grades d'opérette: pour ne citer que quelques exemples haut placés (c'est le cas de le dire!) qu'on nous signale, on remarquera que Jean-Vincent Placé, ce sénateur écolo et secrétaire d'Etat de quarante ans dévoré d’ambition, a été nommé "colonel" honorifique au 13ème régiment de dragons parachutiste, unité de renseignement d'élite (http://www.lopinion.fr/edition/politique/jean-vincent-place-colonel-dans-forces-speciales-103029;http://www.opex360.com/2016/05/20/jean-vincent-place-bientot-colonel-de-la-reserve-citoyenne-plutot-bonne-chose/), - tout comme M. Jean d'Orléans, également nommé "colonel" honorifique dans un autre régiment, moins en vue celui-là. Qu'est-ce que la France peut bien gagner à ces promotions tapageuses et qui ne riment à rien? Dans un Etat bien ordonné, cette confusion des genres entre commandement et patronage sera bannie.

Depuis vingt ans, on pourrait en citer des dizaines d'autres, des "réservistes citoyens" ou "réservistes locaux jeunesse et citoyenneté" censés "faire le lien entre Armée et Nation" et remplacer, à eux seuls, le défunt service militaire, comme cet Olivier Dejouy, illustre "président de l’association socio-éducative du plateau de Sartrouville" (qui donne dans le rap, parait-il...), qui prêtait naguère volontairement son concours à la propagande régimiste en faveur de l'"égalité des chances" (un bon mot du maréchal Pétain) du ministère de la défense (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/104000133.pdf). Or, il n'y qu'une seule manière de raffermir le lien entre la Nation et son Armée et d'assimiler en même temps des jeunes en rupture: rétablir une armée de conscription. Les "journées d'appel et de préparation à la défense" et autres gadgets socio-culturels politiquement corrects ne suffiront pas.

Sans oublier les autres fromages civilo-militaires de la République, tels que la commission armées-jeunesse, sorte d'institut des hautes études de la défense nationale au rabais, qui n'a jamais été utile à rien, ni rien produit de valable ayant débouché sur un accroissement de notre potentiel militaire ou de l'"esprit de défense" dans le grand public, pas vrai, Jérôme Besnard (http://fr.viadeo.com/fr/groups/detaildiscussion/?containerId=00214knj0uum2o02&forumId=0021sk90rk1fb72v&action=messageDetail&messageId=0021zht7dkpf8afm)? Tous ces organismes nuisibles doivent être supprimés.

Il est particulièrement parlant que, comme pour les attachés de groupe des conseils régionaux et assemblées parlementaires ou créatures de cabinet, on trouve surtout, dans toutes ces sinécures, les recalés du système électoral, le sous-prolétariat des études supérieures et les intermittents du monde du travail, les copains, cousins, neveux et maîtresses des puissants du Régime et de la bourgeoisie qui lui est alliée! La Nation, elle, en est absente: c'est elle, la Grande Muette! Belle brochette pour le "rayonnement de la défense", n'est-ce pas? Un inventaire à la Prévert qui coûte cher au contribuable et ne nous défendra pas plus que la ligne Maginot, oui!

Un outil pour museler les éventuelles oppositions

A noter que ces nominations sensibles au grade de "colonel" honorifique de la "réserve citoyenne" se font au niveau politico-militaire (https://www.reserve-operationnelle.ema.defense.gouv.fr/index.php/docman-air/reservecitoyenneair/52-instruction-nd93defcabcsrmsp?path=reservecitoyenneair; http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/09/cir_29451.pdf), par le chef d'état-major de chaque armée himself, - actuellement M. Le Jolis de Villiers de Saintignon pour l’armée de terre, - et naturellement en toute indépendance (article 4.2.2 de l'instruction de 2009 précitée). On est en droit de douter ("On n'a pas besoin de maître pour douter" disait Bonald; et Nietzsche: "Ni Dieu ni maître") que ce soient uniquement de simples considérations de "rayonnement de l'Armée" (un concept d'ailleurs fumeux) qui les dictent... Comme le conseillait le fondateur de l'Etat jacobin, Bonaparte, pour museler d'éventuelles oppositions dans les "élites", "habillez les en jaune... habillez les bleu"...ou en kaki!

Où est passée la vieille Armée française avec son sérieux et dans laquelle, à la différence des armées monarchiques de la Belle Epoque, on ne distribuait pas, pour raisons politiques, familiales ou pour cimenter des alliances, des grades de convenance! Hélas, elle est morte entre 1940 et 1962!

La vraie réforme, exigée par l'Action française-Grand Sud-Ouest, partant de ce constat de la nullité globale des cadres de réserve que la défaite de 1940 a tragiquement vérifié, c'est:

1/ de dissoudre la pseudo-"réserve citoyenne" qui ne sert à rien qu'à satisfaire des amour-propres (dans le meilleur des cas);

2/ d'interdire aux cadres réservistes de dépasser les grades d’officiers subalternes (capitaine au maximum), et encore de les employer dans des fonctions administratives, pas opérationnelles;

et 3/ de rétablir le service militaire, suivant des modalités à définir.

En Corse, du nouveau!

Ailleurs, le pays réel, en province, s’organise pour assure son autodéfense, face à l'insuffisance des moyens matériels et humains consentis par la Nation pour sa protection:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/28/01016-20160728ARTFIG00035-le-flnc-du-22-octobre-menace-les-islamistes-radicaux-d-une-reponse-determinee.php

On avouera qu'il est assez drôle de voir ces séparatistes se plaindre des insuffisances de l'Etat régalien (http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/07/28/31001-20160728ARTFIG00276-le-flnc-et-les-islamistesen-corse-quand-l-etat-ne-terrorise-pas-les-terroristes.php)! Plus profondément, on voit, dans le cas très particulier de la Corse, que le fait de préserver ses traditions et sa personnalité régionales par une saine et sincère décentralisation pourrait être utile à l’appartenance nationale, en déchargeant potentiellement l'Etat central de tâches secondaires, même au niveau de l'ordre public!

Les libéraux, avec nous!

Enfin, dans un récent rapport du think-tank auquel elle appartient, la grande bourgeoise bordelaise Agnès Verdier-Molinié, l'une des égéries libérales mises en avant par le grand patronat pour populariser la cause du démantèlement du service public, voudrait qu'on dépense plus pour la sécurité nationale que pour la protection sociale. Bien entendu, ce vœu n'est pas pur d'arrière-pensées, mais le constat que l'on ne dépense pas assez en matière militaire est exact. Il est toujours intéressant de le voir souligné par des adversaires du nationalisme intégral!

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2016/07/28/29002-20160728ARTFIG00004-agnes-verdier-molinie-nous-allons-devoir-economiser-pour-depenser-plus-dans-le-regalien.php

Là encore, il est hilarant de voir cette libérale, qui d'habitude, veut le dépérissement de toute forme d'Etat central, se réfugier sous l'aile protectrice du Pouvoir.

Deux leçons politiques

De ces interventions incongrues, on peut retenir deux leçons politiques, l'une conjoncturelle, l'autre structurelle:

1/ La peur fait bouger les lignes à Gauche comme à Droite;

2/ La politique, c'est l'histoire qui intervient au quotidien: La "fin de l'histoire" n'est qu'une légende universitaire, le tout est de vouloir reprendre en mains son destin de peuple.

Un gouvernement national profiterait de ces occasions pour rétablir le service militaire, utiliser à plein les possibilités légales ouvertes par l'état d'urgence, sans besoin de recourir à des mesures liberticides, unir sans démagogie le Peuple dans la défense de sa liberté. En ce moment, pour sauver la France, il faut utiliser tous les concours, même les plus improbables!

C'est bien ici le moment de dire, pour reprendre le titre d'un livre de Maurras, que, quand la Nation est en danger, La France se sauve elle-même!

Compromis nationaliste permanent!

Unité française d'abord!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Son pour son, plutôt que du rap dégénéré, l'Action française-Grand Sud-Ouest et ses sections locales préfèrent encore la techno du groupe allemand Scooter. Elle illustre parfaitement sa volonté de faire triompher, pour le plus grand bien de la France, une Monarchie authentiquement populaire, respectueuse de l'Etat de Droit et des libertés publiques. Comme on dit: Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, - pas plus que l'Intelligence politique et le courage militaire ne se greffent artificiellement dans un peuple!

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Hollande c'est la France, la France c'est Hollande!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

"La France sera toujours la France, parce que la France ne cède jamais et parce que la France, elle porte toujours des idéaux, des valeurs, des principes qui font que nous sommes reconnus partout dans le monde. Et c'est quand on s'abaisse qu'on ne se ressemble plus."

(François Hollande, président de la République française, 28 juillet 2016)

On ne peut, à l'Action française, qu'approuver la réponse digne faite par le Chef de l'Etat à un candidat à la Maison-Blanche qui dénigre notre Pays. Sans doute, la France de Hollande c'est "la France... mais la France des droits de l'Homme", comme dirait Maurras, cependant, par-delà les idéologies, la France est et restera unie dans l’adversité.

Compromis nationaliste permanent!

Unité nationale d'abord!

Autre discours digne du Président après l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray: l'Unité nationale est notre bien le plus précieux; l'Action française la défend par le compromis nationaliste permanent!

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Au-delà de Nice: Politique d'abord ou Union sacrée d'abord? Réponse de l'Action française-Bordeaux - le compromis nationaliste permanent

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Au lendemain de l'attentat perpétré le 14-Juillet à Nice, et dans le cadre de notre réflexion stratégique permanente sur les moyens de sauver la France, nous proposons plus bas à la lecture de nos fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, une intéressante tribune d'un politologue à propos d'un parti politique d'extrême-Droite protestataire qui critique le Système, tout en en vivant. Contradiction insoutenable en logique! Tribune évidemment très concentrée sur les problèmes internes, sans intérêt, de ce parti, d'ailleurs bloqué, l'auteur le reconnait, par un tassement, ce qui montre que le "plafond de verre" maximum que l'extrême-Droite peut espérer en France est bel et bien atteint.

Le Peuple français en effet est ennemi des extrêmes, l'Action française aussi. On pourrait dire de façon plaisante: Les vrais modérés, c'est nous! On nous objectera peut-être qu'à situation exceptionnelle, solutions exceptionnelles, mais ce n'est là qu'un slogan qui ne saurait satisfaire ceux qui veulent une transformation en profondeur de la France, une Société à la fois plus juste et plus conforme tant aux meilleures périodes de notre glorieuse Histoire, qu'aux lois éternelles de la prospérité et de la grandeur des hommes. (Et ce n'est pas en fouillant Au milieu des ruines évoliennes mystificatrices que l'on trouvera, par exemple, la vrai nature de la corporation qui résoudrait la question sociale, mais plutôt dans la doctrine sociale de l'Eglise et dans l'histoire!)

Ce qui est nécessaire au salut de la France, c'est donc une stratégie à long terme forgeant des convictions solides par le combat en commun, comme celle que la fédération Grand Sud-Ouest, fondée par Pierre Pujo, mène sous la houlette de son Délégué régional depuis une quinzaine d'années et que nous appliquons avec bonheur ici à Bordeaux, comme les autres sections locales ailleurs dans la grande région.

Ce qu'est et ce que n'est pas le compromis nationaliste

Cette stratégie, le compromis nationaliste, passe par l'union de tous les patriotes de Droite comme de Gauche au service du seul intérêt national, lorsque la France est menacée d'un grave danger. Autrefois temporaire - limitée à la durée d'une guerre contre un ennemi extérieur - elle a changé de nature depuis que les "mots de la tribu" ont changé de sens, depuis qu'une guerre idéologique insidieuse, fomentée naguère par la Russie soviétique, attaque en permanence, de l'intérieur, les principales nations occidentales, les frappant de sidération et les faisant douter d'elles-mêmes, de leur force et de leur mission civilisatrice. C'est ainsi que la France a été amenée à rejeter le "fardeau de l'homme blanc" et à "décoloniser" son Empire. Ou encore à rejeter l'expérience de nos aïeux, même républicains, au point de ne plus savoir comment assimiler les étrangers, qui ne demandent que cela, alors que nous avons toujours su le faire à toutes les époques, et à ratiociner sans fin sur "Comment peut-on être français?".

Cependant, le compromis nationaliste, souvent initié par l'Action française, a fonctionné régulièrement au XXème siècle, pour le plus grand profit de la Nation. Première et Deuxième Guerres mondiales, guerre d'Algérie, lutte contre la construction européenne (depuis les années 1950) en portent témoignage. Récemment, il a été réalisé dans le combat contre les projets de constitution européenne, même si, depuis la victoire au référendum du 29-Mai 2005, les ambitions personnelles stimulées par le Système démocratique ont repris le dessus sur l'intérêt national. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il ne soit plus nécessaire (ni même dans le "sens profond de l’Histoire", comme le Brexit semble l'indiquer).

Questions préalables

Loin donc de nous confiner confortablement à "nos petits milieux", il faut aller à la rencontre des Français et opérer, comme l'a fait en son temps Maurras, une nouvelle synthèse nationale antidémocratique. L'opinion, on l'a vu dans l'affaire Cahuzac, y est prête. Pour cela, il faudrait déjà être en ordre de bataille. Les seules interrogations (de taille) sont:

1/ Y a-t-il un pilote dans l'avion de tourisme ou, mieux, le planeur (car on ne saurait parler de Boeing (c) ou de Rafale (c)!) "Action française"? Ou bien a-t-il été détourné par des pirates de l'aèfe?

2/ Y a-t-il seulement un prince qui en veuille et qui en ait?

A ces deux questions, la réponse est, malheureusement: Non. Il serait trop facile de se dorer et de se blasonner la pilule; néanmoins, la marque de fabrique de notre école de pensée est dans la liberté absolue de parole et la franchise intégrale.

Les déviations d' "Axion Front-XVI"

Les particuliers qui se prétendent abusivement successeurs de Pierre Pujo n'ont pas l'étoffe de ce héros. En s'alignant de facto sur le néo-F.N., après avoir couru, il y a cinq ans, après les racisto-identitaristes ou plus récemment après les soraëliens, au lieu de faire de la force d'Action française, ils nient implicitement la spécificité et la Vérité de nos doctrines et, incapables de penser en-dehors des modes fabriquées par les médias, montrent leur absence de vision stratégique globale. Ceci, en politique, est pire qu'une faute.

Idéologiquement, dans leur camp, ce serait plutôt le vide sidéral que le trop-plein!

Post-boutangisme à plein tubes - ce bateleur de foire que l'A.F. a rejeté de son sein dès 1955, - évolisme interruptus, - quand nous avons toujours condamné tous les folklores "indo-européens", - gramscisme soraëlien limité au rouge des affiches! - suivisme des modes politiques écologistes vaticanes, - ce que nous avons refusé légitimement de faire en 1926 et qui nous a valu les foudres sinistres de Pie XI, - familialisme paternaliste LMPT perpétuant le mode de vie de la bourgeoisie du XIXème siècle, - bref, du vent intelloïdo-clérical, plus impuissant à déclencher une Contre-Révolution que l'aile d'un papillon à générer un ouragan!...

Ce que ces gens gratinés feignent de ne pas comprendre est que mille erreurs, additionnées, ne font pas pas une Vérité, ni une force. A l'aèfe, on demande des hommes d'A.F.!

Quand au(x) "prince(s)", passons au déluge!

Que faire dans un contexte français bouleversé?

Dès lors, pour être fidèles à nos Maîtres Maurras, Bainville et Pierre Pujo, il nous faut, en tant que nationalistes d'Action française, défendre l'héritage national, sans espoir de secours par l'héritier, et sans l'aide des classes privilégiées! Il ne faut pas se leurrer d'ailleurs: le Peuple est loin, à des années-lumière, les études d'opinion le montrent, de la solution monarchique.

Comme le prouve l'histoire des deux derniers siècles, il préférera toujours tous les "hommes providentiels" issus du pays légal au Roi légitime. Si la Restauration pouvait encore être envisagée dans la Société largement paysanne, respectueuse des traditions et soumise aux autorités sociales (clergé, noblesse terrienne, bourgeoisie enracinée) de la fin du XIXème siècle, ce n'est plus le cas dans un monde urbanisé, atomisé, amolli, gavé de loisirs et rendu crédule, d'une autre manière, par l'éducation primaire de masse et par les médias! Qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, telle est la situation politique.

On le voit, elle est peu favorable. La déesse France, comme dirait Maurras, n'a jamais été aussi seule! L'essentiel pourtant n'est pas les calculs politiciens (arriver au Pouvoir par une alliance de toutes les Droites, au prix de la Vérité politique et pour une durée infime, quelle folie!), mais de se demander: Pourquoi prendre le Pouvoir? C'est là que la question de l' "euro" réputé éternel, tout-puissant et infaillible est capitale:

"Oui ou non, le Pouvoir politique permet-il de changer la donne?"

Les erreurs de l'activisme narcissique

Si oui, tout n'est qu'affaire mécanique de positionnements, de propagande, de rapports de force et de retournements de vestes Lonsdale. Gagner, élection après élection, des places à Trifouillis-les-Oies, dans l'espoir de convertir une majorité de Français du bien-fondé de votre politique et dans la crainte qu'une autre majorité ne démolisse tout ce que vous aurez bâti sur le sable. Morne et répétitif labeur, finalement vain!

Faire des militants par tous les moyens (y compris numériques), les former comme on gave les canards en batterie, les discipliner, les garder, dans l'attente millénariste d'une Restauration contre-révolutionnaire totale (politique, économique, sociale, culturelle, religieuse), - fut-ce avec honnêteté et sérieux, - peut aussi, dans cette optique, suffire à des esprits légers. On sait que c'est la position traditionnelle de l'aèfe: multiplions les cercles d'études, les ventes à la criée et les rallyes, et, un jour, "demain, mon Roi viendra" "avec des cadeaux fiscaux par milliers"! C'est la version bourgeoise des "lendemains qui chantent" et "rasent gratis"! L'ennui, c'est qu'ils finissent par raser même les blousons dorés bourges tant vantés, et alors, il ne reste plus que les laissés pour compte de la politique réelle, grognards, pleureuses et Cassandre d'extrême-Droite. Mais, en politique, grogner n'est pas jouer, ni agir ou réaliser, d'ailleurs!

Dans les deux hypothèses, encore faudrait-il, à une ère qui refuse l'engagement, qu'il y ait de tels "combattants" capables de s'imposer la discipline de pensée et d'action qu'exige notre école... Force est de constater que si l'on en rencontre, on en rencontre peu, car cette discipline, impliquant un engagement à vie, quoique à des degrés différents selon les périodes, est contraignante. Tous n'en sont pas capables. Or, cette stabilité est une condition indispensable à un travail sur la durée.

Gramsci, Maurras ou Renouvin?

Si non, alors c'est la victoire de Gramsci (ou de Renouvin) sur Maurras. Faire de l'agitation politique est, dans ce cas, puéril. Ce qu'il faut au contraire, c'est transformer en profondeur la culture et les mœurs de l'extérieur du Pouvoir (vaste programme!) par le contrôle de l'enseignement, des médias et du monde de la culture, transformation rendant la (Contre-)Révolution inutile. Ce qui nécessite un corps hautement qualifié de contre-révolutionnaires professionnels, disciplinés et unis par une même doctrine, qui n'existe pas actuellement. La même remarque que précédemment s'applique à ce cas de figure. Quant à mélanger, au petit bonheur, pseudo-gramscisme et électoralisme, teintés d'une bonne dose d’arrivisme, ça ne fait pas une stratégie ou une doctrine.

Mais quelle doctrine proposer aux réactionnaires désorientés? C'est là que les choses se corsent, comme on l'a vu plus haut: Jusqu'à la Seconde guerre mondiale, tout ce qui était patriote était plus ou moins imbibé de "maurrassisme", plus ou moins bien digéré. Cela créait un certain nombre de réflexes pavloviens... nous voulons dire maurrassiens, qui augmentaient l'audience monarchiste de l'A.F. et fournissait au monde de Droite qui croyait aux idées plutôt qu'au portefeuille une unité tactique, un front du refus. Cela s'est achevé quelque part entre 1945 et 1962... Qui, à part des nostalgiques et de jeunes exaltés, a encore besoin du nationalisme intégral dans une Europe en paix et prospère, et quand on a largué l'Empire? La question est toujours d'actualité. De la réponse qu'on y trouvera dépendra le sort de la France, grandeur ou décadence, Monarchie ou République.

Les aberrations de l'extrême-Droite

Le coup de grâce a été l'introduction à forte dose, dans les années 1970, grâce à la grande Presse de Droite antimaurrassienne et au F.N., de la "Nouvelle Droite" païenne et structuraliste... Cette influence prédominante a substitué l'"ethnodifférentialisme", d'origine germanique, donc étranger à la tradition politique française, à la croyance traditionnelle en Occident à la supériorité et à l'universalité de la Civilisation gréco-latine, dont se réclamait l'A.F., pour aboutir au scepticisme et au relativisme en politique.

La vulgate "ethnodifférentialiste", popularisée après la défaire de l'Algérie française, n'est au fond rien que l'application sans originalité des théories structuralistes de Derrida, Lévi-Strauss et Barthes au nationalisme français. Leurs "idées" sur l' "identité" peuvent se résumer par le slogan mondialiste de Benetton: "Tous différents, tous semblables!" Et c'est ce genre d'inepties signées par de Benoist ou Evola, censées légitimer la supériorité d'un mythique homme blanc viril, qui fascine, à rebours de l'intelligence politique, certains femmelins, que Proudhon, le vrai, aurait daubés.

L'un des nombreux symboles graphiques pseudo-indo-européens de ces arriérés est la roue tournant perpétuellement à contre-courant de tous les progrès (qui rappelle l'obstination rétrograde de Gandhi filant la laine dans son pagne à l'âge atomique). Comment mieux signifier la reculade effectuée depuis le positivisme monarchique de Maurras, que ce recours à une "Tradition primordiale" inconnue au bataillon de la culture humanistique classique! Quel manque d'équilibre psychique que ce refuge romantique dans un monde rêvé peuplé de statues d'Arno Breker! Quelle perte sèche, surtout, pour la France, "mère des arts, des armes et des lois"!

Union sacrée d'abord! Vers un compromis nationaliste permanent

C'est ainsi que des questions périphériques (comme l'immigration, qu'elle soit qualifiée de "clandestine", "de masse", ou de "crise des réfugiés") prennent le pas dans l'esprit activiste de racisto-identita-tristes (sic) sur la primauté chronologique de la politique dans la Nation. C'est confondre la conséquence de l'esprit antinational des institutions françaises avec la cause! C'est la cause qu'il faut, d'abord, traiter. Dans une perspective nationaliste, c'est cet esprit logique de justice nationale, le seul humain, qu'il faut faire prévaloir, avec l'aide de tous les Français de bonne volonté, politisés ou non. Une fois l'Etat restauré dans ses prérogatives essentielles, les autres problèmes se règleront d'eux-même, on les verra dans leur exacte lumière. Le "politique d'abord", aujourd'hui, ne se comprend que renforcé par un "Union sacrée d'abord"!

Bref, c'est cela, le compromis nationaliste voulu par Pierre Pujo. De temporaire, celui-ci doit devenir permanent, pour répondre aux crises auxquelles la France continuera d'être confrontée à l'avenir. Pour sa part, la Fédération, à laquelle notre section enracinée s'honore d'appartenir, qui ne s'intéresse qu'à la seule France, continuera à le pratiquer loyalement, sans œillères ni illusions, tant que la Patrie ne sera pas sortie de l'ornière.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/05/31001-20160205ARTFIG00364-rassembler-la-france-du-non-ou-faire-l-union-des-droites-le-dilemne-du-fn.php

Pour sauver la France, il faut une stratégie. L'extrême-Droite identitariste, parlementaire ou aspirant à y parvenir, propose le retour vers un passé mythologique. L'Action française-Grand Sud-Ouest, elle, fidèle à ses Maîtres Maurras, Bainville et Pierre Pujo, regarde avec confiance vers l'avenir et propose une leçon hilarante tirée du film "Hot Shots" (Film D.R.).

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Le fantôme diaphane et pâlichon des boudoirs aristocratiques

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après un amusant petit texte littéraire du romancier catholique Julien Green, plein de fantaisie, qui met en scène un diaphane et pâlichon petit fantôme sans consistance, chiffe molle qui hante les boudoirs aristocratiques.

« Blanchonnet, c'était le mannequin dont se servait la couturière. Sans tête, ni bras, ni jambes, il offrait l'aspect d'une élégante d'autrefois après un barbare supplice » (Pléiade, vol. 3, p. 204-205).

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

A lire ici: http://www.reves.ca/songes.php?fiche=304

En bonus sans transition, pour les pseudo-royalistes romantiques et écervelés qui forment la majorité des maigres bataillons du crafe, une charmante chanson bien connue de Disney: "Un jour, mon Prince viendra!" T'as qu'à croire, royco!

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Centenaire de la bataille de Verdun: une belle cérémonie d'hommage que l'Action française approuve

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Le centenaire de la bataille de Verdun a été célébré avec faste par les Républiques française et allemande. Le résultat a été moins décevant que ce que l'on pouvait attendre. On le verra plus bas. L'Action française-Grand Sud-Ouest en félicite le gouvernement, le metteur en scène et les acteurs. Ce fut un beau spectacle qui invite à s'interroger sur le sens des cérémonies patriotiques commémorant les conflits contemporains.

Dans d'autres pays anglo-saxons aux traditions immuables, quoique d'antiquité plus ou moins grande, on a le culte des morts au champ d'honneur qui nous ont permis de vivre libres, sinon celui de l’armée. La sobre et militaire cérémonie qui a vu plusieurs membres de la famille royale anglaise commémorer les morts de leur Empire dans la Somme le montre bien. Mais ces pays bénéficient d'une continuité politique, institutionnelle, historique et morale que nous, nous avons perdu à la Révolution dite française. Sans continuité, pas de traditions, point de symboles qui ne perdent leur sens. La chaîne des temps a été rompue, on l'oublie trop facilement, et il n'appartient à personne, pas même à un (très) hypothétique Roi de la renouer.

C'est cela que l'on doit garder à l'esprit quand on critique le Régime républicain pour sa politique mémorielle. Bien entendu, une cérémonie purement militaire aurait fait l'affaire. Cependant, comment monter une cérémonie militaire quand on dissout l'Armée?

Il y a, au fond, deux types de symboles en France: ceux du Régime et ceux du Pays. Verdun fait partie des seconds. Ainsi, continuer de célébrer la geste de Verdun, cent ans après, montre que le Régime ne peut pas effacer de la mémoire collective, notamment dans l'Est, l'intensité du conflit et la justesse du sacrifice de millions de jeunes Français. L'Internationale chante "Du passé faisons table rase", mais le passé rebelle à l'idéologie humanitaire et cosmopolite ne se laisse pas effacer comme ça! Le passé est comme une source invisible à l’œil nu: il ne tient qu' à nous de la faire jaillir pour nous en abreuver. Encore faut-il en avoir la volonté...

Dès lors, à partir du moment où le parti était pris de ne pas mentionner le Vainqueur de Verdun, le maréchal Pétain (sauf, en service minimum, sur le site du ministère de la défense: http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/verdun-2016-petain-durant-la-bataille-de-verdun ), il fallait bien imaginer une cérémonie d’hommage qui représente les soldats, leur jeunesse, et l'inanité du conflit.

Le cinéaste allemand Völker Schlöndorff, célèbre pour ses films sur les malheurs de la guerre, a réalisé un spectacle époustouflant, nullement offensant à l'égard de nos morts, comme l'ont déploré fallacieusement les habituels Cassandre d'extrême-Droite.

La scénographie montre des adolescents, guère plus jeunes que ceux qui tombèrent ici il y a cent ans, courant à travers la forêt entourant l'Ossuaire, puis à la manière de vagues successives de charges d'infanterie courant dans les allées entre les tombes de nos soldats, mimant un combat et finalement tombant, fauchés par un échassier figurant la Mort.

Spectacle insolite, très visuel, plus sobre que celui de Jean-Paul Goude pour le bicentenaire de Révolution de 89, avec des réminiscences de Tim Burton, mais qui changeait des sempiternels discours humanitaires soporifiques d'anciens combattants et d'élus pacifistes et qui avait l'avantage d’impliquer pleinement la jeunesse du Verdunois. Les roulements de tambours évoquaient éloquemment le grondement des bombardements.

On regrettera simplement l'absence de jeunes Français musulmans et noirs pour représenter la diversité des troupes qui défendirent la Patrie commune!

A coup sûr, ce sera un moment dont les participants se souviendront toute leur vie! De combien d'autres cérémonies patriotiques peut-on dire la même chose?

Au total, malgré des manques évidents, un beau symbole de la réconciliation franco-allemande comme gage de la paix en Europe. N'est-ce pas Bainville qui, dans ses Conséquences politiques de la Paix, écrivait que "nulle part il n'est écrit que l’Allemagne et la France doivent se regarder en chiens de faïence pour la suite des siècles"?

A.F.-Grand Sud-Ouest

Les images de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun: un spectacle époustouflant et digne!

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Pour un 4-Juillet: Réflexions d'Action française sur la liberté

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

A l'occasion de la fête de l'Indépendance américaine, nous proposons à la réflexion de nos lecteurs la citation suivante de Benjamin Franklin, l'un de ses artisans:

“Only a moral and virtuous people are capable of freedom; the more vicious and corrupt a society becomes—the more it has need of masters.”

Seul un peuple moral et vertueux est capable de liberté; plus une société devient vicieuse et corrompue - plus elle a besoin de maîtres!

On comprend là l'intention puritaine d'autojustification de Franklin. Les Fondateurs des Etats-Unis ne cessaient de se comparer à l’Angleterre dont ils venaient. Le régime républicain, quoique non idéologique, qu'ils fondaient, la nation nouvelle qu'ils délivraient de ses chaînes monarchiques étaient parés dans leurs écrits de toutes les vertus. La suite de l'histoire a montré que les Etats-Unis, comme d'autres peuples, n'était ni ange, ni démon!

A l'heure où leurs anciens maîtres britanniques viennent de remporter, avec le "Brexit", une victoire capitale de leur propre guerre d'Indépendance, on trouve à ce texte une saveur philosophique plus universelle.

En effet, l'indépendance, la souveraineté se soutiennent par des vertus civiques: caractère, courage, sens de l'honneur, goût des libertés, qui ne se trouvent pas, au même degré, dans toutes les sociétés. Sans que ce soit l'unique critère, le régime sous lequel on vit est pour beaucoup dans la formation de l'esprit public national. Selon son degré de "démocratie", d'aristocratie ou de monarchie, ces vertus essentielles sont plus ou moins mises en évidence.

Avant de se demander lequel de ces régimes est le meilleur, on ferait bien de s'interroger sur le peuple auquel il doit s'appliquer. Car on a toujours le régime qu'on mérite. Il ne sert à rien de blâmer ici d'hypothétiques décadences, complots ou trahisons, qui desserviraient fatalement le peuple, mais il est plus utile de savoir s'il est encore capable de s'assumer en tant que communauté de destin dans le concert des nations. Tout, dans la vie d'un homme, d'un mouvement ou d'un peuple, est affaire de volonté. S'il l'est, il trouvera par l’empirisme organisateur (qui n'est autre que l'étude comparée du présent et du passé) les voies de son affranchissement; sinon, il sera la proie de Puissances plus impérialistes, - et elles ne manquent pas dans le monde actuel.

Cela est particulièrement vrai pour la France. Vu l'état d’avachissement du Peuple français dans toutes ses classes et professions, les plus élevées (financiers, professeurs, bourgeoisie, noblesse etc...) étant naturellement les plus coupables, on est en droit de douter de sa capacité à renaître sous la forme grandiose que l'on lui a connu par le passé. L'Action française affiche, depuis Maurras, un optimisme de commande à tous crins, mais qui ne voit que cette attitude est forcée? Chez Maurras, cet optimisme daté était ce qui lui avait permis de sortir de l’anarchisme de sa jeunesse, mais aujourd'hui, c'est le relativisme destructeur de toutes les certitudes qui guette la jeunesse, avec le cynisme marchand. Quel remède envisager contre ce dissolvant universel?

On n'évitera donc pas à l'Action française de se questionner sur la valeur stratégique de ce positionnement. Si l'A.F. a échoué, dans des circonstances nettement plus favorables à une réaction nationaliste, comment, avec moins de moyens matériels, moraux et humains, triompherait-elle maintenant? Maurras s'est fait des illusions sur le Peuple français. Il a sous-estimé les ravages de l'individualisme, la généralisation de l'esprit bourgeois, matérialiste, conservateur et jouisseur, frileux à l'égard des changements nécessaires, et la mutation subversive des élites. Sans oublier le mépris unanime pour l'Intelligence et les supériorités de tous ordres, jugées nuisibles dans la société de consommation.

Or, si les vertus civiques sont indispensables au maintien de la liberté, les dispositions de l' "homme intérieur" ne le sont pas moins! Et de qui dépendent ces dispositions? De l’exemple des autorités sociales, de l'enseignement des autorités morales. Un redressement ne s'entame pas tout seul, il y faut des alliés. Pas besoin de rappeler que, depuis Vatican II et 68, les unes et les autres sont amoindries.

Dès lors, la Contre-Révolution peut-elle encore s'opérer? Avec qui? Certes, ça et là, des révoltes, comme celles contre la "loi Travail", se font jour périodiquement, mais baignées d'idéalisme marxien. Ce n’est pas de mensonges généreux, mais plutôt d'une bonne cure de réalisme terre-à-terre que le Peuple aurait besoin. Il ne la trouvera, sans acception de préjugés de classes, que dans son patrimoine intellectuel, politique et religieux. A lui seul de jouer! Personne, nul homme (ou femme) providentiel, nul mouvement ou parti ne le dispensera de cet effort, s'il entend survivre!

Contrairement à ceux qui, au crafe ou ailleurs, parce qu'ils y trouvent une surface sociale, veulent faire prendre des vessies pour des lanternes, politiquement, nous sommes revenus en 1900. Magistère antipatriotique du Pouvoir, désorganisation des forces de résistance. Rien n'existe pour une Renaissance française. Sans doute, l'oeuvre de Maurras, Bainville, Daudet, Pierre Pujo, la légende des camelots du Roi sont un acquis, tout comme la pensée d'Aristote ou de Saint-Thomas, ou l'existence de Charlemagne et de Saint-Louis. Mais pour quelle utilité? A quoi a servi cette somme magnifique de dévouement et de perspicacité? Surtout, à quoi peut-elle, encore, servir?

Parler un langage communautaire, national, à une époque d'atomisation expose à ne pas être compris, ni suivi. C'est prêcher dans le désert. Ou, pire, dans le ghetto mondain des rallyes et des sacristies!

Remuer une agitation puérile sans préalablement faire de recrutement sélectif ni de formation sérieuse revient à vider l'Atlantique à la petite cuillère en fer blanc! On voit sans peine que ça n'a rien de politique! Cela la réduit à un simple boy-scoutisme, à un écologisme politique de baba-cool bobos, cathos ou aristos!

Au total, loin d'être une solution-miracle, clés en mains, d'essence politique, qui pourrait s'accomplir d'un coup de baguette magique, voire de club de golf en carton-pâte, la Contre-Révolution est, avant tout, comme Renan - et Maurras après lui - l'avait bien vu, une Réforme intellectuelle et morale. Tout est à reprendre depuis le début!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

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Les spécificités transfrontalières du pays basque au crible de l'Action française-Grand Sud-Ouest

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira ci-après, à l'approche des fêtes de Bayonne, auxquelles notre section locale participe joyeusement, un intéressant article d'une universitaire bordelaise sur les influences réciproques des pays basques espagnols et français.

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/typespace/frontier/FrontScient5.htm

Le calendrier des fêtes et férias dans les Landes:

http://www.sudouest.fr/2016/04/11/landes-le-calendrier-complet-des-fetes-et-ferias-de-l-annee-2016-2327695-716.php

... et dans notre pays basque français!

http://www.sudouest.fr/2016/04/21/pays-basque-le-calendrier-complet-des-fetes-et-festivals-de-l-annee-2016-2336460-4018.php

Dans chacune de ces fêtes, la section la plus proche (Bordeaux & Basse-Guyenne, Bayonne & pays basque, Pau & Pyrénées et Toulouse & Haut-Languedoc) tiendra un stand pour vous recevoir et vous informer sur nos activités dans la grande région!

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