Les suites du "Brexit": la France contre les intellos!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Vingt "intellos" bien en cour réclament la réforme de la construction européenne dans un sens qui n'ignore plus les peuples et leur volonté de rester eux-mêmes. Combien de fois avons-nous entendu de la part de politiciens les plus divers à Gauche et à Droite cette antienne lénifiante! Elle ne fait que perpétuer l'idée que la construction européenne serait nécessaire, profitable aux peuples et bonne en soi.

Depuis les origines, l'habileté de l'Europe des marchands a été de faire croire que les abdications de souveraineté, qu'on consentait pour son édification, étaient une garantie de la paix et de la prospérité sur le continent, alors qu'il était patent avant 1991 que c’était clairement le parapluie stratégique ouvert par la présence américaine qui les permettait; après, l'absence de menace directe rendait cet argutie caduque! On ne pouvait plus cacher les failles juridiques et sociales de ce monstre.

La menace terroriste actuelle, loin de justifier la continuation de cette erreur historique, est, bien au contraire, une conséquence de l'esprit économiste qui prévaut depuis 1945: en France comme en Allemagne, pour suffire à la reconstruction après-guerre et surtout pourvoir à la croissance dans les années 1960-70, l'appel massif à une main-d'oeuvre étrangère a créé dans nos pays un appel d'air pour l'expansion de l'Islam et ses déviations.

Solutions d'Action française au problème européen

Il serait vain de croire remédier à cette situation par "plus d’Europe". Seuls, la sortie sans délai, - au besoin au mépris des traités, - de l'Union européenne, la fermeture des frontières, la réservation du marché du travail aux seuls nationaux, l’expulsion des étrangers dangereux, l’internement des Français d'extrême-Gauche qui rêvent d'anarchie et d’extrême-Droite qui veulent la guerre civile devraient normalement suffire à régler ce problème d'ordre public. Cela suppose l'avènement d'un gouvernement national fort et indépendant.

Après le Brexit, qui confirme vingt-cinq ans de désaffection des peuples pour la technocratie de Bruxelles et de Francfort, il ne faudrait plus se tromper d'adversaire: comme nous l'avons affirmé lors du référendum ( http://af-aquitaine.over-blog.com/2016/06/referendum-anglais-comment-nous-sortirons-de-l-europe.html ). Pour l'Action française depuis Pierre Pujo, il ne s'agit pas de réformer l'Europe, mais de la détruire. Nous devons œuvrer pour recouvrer totalement notre souveraineté en matière économique et politique. Les limitations techniques de souveraineté qu'on peut accepter ne devront jamais, à l'avenir, toucher au politique.

Inutilité de l'autoritarisme

L’expérience du combat contre les projets de constitution a montré les limites du référendum: les politiciens de tous les pays savent toujours, sur les injonctions de Bruxelles, le contourner des résultats qui ne leur conviennent pas. Elle a également prouvé que la Démocratie ne garantit pas le maintien de notre liberté de Peuple: l'Europe pose implicitement la question du Régime et de sa nocivité.

Encore faut-il ne pas y apporter de mauvaises réponses, démocratiques elles aussi, plébiscitaires ou autoritaires; comme l'a montré le bonapartisme, l'autorité pour l'autorité ne suffit pas sur le long terme! Maurras aurait demandé: L'autorité de qui? Pour faire quoi? Le caporalisme d'un chef ou d'une cheftaine boy-scout ne remplace pas la vraie légitimité, celle qui se construit jour après jour par la confiance gagnée par l'honnêteté et les services rendus à une Cause, - cela vaut pour les Etats comme pour les groupuscules, hein, Bel-Ker!

Pourquoi et comment prendre le Pouvoir?

Normalement, pour modifier l'opinion publique dans le sens de l'intérêt national, l’Action française use de tous les moyens à sa disposition, même légaux, mais il faut bien reconnaître que ceux ci se font de plus ne plus rares. Il deviendra de plus en plus évident que, pour sortir de l’Europe, il faut prendre le Pouvoir et en changer la nature. Le Brexit montre que cela est extrêmement difficile avec une classe politique étroitement imbriquée, comme le veut la logique de la Démocratie électoraliste, avec les intérêts économiques mondialistes.

Avant d'agir, il faut aussi réfléchir si le Roi, qu'à l'A.F. nous appelons au secours dans le désert, en serait capable. Un Roi qui en veuille et qui en ait, certainement; toutefois, la lucidité reconnait qu'aucun prétendant présomptif ne remplit ces conditions aujourd'hui. Nous ne nous battons pas pour une monarchie bourgeoise-conservatrice, parlementaire en termes de constitution et moralisatrice en matière spirituelle, appuyée sur Auteuil-Neuilly-Passy et autres "bonnes banlieues" (une base politique "LMPT" serait pas de base du tout!)! La vieille bourgeoisie française, avec son hypocrisie foncière et son égoïsme sacré, n'est pas une classe d'avenir: le nationalisme s'adresse au Peuple tout entier. Dès lors, une solution d'attente s'impose: dans l'Interrègne, les nationalistes doivent assumer la régence du Pouvoir, selon des modalités à définir. La politique n'est pas l'idéalisme, mais le réalisme.

Souhaiter démagogiquement un énième référendum sur le sujet n'est donc qu'une voie de garage; même dans le cas d'une victoire, ce ne serait que remporter une victoire à la Pyrrhus. Rappeler Sarközy, élire Mlle Le Pen ou couronner M. Jean d'Orléans ne vaudrait rien du tout pour la France!

Les remords des clercs après leur trahison?

Comme on le verra plus bas, il est par ailleurs amusant de voir comment, et avec quelle rapidité, les commentateurs des médias officiels et officieux, dès qu'ils sont écartés des postes lucratifs, deviennent les défenseurs de la liberté d'expression, des opinions "dissidentes" et du pluralisme doctrinal, alors même qu'ils ne renient pas entièrement leurs opinions progressistes: la quadrature du cercle!

L'Action française-Grand Sud-Ouest l'a toujours dit: L'anticonformisme, la pseudo-"dissidence d'esprit" ne sont, dans la Société consumériste, qu'un créneau commercial parmi d'autres, qui ne menace en rien l’Ordre établi. Dans les années 60 et 70, la "rébellion" se situait à Gauche, le Pouvoir gaulliste et giscardien la tolérait fort bien. Aujourd'hui et depuis 2005-2007, elle s'affiche dans la Droite dure, et, depuis 2012-13, à l'extrême-Droite, et le Pouvoir ultralibéral-libertaire ne la tolère que mieux, puisqu'elle lui permet de renouer avec les fondamentaux de la IIIème République antiréactionnaire et "progressiste".

Ainsi, il n'y a pas lieu de s'en féliciter comme d'un succès, mais d'y voir une menace pour l'intégrité de nos doctrines, pour la cohésion de notre parti, pour le progrès de notre Cause. Le succès ne viendra pas du nombre, il viendra de la résolution des hommes d'Action française (les vrais) et des évènements. Il faut se répéter inlassablement que, dans un Système politico-économico-social libéral, les oppositions sont nécessaires pour faire croire au pluralisme et à la possibilité d'une alternance interne et externe, d'une "autre Europe", et, si elles sont caricaturales, pour renforcer le Pourvoir en place quelle que soit sa "couleur". Donc, ce ne sont pas tant nos idées qui sont à édulcorer ou à faire évoluer, mais leur expression: le radicalisme, l'extrémisme et l'activisme, qui sont à proscrire de la panoplie de l'Action française, ce à proportion de sa volonté de changer réellement les choses. Ce n'est pas à eux que se reconnait une volonté de fer, ni le sens de l'efficacité. Là encore, nos Maîtres l'ont toujours dit: La première réforme à opérer est intellectuelle et morale!

Quand on a, comme dans notre école, de fortes convictions, on aurait tort de céder à un facile anticonformisme de facade. Ce n'est pas sur les idées et les modes intellectuelles des autres que l'on fait de la force d’Action française, mais sur les nôtres, et à la lumière de l'empirisme organisateur! Encore faut-il les apprendre et les comprendre, et être doté d'un cerveau!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Sources: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/06/30/31002-20160630ARTFIG00290-brexit-vingt-intellectuels-eurocritiques-lancent-un-appel-pour-un-nouveau-traite.php

Le Brexit comme révélateur d'une demande d'Etat, même dans l'Angleterre post-thatchérienne!

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/09/31002-20160809ARTFIG00189-theresa-may-et-la-renationalisation-industrielle-la-fin-de-l-ere-thatcher.php

P.S. Vue par un journal de Centre-Gauche anglais, une conversation entre le ministre du Brexit et ses hauts fonctionnaires: désopilant!

https://www.theguardian.com/tv-and-radio/2016/aug/07/yes-minister-brexit-eu-jonathan-lynn-sir-humphrey?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=185094&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Médias et pluralisme:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/19/31002-20160819ARTFIG00333-brice-couturierle-parti-des-medias-et-l-intelligentsia-meprisent-la-realite.php

"Mes amis, avec l'Action française-Grand Sud-Ouest, il y aura toujours de l'action; la seule que vous n'aurez pas, c'est celle de la prièpe!"

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Le cas Viansson-Ponté: L'Action Française 2000 à l'encan?

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Il nous revient de plusieurs côtés que s'est tenu récemment une assemblée générale de la société éditrice de L'Action Française 2000, dirigée jusqu'à son décès en 2007 par notre Fondateur Pierre Pujo. Lors de cette séance, entre autres questions techniques, portant notamment sur l'allongement de l'âge-limite des administrateurs, on en a profité pour inclure, dans son organe administratif directeur, une nouvelle tête, pour le moins inattendue, - celle d'un grand patron de Presse, directeur de journaux de province, président du syndicat de la Presse quotidienne régionale, membre du conseil supérieur des messageries, etc etc...

Une première dont on se passerait

C'est la première fois, dans notre longue histoire d’opposition au Régime républicain et démocratique, que nous comptons parmi nos chefs l'un des hommes qui, dominant de père en fils l'opinion publique depuis la fondation de la République, a le plus à perdre au renversement du Régime!

A la grande époque de l'Action française, Maurice Pujo caricaturait sous le nom drôlatique de "baron Pié" ces méprisables grands bourgeois libéraux qui prétendaient, en adoptant la ligne de la moindre résistance à l'Anti-France, amadouer les républicains farouchement révolutionnaires et anticléricaux. Qu'est-ce qui a changé depuis? Eux, ou nous?

Pas de bras, pas de chocolat?

On connait la facilité avec laquelle, dans l'industrie, on change la recette du chocolat, tout en gardant le même emballage et en dupant le consommateur. Mais L'Action Française 2000, - dont notre Délégué régional Vincent Gaillère a eu l'honneur d'être l'un des administrateurs à une période critique où ils ne se bousculaient pas au portillon (n'est-ce pas, Bernard Bonnaves?), - n'est pas un simple journal d'information, c'est avant tout un journal d'opinion, l'organe, non d'un mouvement réduit à sa plus déformante expression Auteuil-Neuilly-Passy/LMPT, mais d'une école de pensée qui nous survivra et triomphera quelque beau jour. On n'y touche pas impunément, elle a des gardiens vigilants au nombre desquels se placent au premier rang la fédération Grand Sud-Ouest et ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées, Bayonne & pays basque). Que, depuis 2007, la valeur politique de sa rédaction, sous des plumes étrangères à l'A.F., se soit diminuée jusqu'à zéro (0), n'autorise pas que ce titre historique, que Pierre Pujo a ressuscité, soit mis à l'encan!

Les actionnaires, et même les simples lecteurs et sympathisants de notre école de pensée, ont le droit absolu de savoir ce que signifie et ce que pèse (pèze) ce changement à la tête pour l'avenir de la ligne du nationalisme intégral et, le cas échéant, de prendre en toute connaissance de cause la décision de s'abonner ou de se réabonner! Ils avertissent fermement ceux qui seraient tentés par cette frauduleuse opération intellectuelle de double substitution (d'un nouveau contenu "Droite dure" pour obtenir un nouveau lectorat "grand public") que ce genre d'alchimie électoraliste opportuniste est voué à l'échec: le créneau est déjà pris (voir Valeurs Actuelles).

Le cas Viansson-Ponté

Mais revenons à l'occasion de cet article: M. Jean Viansson-Ponté a donc été élu au saint des saints du Journal: le conseil d'administration.

Or, pour être élu administrateur, il faut déjà être actionnaire.

Donc, M. Viansson-Ponté est actionnaire.

Deux questions se posent dès lors: pourquoi l'est-il, et pour combien?

A la première, étant donné qu'il n'a jamais été question, de mémoire de cadre, - et les cadres, spécialement de province, ont la mémoire longue, - des sympathies avouées pour le nationalisme intégral de ce grand bourgeois libéral, il semble qu'il faille exclure un engouement subit, à plus de soixante ans, pour une Cause qui postule à terme la déchéance de l'influence sur la Société de son milieu exclusif! Se pourrait-il que ce soit par pure charité désintéressée, pour sauver un titre de Presse dont la voix délicate manquerait au concert harmonieusement politiquement-correct des Presses nationale et quotidienne régionale (dont M. Viansson-Ponté souhaite d'ailleurs la fusion des syndicats)?...

On ne sache pas de toute façon que cette famille, dont l'un des membres, Pierre, journaliste au Monde, était opposant, au nom du libéralisme, à De Gaulle, ait jamais été royaliste ou nationaliste; il est douteux qu'aucun de ses membres ait jamais été défenseur de l'Algérie française ou ait soutenu l'O.A.S. ; et comme dans ces familles, les traditions politiques Juste-milieu ne se changent pas, pas plus que le sens avisé de leur intérêt matériel, - le plus important à leurs yeux de possédants, - le lecteur concluera de quelle nature est la météorite qui nous apporte ce nouvel ami! Comme aurait pu dire Maurras: "timeo Danaos et dona ferentes" (ce qu'on peut traduire à peu près par: "Je crains les dissidents, les bourges, les flics et leurs cadeaux empoisonnés!")

Comment penser qu'un Viansson-Ponté s'égare à notre Action française, qui, hostile à la "fortune anonyme et vagabonde", a toujours été anticapitaliste-nationale? Il y a là un mystère que, seuls, les maîtres actuels du groupuscule, si fidèles à l'esprit "Révolution nationale" de notre maison (cela est de l'ironie), les sidis Blanchonnet, Dejouy, Bel-Ker, Hatem, pourraient nous interpréter... à défaut de nous convaincre!

A la deuxième question, décisive en l'état de nos finances, toujours fragiles, il faut se demander si conférer des responsabilités d'importance à un actionnaire de la veille est bien sage... Le montant de son apport le justifie-t-il? Si oui, ce montant n'est-il pas trop disproportionné pour être dénué d'arrière-pensées? Le P.D.G. du Journal, Mlle Pujo, aurait-t-elle, par hasard, cédé ses parts majoritaires à ce chevalier de la Légion d'honneur (nommé par Hollande) et de l'ordre du Mérite (nommé par Sarközy) si bien en cour avec les puissants du Régime, qu'il accueille généreusement dans les banquets corporatifs, propulsant ainsi ce prestigieux patron de Presse en position de lui succéder, le moment venu? Cela serait, pour le moins, hasardeux, - un peu comme jouer le futur et l'indépendance de notre école sur un coup de dés pipés!

Pour qui sonne le glas?

Il faut bien s'interroger: Venu de l'extérieur de notre école de pensée à l'approche des élections, se pourrait-il que M. Viansson-Ponté soit un homme de paille? Il faut reconnaître que, dans ce cas de figure, ce serait un bien mauvais investissement en terme de voix ramenées au bercail; mais, pour un candidat de Centre-Gauche bien doté comme Juppé, par exemple, qui a un besoin impérieux des voix de la Droite conservatrice, ce ne serait pas forcément un mauvais calcul. On ne laisse rien au hasard quand on se croit un destin national!

Quelles sont les intentions de M. Viansson-Ponté quant au gouvernement du Journal auquel il participe désormais? On sait que sa marotte en matière de management est le regroupement en trusts d'entreprises de Presse autrefois indépendantes. Rien de bien original, apparemment, ce patron classique colle parfaitement à la doxa ultralibérale thatchérienne; il commence même à dater un peu!

Concrètement, qu'est-ce que cela signifierait pour L'A.F. 2000? Ne s'agirait-il pas de la faire entrer, sous prétexte de "rationalisation économique", de "mutualisation logistique", bien entendu, dans un trust englobant la Presse de Droite dure, c'est-à-dire sympathisante de l'U.M.P. et compatible avec le F.N. new look? Et pour qui roulera ce trust aux élections présidentielles de l'an prochain? Les éditoriaux du boutangiste Axel Tisserand, fonctionnaire à l'Assemblée nationale, nous le diront, certes, mais trop tard, car c'est maintenant que nos amis doivent savoir la vérité! Il va sans dire qu'en l'espèce, outre la perte de notre autonomie de gestion, ce serait la fin de notre indépendance politique et de notre liberté de jugement, c'est-à-dire, ni plus ni moins, la fin du Journal de l'Action française. L'école, d'aphone, se trouverait muette.

On voit que, derrière le cas particulier Viansson-Ponté, et à travers lui, il y a là une énigme passablement embrumée, mais centrale, dont nous comptons bien avoir la solution un prochain jour, et nous l'aurons, que nos fidèles lecteurs nous fassent confiance!

A.F.-Grand Sud-Ouest

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La politique selon François Hollande et selon l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Le président de la République ayant récemment fait des déclarations sur ses conceptions de la politique devant des représentants de la Presse (http://www.lefigaro.fr/politique/2016/08/03/01002-20160803ARTFIG00262-hollande-le-candidat-perce-sous-les-habits-du-president-regalien.php), il n'est pas inutile de revenir dessus.

Selon le Président, «La politique, il faut l'aimer, pour la faire et la traiter. Ce qui me surprend, c'est qu'il y a des politiques, des journalistes, qui n'aiment pas la politique, qui la voudraient différente. Personne n'oblige à en faire. La politique, il faut l'aimer. Même avec ses médiocrités. Car s'il n'y a pas de politique, il n'y a pas de démocratie.»

Le vrai Hollande

On aurait tort de ne considérer François Hollande que comme un politicien médiocre. Il a aussi des qualités d'homme d'Etat (persévérance, dureté, capacité de dissimulation, mesure en toutes choses, sens du contact, goût du parler-vrai, son côté Vert-Galant, humour) qui seraient mieux employées en Monarchie, ce qui le place nettement au-dessus de tous ses compétiteurs. Sa politique étrangère témoigne de cette hauteur de vues, qui doit réparer les pots cassés en Libye et en Syrie par Sarközy et Juppé. Et il a fait ses classes sous Mitterrand, ce qui lui a permis de voir tout le parti que l'on peut tirer de l'histoire, pour soi et pour sa gloire (http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/08/18/25002-20160818ARTFIG00088-hollande-se-livre-c-est-dur-plus-dur-que-ce-que-j-avais-imagine.php. Il est évident que ce n'est pas à la tête du parti socialiste qu'il pouvait avoir l'usage de ses qualités.

Cependant, depuis son élection, abstraction faite de sa politique intérieure, économique et sociétale, il a infiniment plus incarné ce qu'il y a de plus proche d'un chef d’État qu'un Sarközy, par exemple. Ou que ne le représenterait le gérontocrate européiste Juppé! Quelle que soit la suite de ses destinées nationales, cela n'est pas négligeable et certainement à mettre à son actif.

On peut dire de ses conceptions sur la politique qu'elles sont à la fois vraies et fausses. Dans la perspective politicienne interne électoraliste où se place Hollande, dans la logique de la Démocratie, il a parfaitement raison. L'élection qui donne et permet de garder le Pouvoir se fait par des moyens immanquablement grossiers, mais efficaces, il serait vain de le nier. Si l'on choisit cette voie démagogique, il faut les accepter sans protester; si, comme l'Action française-Grand Sud-Ouest, l'on choisit la voie extraparlementaire, évidemment, il en va tout autrement!

Ce que c'est que la politique

La politique, qu'il s'agisse de la politicienne ou de la grande, c'est comme tout métier: l'artisan, - car c'est un art avant d'être une science, - doit l'aimer; nous en sommes d'accord avec le Président. Maurras disait même qu'il fallait y prendre du plaisir. Dans notre fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et dans ses sections enracinées (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque), c'est clairement le cas!

Le Président a par ailleurs pleinement raison d'assimiler Démocratie et médiocrité: la République ne peut se concevoir autrement et c'est la raison secrète de sa longévité. Ce Régime plait aux gens par sa médiocrité même, dans laquelle ils peuvent légitimement se reconnaître. C'est aussi la raison de l'échec de l'Action française, qui, elle, ne fait appel qu'aux sentiments nobles et aux bonnes volontés: c'est une faiblesse qu'il convient de corriger!

La politique, selon nous, se résume basiquement à un rapport de forces et à une volonté sans faille de vaincre ses adversaires. La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections indéracinables travaillent activement à changer le premier et ne sont pas dépourvues de la seconde.

Une mission impossible?

Pour l'Action française-Grand Sud-Ouest, fondée par Pierre Pujo, elle consiste également à rendre possible ce qui est utile au Pays. Ce qui ne correspond pas forcément à ce que veut le Peuple sans lumières particulières et mal éclairé par ses guides naturels (les "élites" sociales et intellectuelles) ou improvisés (les politicards).

Cela débute "par la réforme intellectuelle et morale de quelques-uns" (Maurras). D'où l'utilité de constituer, par un élitisme équitable, g>une véritable élite française méritocratique, hors de toutes castes, ce à quoi, par nos conférences de haut niveau, notre camp d'été Pujo-Réal del Sarte et nos cercles de formation, nous œuvrons décennie après décennie. Inutile de dire que dans une société hédoniste jusque dans ses classes les plus hautes, c'est quasi-"Mission impossible" ("Votre mission, si toutefois vous l'acceptez, sera de restaurer une monarchie dans un peuple égalitariste à fond, avec une dynastie insignifiante et des bourgeois impuissants et hypocrites pour alliés politiques. Si vous échouez, le Département d’État niera toute implication. Cette bande s'autodétruira dans 5 secondes, Mr Phelps...")!

Hollande a donc raison de le souligner, «faire de la politique autrement», cela n'existe pas: la politique est une profession dont il faut respecter les règles. Les marchands d'illusions d’extrême-Droite ou d’extrême-Gauche qui disent: "Votez pour nous, ça va changer!", "Renversons la table!" ou "Demain, le Roi!" mentent. Or, à l'A.F., nous sommes le contraire de ces charlatans de la politique.

Ce qu'ils veulent en réalité, ce sont des places et des bénéfices, pour eux et leurs familles, et vite. Le Peuple, qu'ils ne connaissent pas et qu'ils méprisent, ils s'en foutent. De ce point de vue, les partis déjà en place sont moins dangereux au niveau de la corruption, sinon à celui des libertés publiques, car ils ont déjà tout depuis longtemps et savent jusqu’où ne pas aller trop loin et, le cas échéant, faire le ménage dans les affaires trop voyantes.

Bien entendu, "tout désespoir en politique... etc etc..." Toutefois, ce n'est pas avec des illusions doucereuses, mais de la lucidité glacée que l'on fait triompher une Cause!

Répétons-le, la politique est affaire de pédagogie et de lenteur. L'activisme est à bannir de l'Action française, l’amateurisme aussi. Une Monarchie ne se fait pas en un seul jour, mais en un demi-siècle. Nous travaillons pour 2100, comme aurait dit Maurras!

P.S. Le président Hollande, nommé "homme d'Etat de l'année" par une fondation américaine très politiquement-correcte; il est un peu imprudent de sa part d'accepter une récompense aussi connotée...

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/09/17/97001-20160917FILWWW00045-le-prix-homme-d-etat-de-l-annee-remis-lundi-a-hollande.php

Ici, une explication "psychanalytique", plus ou moins convaincante, de la personnalité de Hollande:

http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2016/10/14/35003-20161014ARTFIG00229-francois-hollande-c-est-l-homme-qui-n-a-jamais-voulu-etre-president.php

Hollande vu par ses "amis":

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/10/26/25002-20161026ARTFIG00155-le-quinquennat-hollande-juge-a-l-aune-du-souvenir-de-mitterrand.php

Restaurer une Monarchie populaire dans la France de la téléréalité et du foute, une "mission impossible"? Allons donc, dirait Maurras!

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Jean-Baptiste Lynche (1749-1835), l’infâme opportuniste

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On se plaint communément, dans la sphère publique, de l'inculture des jeunes. En cette période estivale, faisons donc un peu d'histoire de Bordeaux.

Il y a deux cents ans, le maire de Bordeaux s'appelait Lynche, Jean-Baptiste Lynche. Issu d'une famille d'origine étrangère naguère fidèle aux rois anglais détrônés, les Stuart, mais reconvertie astucieusement dans le business et la judicature, plus lucratifs, cet individu, aristo d'opérette comme beaucoup de riches Bordelais, portait avec morgue le titre de baron d'Empire (pour le jugement sévère d'un des ses contemporains les mieux informés, voyez ce qu'en écrit Hugo dans Les Misérables, première partie, livre 3, chapitre 1: http://www.livresse.com/Livres-enligne/lesmiserables/010301.shtml). La Révolution, si terrible pour les curés et les petites gens, n'avait guère affecté ce capitaliste cosmopolite qui, comme un autre à qui on demandait ce qu'il avait fait pendant cette tragédie, aurait pu répondre: "J'ai vécu".

Qui, à part de jeunes bourges des Chartrons, pourrait bien avoir l'idée saugrenue à Bordeaux, au XXIème siècle, alors que les défis posés à la France exigent une ferme politique anticapitaliste nationale, de faire revivre l'ignoble et bouffie figure de ce Jean-Baptiste Lynche qu'un Henri IV aurait sévèrement puni? Personne de sain d'esprit, naturellement!

Et pour cause: Quand on évoque la figure détestée encore aujourd'hui dans notre ville (au point qu'aucune impasse ne porte son nom) de ce maire qui servit successivement l'Ancien Régime, Napoléon, et qui ne se rallia (le beau mot!) au Roi légitime que sous la pression des armées anglaises qui envahissaient le territoire national, on songe irrésistiblement à la chanson de Dutronc, L'opportuniste!

Et quoi de plus méprisable, me direz-vous, qu'un opportuniste? A part un dissident de l'Action française, rien, bien sûr!

Dans l’histoire de notre ville, il n'a de pendant que Chaban-Delmas, qui, lui aussi arriviste, ne dût son élection qu'à la mauvaise conscience de la décadente bourgeoisie du bouchon, qui avait un peu trop trempé dans le commerce avec les Boches!

Comment un jeune plein d'un idéal sincère, animé d'un amour véritable pour son Pays et de convictions royalistes authentiques pourrait-il prendre comme modèle cet ignoble imposteur et profiteur du vrai royalisme, celui du petit peuple bordelais qui eut à souffrir de la Révolution? Il faudrait être un lycéen imberbe dans le privé ou, pire, un étudiant malingre en notariat ou en sciences po' carriériste, qui finira, comme son affairiste de papa, à quarante ans à l'U.M.P., après avoir craché dans la soupe un an ou deux pendant ses médiocres études!

A l'Action française-Grand Sud-Ouest, c'est décidément impossible! Nous privilégions le développement durable (sur un demi-siècle!) de nos sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées, Bayonne & pays basque) par notre recrutement ouvert à tous dans le pays réel, mais sélectif, et par notre formation doctrinale et pratique sérieuse et enviée! La vraie méritocratie, qui a fait la réputation de l'Action française, c'est nous seuls qui l'incarnons!

En bref, il est rassurant de vérifier le vieux proverbe: Dis-moi qui tu idolâtres, je te dirai qui tu es!

Une version en concert de L’opportuniste du célèbre Jacques Dutronc: une chanson qui va comme un gant à la bourgeoisie bordelaise affairiste, dont le héros est l'imposteur Jean-Baptiste Lynche!

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