Le Béarn d'Action française soutient Bayrou

Publié le par Section de Pau & Pyrénées de l'Action française

Tribune libre

Pur produit de la méritocratie scolaire que nous souhaitons défendre et ressusciter dans notre Pays, M. François Bayrou, ancien ministre, maire de Pau, est actuellement victime de violentes et injustes attaques de la part du camp Sarközy de l'U.M.P. destinées à l'éliminer d'une éventuelle candidature à la présidence de la République l'an prochain.

Sans illusions sur la dureté traditionnelle du monde politique, la section de Pau & Pyrénées de l'Action française le soutient, avec lucidité et vigilance, dans sa position "Ni Droite, ni Gauche", telle qu'il l'a défendue en 2012, qui est la seule qui puisse tirer la France de l'ornière, et regrette qu'il ne soit pas encore, cette fois-ci, candidat.

Ne voulant pas préjuger de la position finale qui sera ultérieurement fixée par le Chef de la Fédération, elle rappelle néanmoins que l'auteur, il y a vingt-cinq ans, d'une sympathique biographie de Henry IV ne saurait être aussi hostile que d'autres à la constitution et aux progrès d'un parti des Politiques unissant tous les bons Français, qui puisse, une nouvelle fois, quoique dans des circonstances différentes, sauver la France.

A.F.-Pau & Pyrénées.

L'opinion de la Fédération

P.S. La tribune libre de la section de Pau & Pyrénées a beaucoup fait réagir parmi nos nombreux lecteurs. L'un d'entre eux va même jusqu'à s'interroger: "(...) soutenir Bayrou, ce n'est pas du foutage de gueule ?"

Notre liberté à l'Action française-Grand Sud-Ouest

Non, cher Monsieur, mais cela fait partie de la libre discussion que nous avons, à l'Action française-Grand Sud-Ouest, sur toutes sortes de sujets! Si la clique parisianiste du crafe, dirigée par les sidis Bel-Ker, Viansson-Ponté, Dejouy et Blanchonnet, n'entend voir qu'une seule tête, vide de préférence, de façon à la manipuler plus aisément au service de l'U.M.P., ici, en province, nous savons que l'Action française est avant tout une école de pensée, donc ouverte aux larges débats et rejetant les excommunications de carton-pâte!

A la différence des partis bien établis dans le Système (nous appelons "parti établi" tout mouvement qui a des sénateurs et des conseillers régionaux), comme l'U.M.P. et le néo-F.N., nous n'avons pas sur les choses et sur les hommes des opinions arrêtées, monolithiques, des idées fixes dignes de maniaques extrémistes ou d'arrivistes, professionnels du girouettisme. Nous n'en avons que sur les traîtres à notre Cause, les tièdes bourges et autres dissidents que nous rejetons vigoureusement dans les poubelles de l'Histoire qui sont leur lieu de prédilection!

Notre liberté de ton, fruit de la pratique habituelle de l'empirisme organisateur, est ce que nous avons de plus précieux; nous ne la sacrifierons pas par conformisme bourgeois à "faire le bon choix" (c'est-à-dire à se trouver dans le camp des vainqueurs pour en tirer profit!).

Le bon choix, pour nous, en fait d'élections, c'est de voter, donc de peser, et de voter pour le candidat le moins mauvais, le plus susceptible de s'émanciper de la sagesse reçue du politiquement-correct, et de faire barrage aux candidats les plus néfastes à l'avenir français! A ce propos, nous ne nous laissons pas abuser par les effets d'affichages de "patriotisme" ou de "nationalisme" d'un Sarközy de tréteaux, ou de "souverainisme" d'une Le Pen financée par la Russie!

Notre position au sujet des présidentielles

Plus précisément, en cas d'élection présidentielle, les royalistes ont toujours eu des opinions différentes. Cela n'a rien de dramatique. Pour fixer la ligne de notre école de pensée, il suffit de savoir ce que nous voulons et ce que ne voulons pas.

Comme en 2012, nous ne voulons pas infliger à notre Pays cinq années supplémentaires de sarközisme.

Pour autant, alors que la Patrie est en danger, nous ne sommes pas prêts à lui infliger cinq années à mariner dans le jus du F.N. new look!

Dès lors, l'éventail des options est largement ouvert à l'A.F.: de Bayrou et Fillon à Hollande, même à Mélenchon, comme nous l'avons déjà écrit (http://af-aquitaine.over-blog.com/2014/09/ou-le-f-n-ou-melenchon-une-alternative-en-2017-selon-l-action-francaise.html; http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/11/10/25001-20161110ARTFIG00279-securite-et-terrorisme-melenchon-veut-convaincre-de-son-serieux.php)! Car aucun vote ne hâtera l'indispensable Restauration, aucun vote ne nous engage sur le fond de notre doctrine: la nécessité d'une Monarchie pour la France. En revanche, un vote, s'il est stratégiquement utilisé par un nombre suffisamment important d'électeurs déterminés, imprime au cours de la politique politicienne une direction susceptible de favoriser, à plus ou moins long terme, le changement de Régime.

Après en avoir délibéré avec les organes directeurs de notre Mouvement dans la grande région, le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest arrêtera, suivant cette méthode positive, la position de la Fédération dans le courant du mois d'avril prochain.

Est-ce assez clair?

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

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"C'est la revanche de Mitterand!" Les archives de l'Epuration ouvertes au public!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française félicite le gouvernement de sa volonté d'ouvrir les archives de police et des juridictions d'exception pendant la Deuxième Guerre mondiale. Contrairement à ce que certains historiens militants veulent faire croire, la comparaison entre la modération de la répression pour maintenir l'Unité du Pays sous l'Etat français du maréchal Pétain et la répression disproportionnée, aveugle et sauvage de l'Epuration, voulue par gaullistes et communistes, sautera aux yeux des Français de bonne foi.

Ainsi, là où la timide et honteuse Droite parlementaire n'a jamais osé lever le voile sur la "période la plus sombre de notre histoire", les socialistes de MM. Hollande et Valls se sentent assez forts pour ouvrir la boîte de Pandore! C'est la revanche de Mitterand! Le personnage de De Gaulle n'en sortira assurément pas grandi. Tout ce qui peut contribuer à détruire le "mythe gaulliste" qui fonde la Vème République est bon à prendre! Ce pilier effondré, le Régime suivra à plus ou moins long terme! A l'Action française d'être prête, avec tous les patriotes français sincères, à assurer avec réalisme la suite! Mais, comme dit l'autre, "ceci est une autre histoire"!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/29/01016-20151229ARTFIG00165-le-gouvernement-facilite-l-acces-aux-archives-de-vichy.php

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Le chiffre du mois: Pratique religieuse, pays réel et Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On cherche souvent la raison de l'échec de l'Action française à rétablir la Monarchie de salut public. Elles sont multiples sans doute, mais citons un chiffre parlant sur l'influence sociale de l'Eglise catholique en France:

"(...) en 1873 (...) la moitié des Français faisaient encore leurs Pâques. En 1950, un quart seulement."

Et c'est à l'Eglise catholique que Maurras a choisi d'attacher le destin du royalisme et de l'Action française, même après qu'à la Condamnation, l'Eglise ait choisi délibérément, par politique, de se passer de son appui! C'est-à-dire de se couper de trois Français sur quatre pour la diffusion de son message politique. Sans commentaire! Ou plutôt si!

Si l'Action française veut faire triompher ses idées vraies dans une Société sécularisée qui ignore autant la foi que le patriotisme (sans parler du nationalisme!), elle doit adopter le mouvement inverse, à savoir rejoindre les trois Français (qui sont maintenant neuf sur dix) qui ne font pas leurs Pâques. Une bonne règle est de considérer que les religieux, excellents dans leur partie (le dogme, la spiritualité et la charité), ne sont, pas plus qu'un officier, un économiste ou un philosophe, équipés pour faire de la politique.

Et ce, d'autant plus que la vulgate des ecclésiastiques, spécialement de ceux qui, traditionalistes (en accord ou non avec Rome), se veulent le plus romains (c'est-à-dire alignés en tout sur le Vatican) tend à négliger la patrie terrestre au profit de la céleste. En réalité, ces théologiens confondent deux ordres, le naturel et le surnaturel, qui coexistent sans heurts dans le plan divin. Madiran rappelait justement, après Maurras, que le IVème Commandement ("Tes père et mère honoreras") s'étend aux communautés plus larges dont on fait partie, spécialement l'Etat, la Nation. Cela se comprend aisément: Respecter et défendre sa famille (ou même la Famille), en bafouant l'autorité légitime de l'Etat ("César") et sans se préoccuper des conditions de survie de la Nation est pour le moins aventureux. Il est plus sage de vouloir un Etat fort dans ses prérogatives, une Nation vivante et puissante, enrichie de ses diversités et sachant favoriser l'Unité en temps de crise. Or, tel est précisément l'objet du nationalisme, pas davantage!

Nous vivons encore le contre-coup du triomphe tardif, au XIXème siècle, de l'ultramontanisme sur le gallicanisme. Paradoxalement, c'est chez des ecclésiastiques diocésains français que l'on retrouve l'écho assourdi, autant par leur dialectique "avancée" que par leur soumission au Vatican, du gallicanisme. Or, ainsi que le disait le royaliste Charles Benoist, en politique française, il y a une partie de gallicanisme dont nous ne pouvons nous séparer, sous peine de voir péricliter la Communauté française.

Tirer des plans sur la comète (comme le font les partisans d'une Europe vaticane dont les "racines chrétiennes" et les "points non négociables" formeraient le substrat), dessiner dans le ciel des idées des principes (tel celui de subsidiarité), sans égard pour ce qui se passe à Bruxelles, à Paris et à Bordeaux, et les absolutiser, alors que toute politique est essentiellement adaptation des principes aux réalités pour mieux transformer ces dernières, est une erreur stratégique majeure. Il convient d'y remédier. La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française y aidera les catholiques.

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République ou Monarchie, telle est la question! Réponse avec l'Action française-Grand Sud-Ouest

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'universitaire à succès de Droite Rouvillois se mélange les pinceaux dès qu'il est question de république. C'est le complexe habituel des hommes de Droite qui n'assument pas ce qu'ils doivent à l'Action française - tout!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2015/10/23/31005-20151023ARTFIG00375-frederic-rouvillois-le-mot-8216republique-est-a-la-fois-vide-et-sacre.php

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/09/02/31001-20160902ARTFIG00331-frederic-rouvillois-pourquoi-les-francais-sont-nostalgiques-de-la-monarchie.php

Comme l'Action française-Grand Sud-Ouest l'a déjà dénoncé pour la "réserve citoyenne" de l'Armée française, la pratique scandaleuse de nommer des colonels d'opérette existe traditionnellement dans les armées monarchiques: ridicule pour ridicule, en fait de métaphore de notre impuissance militaire, plutôt qu'un Jean-Vincent Placé ou un Jean d'Orléans, nous préférerions encore avoir pour général le pingouin Nils Olaf!

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Sur un mot de mister Blair: le réalisme en politique s'applique aussi à l'Action française!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On sait les difficultés que le nouveau leader du parti travailliste anglais, le gauchiste rétrograde Corbyn connait. L'ancien premier ministre Blair vient y ajouter, avec le grain de sel qu'il pourrait faire son come-back en politique, son interprétation qui peut, ma foi, faire réfléchir aussi en France, spécialement dans notre Mouvement d'Action française. Laissons-lui la parole en V.O., avant de donner l'opinion de la fédération Grand Sud-Ouest, seul organisme d'A.F. actif dans la grande région à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne... et au-delà:

“This is not about Jeremy Corbyn,” he said. “It’s about two different cultures in one organism. One culture is the culture of the Labour party as a party of government. And that, historically, is why Labour was formed: to win representation in parliament and ultimately to influence and to be the government of the country.

The other culture is the ultra-left, which believes that the action on the street is as important as the action in parliament,” he said. “That culture has now taken the leadership of the Labour party. It’s a huge problem because they live in a world that is very, very remote from the way that the broad mass of people really think.

The reason why the position of these guys is not one that will appeal to an electorate is not because they are too left, or because they are too principled. It’s because they are too wrong.

“The reason their policies shouldn’t be supported isn’t because they’re wildly radical, it’s because they are not. They don’t work. They are actually a form of conservatism. This is the point about them. What they are offering is a mixture of fantasy and error."

Source: https://www.theguardian.com/politics/2016/oct/07/tony-blair-says-his-return-to-british-politics-is-an-open-question?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=193717&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Commentaire: Il n'appartient pas à l'Action française-Grand Sud-Ouest de s'immiscer dans la cuisine politique d'un parti étranger. Nous sommes un Mouvement purement français, qui n'attendons le salut du Pays d'aucun exemple, ni d'aucune aide étrangère, à la différence des racisto-identitaristes (qui font le jeu de Moscou) et autres sots-raëliens (qui font tantôt celui de l'Iran, tantôt celui du Venezuela). Cet avenir, nous le forgeons chaque jour de nos mains, avec nos seules idées d'A.F. Il est vain de vouloir faire des emprunts doctrinaux ou pratiques à des partis ou des situations qui ne sont pas compatibles avec le résultat que nous souhaitons obtenir en France. (C'est toute la raison de l'échec actuel du groupuscule "Axion Front-XVI" et de sa course éperdue derrière les racisto-identitaristes, les cathos obsédés par le sexe des anges ou le néo-F.N.) Proudhon disait à peu près que l'on ne peut greffer du courage intellectuel à celui qui en est dépourvu et que les carriéristes ne sont que des femmelins, adorateurs de la Force pour la force (n'est-ce pas, "Petit-Pull-Orange" Blanchonnet?).

"Pays légal" et "pays réel" d'Action française

Mais revenons à nos moutons, c'est-à-dire à Blair et à son analyse de ce qui fait le succès en politique. Il parle d'or, puisqu'il a réussi à égaler et surpasser en durée la recordwoman de Downing Street (Mme Thatcher), étant resté plus de dix ans au Pouvoir. Mais dans quel état de division a-t-il laissé le parti travailliste! Si ses cadres parlementaires sont libéraux-libertaires, la base, en élisant et réélisant Corbyn, a marqué qu'elle restait indécrottablement marxisante.

Cette dichotomie est en elle-même intéressante. Elle s'applique, toutes choses égales par ailleurs, à l'A.F. actuelle: si les cénacles parisianistes sont acquis à l'idée folle d'une participation illusoire à un gouvernement F.N. new look (dans lequel ils croient pouvoir figurer l'appoint de "l'ouverture"), la base, elle (lecteurs de L'Action Française 2000, adhérents au crafe, sympathisants de province qui forment le gros des maigres bataillons du nationalisme intégral), est indéfectiblement composée de nationalistes d'esprit traditionnel, acquis et rompus aux idées maurrassiennes. Il y a là une dialectique inquiétante pour les novateurs...

Blair marque que le critérium du succès en politique, c'est l'élection (et la réélection) par le Peuple. L'Action française, de son côté, si elle n'exclue aucun moyen pour changer de Régime, n'a, logiquement, jamais privilégié, en présentant régulièrement des candidats aux élections, la légitimation d'un Système qu'elle souhaite détruire, la Démocratie. Cela aurait été alimenter un Régime de mort qui empêche la restauration de la grandeur française et le bien-être du Peuple.

Un Régime, un Peuple, et pas d'opposition

D'où, pour Blair, un pragmatisme politique et économique, qui ne laisse pas de place à des solutions idéologiques trop étrangères aux mentalités. Or, que trouvons-nous en France aujourd'hui? Un Peuple, comme nous l'écrivions récemment, étranger au nationalisme et à l'idée de Roi, qu'il juge surannés. La pensée qu'il se débat lui même dans un antipatriotisme et une attitude subversive dépassés ne l'effleure pas. En effet, même s'il vit et travaille en France et si sa sécurité dépend de la force de notre Communauté nationale, il se refuse encore absolument, sous l'emprise des idées de mai 68 qui sont l'aboutissement de l'oeuvre destructrice des instituteurs communistes des années 20-50, à le reconnaître et à agir en conséquence. Et on ose parler de "droitisation des valeurs" des Français! Mais où est donc le nationalisme rationnel, qui en serait la traduction politique? Car quelques mouvements sporadiques de mécontentement, ou bien des réactions xénophobes ne sauraient tenir lieu d'une critique charpentée s'incarnant en un mouvement discipliné! Que des activistes imbéciles, agités par des arrivistes professionnels, fassent parler d'eux, c'est dans l'ordre des choses. Jamais ils ne gêneront décisivement le Pouvoir établi. Quant à l'éventualité d'un coup d'Etat militaire par une junte de jeunes ou de vieux officiers excédés, naïfs et non-formés politiquement, qui deviendraient vite les jouets des politiciens roublards, loin de servir la France, il porterait aux idées de renaissance nationale un coup fatal; il n'est pas souhaitable. Blair a donc raison en disant que l'action de rue, directe est un leurre, un rêve.

D'autre part, il n'y pas en France de contestation, d'opposition frontale, radicale, totale au Régime démocratique (car on ne saurait tenir le F.N. new look pour cela). La seule alternative possible serait l'A.F., si elle était en ordre de bataille. La solution électorale, valable au Royaume-Uni, est inapplicable ici.

Nécessité d'une "discipline de parti"

Nous parlions de discipline. C'est précisément le point essentiel pour tout mouvement qui souhaite, comme la Fédération, aboutir. Discipline de pensée (qui n'est pas caporalisme, mais honnêteté dans le raisonnement et volonté de le traduire dans la réalité) et d'action (intelligence et cohésion dans celle-ci, dans le cadre des hiérarchie et structures préexistantes, non de façon anarchique, contre elles). Le sentiment (la trop fameuse "amitié d'Action française", qui cache toutes les dissidences et les plus vils coups bas) n'a rien à faire en politique, à la différence de la démagogie; il peut arriver, que, pour se faire comprendre du Peuple, on doive employer son langage et donc "grossir le trait", mais jamais une adhésion passagère ne justifie une déviation doctrinale. Pour nous, nous nous interdisons par avance d'employer ces moyens grossiers, nous mettant volontairement en position d'infériorité dans le débat public: "Nous respectons trop le Peuple pour lui mentir", disait Maurras, quand bien même d'un mensonge dépendait son salut. Et pourtant... "Paris vaut bien une messe!"

Nous ne sommes et nous ne devons être ni un mouvement de masse ("royaliser le Pays" est une tâche irréaliste et disproportionnée, par rapport à nos moyens), ni un mouvement d'élite (terme que l'on utilise généralement pour masquer la faiblesse des effectifs et la sociologie aristocratico-bourge qui plombe notre audience auprès du Peuple). Sauf quelques éléments, - d'élite, ceux-là - il faut savoir que le Peuple dans sa masse est inaccessible à un raisonnement un peu poussé (sans doute, ici, des cathos intellos invoqueraient en se lamentant la "crise de la transmission", l'amoindrissement de l'enseignement de l'histoire et de la philosophie - le fait est que l'enseignement public, laïc et obligatoire, fils du Régime, favorise objectivement l'ignorance et le désintérêt pour la Cité!). Nous devons être une avant-garde. C'est ce que la fédération Grand Sud-Ouest, avec ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, essaie d'être, à son niveau. L'avant-garde, chargée d'explorer le terrain sans s'y perdre et d'ouvrir une voie au gros de la troupe avec lequel elle doit rester en constante communication (ici, le Peuple lui-même, sans intermédiaires déformants qui travestissent sa volonté), suppose des qualités de curiosité, de courage, d'audace, d'à-propos, d'ingéniosité qui ne sont pas le fait de la masse, pas plus que des prétendues élites, trop souvent confites en admiration de leur nombril.

Le fait d'être minoritaire n'est pas une excuse pour ne pas faire le ménage dans un mouvement. Or, à l'aèfe, telle qu'elle se présente dans certains cénacles de Paris, on n'a jamais vu, de mémoire de militant, que des coteries étudiantes, d'extraction conservatrice (voir les immortels Thibaut de Pierre de Bernis ou Charles-Henri d'Herpès), en éliminant d'autres, pour squatter plus à leur aise les bureaux du Siège et avoir une "surface sociale" dans le centre de la capitale. Malheureusement pour ces Eliacins, ce n'est pas le nombre de mètres carrés occupés vainement et la proximité géographique avec le Pouvoir qui fait une Contre-Révolution!

L'urgence d'une Contre-Révolution au sein d' "Axion Front-XVI"

Blair a entièrement raison en disant que deux "cultures" ne peuvent coexister dans un appareil conçu pour prendre le Pouvoir; l'une doit forcément exclure l'autre. Tous les révolutionnaires ont démontré cette vérité et par là même se sont frayé un chemin vers le gouvernement. A l'A.F. en 2016, il s'agit de savoir si la ligne de l'accommodement avec la Démocratie, au prix de la perte de notre spécificité, dont les sahibs Dejouy, Bel-Ker, Blanchonnet et Hatem sont les chantres, va l'emporter sur celle de la fidélité à nos principes et à nos exemples nationalistes (qui ne se dispense pas d'être sainement critique), disons la ligne que suit, depuis au moins une décennie, la fédération Grand Sud-Ouest sous la direction de son Délégué régional.

A l'heure où le régimiste Viansson-Ponté entre en force dans le capital de L'Action Française 2000 et dans sa direction, faire le ménage au sein de son appendice activiste s'impose urgemment à tous les éléments sains qui y demeurent encore. La base peut et doit se faire entendre par l'arme à sa disposition, la seule qu'il entendra: la grève du réabonnement à L'A.F. 2000 et de la réadhésion au crafe, la constitution autour des môles de résistance provinciaux d'un nouvel organisme militant. La Fédération appuie entièrement ces efforts.

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Mémoire de l'Algérie française et des harkis: la repentance, une erreur du président Hollande

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Comme il est habituel depuis la présidence Chirac en 2003, la République a célébré une journée d'hommage aux victimes de la guerre d'Algérie. Lors de la cérémonie de Paris, le président Hollande a fait une annonce extraordinaire: la reconnaissance de la culpabilité écrasante du gouvernement gaulliste de l'époque dans le martyre des harkis, leur ignoble abandon au F.L.N. et leur accueil indigne en métropole. D'habitude, la repentance est plutôt à sens unique, "dans le sens de l'Histoire", toujours plus à Gauche. C'est une première sous la Vème République, signe que la Vérité historique commence à se faire jour, malgré la chape de plomb idéologique que fait peser la statue du Commandeur De Gaulle. De proche en proche, les époques de Vichy et de l'Action française, elles aussi, verront des historiens plus équitables leur rendre justice.

L'A.F., dont les sections locales dans le Grand Sud-Ouest participent à ces hommages, s'est toujours préoccupée du sort des harkis. Cependant, elle ne saurait approuver la déclaration du président de la République. Pourquoi?

D'abord, parce qu'il s'agit évidemment, même si quelques souvenirs de son père O.A.S. ont pu entrer dans sa décision, d'une manoeuvre électoraliste pour les présidentielles visant à récupérer un électorat qui paradoxalement, comme le notait de façon crue feu Georges Frèche, vote pour les successeurs de ses bourreaux ordinaires, l'U.M.P.

Ensuite, il ne s'agit que d'une "déclaration verbale" qui n'engage à rien et qui constitue le type même de la fausse justice: il est bien tard et cela est si peu...

Enfin, l'électoralisme démagogique de Hollande vise à satisfaire des catégories, et donc à encourager la "concurrence victimaire" initiée à partir des années 1970 par une partie activiste de la communauté israélite et singée depuis, chez les conservateurs et d'autres "minorités visibles" ou aspirant à le devenir, par des professionnels de la compassion. Exemples: le romancier vendéen Reynald Sécher et d'autres universitaires de Droite qui voient dans la Révolution dite française la préfiguration des totalitarismes modernes bolchévique et naziste; les Antillais et les Français d'origine africaine avec l'esclavage. Etc etc... Tout mesurer à l'aune des malheurs de la Seconde Guerre mondiale n'est pas, cela va sans dire, une attitude historique contre-révolutionnaire (ni même scientifique!). Forts de l'idée classique de l'immutabilité de la nature humaine, nous pensons que la barbarie n'est pas nouvelle, seules ses formes changent. "Ce n'est pas pas avec son siècle, mais avec tous les siècles qu'il faut marcher" dit Bonald, pas seulement les regarder au prisme fixiste et déformant d'un unique temps!

Il n'entre pas dans le cadre de ce billet de déterminer qui, du communautarisme ou de la concurrence victimaire, engendre l'autre. Il suffit de savoir qu'ils sont également néfastes à l'Unité nationale essentielle en temps de crise tels que ceux que nous vivons. Ainsi, ces caricatures subversives de communautés tendent à englober n'importe quelle disposition d'esprit, fut-elle déviante, et à lui conférer la considération due à une communauté naturelle utile au Pays. Elles jettent le discrédit sur les autres communautés naturelles (famille, commune, métier, religions), elles indispensables, qui structurent une Nation équilibrée. Elles constituent un nouveau romantisme politique, qui trouve dans un passé falsifié un aliment pour ressusciter artificiellement les divisions françaises. Inutile de rappeler que la France n'a pas besoin de cela!

Conclusion: L'histoire d'un grand peuple n'est pas "un long fleuve tranquille". Si un tri intellectuel et politique doit être fait entre ce qui a marché et ce qui a échoué pour la grandeur de notre Patrie, nous sommes solidaires du bien comme du mal dont nous sommes les produits. Il n'est pas d'empirisme organisateur concevable, si l'on nie la moitié de notre histoire: sur quoi fonderait-on son jugement, sinon? L'Unité française exige l'unité de la mémoire, dans les périodes heureuses comme les tragédies de notre histoire: cela est vrai de la Vendée, comme de l'Algérie française et des colonies; aucune brèche ne doit y être tolérée. Pour sa part, la Fédération n'en cautionnera aucune!

Ce n'est pas au moment où le vent mauvais de la rectitude politique tourne, que nous, à l'Action française, devons abandonner la mémoire d'aucun des combats légitimes de nos prédécesseurs pour la France et le Roi (quand Celui-ci en valait la peine!). Leur rendre cette justice n'est d'ailleurs pas les idéaliser ni les singer: le temps des chouans, des camelots du Roi et des bouchers de La Villette est bel et bien terminé. Loin de se "droitiser" doctrinalement, le peuple est désormais étranger au nationalisme. Alors que les réactionnaires font du sur-place dans leurs communautés naturelles anémiées sur la terre natale désertée, il est mentalement "hors-sol", sur une autre planète psychédélique, individualiste et irréelle. Tout le problème politique consiste à faire communiquer les deux. Il nous faut</strong>, au contraire de ces attitudes erronées, à la fois défendre sans faille la mémoire de nos aînés et tirer lucidement les leçons de leurs échecs. La Fédération montrera l'exemple sur ce plan là aussi!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/25/01016-20160925ARTFIG00001-un-discours-attendu-de-hollande-pour-la-journee-nationale-d-hommage-aux-harkis.php

Après les harkis, les Gitans: comme l'Action française-Grand Sud-Ouest l'écrit plus haut, la repentance est une boîte de Pandore qu'il aurait mieux valu ne pas ouvrir!

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