Fête des Mères 2009

Publié le par Rémy Perrin

On trouvera plus bas le message que, le 25 mai 1941, le maréchal Pétain, Chef de l'Etat français, adressait aux mères de France. Modèle d'une politique sociale réaliste, il parait tout à fait approprié de le reproduire en ce jour:

"Mères de famille françaises, la France célèbre aujourd'hui la famille. Elle se doit d'honorer d'abord les mères.

"Depuis dix mois, je convie les Français à s'arracher aux mirages d'une civilisation matérialiste. Je leur ai montré les dangers de l'individualisme. Je les ai invités à prendre leur point d'appui sur les institutions naturelles et morales auxquelles est lié notre destin d'hommes et de Français.

"La famille, cellule initiale de la société, nous offre la meilleure garantie de relèvement. Un pays stérile est un pays mortellement atteint dans son existence. Pour que la France vive, il lui faut d'abord des foyers.

"Le foyer, c'est la maison où l'on se réunit, c'est le refuge où les affections se fortifient. C'est cette communauté spirituelle qui sauve l'homme de l'égoïsme et lui apprend à s'oublier pour se donner à ceux qui l'entourent.

"Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son coeur, elle fait rayonner autour d'elle l'amour qui permet d'accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable.

"Mères de notre pays de France, votre tâche est la plus rude, elle est aussi la plus belle.

"Vous êtes, avant l'Etat, les dispensatrices de l'éducation. Vous seules savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect, qui fait les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne.

"Et voici qu'aujourd'hui, dans nos deuils, dans nos misères, vous portez la plus lourde croix.

"Mères de France, entendez ce long cri d'amour qui monte vers vous. Mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités, qui donneriez votre vie pour arracher vos enfants à la faim, mères de nos campagnes qui, seules à la ferme, faites germer les moissons, mères glorieuses, mères angoissées, je vous exprime, aujourd'hui, toute la reconnaissance de la France."

Affiche de propagande pour la journée des Mères 1944 (D.R.)

Voilà bien le langage d'un Chef d'Etat! La comparaison avec le silence d'un Sarközy prouve son actualité ! Que ceux qui le trouveraient convenu reconnaissent que les vérités premières que Philippe Pétain exprimait ont été beaucoup perdues de vue, principalement sous notre dernière République. Avortement, contraception ont décimé les générations depuis quarante ans. La "révolution sexuelle" a affaibli les consciences en les asservissant aux passions le plus basses.

Mais il ne faudrait pas croire que ce sont des protestations verbales des associations familialistes, des manifestations ou autres opérations-choc qui influenceront le moins du monde dans le bon sens les politiciens: manifester, protester c'est se faire plaisir à bon compte pour le pays légal! Ce serait surtout méconnaitre la nature profonde de la République antifrançaise et s'exposer à de cruelles désillusions.  "La démocratie, c'est le mal, la démocratie c'est la mort", et d'abord celle des Français, nés ou à naître!

Seul, un changement de régime peut permettre à la famille de refleurir à nouveau. Un Pouvoir royal, sans heurter de front l'opinion publique, ce qui serait impolitique, s'efforcerait, par l'exemple d'une famille-chef au sommet de l'Etat et par des mesures d'encouragement adaptées à l'état social actuel (allocations aux mères de famille demeurant au foyer, par exemple), de restaurer les valeurs et les solidarités traditionnelles. Hors de cela, on ne peut nourrir que rêveries inconsistantes et démobilisatrices pour le combat en faveur de la Cause nationale! Si vous voulez défendre efficacement la famille, venez à l'Action française!