nos idees politiques d'action francaise

1/ Pierre Pujo, le (contre-)révolutionnaire, fondateur de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira plus bas un texte qui montre, parmi mille autres, le caractère visionnaire de notre Maître Pierre Pujo (+), qui fut, au XXème siècle et jusqu'en 2007, le seul et digne successeur de Charles Maurras, fondateur de l'école d'Action française. Extrait d'un discours prononcé après les évènements de mai 1968, il brosse énergiquement, en quelques mots, les traits contre-révolutionnaire et dynamique de notre grande mission politique. Ce qu'il dit des gauchistes de l'époque se rapporte aussi, de nos jours, au monde de Droite et d'extrême-Droite, à la bourgeoisie des privilégiés et aussi aux "cathos", tous incapables ou peu désireux de remonter aux causes institutionnelles des maux dont nous souffrons.

Profondément positifs et actuels, les propos de Pierre Pujo rompent avec l'image bêtement réactionnaire qu'on voudrait accoler à l'A.F. Il n'est pas question ici de faire l'archéologie d'un régime défunt (l'Ancien Régime), mais de bâtir pour l'avenir un Ordre humain harmonieux et conforme à notre nature de Français. Quoi de plus réaliste, comme programme?

Si aujourd'hui, dans l'exaltation factice d'une manif' plus ou moins réussie ou d'une élection partielle gagnée, certains parlent légèrement de "faire un Mai-68 à l'envers", de "transmettre" sans préciser quoi, à qui et comment, qu'ils commencent d'abord par reconnaître qu'il y a en France une Vérité politique, qu'elle s'apprend avec humilité à notre source, et qu'elle oblige à une cohérence intellectuelle et militante continue, jusqu'à la Monarchie nationale.

A l'heure présente (2020), la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française fondée par Pierre Pujo et dirigée par M. Vincent Gaillère, avec ses sections de proximité de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, est le seul organisme vivant et durable à incarner et à défendre avec intelligence et fidélité à son Fondateur, en Aquitaine et dans le Midi-Pyrénées, les idées saines et vraies qui permettront le redressement de notre Pays. Ailleurs, il n'y a que dispersion et agitations stériles, électorales ou activistes, sans lendemain. On peut la joindre par la rubrique "Contact" de ce site. Ouverte à tous les Français sincères, sans distinction de classe, elle porte pour toujours les espoirs du Peuple.

A.F.-Grand Sud-Ouest

« […] Nous sommes des contestataires et même nous poussons la contestation plus loin que les marxistes. Nous allons, en un sens, plus loin que les enragés, car s’ils dénoncent les défauts et les tares du régime actuel, ils ne s’en prennent pas aux causes. Ces causes, nous les dénonçons depuis toujours : ce sont la démocratie et les idéologies démocratiques. Ce sont elles qui ont désorganisé l’Etat, détruit la société française, intoxiqué la jeunesse, mené la France sur le chemin des catastrophes et de la décadence.

« Par ailleurs, tandis que les révolutionnaires font de la contestation un instrument du matérialisme dialectique, nous autres, à l’Action française, nous contestons ce qui est mauvais pour obtenir un bien, pour restaurer une société française harmonieuse et prospère. Telle est notre contestation nationaliste. Notre souci primordial est la survie de cette communauté historique millénaire qu’est la France et qui est faite non seulement des Français vivants, mais aussi d’un milliard de Français morts et d’autant à naître.

« C’est pourquoi, si nous pouvons nous dire les véritables contestataires, nous sommes aussi les véritables défenseurs de l’ordre. Nous indiquons les conditions d’une restauration d’un ordre vrai et national où s’épanouiraient les libertés sous un Etat fort, continu et respecté parce qu’accordé à la légitimité profonde du pays.

« Ce que nous voulons, c’est restaurer à tous les échelons une légitimité. Il faut remettre en place de véritables autorités appuyées sur les notions de compétence et de responsabilité.

« Ainsi nous indiquons les causes du mal et aussi les remèdes. Et nous le faisons depuis 70 ans ce mois-ci que les deux mots Action française apparaissent pour la première fois dans un journal en tête d’un article sous la signature de Maurice Pujo.

« Ce que nous disons, on n’est pas libre de le refuser. Nous ne sommes pas un parti voué à la défense d’une certaine idéologie, ou de préférences sentimentales arbitraires. Notre mission est de défendre la vérité politique, et la vérité politique existe. Si l’on n’en tient pas compte, il faut être prêt à voir surgir les catastrophes, car les faits ont leur logique propre et si on les néglige, selon le mot de Paul Bourget, ils se vengent, ils se vengent toujours.

« Vous voyez donc la grandeur de notre mission au service de la France, contre la révolution et ses complices. Il nous appartient de faire de la force d’Action française.

« Nous sommes une minorité : qu’importe. Les groupuscules de Nanterre étaient cette année moins nombreux que nous.

« Il nous revient de conduire les Français, qu’ils soient contestataires ou désireux d’ordre – et parfois ce sont les mêmes – vers les solutions qu’appelle le salut public. Aux aspirations du pays réel, à son désir de libertés, d’ordre, de participation, nous apportons les réponses qu’il attend inconsciemment. Nous voulons restaurer – ou instaurer – cet ordre communautaire à la base et monarchique au sommet qui seul est conforme au génie de la France et permettra demain le redressement national. »

Pierre PUJO, 1968.

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1/ Principes d'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L’Action française s’adresse au patriotisme, quand il est conscient, réfléchi, rationnel.

 

Fondée en 1899, en pleine crise politique, militaire et religieuse, l’Action française s’inspirait du sentiment nationaliste : son œuvre propre fut de soumettre ce sentiment à une discipline sérieuse.

 

« Un vrai nationaliste, posa-t-elle en principe, place la Patrie avant tout ; il conçoit donc, il traite donc, toutes les questions politiques pendantes dans leur rapport avec l’intérêt national.

 

« Avec l’intérêt national, et non avec ses caprices de sentiment.

 

« Avec l’intérêt national, et non avec ses goûts et ses dégoûts, ses penchants ou ses répugnances.

 

« Avec l’intérêt national, et non avec sa paresse d’esprit, ou ses calculs privés, ou ses intérêts personnels. »

 

En se pliant à cette règle, l’Action française fut contrainte de reconnaître la rigoureuse nécessité de la Monarchie dans la France contemporaine.

 

Etant donné la volonté de conserver la France et de mettre par-dessus tout cette volonté de salut, il faut conclure à la Monarchie ; l’examen détaillé de la situation démontre en effet qu’une Renaissance française ne saurait avoir lieu qu’à cette condition.

 

Si la restauration de la Monarchie parait difficile, cela ne prouve qu’une chose : la difficulté d’une Renaissance française.

 

Si l’on veut celle-ci, il faut aussi vouloir celle-là.

 

L’Action française voulait ceci et cela, elle devint donc royaliste. Chacun de ses numéros, depuis lors, tendit à faire des royalistes.

 

Les anciens royalistes eurent plaisir à se voir confirmer, par des raisons souvent nouvelles, dans leurs traditions et leur foi.

 

Mais l’Action française visa plus particulièrement ces patriotes qui sont tout enlisés encore dans le vieux préjugé démocratique, révolutionnaire et républicain : elle dissipe ce préjugé anarchiste, et, du patriotisme rendu plus conscient, elle exprime et fait apparaître le royalisme qui s’y trouvait implicitement contenu. Beaucoup de républicains ont été ramenés ainsi à la royauté. Bien d’autres y viendront si l’Action française est mise en état de les atteindre et de les enseigner.

 

Au nom des résultats acquis, en vue des résultats possibles, l’Action française demande à tous les royalistes, anciens ou nouveaux, un concours ardent, dévoué, incessant.

 

 

(Revue d’Action française, 1er août 1905.)

 

 

 

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