notre memoire

Fête nationale de Jeanne-d'Arc 2019 à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

ACTION FRANÇAISE

Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest

fondée par Pierre Pujo (†)

Fête nationale de Jeanne-d’Arc 2019

sous la présidence effective du Délégué régional de l’Action française, Directeur politique national de l’Action française

Section de Bayonne & pays basque. – Samedi 11 mai 2019. – Le lieu et l’heure exacts seront précisés ultérieurement.

Section de Bordeaux & Basse-Guyenne. – Dimanche 12 mai 2019. – Le lieu et l’heure exacts seront précisés ultérieurement.

Section de Toulouse & Haut-Languedoc. – Dimanche 12 mai 2019. – Le lieu et l’heure exacts seront précisés ultérieurement.

Section de Pau & Pyrénées. – Dimanche 12 mai 2019. – Le lieu et l’heure exacts seront précisés ultérieurement.

Dépôt de gerbes, discours politique, chants & animations diverses.

Participation aux frais: 10 euros par personne (étudiant: 20 euros).

Disposition commune à toutes les sections locales : inscription préalable obligatoire par la rubrique « contact » (donner ses nom, prénom et coordonnées complètes).

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L'Action française Grand Sud-Ouest rend hommage au Comte de Paris et prend position sur Sa succession

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"Escape game" sacrilège à Saint-Seurin (Bordeaux): l'Action française Bordeaux & Basse-Guyenne condamne l'implication du clergé et de la bourgeoisie bordelais

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira en cliquant sur l'image la réaction de la section locale de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française à l' "escape game" sacrilège récemment organisé avec l'aval du clergé et de la bourgeoisie bordelais dans la basilique historique de Saint-Seurin (Bordeaux). Les commentaires sont aussi à lire.

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Lire "LBC", c'est s'abaisser!

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La poignée de main de la mort du faible Blanchonnet avec le dissident Augier de Crémiers

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Malgré toutes leurs manigances, les dissidents de l'Action française resteront toujours des dissidents!

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Pays légal et pays réel d'Action française: la fédération Grand Sud-Ouest contre la rue Croix-des-Petits-Champ'!

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Principes d'Action française de Pierre Pujo, trahison de ses "successeurs"!

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L'Action française Grand Sud-Ouest dénonce une usurpation de la "Nouvelle Droite": la "Nouvelle librairie nationale" de 2018!

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Louis XVI, la France, Luis-Alfonso et l'Action française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après les propos, prononcés par un prince espagnol lors d'une cérémonie parisienne à la mémoire du roi Louis XVI, le 24 janvier 2016. Celui-ci ne s'était jusqu'ici fait connaître que par son refus d'effectuer son service militaire en France et par sa défense du général Franco, son arrière-grand père maternel, et des tendances passablement libérales. C'est insuffisant pour être utile à la Cause nationale et royale. Que ce prince, don Luis-Alfonso de Borbon y Martinez-Bordiu, duc de Cadix, prétende abusivement au trône de France, n'enlève rien à son port altier ni à la noblesse de ses propos actuels.

Ces paroles d'espérance à la tonalité très maurrassienne constituent l'ébauche d'un programme royal plus concret que bien des bouquins. Pour ne connaître que trop "les veilleurs qu’ils sont actuellement deviendront rapidement les acteurs de demain", on ne s'illusionnera pas, cependant, comme don Luis-Alfonso, sur leur capacité à devenir des chefs.

Le fait qu'aucun autre prince capétien ne soit capable d'en tenir de semblables soulignent cruellement l'absence dans la Maison de France de prince qui en veuille et qui en ait! Comme, à l'Action française, nous ne sommes pas aveuglés par le snobisme et la courtisanerie des bourgeois à particule et à noms composés, mais au contraire des réalistes au service de notre Pays, il n'était que justice de le souligner...

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Chers Amis,

"Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI, au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

"Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après un événement n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette messe à laquelle nous venons d’assister, et pour laquelle je remercie les desservants, est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommages au roi martyr).

"Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du roi amène, chaque année, cet évènement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un évènement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision, comme à la radio, et d’articles dans la presse papier ou numérique.

"Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un évènement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature. Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que, comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes, mais aussi parce qu'elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française.

"Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles, comme dans la société.

"Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée. Or une société, un Etat, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes.

"Les jeunes encore plus. Les voir présents, lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI, confirme ce besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas à des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

"Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit, non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux Français; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

"Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le roi à son peuple, qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue. Tous les grands pays, de la Grande-Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps long de leur histoire.

"La France, en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises, dont certaines sanglantes, les Républiques aux Républiques. Cela ne change rien au vide dont un ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

"Ainsi commémorer cet assassinat, plus de 200 ans après qu’il ait été commis, c’est affirmer que l’idée de royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue.

"C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leurs racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire, et surtout pas à travestir par des slogans. La France en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

"Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits, notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant histoire et géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

"Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix, sans doute, ne s’entend pas encore suffisamment mais, comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement deviendront rapidement les acteurs de demain.

"Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents, et pour tous les Français. Pour la France.

"Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs vœux ainsi qu’à ma famille; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants, mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue. Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint-Martin, dont on commémore cette année le 1600ème anniversaire, continuer à l’inspirer.

"Merci."

Pour faire mieux connaissance avec don Luis-Alfonso, un prince plein de retenue et de dignité.

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11-Novembre: L'Action française-Bordeaux rend hommage aux frères Ruellan, catholiques et royalistes

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En ce centenaire de la bataille de Verdun, quoi de plus approprié et de plus édifiant que de rappeler le sacrifice des frères Ruellan, issus d'une vieille famille catholique et royaliste bretonne, dont Charles Maurras, notre Maître qualifiait d':

"Une race de braves qui avec tant de douleurs continuent avec obstination à se battre, à faire le bien, à servir".

Dans la paix comme dans la Guerre, sous la persécution laïcarde de la République comme dans l'invasion boche, ils ne se disaient ni "Blancs", ni "Européens", ils restaient pleinement Français et savaient reconnaître où se trouve l'ennemi et le combattre jusqu'à la mort. Ils aimaient la France et son Empire, surcroît de fraternité et de gloire qui prouvait la grandeur universelle de notre Civilisation gréco-latine.

A l'Action française, nous avons la mémoire de nos morts et au-delà, de tous ceux qui sont morts pour que la France vive libre et indépendante, et nous tâchons de poursuivre intelligemment et courageusement leur oeuvre magnifique, avec ou sans Roi.

C'est de cette race-là que l'Action française-Bordeaux & Basse-Guyenne, tout comme les autres sections actives (Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) de la fédération Grand Sud-Ouest, fondée par Pierre Pujo (+), continuera inlassablement à s'inspirer, sous la direction de son Délégué régional!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://vingt-hanaps.blogspot.fr/2015/02/la-plus-grande-fratrie-durant-la-grande.html

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"C'est la revanche de Mitterand!" Les archives de l'Epuration ouvertes au public!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française félicite le gouvernement de sa volonté d'ouvrir les archives de police et des juridictions d'exception pendant la Deuxième Guerre mondiale. Contrairement à ce que certains historiens militants veulent faire croire, la comparaison entre la modération de la répression pour maintenir l'Unité du Pays sous l'Etat français du maréchal Pétain et la répression disproportionnée, aveugle et sauvage de l'Epuration, voulue par gaullistes et communistes, sautera aux yeux des Français de bonne foi.

Ainsi, là où la timide et honteuse Droite parlementaire n'a jamais osé lever le voile sur la "période la plus sombre de notre histoire", les socialistes de MM. Hollande et Valls se sentent assez forts pour ouvrir la boîte de Pandore! C'est la revanche de Mitterand! Le personnage de De Gaulle n'en sortira assurément pas grandi. Tout ce qui peut contribuer à détruire le "mythe gaulliste" qui fonde la Vème République est bon à prendre! Ce pilier effondré, le Régime suivra à plus ou moins long terme! A l'Action française d'être prête, avec tous les patriotes français sincères, à assurer avec réalisme la suite! Mais, comme dit l'autre, "ceci est une autre histoire"!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/29/01016-20151229ARTFIG00165-le-gouvernement-facilite-l-acces-aux-archives-de-vichy.php

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Mémoire de l'Algérie française et des harkis: la repentance, une erreur du président Hollande

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Comme il est habituel depuis la présidence Chirac en 2003, la République a célébré une journée d'hommage aux victimes de la guerre d'Algérie. Lors de la cérémonie de Paris, le président Hollande a fait une annonce extraordinaire: la reconnaissance de la culpabilité écrasante du gouvernement gaulliste de l'époque dans le martyre des harkis, leur ignoble abandon au F.L.N. et leur accueil indigne en métropole. D'habitude, la repentance est plutôt à sens unique, "dans le sens de l'Histoire", toujours plus à Gauche. C'est une première sous la Vème République, signe que la Vérité historique commence à se faire jour, malgré la chape de plomb idéologique que fait peser la statue du Commandeur De Gaulle. De proche en proche, les époques de Vichy et de l'Action française, elles aussi, verront des historiens plus équitables leur rendre justice.

L'A.F., dont les sections locales dans le Grand Sud-Ouest participent à ces hommages, s'est toujours préoccupée du sort des harkis. Cependant, elle ne saurait approuver la déclaration du président de la République. Pourquoi?

D'abord, parce qu'il s'agit évidemment, même si quelques souvenirs de son père O.A.S. ont pu entrer dans sa décision, d'une manoeuvre électoraliste pour les présidentielles visant à récupérer un électorat qui paradoxalement, comme le notait de façon crue feu Georges Frèche, vote pour les successeurs de ses bourreaux ordinaires, l'U.M.P.

Ensuite, il ne s'agit que d'une "déclaration verbale" qui n'engage à rien et qui constitue le type même de la fausse justice: il est bien tard et cela est si peu...

Enfin, l'électoralisme démagogique de Hollande vise à satisfaire des catégories, et donc à encourager la "concurrence victimaire" initiée à partir des années 1970 par une partie activiste de la communauté israélite et singée depuis, chez les conservateurs et d'autres "minorités visibles" ou aspirant à le devenir, par des professionnels de la compassion. Exemples: le romancier vendéen Reynald Sécher et d'autres universitaires de Droite qui voient dans la Révolution dite française la préfiguration des totalitarismes modernes bolchévique et naziste; les Antillais et les Français d'origine africaine avec l'esclavage. Etc etc... Tout mesurer à l'aune des malheurs de la Seconde Guerre mondiale n'est pas, cela va sans dire, une attitude historique contre-révolutionnaire (ni même scientifique!). Forts de l'idée classique de l'immutabilité de la nature humaine, nous pensons que la barbarie n'est pas nouvelle, seules ses formes changent. "Ce n'est pas pas avec son siècle, mais avec tous les siècles qu'il faut marcher" dit Bonald, pas seulement les regarder au prisme fixiste et déformant d'un unique temps!

Il n'entre pas dans le cadre de ce billet de déterminer qui, du communautarisme ou de la concurrence victimaire, engendre l'autre. Il suffit de savoir qu'ils sont également néfastes à l'Unité nationale essentielle en temps de crise tels que ceux que nous vivons. Ainsi, ces caricatures subversives de communautés tendent à englober n'importe quelle disposition d'esprit, fut-elle déviante, et à lui conférer la considération due à une communauté naturelle utile au Pays. Elles jettent le discrédit sur les autres communautés naturelles (famille, commune, métier, religions), elles indispensables, qui structurent une Nation équilibrée. Elles constituent un nouveau romantisme politique, qui trouve dans un passé falsifié un aliment pour ressusciter artificiellement les divisions françaises. Inutile de rappeler que la France n'a pas besoin de cela!

Conclusion: L'histoire d'un grand peuple n'est pas "un long fleuve tranquille". Si un tri intellectuel et politique doit être fait entre ce qui a marché et ce qui a échoué pour la grandeur de notre Patrie, nous sommes solidaires du bien comme du mal dont nous sommes les produits. Il n'est pas d'empirisme organisateur concevable, si l'on nie la moitié de notre histoire: sur quoi fonderait-on son jugement, sinon? L'Unité française exige l'unité de la mémoire, dans les périodes heureuses comme les tragédies de notre histoire: cela est vrai de la Vendée, comme de l'Algérie française et des colonies; aucune brèche ne doit y être tolérée. Pour sa part, la Fédération n'en cautionnera aucune!

Ce n'est pas au moment où le vent mauvais de la rectitude politique tourne, que nous, à l'Action française, devons abandonner la mémoire d'aucun des combats légitimes de nos prédécesseurs pour la France et le Roi (quand Celui-ci en valait la peine!). Leur rendre cette justice n'est d'ailleurs pas les idéaliser ni les singer: le temps des chouans, des camelots du Roi et des bouchers de La Villette est bel et bien terminé. Loin de se "droitiser" doctrinalement, le peuple est désormais étranger au nationalisme. Alors que les réactionnaires font du sur-place dans leurs communautés naturelles anémiées sur la terre natale désertée, il est mentalement "hors-sol", sur une autre planète psychédélique, individualiste et irréelle. Tout le problème politique consiste à faire communiquer les deux. Il nous faut</strong>, au contraire de ces attitudes erronées, à la fois défendre sans faille la mémoire de nos aînés et tirer lucidement les leçons de leurs échecs. La Fédération montrera l'exemple sur ce plan là aussi!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/25/01016-20160925ARTFIG00001-un-discours-attendu-de-hollande-pour-la-journee-nationale-d-hommage-aux-harkis.php

Après les harkis, les Gitans: comme l'Action française-Grand Sud-Ouest l'écrit plus haut, la repentance est une boîte de Pandore qu'il aurait mieux valu ne pas ouvrir!

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Centenaire de la bataille de Verdun: une belle cérémonie d'hommage que l'Action française approuve

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Le centenaire de la bataille de Verdun a été célébré avec faste par les Républiques française et allemande. Le résultat a été moins décevant que ce que l'on pouvait attendre. On le verra plus bas. L'Action française-Grand Sud-Ouest en félicite le gouvernement, le metteur en scène et les acteurs. Ce fut un beau spectacle qui invite à s'interroger sur le sens des cérémonies patriotiques commémorant les conflits contemporains.

Dans d'autres pays anglo-saxons aux traditions immuables, quoique d'antiquité plus ou moins grande, on a le culte des morts au champ d'honneur qui nous ont permis de vivre libres, sinon celui de l’armée. La sobre et militaire cérémonie qui a vu plusieurs membres de la famille royale anglaise commémorer les morts de leur Empire dans la Somme le montre bien. Mais ces pays bénéficient d'une continuité politique, institutionnelle, historique et morale que nous, nous avons perdu à la Révolution dite française. Sans continuité, pas de traditions, point de symboles qui ne perdent leur sens. La chaîne des temps a été rompue, on l'oublie trop facilement, et il n'appartient à personne, pas même à un (très) hypothétique Roi de la renouer.

C'est cela que l'on doit garder à l'esprit quand on critique le Régime républicain pour sa politique mémorielle. Bien entendu, une cérémonie purement militaire aurait fait l'affaire. Cependant, comment monter une cérémonie militaire quand on dissout l'Armée?

Il y a, au fond, deux types de symboles en France: ceux du Régime et ceux du Pays. Verdun fait partie des seconds. Ainsi, continuer de célébrer la geste de Verdun, cent ans après, montre que le Régime ne peut pas effacer de la mémoire collective, notamment dans l'Est, l'intensité du conflit et la justesse du sacrifice de millions de jeunes Français. L'Internationale chante "Du passé faisons table rase", mais le passé rebelle à l'idéologie humanitaire et cosmopolite ne se laisse pas effacer comme ça! Le passé est comme une source invisible à l’œil nu: il ne tient qu' à nous de la faire jaillir pour nous en abreuver. Encore faut-il en avoir la volonté...

Dès lors, à partir du moment où le parti était pris de ne pas mentionner le Vainqueur de Verdun, le maréchal Pétain (sauf, en service minimum, sur le site du ministère de la défense: http://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/verdun-2016-petain-durant-la-bataille-de-verdun ), il fallait bien imaginer une cérémonie d’hommage qui représente les soldats, leur jeunesse, et l'inanité du conflit.

Le cinéaste allemand Völker Schlöndorff, célèbre pour ses films sur les malheurs de la guerre, a réalisé un spectacle époustouflant, nullement offensant à l'égard de nos morts, comme l'ont déploré fallacieusement les habituels Cassandre d'extrême-Droite.

La scénographie montre des adolescents, guère plus jeunes que ceux qui tombèrent ici il y a cent ans, courant à travers la forêt entourant l'Ossuaire, puis à la manière de vagues successives de charges d'infanterie courant dans les allées entre les tombes de nos soldats, mimant un combat et finalement tombant, fauchés par un échassier figurant la Mort.

Spectacle insolite, très visuel, plus sobre que celui de Jean-Paul Goude pour le bicentenaire de Révolution de 89, avec des réminiscences de Tim Burton, mais qui changeait des sempiternels discours humanitaires soporifiques d'anciens combattants et d'élus pacifistes et qui avait l'avantage d’impliquer pleinement la jeunesse du Verdunois. Les roulements de tambours évoquaient éloquemment le grondement des bombardements.

On regrettera simplement l'absence de jeunes Français musulmans et noirs pour représenter la diversité des troupes qui défendirent la Patrie commune!

A coup sûr, ce sera un moment dont les participants se souviendront toute leur vie! De combien d'autres cérémonies patriotiques peut-on dire la même chose?

Au total, malgré des manques évidents, un beau symbole de la réconciliation franco-allemande comme gage de la paix en Europe. N'est-ce pas Bainville qui, dans ses Conséquences politiques de la Paix, écrivait que "nulle part il n'est écrit que l’Allemagne et la France doivent se regarder en chiens de faïence pour la suite des siècles"?

A.F.-Grand Sud-Ouest

Les images de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun: un spectacle époustouflant et digne!

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Hommage de l'Action française-Grand Sud-Ouest à Boutros-Ghali

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et son Délégué régional, - qui avait eu le privilège de causer avec lui, - apprennent avec regret la disparition de S.E. Pierre Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies, puis premier secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie voulue par Jacques Chirac.

Ce diplomate accompli, lettré ami de la culture française, était un partisan acharné du dialogue des civilisations; il savait que celui-ci ne pouvait avancer que dans l'Ordre et le Progrès, en combattant tout fanatisme, d'où qu'il vienne. Forte des mêmes convictions, la Fédération, à son niveau, poursuivra dans ce sillon.

A l'égal de notre Fondateur Pierre Pujo, nous en garderons le souvenir d'un gentilhomme, - un vrai, - égaré dans un monde qui, des bas-fonds aux classes nanties, méprise toute forme de supériorité émanant de l'intelligence et de l'honnêteté. Ils ont subi sans faiblir le même genre de trahisons et d'humiliations. Honorant leur noble exemple, défendant leur mémoire et gardant leur leçon, cela nous encourage à faire triompher la Vérité politique sur l'obscurantisme réactionnaire, fondamentaliste et démocratique!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional,

Signé: Vincent GAILLERE

On lira ci-après l'une de ses dernières interviouves:

http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/boutros-boutros-ghali-une-histoire-egyptienne,0994

...et sa biographie officielle:

http://www.un.org/fr/sg/formersgs/boutrosghali.shtml

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Vendée: Ni génocide ni mémoricide, mais des leçons politiques selon l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

A propos d'un ouvrage collectif (une bande de quarante auteurs!) assez médiocre sur la Contre-Révolution dirigé par un historien de Gauche, on lira une intéressante critique qui porte juste dans son analyse d'un impensé de cet ouvrage: les prétendus "génocide" (un barbarisme) et mémoricide de la Vendée, chevaux de bataille idéologique d'un essayiste et de quelques politiciens conservateurs (comme le retraité de Villiers), voire d'intellos cathos (pour justifier leur abstentionnisme politique et leur refus de toute réflexion de fond sur le Régime et sur les moyens de le changer).

Même si des massacres effroyables ont eu lieu, et des méthodes rappelant celles de la Guerre de Trente Ans employées, pour l'Action française, la Vendée reste avant tout une guerre civile, aux causes religieuse et politique. Aucun des caractères traditionnels à ces conflits n'y manque: division du corps social, intrusion de l'étranger dans nos affaires nationales (l'Angleterre), fanatisme exacerbé de part et d'autre. Rappelons aussi que Bainville juge dans son Histoire de France que, confrontée à la double guerre étrangère et civile, "la Convention fut nationale".

Trop souvent, chez les royalistes, le romantisme pour un camp vaincu, ce romantisme de la Mort qu'illustre Chateaubriand l'a emporté sur une analyse équilibrée des chances de la Contre-Révolution. L'Action française, au contraire est une ode à la Vie, au réel (non à ce qui aurait pu être), à l'Espérance, au Bien, toutes notions positives et constructives. L'échec final de la Vendée, en dépit de la justesse de sa Cause, de grandes victoires (Machecoul) et de son héroïsme, montre la nécessité:

1°/ d'une stratégie et de moyens adaptés à la guerre que l'on mène, qu'elle soit militaire, politique ou intellectuelle,

2°/ de ne pas se tromper d'objectif politique (la capitale à l'époque).

Cependant, de notre point de vue, il est très remarquable que, pour dur qu'ait été le conflit, jamais les Vendéens n'ont renié la France, fut-elle révolutionnaire (au point de signer avec elle le traité de la Jaulnaye), à la différence de certains "identitaristes et européistes" d'aujourd'hui, qui s'excluent eux-mêmes, volontairement, de la Communauté nationale. Grande leçon à bien méditer...

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://ihrf.univ-paris1.fr/centre-de-documentation/publications/dictionnaire-de-la-contre-revolution/antoine-de-baecque-contre-revolution-verites-et-contre-verites/

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Jean Mistler, un conservateur français dans le siècle: un hommage de l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En ce soixante-quinzième anniversaire de l'accession salvatrice du maréchal Pétain au gouvernement de la France, l'Action française-Bordeaux propose à ses lecteurs une intéressante évocation de Jean Mistler, académicien et homme politique français, venu du radicalisme au maréchalisme. Nous en extrayons quelques réflexions profondes, gauloises et drôles sur la nature du Pouvoir, de l'homme et de la femme.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

« Ceux qui vantent les délices du pouvoir, ceux-là parlent de ce qu'ils ignorent : ils ne savent pas combien il est pénible de se sentir exposé au regard de tant d'hommes qu'on ne voit pas, d'être un nom sur tant de bouches anonymes, combien il est fatigant de porter sur ses épaules tant les soucis des autres sans avoir jamais le temps de penser à un souvenir, à une image, à un rêve : se réveiller au matin avec une antichambre pleine de solliciteurs, marcher au milieu des apparences sans jamais savoir si les paroles d'un serviteur sont sincères, si le sourire d'une femme cherche votre cœur ou s'il flatte votre puissance d'un jour, se demander où est le mensonge et où est la vérité, lire la crainte sous le respect, l'envie sous la politesse, enfin vivre environné de la foule des courtisans et aussi isolé que si la charge dont on est investi dressait autour de vous les barreaux d'une cage d'or. » (octobre 1946)

« J'ai le même amour pour ce qu'a fait l'Allemagne dans le passé, j'ai eu horreur de l'Allemagne hitlérienne et je n'aime pas beaucoup l'Allemagne trop industrielle d'aujourd'hui. L'Allemagne que j'aime est celle que je vois encore de temps en temps, c'est-à-dire la Bavière où il y a encore des villes selon mon goût… » (1979)

« Je n'écris pas pour vivre et je ne vis pas pour écrire. Je crois savoir vivre et j'essaie d'écrire, sans me flatter que mes livres auront beaucoup plus d'intérêt que les agendas de mes années mortes où huit pages sur dix restent vierges. »

L'or est un métal affreux mais inaltérable ; c'est comme une femme laide qui ne vieillirait pas.

« Je ne sais pas, se lamentait cette vieille femme, si Dieu est sourd ou muet ».

« Les jeunes sont assez sots et parfaitement ignorants. – Oui, mon cher confrère, mais ils nous enterreront ! »

« Le public regarde toujours le chef d'orchestre, les musiciens jamais. »

« Parmi les romans-fleuves, bien peu sont navigables. »

« Le tourisme est l'industrie qui consiste à transporter des gens qui seraient mieux chez eux, dans des endroits qui étaient mieux sans eux. »

« Les sourds adorent les concerts, peut-être parce qu'ils n'entendent pas les gens qui toussent. »

« La franchise militaire n'est, bien entendu, qu'une franchise postale. »

« Un jour, sortant de l'Académie après une séance du dictionnaire, Mondor et Duhamel croisent une jolie fille dans la cour de l'Institut. « Celle-là, s'écrie Duhamel, je lui ferais bien l'amour ! - A nos âges, murmure Mondor, ne vaudrait-il pas mieux dire : je lui ferais volontiers l'amour ? »

« Les gens vraiment méchants ne perdent pas leur temps à dire des méchancetés. Ils en font. »

« Nous ne demandons pas aux jolies femmes d'être intelligentes, mais nous ne pardonnons pas aux femmes intelligentes d'être laides. »

« Un clocher roman du XIIIe siècle, un carré de tilleuls du XVIIIe siècle et un poilu de bronze du XXe.Chaque époque fait ce qu'elle peut. »

http://www.lauragais-patrimoine.fr/HISTOIRE/JEAN-MISTLER/JEAN-MISTLER.html

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L'assassinat de Louis XVI vu par Albert Camus et l'Action française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En ce deux cent vingt-deuxième anniversaire de l'exécution par les révolutionnaires du roi Louis XVI, l'Action française-Bordeaux & Basse-Guyenne évoque son noble souvenir en proposant à ses amis les réflexions que ce tragique évènement de l'histoire de France a inspiré à un de nos grands écrivains, Albert Camus. On notera la convergence de ses vues avec celles de l'Action française sur l'importance et la gravité du régicide dans la décadence de notre Pays.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

"Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau."

Albert Camus, L’Homme révolté, La Pléiade.

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Le 11-Novembre à Bordeaux: le recueillement du peuple prépare son avenir

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Pour le centenaire du début de la Guerre de 1914, la région de défense Sud-Ouest, sous les ordres du général Soulet, avait souhaité donner un éclat particulier à la cérémonie traditionnelle du 11-Novembre au Monument aux morts de Bordeaux. Toutes les unités de la garnison avaient été convoquées: leur tenue impeccable a vivement impressionné le public de toutes conditions. La participation des enfants des écoles, en particulier, qui ajoutait une note de jeunesse au protocole convenu, est une excellente initiative à renouveler.

Sens du 11-Novembre

Dans la mémoire collective, le 11-novembre est une date trop grave, trop lourde d'un million cinq cent mille morts, pour la dénaturer, comme le font de vulgaires politiciens, par une récupération déplacée, odieuse et diviseuse; ce n'est pas un carnaval, comme Halloween ou le 14-Juillet, avec ses bals populaires, ses laids déguisements et ses feux d'artifices.

Loin donc de vouloir accaparer indûment la mémoire de nos morts glorieux (ce qui serait de mauvais aloi, comme l'immense majorité d'entre eux était loin de nos idées), l'Action française-Grand Sud-Ouest se contente habituellement en ce moment d'hommage national aux morts de tous les conflits contemporains d'un silence recueilli et réfléchi, attitude plus convenable. Par l'exemple, elle enseigne le respect à une Société qui l'a oublié. La participation anonyme de nos adhérents au milieu du peuple dont ils sont issus n'en prend que plus de relief.

La vraie politique, celle qui est utile au Pays, est de savoir pourquoi les morts se sont battus, non de rester prisonnier de circonstances révolues qu'aucune incantation ne fera revenir. L'Action française n'est pas nécrophile, vivant dans un passé rêvé et célébrant tel un automate, sans en comprendre le sens, des légendes qui ne lui appartiennent plus que dans les livres d'histoire. Réaliste à la suite de ses Maîtres, Maurras et Pierre Pujo, elle analyse le présent, tient compte des éléments nouveaux et prépare l'avenir, qui n'appartient qu'au seul peuple.

C'est dans cet esprit que la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française était représentée. On reconnaîtra d'ailleurs certains de nos amis sur l'album photo officiel de l'évènement ci-dessous.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Source: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.744121555641711.1073742058.433392796714590&type=1

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Hommage de l'Action française à Pierre Lagaillarde (1931-2014)

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

C'est avec émotion que l'on apprend de Gascogne la disparition de Pierre Lagaillarde, ancien député d'Alger, ancien bâtonnier du barreau d'Auch, le 17 août dernier. Il était entré dans la mémoire collective nationale en 1960, lors de l'affaire des Barricades, alors que, tout jeune président de la corpo de droit d'Alger, il avait revêtu sa tenue léopard d'officier parachutiste pour commander la résistance des Algérois à la méprisable politique de bradage de l'Algérie française, notre plus belle province, par De Gaulle et ses séides.

Par son exemple donné à une opinion publique indifférente, il avait fait comprendre que sans l'Algérie, "dernier cadeau de la Monarchie au peuple", la France amputée ne serait plus tout à fait elle-même. Elle ne le redeviendra que lorsque ces deux pays seront fraternellement et équitablement confédérés sous une même Couronne traditionnelle, antidémocratique et décentralisée. Cette juste réconciliation, indispensable à la paix en Méditerranée, doit être un des buts d'une politique d'Action française au XXIème siècle.

Bien qu'il n'ait jamais appartenu à l'Action française proprement dite, la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque saluent avec respect la mémoire de ce combattant de la Plus Grande France et d'une Nation qui n'a jamais été raciste. Ce grand patriote appartenait à une génération d'hommes indomptables, - celle de l'honorable Pierre Pujo, dont nous perpétuons l'incorruptible héritage politique d'A.F., - qui "mettaient leur peau au bout de leurs idées" et qui savaient ce qu'Honneur veut dire. C'est suffisamment rare aujourd'hui, même et surtout à l'extrême-Droite, pour être rappelé.

Vincent GAILLERE

Délégué régional de l'Action française

dans le Grand Sud-Ouest

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Centenaire de 1914: Jaurès, Israël et l'Action française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Alors que le pays légal célèbre ces temps-ci jusqu'à la nausée la mémoire du grand bourgeois de province, fondateur du socialisme réformiste moderne, nos lecteurs aimant la vérité historique seront intéressés par les quelques citations suivantes, qui montrent une autre facette, moins connue, du personnage, même si ce genre de fortes déclarations étaient tenues, à la Belle Epoque, pour assez certaines pour être répandues à Gauche comme à Droite. Et encore, quand il les prononçait, I'Etat hébreu n'existait pas! Jaurès-le-Généreux aurait-il été pro-sioniste et belliciste néo-con comme Hollande? Rien n'est moins sûr! Ce dont on est à peu près certain, par contre, à lire leur radicalisme, c'est que jamais Jaurès n'aurait voté pour le néo-Front national mariniste!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Jean Jaurès, La Dépêche de Toulouse, 1er mai 1895:

« Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les juifs, c’est que, par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique. (…) En France, l’influence politique des juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s’exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l’argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n’ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. »

Jean Jaurès, La Dépêche de Toulouse, 13 mars 1895:

« J’estime que la juiverie politique et financière qui nous ronge est la plus grande plaie sociale du jour. »

Jean Jaurès, discours au Tivoli, cité dans La Petite République, 9 juin 1898:

« Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n’est pas par la fièvre du prophétisme, nous savons bien qu’elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de cor­ruption et d’extorsion. »

Source: http://unionrepublicaine.fr/jaures-netait-pas-un-brave-prophete-laique/

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Petite histoire du coeur vendéen avec l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Alors que l'on commémore depuis l'an dernier le deux-cent vingtième anniversaire des guerres de Vendée, on lira avec un particulier intérêt l'historique suivant, qui retrace la genèse du double coeur vendéen, symbole aujourd'hui communément admis de la lutte, des sacrifices et de la mémoire de toute une population courageuse.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Extrait de l’article publié par Fabian de Montjoye, antiquaire en bijoux anciens, « La broche dite « double cœur vendéen », Revue du Souvenir Vendéen, juin 2010, p. 15-17:

"Fabian de Montjoye a retracé de façon très convaincante l’apparition du double cœur, dit « vendéen ». Son étude en révèle l’origine dans un bijou ancien. Il faut remonter à la « guimbarde », broche en forme de cœur ajouré, qui était un accessoire servant d’épingle de col aux hommes, en Poitou, Charente et Saintonge. Cette guimbarde, du nom d’un instrument de musique rudimentaire dont la forme est très proche de la sienne, était fabriquée principalement à Niort et à Nantes, vraisemblablement dès l’Ancien Régime. Sa forme en cœur – pas encore double – relève, non pas d’une dévotion au Sacré-Cœur (pourtant fort répandue dans l’Ouest au XVIIIe siècle), mais de la symbolique amoureuse, comme le confirme bien souvent la présence d’une flèche, celle de Cupidon, transperçant le cœur. Ces flèches disparaissent d’ailleurs lorsque la croix apparaît, plus tardivement, au sommet du bijou. Quant à la couronne, attestée avant la croix, elle ne peut symboliser que le mariage, qui « couronne » l’amour. Portée à l’origine par les hommes, cette broche pouvait être un présent amoureux, celui d’une fiancée.

"Au début du XIXe siècle, la symbolique amoureuse de l’accessoire vestimentaire est concurrencée par une référence collective politico-religieuse, en relation avec le Sacré-Cœur de Jésus, arboré par les combattants vendéens et chouans comme signe de reconnaissance.

"Ce n’est véritablement qu’après l’équipée de la duchesse de Berry dans l’Ouest, en 1832, que se répand le bijou en double cœur à connotation religieuse et monarchiste que l’on connaît : un cœur pour Dieu (symbolisé par la croix) et l’autre pour le Roi (représenté par la couronne). Fabriqué principalement à Niort et aux Sables-d’Olonne, il connaît un grand succès et, du coup, perd progressivement sa référence politique pour devenir un simple bijou d’ornement, représentatif d’une région. La vocation « emblématique » de cette broche, due à l’attachement identitaire que lui portent les Vendéens, va aussi fixer définitivement sa forme. Ainsi, la liberté de style propre aux guimbardes fonctionnelles (annulaire ou cordiforme, avec ou sans flèche, avec ou sans couronne, avec ou sans fleur de lys, …) va s’uniformiser en un double cœur couronné et sommé d’une croix. Ce modèle, fixé au milieu du XIXe siècle, ne variera guère et demeurera en usage populaire jusqu’au milieu du XXe siècle, avant de connaître un certain renouveau dans les années 1980."

"Extrait de l'article publié par Thierry Heckmann, "1943. La Vendée se dote d'un blason. De l'identité à l'emblème", Recherches vendéennes, n° 6, 1999, p. 291-294:

"Rappelons que logos et blasons, à l'instar d'une signature, constituent un signe de reconnaissance simple, dont les caractéristiques doivent permettre à quiconque d'en identifier l'auteur au premier coup d'œil. Nombre de personnes morales s'en sont doté au cours des âges, les villes en particulier. Le ralentissement de la création héraldique, amorcé déjà sous l’Ancien Régime, correspond à la perte d’autonomie et donc d’identité des collectivités locales face à l’Etat. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la décentralisation des pouvoirs, amorcée en 1982, ait été rapidement suivie par la création de milliers de logos, à la demande des départements et des communes. De conception souvent trop cérébrale, leur symbolique compliquée échappe parfois à la population, qui ne se les approprie pas, forçant les élus à en changer. Comme jadis pour le blason, c’est la notoriété qui enracine un logo. Force est de reconnaître qu’en Vendée elle s’accompagna d’un succès immédiat auprès du public. Il ne s’agissait à vrai dire que du relookage des armes du département, dont la création nous reporte quarante-six ans plus tôt.

"C’est en effet en 1943 que le bureau du conseil départemental promulgua les armes de la Vendée. Cette question s’était posée en marge d’un débat récurrent depuis 1937 sur la répartition des départements en régions ou provinces. On venait d’attribuer des armes à toutes les communes de la Seine, au Kremlin-Bicêtre comme à Orly : « d’azur … chargé de cinq avions de sable, volant en pal » ! Dans ce contexte, la Revue du Bas-Poitou prit l’initiative d’inviter ses lecteurs à présenter leurs propositions. Son choix reçut l’approbation officielle et bénéficia d’une telle popularité que personne ne songea à s’en offusquer, tant l’appropriation qu’en faisait la population dépassait le modeste usage officiel d’un organe administratif encore sans grande personnalité.

"Il est vrai qu’on avait eu le souci de choisir des armes pour ainsi dire parlantes, évoquant sans conteste la Vendée, tout en cherchant à éviter qu’il ne s’agisse que d’une Vendée. La devise, « Utrique fidelis » (fidèle à l’un et à l’autre), proposée par un fonctionnaire, l’archiviste du département, faisait explicitement référence à la présence de braves du côté des Bleus comme de celui des Blancs. Le choix d’un cœur évidé surmonté d’une couronne, et même sous sa forme de double cœur, était inspiré des décors d’armoires ou d’orfèvreries bien attestés avant même la Révolution et si fréquents en Vendée. Le Dr Baudouin, aux opinions peu suspectes d’avoir été réactionnaires, avait cru pouvoir en établir l’existence depuis les Gaulois dans un article documenté en 1903. La croix, ajoutée au XIXe siècle, avait fini par faire appeler couramment cet emblème cœur vendéen, et le savant archéologue d’affirmer alors que ce « bijou local [était] la caractéristique la plus typique qu’on puisse souhaiter pour notre département ». On se risqua donc à en faire un nouveau meuble héraldique, mais après quelques précautions. Les cœurs étaient évidés et au nombre de deux pour éviter toute analogie directe avec un Sacré-Cœur. La croix, aux branches égales, n’épousait pas la forme triomphante de la croix latine à forte connotation religieuse. La couronne, stylisée, restait avant tout un ornement et n’était pas plus la couronne royale caractéristique que celle de toute reine de village. Enfin, on avait écarté d’emblée tous les projets présentant des chouettes chouannes, des fleurs de lys, des croix glorieuses, ou même des faux vendéennes. Héraldique oblige, on avait entouré l’écu d’une « bordure componée aux armes de la province du Poitou ». Trop compliquée à reproduire et au caractère plus officiel que populaire, elle s’avéra inutile et ne tarda pas à tomber en désuétude.

"Le blason de la Vendée, département créé sous la Révolution, entérinait donc la forme d’un emblème qui se cherchait depuis un siècle et que la tradition avait travaillé : en partie antérieur à la guerre de Vendée, il en évoquait le souvenir fondateur ; il s’en démarquait aussi suffisamment pour acquérir une actualité que ne devait pas contrarier une lecture historique. "

Source: http://archives.vendee.fr/Decouvrir/Pages-d-histoire/Miscellanees/Du-blason-de-la-Vendee-a-son-logo

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La Terreur à Bordeaux: les morts de la Chartreuse

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

"Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, le sort des condamnés à mort s'achevait souvent dans l'anonymat au cimetière de la Chartreuse. Au mieux, les restes des personnes frappées par le glaive des lois passaient entre les mains des médecins pour les dissections à l'hôpital Saint-André, en hiver uniquement, pour les raisons que l'on imagine. Mais le plus souvent, après l'exécution capitale, ils étaient brûlés afin qu'ils ne puissent obtenir de pardon et une inhumation décente dans les terres consacrées d'un cimetière.

 

"Plus respectueux du corps, le XIXe siècle leur concéda le droit d'être enterrés dans les cimetières communaux. Leurs dépouilles ne furent plus bannies comme aux siècles précédents. Cependant, ils devaient être enterrés dans le plus grand secret afin que nul ne puisse connaître l'emplacement de leurs tombes ; une façon symbolique de doubler la peine qui leur était infligée. Les instructions étaient données dans ce sens aux employés du cimetière. Certaines familles pouvaient réclamer leurs corps mais il s'agissait de mesures exceptionnelles.

"Le panier de la guillotine

 

"D'une manière générale, les suppliciés étaient ensevelis dans la partie sud-ouest de la nécropole, dans « un emplacement tout à fait négligé que la main du prêtre ne bénit jamais », écrit Auguste Bordes en 1845 (1), et au pire au milieu des allées, en compagnie des suicidés. On marchait sur ces malheureux, on les piétinait pour mieux dire afin de poursuivre le châtiment que la justice de l'homme avait ordonné. Les inhumations se faisaient sans prière et sans intercession, comme s'ils ne devaient rien attendre de la miséricorde divine.

 

"Grâce aux archives, on connaît quelques-uns des condamnés à mort, qui furent inhumés à Bordeaux pendant la Terreur au cimetière de la Chartreuse. Les exécutés de la place Nationale (aujourd'hui place Gambetta) affluent chaque jour au cimetière Saint-Seurin encore en activité et au cimetière général. Le 29 juillet 1794, la municipalité reçoit plusieurs plaintes car l'exécuteur des jugements (autrement dit le bourreau) « va laver le panier de la guillotine dans la Devèze et il répand du sang partout ».

 

"Le 6 juillet 1817, Emel Randon, Joseph Cassagne et Bédrines, tous les trois conspirateurs de l'État, subirent leur peine à quatre heures trois quart de l'après-midi place d'Aquitaine (aujourd'hui place de la Victoire) ; le 9 septembre 1840, Pierre Vincent Eliçabide, professeur, auteur d'un triple assassinat réalisé avec le même couteau ; le 23 octobre 1858, Jeanne Constantin, couturière, avait tué sa voisine pour la voler ; le 3 juillet 1883 Pierre Martinet, cultivateur à Sainte-Foy-la-Grande, avait tué son oncle, un vieillard âgé de 73 ans. On peut ajouter les célèbres frères Faucher, de La Réole, deux généraux traduits en conseil de guerre et fusillés par les balles royalistes le 27 septembre 1815, enterrés quelque part dans la nécropole."

 

(1) « Histoire des Monuments de la ville de Bordeaux », Auguste Bordes, 1845.

 

Source: http://www.sudouest.fr/2012/03/06/les-oublies-de-la-chartreuse-651281-2780.php

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Mémoire et Algérie française, l'impossible conciliation? la leçon de l'affaire du 19-Mars

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

 

On sait que le Parlement a récemment légiféré sur la date de la commémoration nationale des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et qu'il l'a fixée arbitrairement au 19-Mars, soit la date du cessez-le-feu imposé de Paris, la date d'une défaite pour la France qui n'était soutenue que par les anciens combattants communistes. D'autres dates étaient envisageables. Malgré la mobilisation tardive des associations de pieds-noirs, on ne pouvait guère s'attendre à ce que le nouveau Pouvoir se passe de cette satisfaction platonique donnée à l'extrême-gauche de son électorat. Dans un registre voisin, il est vraisemblable que nous aurons aussi, en dépit ou à cause de la demi-mobilisation des catholiques, le mariage pédérastique... Tant que les Français en désaccord radical avec la philosophie du Régime se complairont uniquement dans des manifestations "sympas" ou indignées, qui tentent d'empêcher quelques conséquences isolées sans s'attaquer globalement aux causes, celui-ci aura de beaux jours devant lui.

 

A ce sujet brûlant du 19-Mars, un correspondant nous communique l'analyse qu'on lira plus bas, que nous sommes heureux de publier en ce 11-Novembre, fête de l'Armistice de 1918 et jour de commémoration des morts de toutes les guerres contemporaines. L'Action française est en accord total avec elle. Elle nous rappelle que, dans un peuple aussi oublieux que le nôtre des leçons de notre histoire, la Mémoire est une guerre, la Mémoire est un bloc. On n'en abandonne pas une partie, on ne fait pas de compromis en cette délicate matière, sans se renier soi-même, sans renier ses morts. A ceux qui se sentent floués par la nouvelle loi, il n'est pas inutile de rappeler la manière dont les Vendéens, sans s'exclure de la Communauté nationale, ont géré excellement leur rapport au Passé révolutionnaire: "La Vendée pardonne, mais elle n'oublie pas!" C'est une leçon de patriotisme historique.

 

Vitrail de l'église des Lucs, en Vendée 

Un vitrail réaliste

de l'église des Lucs en Vendée:

le soldat bleu perce de sa baïonnette

un enfant dans les bras de sa mère.

"La Vendée pardonne, mais n'oublie pas!"

(Photo D.R.)

 

Dans l'affaire des séquelles de l'expatriation des pieds-noirs et des harkis, il ne s'agit pas pour les Français conscients de rouvrir "les plaies saignantes de nos désaccords nationaux", mais de trouver une solution juste, équitable à un passé qui ne passe pas, celui de l'Algérie française. Cette solution, compatible avec l'honneur national, conditionne l'avenir de nos rapports avec l'Algérie indépendante, avec le Maghreb et l'Afrique noire, et aussi avec ceux de leurs ressortissants qui vivent sur notre sol métropolitain. 

 

En respectant et en faisant connaître aux plus jeunes le sens du sacrifice honorable de leurs pères, en enseignant le patriotisme, l'amour de la terre française à l'école et dans les médias, en imposant silence aux falsificateurs du Passé, nous ferions comprendre au monde que le temps de la repentance, de l'autoflagellation est fini. C'est dire s'il ne s'agit pas d'une question secondaire, d'un combat d'arrière-garde. "Vaste programme", diront les battus d'avance. Il exige certes un effort, mais il est indispensable à notre relèvement. Le tout est de savoir si c'est possible en Démocratie. Un tel combat exige d'être mené de façon cohérente, politique. Il ne faut d'ailleurs pas se faire trop d'illusions sur la possibilité de le voir aboutir à court terme: la Vème République étant fondée sur le mythe gaulliste, du 18-Juin au 19-Mars, aucun de ses dirigeants, présents ou futurs, ne fera quoi que ce soit pour rétablir la Vérité historique. Il faudra changer de Régime, mais cela est difficile à concevoir pour beaucoup de gens qui croient qu'un simple changement de majorité permettra l'économie d'une Réforme intellectuelle et morale

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

Monuments-aux-morts-d-Alger.jpg

 

Le Monuments aux morts d'Alger,

dû au ciseau de M. Landowski,

aujourd'hui recouvert

d'une chape "artistique" de ciment...

ou comment le Pouvoir algérien

essaie vainement d'effacer

toute trace de la présence française.

(Photo D.R.)

 

"Il est curieux de voir aujourd’hui se lamenter certains représentants des Français d’Algérie. Car c’est en 2002 que nous avons perdu la bataille du 19 mars, il a déjà dix ans, quand nos associations ont accepté, avec celles d’Anciens combattants, un compromis unilatéral qui n’était qu’un marché de dupes, tout à fait semblable à la mascarade des accords d’Évian. C’était à la demande d’un président de la République qui se voulait héritier de De Gaulle. Quelques représentants prébendiers, voire simplement avides de reconnaissance personnelle, et beaucoup de gens sincères mais naïfs et peu réfléchis, qu’ils soient Pieds Noirs ou Harkis.

 

"Ils ont abandonné une date qui frappait la Mémoire pour celle d’un petit coup de ciseau. En effet, le 16 octobre est la date lors de laquelle le Soldat inconnu d’Algérie a rejoint ses Camarades de toutes les guerres à Notre Dame de Lorette. Le 5 décembre est celle lors de laquelle un président contestable à coupé un ruban tricolore, lors d’une inauguration. Choix fait sans même travailler sérieusement à rechercher en commun une date symbolique, ce qui certes n’était pas facile. Le jour où les associations ont accepté cette date ridicule, la bataille était perdue. Qui se battrait pour une date qui ne veut rien dire ? Malheureusement, je fus un peu seul à le claironner.

 

"Quand on est en guerre, même mémorielle, on ne fait pas de compromis avec l’ennemi qui vous hait. Avec un parti qui trahit la France telle que nous l’aimons, qui hait, trahit et salit son Armée, qui hait et salit ses compatriotes quand ils sont les enfants de ces coloniaux que la Gauche a pourtant envoyés de par le Monde pour propager ses « Lumières » et sa « paix républicaine », qui hait ceux qui ont fait le choix de la servir qu’ils soient Indochinois ou Harkis, même si le besoin de faire accepter aux Français l’Immigration de masse, par la "dette morale" que nous aurions et la repentance, fait que le discours a changé. Ce parti qui pactisa avec les Allemands tant qu’ils furent les alliés de l’Union soviétique et de Staline, dont les femmes dites « françaises » sabotèrent les armes et grenades des soldats d’Indochine, dont les hommes crachaient sur les grands blessés, dont les membres désertèrent pour se faire Kapo ou livrer à l’ennemi les armes qui allaient permettre d’assassiner des Français.

 

"A plus forte raison, on ne signe pas un compromis avec l’ennemi quand on est le seul à le signer. Car le 5 décembre fut le compromis pour avoir l’apaisement entre ceux qui défendaient le 19 mars et ceux qui défendaient le 16 octobre pour ne pas avoir le 19 mars. Mais l’ennemi n’a rien signé, rien accepté et avant même parution du décret définitif, il fit savoir que jamais il n’accepterait une autre date que le19 mars. Évian 1962, 2002 ! 2012. "Nos" représentants ont eu la mémoire courte !

 

Histoire-de-l-Algerie-lecon-n--2.jpg 

L'histoire comparée de France et d'Algérie

qui était honnêtement enseignée

aux petits Français d'outre-Méditerranée

 dans les années 1950:

sur la page de gauche "nos ancêtres les Gaulois",

et sur celle de droite

"nos ancêtres Berbères et Phéniciens".

Un modèle de pédagogie. 

(Photo D.R.)

 

 

"Il fallait être bien naïf pour penser que la gauche socialiste puisse être un rempart si elle revenait au pouvoir, alors que politicienne et affairiste, elle porte le fardeau de la gauche extrême rouge carmin ou maquillée en vert. Depuis 1981, l’alliance avec le PC lui est indispensable. Or c’est au prix de l’abandon de toutes les valeurs et au prix de toutes les repentances que le gouvernement socialiste paiera l’espoir d’un renvoi de bons procédés (auquel je ne crois pas) de ces gauches les plus extrêmes. Car il va falloir faire passer demain, sans trop d’ennuis au Parlement ou dans la rue et avec les syndicats, les terribles potions que devront avaler les électeurs de gauche : allongement de la durée de travail pour la retraite, abandon du contrat de travail à durée indéterminée, que chacun tait encore, réduction des fonctionnaires, hausse sur chacun des prélèvements sociaux et impôts, réductions des avantages sociaux, diminutions des subventions au Monde associatif dont vivent beaucoup de ses affidés, etc. Et cela même s’il lui faut détruire la famille, casser le mariage, favoriser les adoptions au détriment de l’enfant et la drogue, faire voter des millions d’immigrés, salir l’Histoire de France et son Armée, etc.

 

"Mais faire confiance à l’UMP n’était pas bien meilleur et, en tout cas, pas un rempart beaucoup plus solide, puisqu’après tout le 19 mars est aussi une victoire de De Gaulle. L’on a vu grand nombre de ses élus et les préfets se presser aux cérémonies du 19 mars, avec l’aval des gouvernements Chirac et Sarkozy par notes administratives.

 

"Enfin, le renoncement ou dépôt de nos armes fut consommé quand nous vîmes certains de nos représentants se précipiter aux cérémonies du Quai Branly pour faire la claque aux représentants de ce même état gaullo-UMP, à l’exception de rares associations comme l’ADIMAD ou VERITAS ou l’ami XIMÉNES qui luttèrent avec moi. Je comprends la détresse de nos familles des Victimes du 26 mars et du 5 juillet, dont je crois avoir marqué ma compassion par mes combats. Je pense même qu’un monument aurait pu rassembler la mémoire de toutes les victimes de cette guerre qui ne disait pas son nom, comme a su le faire Franco au Valle de los Caïdos. Mais comment mes compatriotes ont-ils pu accepter que soient honorés avec les Leurs, ces victimes, dites « innocentes » par les ministres et plus hauts fonctionnaires UMP, qu’étaient les porteurs de valises, les barbouzes etc., alors même qu’ils interdisaient le Quai Branly et rejetaient comme des chiens les meilleurs d’entre nous, ceux qui avaient payé de leur Martyr notre défense et celle de l’Honneur de la France ? Mais nous aurons encore quelques couleuvres à avaler de la part de nos amis représentants d’associations. Se dessinent déjà les compromissions à venir avec un parti UMP que certains diront comme « seul recours possible à la suppression du 19 mars, puisque seul pouvant assurer l’alternance ». Par réaction, on va voir grossir les rangs de ceux qui célèbrent le 5 décembre. Mais un Longuet, certainement le plus sincère, un Dupont-Aignan, un Estrosi ou un Lucas ne peuvent pas plus nous rassurer qu’une hirondelle n’assure le printemps.

 

"En conclusion, c’est parce que la FNACA n’a pas accepté le compromis qu’elle gagne aujourd’hui. Quand on est en guerre, on ne fait pas de compromis à plus forte raison à titre unilatéral tant que l’on a pas gagné. Or, c’est bien une guerre que nous font le parti communiste et ses alliés objectifs, gauches extrêmes, FLN et État algérien, même si c’est sur le plan mémoriel.

 

"Je m’étais tu sur ce sujet ces derniers mois, pour ne pas faire apparaitre une note discordante."

 

Jean-Pierre RONDEAU

Président de DÉPATRIÉS

Président d’Honneur d’ALLO

(Anciens du Lycée Lamoricière d’Oran)

Vice-président de l’Amicale

des Anciens du 9ème Régiment

de Chasseurs parachutistes

Délégué VÉRITAS Ile de France

Adhérent ADIMAD

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Au souvenir de Pierre Pujo: l'Outre-mer français n'oublie pas son défenseur!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

"Pierre Pujo, à l’âge de 77 ans,  est mort samedi, le 10 novembre, anniversaire, notamment de la mort du général de Gaulle, dont la politique fut souvent critiquée par lui, mais avec lequel il partageait un même amour, sans failles, de la France, et aussi, toutes choses égales, un de ces caractères, qui se font rares aujourd’hui dans le domaine de la politique, et que l’on désigne d’un mot en voie de déshérence et qui est la « grandeur ».

 

Pierre Pujo le 8 oct. 06

 

Pierre Pujo

(+ 2007)

président du Comité directeur de l'Action française,

directeur de L'Action Française 2000,

chef de l'école d'Action française

(Photo D.R.)

 

"Au cours, d’un voyage en Guadeloupe, en 1980 ou 81, à l’occasion d’un Congrès de l’Association Internationale des Journalistes de Langue Française, qui s’était tenu dans notre département d'outre-mer à l’hôtel Méridien de St-François, il avait pris contact avec moi. C’est ce soir là que, d’ailleurs, je rencontrai pour une unique fois Roland René-Boisneuf, le frère de mon ami le docteur Jean René-Boisneuf, dont parle élogieusement Lénis Blanche dans le dossier sur lui récemment publié.

"Dans les jours qui suivirent je lui fis visiter la Guadeloupe et connaître quelques amis.

"Je devais le revoir par la suite une quinzaine de fois, le plus souvent à Paris, dans son petit bureau du journal de l’Action Française, où dans quelque petit restaurant, tel Le Dauphin qui jouxte la rue Croix-des-Petits-Champs.

"Ou encore, dans ce café, en 1985, face aux locaux de l’AF, où il avait rencontré, -et avec eux passionnément discuté-, une dizaine d’étudiants de cette France d’outre-mer, qu’il avait en haute estime, et à laquelle il vouait une sorte d’amour, je le dis sans rien exagérer.

"Pierre Pujo était royaliste. Il était le fils de Maurice Pujo, l’un des chefs historiques du mouvement de l’Action Française avec Charles Maurras, dont il était le filleul.

"Et surtout, Pierre Pujo, qui interrompit une brillante carrière dans la banque pour poursuivre l’œuvre de ses maîtres, ne croyait pas que la royauté eut quelque chose de commun avec la tyrannie, notamment de celles qui saccagèrent le 20è siècle : le nazisme et le communisme. Il était trop lucide pour croire à la possibilité d’une restauration de la monarchie en France, à court ou moyen terme. Mais il tenait à ce que la tradition royale fut maintenue contre vents et marées, pour servir, le cas échéant quand viendraient des jours difficiles. C’était une conviction discutable, peut-être, mais respectable, qui fut celle, aussi, de Charles de Gaulle.

"Quoiqu’il en soit, il travaillait avec ardeur, à la tâche qu’il s’était assignée, estimé de tous, y compris de ceux qui le combattaient, mais connaissaient l’âme qui était la sienne, pas seulement celle d’un écrivain et militant politique, mais celle d’un homme bon, (tel est mon sentiment personnel intime à son égard) dont les passions et l’ardeur étaient tempérées par son christianisme catholique, vraiment vécu.

"Ce soir là que j’évoquais plus haut, après la conférence avec les jeunes Guadeloupéens et Mahorais, il était tard, et nous nous séparions tous, amicalement. Je vis alors Pierre reprendre le chemin de son bureau tout proche. Le travail l’attendait. La sortie d’un journal ne supporte pas les délais, même engendrés par d’autres activités et soucis estimables. Je pensai à Victor Hugo, poète pas très à l’honneur, pourtant dans sa famille de pensée : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent (….) ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime » !

"Notre dernière rencontre date d’avril 2006. J’étais à Paris, et je donnais, un soir, assez tard, une causerie sur la Guadeloupe aux membres de l’Association des écrivains catholiques de langue française, près de Denfert-Rochereau.

"Malgré l’heure, et les travaux d’une longue journée, Pierre arriva, courbé, douloureux, mais souriant. Sa santé déclinait depuis quelque temps déjà. Il s’était fait accompagner d’un de ses filleuls, jeune homme attentif et déférent. Il avait voulu, malgré les soucis, la douleur, m’honorer de son amitié, et par delà ma personne, ce que je pouvais représenter ce soir là pour les personnes présentes : la France, la vieille France ultra marine. Je (nous) ne saurais l’oublier.

"Une chute dans le métro parisien il y a quelques mois devait accélérer le déclin, sans altérer l’activité journalistique, et amicale de ce « manant du roi ».

"Je me fonde sur notre foi commune pour lui adresser, par delà tous les espaces, le témoignage de mon estime, de mon amitié  fidèle. Fidèle! un mot qui lui va si bien.

 

"Edouard BOULOGNE"

 

Source: http://www.lescrutateur.com/article-13742716.html

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