outre-mer

L'Action française pour le respect de la spécificité de Mayotte: Oui à la polygamie!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Le dernier débat entre "anciens" et "modernes" au F.N. new look concerne les conséquences du mariage pédérastique et que celui-ci pourrait ouvrir la voie à l'autorisation de la polygamie sur l'ensemble du territoire national. Ce faux débat fait en réalité partie d'une stratégie de répartition des rôles à l'intérieur de ce parti, afin de ratisser large, des "cathos" aux "pédés".

Il n'y aurait pas à le repercuter, s'il ne visait insidieusement à semer le doute sur l'indiscutable appartenance française de Mayotte pour laquelle nous, à l'Action française, luttons depuis quarante ans, à l'image de notre Maître Pierre Pujo. Il n'est d'ailleurs pas innocent que cette affirmation coincide avec un déplacement d'une des responsables de la firme Le Pen chez les séparatistes italiens de la Ligue du Nord européiste. De tels propos excluent naturellement celui qui les prononce de la Communauté nationale.

On cite à l'appui de cette thèse fallacieuse l'intervention parfaitement normale, raisonnable et logique dans le débat public des cadis (magistrats traditionnels de l'île) en faveur du rétablissement de la polygamie à Mayotte, supprimée depuis la départementalisation-uniformisation de 2011. En effet: On donne des droits supplémentaires aux riches pédérastes blancs métropolitains et on en refuse aux pauvres noirs musulmans de l'océan Indien? Où est donc l'Egalité inscrite au fronton des mairies et des palais de justice? Cette incohérence ne constitue-t-elle pas une manifestation collatérale du racisme de la République, dont la politique algérienne à l'époque de la colonisation n'a pas manqué d'exemples, comme les historiens l'ont montré?

Dans le contexte politico-juridique actuel, il semblerait en effet plus juste et progressiste que le droit civil en matière matrimoniale (nature et effets du mariage, indissolubilité et divorce, polygamie, juridictions compétentes etc...) soit différencié en fonction de l'affiliation religieuse des citoyens; seuls ceux se déclarant agnostiques ou athées se verraient appliquer le droit commun. Ce serait là une véritable application de la subsidiarité, notion de théologie catholique que l'Union européenne, à laquelle Mayotte appartient à travers la Nation, nous invite à pratiquer.

L'Action française-Grand Sud-Ouest et ses sections de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque se déclarent donc entièrement favorables au respect de la spécificité coutumière de chacun des territoires d'Outre-mer, en particulier de Mayotte. On peut aisément contater que l'égalité, dans la vie, n'existe nulle part dans les chances dont on jouit pour servir la collectivité: ni dans le milieu où l'on nait, ni dans les capacités de son intelligence ou de ses forces physiques, ni dans les qualités morales, ni dans les moyens matériels ou le salaire que l'on a. Sans doute, ce n'est pas une raison pour qu'on ne tire pas le meilleur parti de celles dont on dispose, ni pour que la Loi ne garantisse pas un minimum juridique de droits et libertés théoriques aux Français, mais, en fin de compte, la volonté seule est le grand égalisateur des conditions.

S'il est unanimement reconnu par les habitants de Mayotte nécessaire, alors la Fédération et ses sections enracinées sont favorables sans réserves au rétablissement, dans le 101ème département, non seulement de la polygamie, mais aussi du droit coutumier. Il n' y a pas qu'une façon d'être Français, les Mahorais nous le rappelent heureusement! Vouloir imposer de Paris le stupide jacobinisme qui a déjà fait tant de mal à la France et est à l'origine de la disparition de toute vie intellectuelle et culturelle locale est une infâmie. Grâce au courage des Mahorais qui savent, eux, défendre avec conviction leurs libertés concrètes, peut-être les Français de métropole prendront-ils un jour prochain conscience de leur lâcheté et de leur bêtise et se mettront-ils, eux aussi, à revendiquer des droits légitimes?

En tout cas, notre Fédération, fondée par Pierre Pujo, continuera à illustrer la justesse et la préscience de notre école de pensée positive dans tous les domaines, - politique, économique, culturel et social, - et sur tous les plans, - local, régional et national!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.causeur.fr/mariage-gay-polygamie-mayotte-22535.html

Les problèmes économiques et sociaux de Mayotte montrent le désintérêt total de la République pour son 101ème département, ce qui laisse la place à toutes les violences, à toutes les outrances et à toutes les démagogies:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/04/13/01016-20160413ARTFIG00139-mayotte-pourquoi-l-ile-est-au-bord-de-l-insurrection.php

Une intéressante chronique sur la responsabilité des politiciens dans la départementalisation idéologique de Mayotte:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/04/14/31001-20160414ARTFIG00124-mayotte-symbole-du-mal-francais.php

Le geste humain de François Hollande pour des écoliers français de Mayotte: une cautère sur une jambe de bois, qui prouve que Mayotte n'est pas un "paradis de privilégiés"!

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/04/20/01016-20160420ARTFIG00273-des-chaises-et-des-tables-a-mayotte-apres-la-demande-d-un-ecolier-a-francois-hollande.php

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Assimilation ou association de l'Outre-mer français: l'avis de l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On relira avec profit une brève vieille de plusieurs années, mais qui résume à merveille la position raisonnée qu'un nationaliste français conscient de notre histoire mondiale doit avoir sur la nature pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle de la Nation française. Toute autre opinion désordonnée ne relève que d'un racisme d'origine germanique, en tout cas étranger à notre tradition latine et chrétienne.
 
A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne
 
3 couleurs 1 Nation
 
Assimilation ou association ?
Révisons nos fondamentaux.

"Avant hier le bruit courait d’une suppression du ministère qui fut celui des colonies avant de devenir celui de la France d’outre-mer, et enfin le ministère des DOM.
(……).
 
"Monsieur Lurel Président de la région Guadeloupe déclarait franchement son hostilité à cette éventuelle mesure, et sur RCI le journaliste Thierry Fundere y consacrait sa chronique quotidienne.
 
"Mardi soir 8  avril, RFO-Guadeloupe, toujours « indulgente » pour les séparatistes guadeloupéens, donnait la parole sans aucune contrepartie, sans aucune perspective critique aux perclus de l’indépendantisme guadeloupéens, anciens membres du Gong (Groupement des "owganisasions" nationalistes guadeloupéennes) dont les inconséquences aboutirent à la mort de trop de jeunes inconscients, ou de personnes qui se trouvèrent mêlées sans l’avoir voulu à l’émeute de mai 1967, et à sa répression.
 
"Il n’y a même pas 4 ans que plus de 75% de Guadeloupéens votèrent « non » à un projet, trouble et mal ficelé, de changement de statut politique pour la Guadeloupe. Nos « démocrates » révolutionnaires, nous l’avons constaté hier,  ne  renoncent pas à remettre en cause la décision populaire.
 
"En politique rien n’est jamais définitivement joué, et il importe pour les citoyens les plus conscients de rester vigilants et de réviser les fondamentaux de la politique, en particulier de la politique de nos départements d’outre mer.
 
"C’est dans cette perspective que je publie aujourd’hui ces textes de  Charles Maurras, publié en 1921 et 1922, encadrant un discours de 1921 du député de la Guadeloupe de l’époque Achille René-Boisneuf, au Parlement national, et son vif échange avec le ministre Albert Saraut.
 
"Pour comprendre ces textes comme il faut, il faut les situer à leur époque, il y a plus de quatre-vingts ans. Le vocabulaire porte la marque de ce temps. Il faut savoir aussi que Charles Maurras célèbre théoricien politique, et directeur d’un journal alors très influent, l’Action Française, était royaliste. Que l’on partage ou non ses idées politiques son analyse est intéressante, et montre que le débat politique, dans ces années là ne manquait pas de tenue.
 
Edouard Boulogne

 
Insigne Ligue 3
 
"Assimilés? ASSOCIES ?.— M. René Boisneuf, député colonial, demandait à M. Albert Saraut alors ministre   des Colonies,  qu'on assimilât  les  indigènes. M. Sarraut parlait, lui, d'associer.   «   Vis-à-vis   de   ces   frères  non pas inférieurs mais attardés, nous avons à remplir  un  devoir d'éducation  matérielle et morale afin  de nous les associer ».
 
"M. Albert Sarraut, cela résulte de la conclusion de son  discours,  tient à respecter l’âme des races indigènes, comme il eût fallu que la   Constituante,   la   Convention et le Consulat respectassent l'âme des provinces entre 1789 et 1799.   M. Albert Sarraut   est   un Girondin  décentralisateur. Il a parfaitement   expliqué   comment   les pouvoirs   locaux   dans   nos   colonies,   s'ils doivent être « fortement constitués », doivent jouir d'une autonomie, d'une autorité propre  extrêmement  étendue, et s'associer les autorités  et  les   hiérarchies  indigènes : Loin de disparaître,  celles-ci, au  contraire, doivent être utilisées autant que possible. Ce  n'est pas l'assimilation ! C'est même le contraire  de  l'assimilation.   Mais  l'assimilation est-elle possible dans tous les cas ? Des   nègres   venus   d'Afrique,   transportés aux Antilles, entrés dans les plantations des Blancs et devenus ainsi, peu à peu, par l'école, par l'Eglise, par la vie commune, membres d'une famille européenne, au sens large du mot, ont reçu aisément l'assimilation historique dont parle M. René-Boisneuf. Le même procédé est-il applicable quand une poignée de colons militaires et civils débarque dans un vaste pays comme Madagascar ou l'Indochine, pour ne pas citer l'Algérie et le Maroc? Est-ce que  l'assimilation y est seulement concevable ? Est-il sage de vouloir substituer de fond en comble notre civilisation à des états sociaux aussi avancés ou, si l'on veut, si  déterminés   que   ceux   de   l'Extrême Orient ou de l'Afrique du Nord ? Il y a des points du monde où de grandes races sont, quelque sorte, nouées. On peut y introduire certaines   institutions   et   coutumes occidentales ou superposer, au fond des sentiments et des idées, certaines  nouveautés d'utilité    indubitable,    d'usage    immédiat. Peut-on tenter autre chose que cette association discrète et féconde ? Je serais surpris  que  M.  René Boisneuf nous le démontrât et je n'en serais pas enchanté, car enfin où passerait la variété de notre pauvre monde et quelle affreuse monotonie submergerait tout! (1)" (Action française, 23 décembre 1922.).

( Voici maintenant, cité par L’Action Française du 21 décembre 1922, des extraits du discours à l’assemblée nationale d’Achille René-Boisneuf, tel qu’il figure au J.O., et entrecoupé de commentaires intéressants de Maurras).

"(1) UN ORATEUR COLONIAL. — C'était une singulière physionomie que celle de M. Boisneuf, député de la Guadeloupe. Il parlait avec vivacité, trouvait des images fortes et même poignantes, de ces éclats de voix soudains qui l'ont rêver. Il lançait : « Les vapeurs d'où sort la foudre sont formées par les larmes de l'innocence. » De plus, il savait. Il savait l'histoire coloniale. Il gardait un souvenir net et précis des procédés immémoriaux par lesquels la France s'est fait aimer, et les moissons d'amitié que l'on peut recueillir aujourd'hui ne le laissaient pas insensible aux conquêtes ni aux acquisitions du passé. Il ne paraissait même pas très convaincu de la supériorité des progrès dont il profitait sur les progrès dont ses aïeux ont profité. Les méthodes de colonisation de l'ancienne France lui semblaient au moins valoir celles de la France moderne. Il l'a dit, en 1921 (voir ci-après), dans un discours inoubliable à la gloire des généreux Français d'autrefois, fondateurs d'hôpitaux et d'écoles autant et plus que d'usines et de comptoirs : le beau lien qui va des premiers aux derniers ne lui était pas étranger. Il ne craignit pas d'affirmer :

"La véritable politique coloniale de la France est la politique d'assimilation... La politique coloniale française, dès son début au XVIIe siècle, fut une politique d'assimilation. C'est ainsi que l’édit de mars 1645, si cruel en certaines de ses dispositions, octroyait aux indigènes affranchis les mêmes droits dont jouissaient les personnes nées libres. Où en sommes-nous aujourd'hui, sous notre République égalitaire et démocratique, de l'application de ces principes ? Y a-t-il progrès ou recul ?
 
"Aux temps de la monarchie, tout ce qui intéressait l'organisation des colonies était délibéré par le roi en son conseil.
 
"M. LEON DAUDET. — Celte procédure n'était pas mauvaise. Elle était plus rapide que la procédure actuelle.
 
"M. BOISNEUF. — Aujourd'hui, le souverain, c'est le Parlement.

"Et ce Parlement, à la différence du Conseil du Roi, qui était compétent du fait de sa composition, n'entend pas grand'chose aux affaires coloniales dont il juge en dernier ressort. Contrôleur souverain, il ne dispose pour contrôler que d'une ignorance sans limite, pareille à sa souveraineté. Un contrôle aveugle, inopérant, inexistant ne peut qu'ajouter à l'irresponsabilité qui naît de la vitesse à laquelle se succèdent les gouvernements parlementaires. Ceux-ci envoient aux colonies des fonctionnaires qui sont incapables de diriger, de tenir, de punir : ces proconsuls, issus pour la plupart de la brigue ou de la faveur électorale de la métropole, restent pratiquement au-dessus des lois :

"M. BOISNEUF. — Une des plus grandes plaies de l'administration coloniale, c'est que le sort de 50 millions d'hommes est livré à des fonctionnaires naïfs et omnipotents, et que les rapports fournis sur ces fonctionnaires par les inspecteurs coloniaux sont régulièrement étouffés. Vous n’êtes même pas renseigné, monsieur le ministre, et, si vous l'êtes, pourquoi n'agissez-vous pas ?
 
"J'ai vu un rapport de 1919 ou de 1920 sur la Nouvelle-Calédonie...
 
"M.    LE   MINISTRE   DES    COLONIES.    ---   Je   n’étais pas là.
 
"M. BOISNEUF. — Bien entendu : il n'y a pas de solidarité entre les ministres successifs. Ce n'est pas vous, c'est le voisin".

"L'orateur noir, digne des Hurons de Voltaire, en vient à conclure par cette paraphrase des maximes d'un Prince de la Maison de France :

"Si l'irresponsabilité, le régime du démembrement de la souveraineté existent, c'est moins aux hommes qu'il faut s'en prendre qu'au système lui-même que je demande à la Chambre de réformer".

"Or, voici le point le plus curieux de cette longue et dure sortie : tout ce qui n'y a pas été imputé aux institutions retombait sur le dos du ministre actuel des Colonies, M. Albert Sarraut, que M. Boisneuf n'aime pas et qui ne l'aime guère. Ces antipathies d'homme à homme n'auraient point de sens raisonnable s'il ne fallait noter que l'article sur lequel le député colonial attaquait le ministre des Colonies était précisément celui sur lequel on eût cru celui-ci imbattable, savoir la philanthropie constitutionnelle, le respect, l'amour des races de couleur, l'humanité envers nos collaborateurs d'Asie, d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie. Là, semblait-il, M. Sarraut était très fort : fort de la Charte des Droits de l'Homme, fort de la tradition des philanthropes jacobins, fort de toute la métaphysique juridique de la démocratie et de la République, fort même des critiques parfois âpres et vives, que nos colons, nos officiers, nos savants ont adressées à sa méthode trop strictement morale et juridique accordant trop aux sentiments, refusant trop aux justes garanties et aux sages précautions de la politique proprement dite... Eh bien ! c'est, dans ce fort que M. Boisneuf a défié, bravé, attaqué ou même enfoncé M. Albert Sarraut par le simple contraste relevé entre le libéralisme éthéré des doctrines et la réalité des violents abus impunis.
 
"Hypocrisie ? Je ne crois pas. Non. Le pur effet des mauvaises mœurs politiques nées de systèmes faux. Ce que l'on appelle l'idéal démocratique et républicain voudrait être appliqué par des saints et des anges, parce que cet « idéal » comporte un maximum d'obligation théorique et. un minimum de sanction pratique. En fait, les saints et les anges, envoyés en mission officielle aux colonies, sont, les trois quarts du temps, les laissés pour compte des partis au pouvoir, munis du solide « piston » de grands électeurs. De tels agents ne valent pas cher, et le pouvoir central ne peut rien ou pas grand'chose pour les corriger, ne pouvant même pas y toucher. Ch. M." (Action française, 21 décembre 1922.)

"LE DISCOURS DE M. BOISNEUF EN 1921. — « Le mal tient à ce que la République n'a pas de programme colonial d'ensemble ; seuls les régimes monarchiques se sont préoccupés de l'organisation coloniale, qui lient dans les ordonnances de la Restauration de 1825 et 1828, dans la belle loi du 24 avril 1833 et dans les sénatus-consultes du 3 mai 1854 et du 10 juillet 1856.
 
« Depuis la troisième République, on ne trouve aucune grande loi organique coloniale. »

"Ce n'est pas un discours très gai pour la France. Il ne nous montre pas des progrès. La philanthropie officielle de la démocratie ne paraît pas avoir réalisé de grands progrès moraux ni dans  le gouvernement de nos colonies, ni dans les administrations, ni dans l'affection que nous portons à leurs   habitants,   mais  le   ton  historique  de ces mêmes  discours en fait  tomber la lumière sur ce point évident qu'il   n'y  a   pas   à   charger la  patrie, mais son régime.
 
"Par  exemple, accuse-t-on les   gendarmes. (Il  paraît que la troisième République a fait dégénérer les gendarmes, même coloniaux.) Eh bien c'est dans les termes suivants que l'acte d’accusation se trouve rédigé :

"M. BOISNEUF. — "Et savez-vous à quoi ont servi les gendarmes ? Ce sont les agents indispensable de la fraude électorale."

"Notons que M. Boisneuf est républicain ; il le dit à chaque instant. Néanmoins, de tels griefs ainsi avoués prennent le régime électif en flagrant délit.
 
"Son instabilité fatale est saisie et condamnée avec la même clarté :

"Depuis   douze   ans,   la   Guadeloupe   a   presque chaque année changé, de  gouverneur,  tandis qu’à  l'île Dominique, toute voisine, qui est une possession   anglaise,   c'est   depuis   douze   ans   le  même gouverneur qui est en fonction.  Ce gouverneur a fait dernièrement un voyage en Angleterre.  Lorsqu’il est. revenu à la Dominique, la population l'a reçu  par des  acclamations  et,  après  avoir dételé sa   voiture,   l'a   triomphalement   conduit  jusqu'à sa   résidence."

"Parlementaire, admirateur du parlement, convaincu, semble-t-il, que le parlementarisme peut tout guérir,  mais constatant,  que les  interpellations sur les colonies viennent rarement, M. Boisneuf ne semble pas un fanatique de la démocratie à l'européenne, il croit à la nécessité de la tutelle de  l'entr'aide. Mais l'arme démocratique est-elle bien maniée; en Europe ? M. Boisneuf en revient aux bonnes coutûmes de la vieille France :

"Nous sommes aux colonies non pour consacrer les mauvaises habitudes des indigènes, mais pour les réformer, les améliorer. (Très bien ! très bien !) Ne vaudrait-il pas mieux accorder des subventions aux budgets coloniaux si, à ce prix, au lieu de peupler nos hôpitaux de travailleurs anémiés, on  permettait à des populations énergiques et valides de prolonger outre-mer celle de la France ? (Applaudissements.)
 
"Cette, politique, ce fut celle des anciens régimes ! (Interruptions.) Mais oui ! De 1830 à 1848, la France n'a-t-elle pas, elle aussi, préparé l'abolition de l'esclavage ? N'inscrivait-elle pas à son budget des crédits pour construire aux Antilles des églises, des chapelles, des écoles ? En ce temps-là, la France songeait, avant tout, à sa mission de nation civilisatrice ! (Applaudissements à droite.) Quelle est notre politique, à nous républicains ? Elle est tout entière dans l'article 18 du sénatus-consulte du 3 mai 1853 : « Les colonies sont régies par décrets de l'empereur! » (Applaudissements.)
 
"Ce n'est pas en investissant là-bas du pouvoir des parlementaires, si éminents soient-ils, ou  laissés pour compte de comités électoraux que vous résoudrez le problème colonial! (Applaudissements.)"

 

Source: http://www.lescrutateur.com/article-18606410.html

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Que se passe-t-il à Mayotte-la-Française? L'Action française répond

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Que se passe-t-il à Mayotte, dernier en date  des départements d'outre mer, créé depuis six mois, après un referendum d'autodétermination qui a choisi à 95 % de rester fidèle à une détermination constante, depuis plus de trente ans, des mahorais de rester Français dans le cadre de la départementalisation? Le Scrutateur a choisi pour en parler M. Didier Béoutis, que je connais bien depuis très longtemps, en reprenant l'article qu'il vient de publier sur le sujet dans le journal l'Action Française, n° 2826 du 2 novembre 2011.

 

Edouard Boulogne.

 

"Six mois après être devenu le 101° département français - c'était le 31 mars 2011 - , Mayotte fait de nouveau la "une" de l'actualité nationale. Depuis la fin du mois de septembre, en effet, l'île aux parfums vit au rythme d'une forte mobilisation sur le thème de la "vie chère". Excédée par la cherté des produits de consommation courante, la population proteste et réclame que des mesures soient prises pour augmenter le pouvoir d'achat et faciliter l'emploi dans le nouveau département français.

 

"Mouvements violents.

 

"II s'agit de mouvements sociaux violents, provoquant barrages de routes et dégradation de mobilier urbain. Le 7 octobre, un jeune Mahorais, qui avait jeté un cocktail Molotov en pleine rue, com­paraissait devant le tribunal de grande instance de Mamoudzou. Des dizaines de manifestants s'étaient rassemblés devant le palais de justice pour le soutenir, et la préfecture a dû déployer un important dispositif de sécurité. Des renforts de policiers et de gendarmes sont arrivés de la Réunion et de métropole pour contenir une situation alarmante : des barrages dans l'île empêchaient le passage des véhicules ; par souci de précaution, les commerces étaient fermés. MmeMarie-Luce Penchard, ministre délégué à l'Outre-Mer, est venue sur l'île vendredi dernier, 14 octobre. Elle a annoncé qu'il serait procédé à une enquête sur les marges commerciales pratiquées dans l'île et que, sur les bases des résultats de cette enquête, elle allait " veiller à ce que des mesures soient prises, et s'il le faut, à ce que des sanctions soient prononcées ». Elle a aussi annoncé diverses mesures de tarification et à caractère social : la réglementation du prix de la bouteille de gaz ; une baisse supplémentaire des produits de première nécessité par rapport à ce qui a déjà été négocié ; une réduction, pour les familles disposant de moins de 600 euros de revenus mensuels - soit 60 000 personnes -, de 5 euros par mois sur dix produits de première nécessité. Mme Penchard a aussi appelé le conseil général à faire - un effort en matière d'aide sociale en direction des familles nombreuses ». Il peut être tentant de faire le lien entre accession au statut dé­partemental et vie chère à Mayotte. Nous ne le ferons pas. La vie était aussi chère à Mayotte avant la départementalisation ! La flambée de violence de ces der­niers jours est comparable à celle que connaissent parfois nos terres d'outre-mer face à la cherté des prix des produits importés. Souvenons-nous de la grève générale de l'hiver 2009, en Guadeloupe puis en Martinique qui sont des départements français depuis... 1946 ! ( Rappelons toutefois, que contrairement à Mayotte, la Guadeloupe et les autres départements d'outre mer sont français, par de delà l'aspect institutionnel des choses, sous l'angle historique, - le vécu ensemble – qui est encore plus important, depuis 1635, c'est-à-dire bien avant Nice, la Savoie, la Corse. Et que la volonté d'assimilation date de 1848, date de l'abolition de l'esclavage, et parcourt tous les régimes, du second empire à la 4 ème République, en passant par la troisième. Note du Scrutateur ).

 

"Le véritable problème de Mayotte, c'est que, ne produisant qu'une agriculture et une pêche vivrière, l'île est contrainte d'importer les produits de première nécessité qui lui coûtent fort cher. L'ylang-ylang et la vanille, qui laissaient espérer il y a quelques an­nées des possibilités d'exportation intéressantes, doivent subir la concurrence de produits artificiels fabriqués dans d'autres pays à des coûts bien moindres.(souligné par le Scrutateur).


"Droit commun adapté .

 

"Contrairement à certaines idées reçues et volontiers véhiculées, aucune "manne" ne s'est abattue sur Mayotte du fait de la départementalisation.

 

  

"Un salaire minimum existe déjà, à un taux bien inférieur à celui de la métropole. S'il est bien prévu, à partir de 2012, l'application du revenu de la solidarité active (RSA), il ne représenterait que le quart du montant métropolitain sur lequel il serait aligné, de façon progressive, sur vingt-cinq ans ! Les deux minima sociaux qu'il est prévu d'instituer (allocations "personnes âgées" et "adultes handicapés") auront aussi un montant minoré, adapté à la situation locale. En revanche, il est bien prévu d'ins­tituer, en 2014, une fiscalité locale jusqu'alors inexistante. Ajoutons que que l'âge légal du mariage pour les femmes a d'ores et déjà été relevé de quinze à dix-huit ans. que les mariages polygames sont désormais interdits, et que la justice cadiale ( c'est-à-dire rendue par les cadis, qui sont des magistrats, selon le tradition musulmane . Note du Scrutateur ) a été suppri­mée, laissant la place à un système judiciaire complet de droit commun. C'est bien, de façon raisonnée et progressive, l'application d'un "droit commun adapté" pour Mayotte, sans qu'il soit question de déverser, sur l'île, des mil­liards d'euros.

Le véritable frein à la sécurité et, partant, au développement éco­nomique, est, en réalité, l'immigration clandestine en provenance des autres îles des Comores, que le gouvernement devrait contrôler et combattre avec une plus grande énergie.

 

"Liaison aérienne.

 

"Par la sécurité qu'il assure à Mayotte sur le plan institutionnel, le statut départemental constitue le meilleur garant pour le développement économique de l'île. La meilleure preuve en est que la compagnie aérienne fran­çaise Air Austral a annoncé, pour le 30 octobre, la création d'une ligne directe Paris-Mayotte. Espérons que nombreux seront les chefs d'entreprise intéressés par Mayotte (il y a tant d'atouts à dé­velopper en matière de tourisme), et qui permettront à l'île aux Parfums de créer les emplois et les ressources locales, diminuant ainsi ses importations.

 

"Didier Béoutis."

 

Source:  http://www.lescrutateur.com/article-que-se-passe-t-il-a-mayotte-par-didier-beoutis-86990863.html

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Vive Mayotte la française!

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest



Ainsi Mayotte a-t-elle, ce dimanche 29 mars, rejoint, par un scrutin au résultat incontestable (95 % en faveur de la départementalisation), le droit commun des autres collectivités territoriales françaises de métropole et d'outre-mer.

L'Action française salue le courage et la persévérance de ses compatriotes attachants, pour lesquels elle a tant combattu depuis trente ans contre la République prête à les "larguer" sans scrupules. (Pour connaître la geste nationaliste de ce combat, nous renvoyons nos amis à la lecture de Mayotte la française, de Pierre Pujo, éditions France-Empire, disponible à nos bureaux, 10 rue Croix-des-Petits-Champs 75001 Paris).

Elle souhaite que les spécificités locales et religieuses du 101ème département français, qui en font la cohésion, ne soient pas nivelées par le jacobinisme républicain déplacé outre-mer: les Mahorais y veilleront. Qu'ils sachent que l'A.F. se tiendra toujours auprès d'eux pour le défense de leurs traditions et de leur terre.

A l'encontre des spécieuses rêveries identitaristes d'une Europe supranationale à la fois "blanche et chrétienne", voilà une confirmation éclatante que la France est une Nation multiraciale et multiconfessionnelle. Telle est sa nature fraternelle, dictée par notre histoire, les patriotes conscients ne la répudieront pas! Pas plus qu'il y a trente ans, il n'y a de "sens de l'Histoire" anticolonialiste, européiste-atlantiste ou raciste qui oblige la France à s'amputer de compatriotes et de territoires qui sont unis à elle par des liens séculaires forts.

Cette richesse humaine, culturelle et matérielle est infiniment précieuse: à bien des égards, c'est par sa présence active sur les cinq continents que la France est encore une puissance mondiale et que son avenir est radieux! La grande leçon d'espérance et de foi en la Patrie que Mayotte a donné dimanche est valable pour toute la France!

Vive Mayotte la française!

Pour que vive la France, vienne le Roi!



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