Articles avec #politique etrangere et de defense nationale tag

L'Action française-Bordeaux pour le rétablissement de Santé navale

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En ce jour de la Sainte-Denise, patronne des Navalais, deux clips à la gloire immortelle de Santé navale, notre grande école militaire de Bordeaux, que la section d'Action française de Bordeaux & Basse-Guyenne, sous l'active et intelligente direction de son Délégué régional Vincent Gaillère, a défendu par tous les moyens, et jusqu'au bout, il y a neuf ans, quand les bourgeois bordelais se tournaient les pouces dans leurs rallyes, ou suçaient leurs pouces dans leurs berceaux dorés! Le jour de la Restauration française venu, nous aurons notre revanche! La Boîte renaîtra!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.dailymotion.com/video/xb7zxi_sante-navale_webcam

http://www.dailymotion.com/video/xb7zsb_inglorious-santards_fun

Une ancienne à Haïti:

http://www.dailymotion.com/video/xc0fhu_evelyne-lambert-promo-esn-1984-en-h_news

Voir les commentaires

De Gaulle, l'Action française et l'Europe

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Les idées de De Gaulle sur l'Europe:

http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/europe/a12165

Voir les commentaires

Radioscopie du dîner du C.R.I.F.

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Cette année encore, le personnel politique, Hollande, Valls, Cazeneuve, Sarkozy et Juppé en tête, se sont rendus à la manifestation communautariste israélite du crife. Hauts fonctionnaires, militaires, politiciens, show-biz ne manqueraient pour rien au monde l'invitation comminatoire qui leur est faite. Dans leur agenda, ils en entourent pieusement à l'avance la date d'un cercle rouge.

De la part de ces individus stipendiés, qui dépendent de la "finance anonyme et vagabonde" (selon les mots du Duc d'Orléans) et de ses relais médiatiques pour leurs campagnes électorales, leurs films, leurs bouquins, leurs albums, leurs tournées, leur avancement, cela ne saurait étonner.

Mais sait-on que, horresco referens! des princes cadets de la Maison de France s'y sont rendus il n'y a pas dix ans? Les authentiques nationalistes d'Action française ne sont pas près d'oublier cette date funeste du 9 février 2011, trois jours après le soixante-dix septième anniversaire du 6-Février, où le Régime, - dont le gratin se retrouve chaque année à cette sauterie, - massacra les patriotes français qui voulaient "que la France vive dans l'honneur et la propreté"! Tout un symbole!

Pour sûr, cette date restera marquée d'une pierre blanche dans notre histoire nationale, et pas comme celle d'un grand succès politique digne de Machiavel. Cela fit un peu de bruit à l'époque et, pour toute justification, l'un des plus suspects thuriféraires de cette Famille dit, avec son culot habituel, que si le Conseil français du culte musulman ou tout autre organisation communautariste les avaient invités, ils y seraient allés! Comme si l'on pouvait comparer l'influence respective de ces deux minorités sur le Pouvoir républicain!

Non! tant qu'une communauté spirituelle vivant en France se permettra de réunir dans la louange béate d'un Etat et d'une armée d'occupation étrangers, et que des Français parmi les plus en vue, - à défaut des plus remarquables, - se croiront obligés d'y faire allégeance tacite, par leur acte de présence, pour être bien en Cour, hé bien les nationalistes d'esprit politique auront le devoir d'assumer la légitimité nationale et, le jour venu, d'exercer le Pouvoir! Qu'on se le dise!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Les invités de l'an dernier:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/07/01016-20160307ARTFIG00197-le-diner-du-crif-rendez-vous-incontournable-des-politiques.php

...et de l'année en question:

http://www.purepeople.com/media/le-prince-jean-d-orleans-et-la_m2032905

http://www.contre-info.com/la-famille-dorleans-parmi-le-gratin-republicain-au-diner-du-crif

http://blanrue.blogspot.fr/2011/03/la-famille-dorleans-parmi-le-gratin.html

La polémique du prix du dîner:

http://www.arretsurimages.net/breves/2015-02-25/Diner-CRIF-precisions-sur-la-deduction-fiscale-id18607

...soit 1800 "euros" pour un couple! 11807 francs et vingt-deux centimes! Tout ça pourquoi? Pour être vu dans le personnel politique? Ou pour manger "cacher"? Pour dix fois moins, l'Action française-Grand Sud-Ouest aurait pu indiquer au couple princier un restau national plus sûr, où le service à la française est plus rapide et convenable!

Voir les commentaires

"America Go Home!": Trump, l'Action française et nous, Français

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'élection de Donald J. Trump à la présidence des Etats-Unis d'Amérique est un moment historique pour l'Amérique et pour le monde entier. Par sa politique économique et extérieure isolationiste, il rompt avec un quart de siècle d'hégémonisme yankee.

Une élection qui vient de loin

La Guerre froide, en effet, avait fait perdurer l'alliance des pays occidentaux née de la Seconde Guerre mondiale. Autant, pendant cette période, le leadership matériel américain était indispensable pour la survie commune du "monde libre", autant, après l'effondrement du rideau de fer, il ne se justifiait plus, non plus que ses prolongements en Europe, tels l'O.T.A.N. Les outrances capitalistiques de l'american way of life, bassement matérialiste, techniciste et libérale-libertaire, apparaissaient insupportables.

Loin de comprendre et d'accepter cette réalité, l'Establishment antinational d'Outre-Atlantique a poursuivi une politique d'impérialisme démocratique étendue au monde entier, zone d'influence communiste et Tiers-Monde y compris. Sous Reagan, cette politique, contenue dans son discours à la Chambre des communes britannique en 1982, était avant tout déclaratoire et couvrait des opérations de déstabilisation psychologique qui, jointes à l'action du pape Jean Paul II ou du premier ministre Marguerite Thatcher, ont fini par avoir raison du totalitarisme bolchevique.

Au lieu, après 1991, de profiter de leur prospérité, de se restreindre à leurs activités commerciales privilégiées et de refermer la parenthèse activiste ouverte dans l'histoire de leur pays en 1941, les Etats-Unis ont voulu pousser au-delà du raisonnable leur avantage. Ce qui les a conduit à des guerres injustifiables, en droit comme en raison, en Yougoslavie, en Afghanistan et en Irak, et à la politique de déstabilisation du monde arabo-musulman, opérée par Obama au nom de la Démocratie, et dont nous ressentons les effets jusqu'en Europe. Ce que nous apprenons ces temps-ci, c'est que la schutzpah, fille d'une hubris étrangère à l'héritage classique de la Grèce et de Rome, ne saurait être le principe d'une politique équitable et durable, encore moins d'un empire.

Ses causes immédiates

Mais c'est principalement le peuple américain, dont le patriotisme, parfois chauvin, ne saurait être mis en doute, qui en a payé le fort prix. C'est ce même peuple, dans ses classes moyennes en voie de prolétarisation du fait de la désindustrialisation et des délocalisations, qui a fait l'élection de D. Trump, dont le discours n'évite pas ces problèmes et fait rentrer le nationalisme et le protectionnisme dans le débat incontournable sur un libre-échange "intelligent". Quelle hérésie pour les grands libéraux économiques de Wall street et de la City et autres "intellos progressistes" (http://www.nytimes.com/interactive/2016/01/28/upshot/donald-trump-twitter-insults.html?_r=2), tous spéculateurs qui ont soutenu sans discrétion la candidate démocrate, en arguant que l'élection de Trump serait la fin du monde! Ou peut-être La Fin d'un monde!

Si l'on ajoute à cela les agressions idéologiques des démocrates d'Obama et Clinton contre les libertés américaines traditionnelles (liberté de croyance, de porter des armes, autonomie de l'individu), et l'accroissement improductif de l'Etat central au plan social et en direction du jacobinisme à la française, - qui n'est pas ce qu'il y a d'enviable chez nous, - on comprend mieux les raisons profondes de l'élection du nouveau président. Elles tiennent à une volonté de conserver les fondements de l'américanité

Et la France, dans tout ça?

Naturellement, pour le  camp mondialiste, c'est un nouveau désastre après le Brexit anglais. Alors que les Russes, adeptes de la Realpolitik, sont d'ores et déjà prêts à travailler avec le nouveau chef d'Etat, on notera que les Français n'avaient même pas préparé de télégramme de félicitations en cas d'élection de Trump et que l'ambassadeur français à Washington a accusé le coup, en termes de dépit peu diplomatiques, sur les réseaux sociaux! Toujours le ludion du bocal dont parlait Maurras: la République en France est agie par les évènements plus qu'elle n'agit sur eux!

Il ne faut toutefois pas voir dans ce salutaire électrochoc un "printemps souverainiste des peuples", comme certains (ou certaine) voudraient en tirer un profit politicien. L'histoire d'un peuple se joue rarement sur une simple élection, elle est prise en mains à long terme par le peuple lui-même, sous la direction d'élites patriotes éclairées. Se lèveront-elles en Amérique à l'appel de Trump? On peut être raisonnablement optimiste (http://www.lefigaro.fr/international/2016/11/23/01003-20161123ARTFIG00396-qui-sont-les-premiers-membres-de-la-future-administration-trump.php;http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/12/09/31002-20161209ARTFIG00344-les-generaux-de-trump-confesseurs-du-president-et-gardiens-de-la-cite.php;http://www.lefigaro.fr/international/2017/01/24/01003-20170124ARTFIG00234-le-cabinet-de-trump-le-moins-diversifie-depuis-ronald-reagan.php). On ne voit que trop, en revanche, que ces élites et cette volonté n'existent pas en France. Ce doit néanmoins être, pour nous, un puissant encouragement à redoubler d'efforts pour changer dans les têtes et dans les faits le Régime malfaisant et à établir, par tous les moyens à notre disposition, un autre Ordre, national et juste, celui-là!

L'Action française-Grand Sud-Ouest y contribuera de tout son pouvoir!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé: GAILLERE

 

Le discours de rassemblement du président élu Donald Trump prononcé à la Nouvelle-York

Voir les commentaires

Sur un mot de mister Blair: le réalisme en politique s'applique aussi à l'Action française!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On sait les difficultés que le nouveau leader du parti travailliste anglais, le gauchiste rétrograde Corbyn connait. L'ancien premier ministre Blair vient y ajouter, avec le grain de sel qu'il pourrait faire son come-back en politique, son interprétation qui peut, ma foi, faire réfléchir aussi en France, spécialement dans notre Mouvement d'Action française. Laissons-lui la parole en V.O., avant de donner l'opinion de la fédération Grand Sud-Ouest, seul organisme d'A.F. actif dans la grande région à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne... et au-delà:

“This is not about Jeremy Corbyn,” he said. “It’s about two different cultures in one organism. One culture is the culture of the Labour party as a party of government. And that, historically, is why Labour was formed: to win representation in parliament and ultimately to influence and to be the government of the country.

The other culture is the ultra-left, which believes that the action on the street is as important as the action in parliament,” he said. “That culture has now taken the leadership of the Labour party. It’s a huge problem because they live in a world that is very, very remote from the way that the broad mass of people really think.

The reason why the position of these guys is not one that will appeal to an electorate is not because they are too left, or because they are too principled. It’s because they are too wrong.

“The reason their policies shouldn’t be supported isn’t because they’re wildly radical, it’s because they are not. They don’t work. They are actually a form of conservatism. This is the point about them. What they are offering is a mixture of fantasy and error."

Source: https://www.theguardian.com/politics/2016/oct/07/tony-blair-says-his-return-to-british-politics-is-an-open-question?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=193717&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Commentaire: Il n'appartient pas à l'Action française-Grand Sud-Ouest de s'immiscer dans la cuisine politique d'un parti étranger. Nous sommes un Mouvement purement français, qui n'attendons le salut du Pays d'aucun exemple, ni d'aucune aide étrangère, à la différence des racisto-identitaristes (qui font le jeu de Moscou) et autres sots-raëliens (qui font tantôt celui de l'Iran, tantôt celui du Venezuela). Cet avenir, nous le forgeons chaque jour de nos mains, avec nos seules idées d'A.F. Il est vain de vouloir faire des emprunts doctrinaux ou pratiques à des partis ou des situations qui ne sont pas compatibles avec le résultat que nous souhaitons obtenir en France. (C'est toute la raison de l'échec actuel du groupuscule "Axion Front-XVI" et de sa course éperdue derrière les racisto-identitaristes, les cathos obsédés par le sexe des anges ou le néo-F.N.) Proudhon disait à peu près que l'on ne peut greffer du courage intellectuel à celui qui en est dépourvu et que les carriéristes ne sont que des femmelins, adorateurs de la Force pour la force (n'est-ce pas, "Petit-Pull-Orange" Blanchonnet?).

"Pays légal" et "pays réel" d'Action française

Mais revenons à nos moutons, c'est-à-dire à Blair et à son analyse de ce qui fait le succès en politique. Il parle d'or, puisqu'il a réussi à égaler et surpasser en durée la recordwoman de Downing Street (Mme Thatcher), étant resté plus de dix ans au Pouvoir. Mais dans quel état de division a-t-il laissé le parti travailliste! Si ses cadres parlementaires sont libéraux-libertaires, la base, en élisant et réélisant Corbyn, a marqué qu'elle restait indécrottablement marxisante.

Cette dichotomie est en elle-même intéressante. Elle s'applique, toutes choses égales par ailleurs, à l'A.F. actuelle: si les cénacles parisianistes sont acquis à l'idée folle d'une participation illusoire à un gouvernement F.N. new look (dans lequel ils croient pouvoir figurer l'appoint de "l'ouverture"), la base, elle (lecteurs de L'Action Française 2000, adhérents au crafe, sympathisants de province qui forment le gros des maigres bataillons du nationalisme intégral), est indéfectiblement composée de nationalistes d'esprit traditionnel, acquis et rompus aux idées maurrassiennes. Il y a là une dialectique inquiétante pour les novateurs...

Blair marque que le critérium du succès en politique, c'est l'élection (et la réélection) par le Peuple. L'Action française, de son côté, si elle n'exclue aucun moyen pour changer de Régime, n'a, logiquement, jamais privilégié, en présentant régulièrement des candidats aux élections, la légitimation d'un Système qu'elle souhaite détruire, la Démocratie. Cela aurait été alimenter un Régime de mort qui empêche la restauration de la grandeur française et le bien-être du Peuple.

Un Régime, un Peuple, et pas d'opposition

D'où, pour Blair, un pragmatisme politique et économique, qui ne laisse pas de place à des solutions idéologiques trop étrangères aux mentalités. Or, que trouvons-nous en France aujourd'hui? Un Peuple, comme nous l'écrivions récemment, étranger au nationalisme et à l'idée de Roi, qu'il juge surannés. La pensée qu'il se débat lui même dans un antipatriotisme et une attitude subversive dépassés ne l'effleure pas. En effet, même s'il vit et travaille en France et si sa sécurité dépend de la force de notre Communauté nationale, il se refuse encore absolument, sous l'emprise des idées de mai 68 qui sont l'aboutissement de l'oeuvre destructrice des instituteurs communistes des années 20-50, à le reconnaître et à agir en conséquence. Et on ose parler de "droitisation des valeurs" des Français! Mais où est donc le nationalisme rationnel, qui en serait la traduction politique? Car quelques mouvements sporadiques de mécontentement, ou bien des réactions xénophobes ne sauraient tenir lieu d'une critique charpentée s'incarnant en un mouvement discipliné! Que des activistes imbéciles, agités par des arrivistes professionnels, fassent parler d'eux, c'est dans l'ordre des choses. Jamais ils ne gêneront décisivement le Pouvoir établi. Quant à l'éventualité d'un coup d'Etat militaire par une junte de jeunes ou de vieux officiers excédés, naïfs et non-formés politiquement, qui deviendraient vite les jouets des politiciens roublards, loin de servir la France, il porterait aux idées de renaissance nationale un coup fatal; il n'est pas souhaitable. Blair a donc raison en disant que l'action de rue, directe est un leurre, un rêve.

D'autre part, il n'y pas en France de contestation, d'opposition frontale, radicale, totale au Régime démocratique (car on ne saurait tenir le F.N. new look pour cela). La seule alternative possible serait l'A.F., si elle était en ordre de bataille. La solution électorale, valable au Royaume-Uni, est inapplicable ici.

Nécessité d'une "discipline de parti"

Nous parlions de discipline. C'est précisément le point essentiel pour tout mouvement qui souhaite, comme la Fédération, aboutir. Discipline de pensée (qui n'est pas caporalisme, mais honnêteté dans le raisonnement et volonté de le traduire dans la réalité) et d'action (intelligence et cohésion dans celle-ci, dans le cadre des hiérarchie et structures préexistantes, non de façon anarchique, contre elles). Le sentiment (la trop fameuse "amitié d'Action française", qui cache toutes les dissidences et les plus vils coups bas) n'a rien à faire en politique, à la différence de la démagogie; il peut arriver, que, pour se faire comprendre du Peuple, on doive employer son langage et donc "grossir le trait", mais jamais une adhésion passagère ne justifie une déviation doctrinale. Pour nous, nous nous interdisons par avance d'employer ces moyens grossiers, nous mettant volontairement en position d'infériorité dans le débat public: "Nous respectons trop le Peuple pour lui mentir", disait Maurras, quand bien même d'un mensonge dépendait son salut. Et pourtant... "Paris vaut bien une messe!"

Nous ne sommes et nous ne devons être ni un mouvement de masse ("royaliser le Pays" est une tâche irréaliste et disproportionnée, par rapport à nos moyens), ni un mouvement d'élite (terme que l'on utilise généralement pour masquer la faiblesse des effectifs et la sociologie aristocratico-bourge qui plombe notre audience auprès du Peuple). Sauf quelques éléments, - d'élite, ceux-là - il faut savoir que le Peuple dans sa masse est inaccessible à un raisonnement un peu poussé (sans doute, ici, des cathos intellos invoqueraient en se lamentant la "crise de la transmission", l'amoindrissement de l'enseignement de l'histoire et de la philosophie - le fait est que l'enseignement public, laïc et obligatoire, fils du Régime, favorise objectivement l'ignorance et le désintérêt pour la Cité!). Nous devons être une avant-garde. C'est ce que la fédération Grand Sud-Ouest, avec ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, essaie d'être, à son niveau. L'avant-garde, chargée d'explorer le terrain sans s'y perdre et d'ouvrir une voie au gros de la troupe avec lequel elle doit rester en constante communication (ici, le Peuple lui-même, sans intermédiaires déformants qui travestissent sa volonté), suppose des qualités de curiosité, de courage, d'audace, d'à-propos, d'ingéniosité qui ne sont pas le fait de la masse, pas plus que des prétendues élites, trop souvent confites en admiration de leur nombril.

Le fait d'être minoritaire n'est pas une excuse pour ne pas faire le ménage dans un mouvement. Or, à l'aèfe, telle qu'elle se présente dans certains cénacles de Paris, on n'a jamais vu, de mémoire de militant, que des coteries étudiantes, d'extraction conservatrice (voir les immortels Thibaut de Pierre de Bernis ou Charles-Henri d'Herpès), en éliminant d'autres, pour squatter plus à leur aise les bureaux du Siège et avoir une "surface sociale" dans le centre de la capitale. Malheureusement pour ces Eliacins, ce n'est pas le nombre de mètres carrés occupés vainement et la proximité géographique avec le Pouvoir qui fait une Contre-Révolution!

L'urgence d'une Contre-Révolution au sein d' "Axion Front-XVI"

Blair a entièrement raison en disant que deux "cultures" ne peuvent coexister dans un appareil conçu pour prendre le Pouvoir; l'une doit forcément exclure l'autre. Tous les révolutionnaires ont démontré cette vérité et par là même se sont frayé un chemin vers le gouvernement. A l'A.F. en 2016, il s'agit de savoir si la ligne de l'accommodement avec la Démocratie, au prix de la perte de notre spécificité, dont les sahibs Dejouy, Bel-Ker, Blanchonnet et Hatem sont les chantres, va l'emporter sur celle de la fidélité à nos principes et à nos exemples nationalistes (qui ne se dispense pas d'être sainement critique), disons la ligne que suit, depuis au moins une décennie, la fédération Grand Sud-Ouest sous la direction de son Délégué régional.

A l'heure où le régimiste Viansson-Ponté entre en force dans le capital de L'Action Française 2000 et dans sa direction, faire le ménage au sein de son appendice activiste s'impose urgemment à tous les éléments sains qui y demeurent encore. La base peut et doit se faire entendre par l'arme à sa disposition, la seule qu'il entendra: la grève du réabonnement à L'A.F. 2000 et de la réadhésion au crafe, la constitution autour des môles de résistance provinciaux d'un nouvel organisme militant. La Fédération appuie entièrement ces efforts.

Voir les commentaires

Les suites du "Brexit": la France contre les intellos!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Vingt "intellos" bien en cour réclament la réforme de la construction européenne dans un sens qui n'ignore plus les peuples et leur volonté de rester eux-mêmes. Combien de fois avons-nous entendu de la part de politiciens les plus divers à Gauche et à Droite cette antienne lénifiante! Elle ne fait que perpétuer l'idée que la construction européenne serait nécessaire, profitable aux peuples et bonne en soi.

Depuis les origines, l'habileté de l'Europe des marchands a été de faire croire que les abdications de souveraineté, qu'on consentait pour son édification, étaient une garantie de la paix et de la prospérité sur le continent, alors qu'il était patent avant 1991 que c’était clairement le parapluie stratégique ouvert par la présence américaine qui les permettait; après, l'absence de menace directe rendait cet argutie caduque! On ne pouvait plus cacher les failles juridiques et sociales de ce monstre.

La menace terroriste actuelle, loin de justifier la continuation de cette erreur historique, est, bien au contraire, une conséquence de l'esprit économiste qui prévaut depuis 1945: en France comme en Allemagne, pour suffire à la reconstruction après-guerre et surtout pourvoir à la croissance dans les années 1960-70, l'appel massif à une main-d'oeuvre étrangère a créé dans nos pays un appel d'air pour l'expansion de l'Islam et ses déviations.

Solutions d'Action française au problème européen

Il serait vain de croire remédier à cette situation par "plus d’Europe". Seuls, la sortie sans délai, - au besoin au mépris des traités, - de l'Union européenne, la fermeture des frontières, la réservation du marché du travail aux seuls nationaux, l’expulsion des étrangers dangereux, l’internement des Français d'extrême-Gauche qui rêvent d'anarchie et d’extrême-Droite qui veulent la guerre civile devraient normalement suffire à régler ce problème d'ordre public. Cela suppose l'avènement d'un gouvernement national fort et indépendant.

Après le Brexit, qui confirme vingt-cinq ans de désaffection des peuples pour la technocratie de Bruxelles et de Francfort, il ne faudrait plus se tromper d'adversaire: comme nous l'avons affirmé lors du référendum ( http://af-aquitaine.over-blog.com/2016/06/referendum-anglais-comment-nous-sortirons-de-l-europe.html ). Pour l'Action française depuis Pierre Pujo, il ne s'agit pas de réformer l'Europe, mais de la détruire. Nous devons œuvrer pour recouvrer totalement notre souveraineté en matière économique et politique. Les limitations techniques de souveraineté qu'on peut accepter ne devront jamais, à l'avenir, toucher au politique.

Inutilité de l'autoritarisme

L’expérience du combat contre les projets de constitution a montré les limites du référendum: les politiciens de tous les pays savent toujours, sur les injonctions de Bruxelles, le contourner des résultats qui ne leur conviennent pas. Elle a également prouvé que la Démocratie ne garantit pas le maintien de notre liberté de Peuple: l'Europe pose implicitement la question du Régime et de sa nocivité.

Encore faut-il ne pas y apporter de mauvaises réponses, démocratiques elles aussi, plébiscitaires ou autoritaires; comme l'a montré le bonapartisme, l'autorité pour l'autorité ne suffit pas sur le long terme! Maurras aurait demandé: L'autorité de qui? Pour faire quoi? Le caporalisme d'un chef ou d'une cheftaine boy-scout ne remplace pas la vraie légitimité, celle qui se construit jour après jour par la confiance gagnée par l'honnêteté et les services rendus à une Cause, - cela vaut pour les Etats comme pour les groupuscules, hein, Bel-Ker!

Pourquoi et comment prendre le Pouvoir?

Normalement, pour modifier l'opinion publique dans le sens de l'intérêt national, l’Action française use de tous les moyens à sa disposition, même légaux, mais il faut bien reconnaître que ceux ci se font de plus ne plus rares. Il deviendra de plus en plus évident que, pour sortir de l’Europe, il faut prendre le Pouvoir et en changer la nature. Le Brexit montre que cela est extrêmement difficile avec une classe politique étroitement imbriquée, comme le veut la logique de la Démocratie électoraliste, avec les intérêts économiques mondialistes.

Avant d'agir, il faut aussi réfléchir si le Roi, qu'à l'A.F. nous appelons au secours dans le désert, en serait capable. Un Roi qui en veuille et qui en ait, certainement; toutefois, la lucidité reconnait qu'aucun prétendant présomptif ne remplit ces conditions aujourd'hui. Nous ne nous battons pas pour une monarchie bourgeoise-conservatrice, parlementaire en termes de constitution et moralisatrice en matière spirituelle, appuyée sur Auteuil-Neuilly-Passy et autres "bonnes banlieues" (une base politique "LMPT" serait pas de base du tout!)! La vieille bourgeoisie française, avec son hypocrisie foncière et son égoïsme sacré, n'est pas une classe d'avenir: le nationalisme s'adresse au Peuple tout entier. Dès lors, une solution d'attente s'impose: dans l'Interrègne, les nationalistes doivent assumer la régence du Pouvoir, selon des modalités à définir. La politique n'est pas l'idéalisme, mais le réalisme.

Souhaiter démagogiquement un énième référendum sur le sujet n'est donc qu'une voie de garage; même dans le cas d'une victoire, ce ne serait que remporter une victoire à la Pyrrhus. Rappeler Sarközy, élire Mlle Le Pen ou couronner M. Jean d'Orléans ne vaudrait rien du tout pour la France!

Les remords des clercs après leur trahison?

Comme on le verra plus bas, il est par ailleurs amusant de voir comment, et avec quelle rapidité, les commentateurs des médias officiels et officieux, dès qu'ils sont écartés des postes lucratifs, deviennent les défenseurs de la liberté d'expression, des opinions "dissidentes" et du pluralisme doctrinal, alors même qu'ils ne renient pas entièrement leurs opinions progressistes: la quadrature du cercle!

L'Action française-Grand Sud-Ouest l'a toujours dit: L'anticonformisme, la pseudo-"dissidence d'esprit" ne sont, dans la Société consumériste, qu'un créneau commercial parmi d'autres, qui ne menace en rien l’Ordre établi. Dans les années 60 et 70, la "rébellion" se situait à Gauche, le Pouvoir gaulliste et giscardien la tolérait fort bien. Aujourd'hui et depuis 2005-2007, elle s'affiche dans la Droite dure, et, depuis 2012-13, à l'extrême-Droite, et le Pouvoir ultralibéral-libertaire ne la tolère que mieux, puisqu'elle lui permet de renouer avec les fondamentaux de la IIIème République antiréactionnaire et "progressiste".

Ainsi, il n'y a pas lieu de s'en féliciter comme d'un succès, mais d'y voir une menace pour l'intégrité de nos doctrines, pour la cohésion de notre parti, pour le progrès de notre Cause. Le succès ne viendra pas du nombre, il viendra de la résolution des hommes d'Action française (les vrais) et des évènements. Il faut se répéter inlassablement que, dans un Système politico-économico-social libéral, les oppositions sont nécessaires pour faire croire au pluralisme et à la possibilité d'une alternance interne et externe, d'une "autre Europe", et, si elles sont caricaturales, pour renforcer le Pourvoir en place quelle que soit sa "couleur". Donc, ce ne sont pas tant nos idées qui sont à édulcorer ou à faire évoluer, mais leur expression: le radicalisme, l'extrémisme et l'activisme, qui sont à proscrire de la panoplie de l'Action française, ce à proportion de sa volonté de changer réellement les choses. Ce n'est pas à eux que se reconnait une volonté de fer, ni le sens de l'efficacité. Là encore, nos Maîtres l'ont toujours dit: La première réforme à opérer est intellectuelle et morale!

Quand on a, comme dans notre école, de fortes convictions, on aurait tort de céder à un facile anticonformisme de facade. Ce n'est pas sur les idées et les modes intellectuelles des autres que l'on fait de la force d’Action française, mais sur les nôtres, et à la lumière de l'empirisme organisateur! Encore faut-il les apprendre et les comprendre, et être doté d'un cerveau!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Sources: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/06/30/31002-20160630ARTFIG00290-brexit-vingt-intellectuels-eurocritiques-lancent-un-appel-pour-un-nouveau-traite.php

Le Brexit comme révélateur d'une demande d'Etat, même dans l'Angleterre post-thatchérienne!

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/09/31002-20160809ARTFIG00189-theresa-may-et-la-renationalisation-industrielle-la-fin-de-l-ere-thatcher.php

P.S. Vue par un journal de Centre-Gauche anglais, une conversation entre le ministre du Brexit et ses hauts fonctionnaires: désopilant!

https://www.theguardian.com/tv-and-radio/2016/aug/07/yes-minister-brexit-eu-jonathan-lynn-sir-humphrey?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=185094&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Médias et pluralisme:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/08/19/31002-20160819ARTFIG00333-brice-couturierle-parti-des-medias-et-l-intelligentsia-meprisent-la-realite.php

"Mes amis, avec l'Action française-Grand Sud-Ouest, il y aura toujours de l'action; la seule que vous n'aurez pas, c'est celle de la prièpe!"

Voir les commentaires

Référendum anglais: Comment nous sortirons de l'Europe

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française prend acte avec satisfaction du résultat du référendum britannique du 23 juin 2016 sur l'appartenance à l’Union européenne. Le peuple anglais a fait le bon choix, reste à espérer que ses politiciens sauront le respecter. Puisse cet acte politique historique susciter chez d'autres peuples la volonté de récupérer leur liberté enchaînée à Bruxelles!

Forte de sa longue expérience politique militante, l’Action française-Grand Sud-Ouest s'oppose néanmoins fermement à ce qu'il y ait référendum en France, et ce, pour plusieurs raisons.

Un référendum, c'est une solution de facilité pour les partis: cela sert de soupape de sécurité au Régime, tout comme les élections sans enjeu, ainsi les européennes.

De plus, la Démocratie, en France, ne suit jamais la volonté du Peuple, même, comme lors du référendum du 29-Mai 2005, elle s'est exprimée nettement.

Alors que la classe politique anglaise est réaliste, la française est idéologue. Le Régime est une religion antinationale, cosmopolite et humanitaire, ce que n'est pas la monarchie anglaise, fruit d'un compromis entre les forces sociales et politiques.

Dans ces conditions, il n'est pas souhaitable de donner dans un panneau menant à une impasse. La seule solution, c'est le recrutement sélectif et la formation sérieuse d'une élite nationaliste qui emmènera le reste du Peuple sur les chemins de la liberté.

Pour sortir de l'Europe, - et nous en sortirons! - il faudra prendre le Pouvoir! Cela ne se fera vraisemblablement pas par des élections. On ne fera pas l'économie du coup salvateur!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional,

signé: GAILLERE

Le discours historique et responsable de Nigel Farage, le chef du parti United Kindom Independance Party (UKIP), qui tacle avec humour la majorité européiste du "parlement" de Strasbourg après le référendum du 23-Juin 2016: "You're not laughing now, are you?!"

Voir les commentaires

L'Action française-Grand Sud-Ouest avait raison: La Chine rouge en perte de vitesse

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'effondrement de la Bourse chinoise, vu par un caricaturiste (Photo D.R.)

A l'Action française-Grand Sud-Ouest, nos spécialistes d'économie ont toujours douté du développement durable de la Chine communiste. Exactement comme la Russie tsariste du début du XXème siècle, l'Empire du Milieu est un colosse aux pieds d'argile, un "tigre de papier". Sa prétendue réussite économique est un effet de trompe-l'œil, entaché de gâchis humain et écologique, et largement dû à sa taille qui permet des résultats spectaculaires. Que ses hommes d'affaires les plus avisés doutent maintenant ouvertement de la capacité de ce système totalitaire bloqué à se réformer et à garantir le développement sur le long terme n'est que logique.

La réalité est que l'économie fonctionne par cycles spatio-temporels, et qu'un continent ne saurait perpétuellement retenir les investisseurs. Le Capital anonyme et vagabond dénoncé naguère avec préscience par le Duc d'Orléans est naturellement volatile. Ce qui arrive ne doit donc nullement étonner. Au contraire, le fait que les Chinois investissent en France, notamment dans le Sud-Ouest (comme nous l'avons illustré ici: http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/09/l-action-francaise-bordeaux-fete-les-vendanges-a-sa-maniere-nationalisons-les-vignobles.html >), montre tout l'intérêt qu'ils attachent à notre savoir-faire. Or, qui détient le savoir-faire détient les clés de la productivité et du profit... Le savoir-faire est le fruit de la Civilisation, et la Civilisation de la Politique (ou, si l'on veut, du degré de conscience nationale): à politique barbare, savoir-faire limité. Ce sont ces limites que les Chinois atteignent en ce moment.

L'avance technologique, tant prisée par les Yankees, n'est pas non plus une solution à tous les problèmes économiques. Science sans conscience n'est que ruine de l'âme! disait Montaigne. (C'est d'ailleurs vrai aussi en politique: Se réclamer de Maurras sans être d'A.F., c'est-à-dire sans avoir une éthique et un but clairs et honnêtes, n'est que vulgaire dissidence! comme le dit souvent notre Délégué régional Gaillère.)

Ce qui précède montre que les chances de la vieille Europe, moquée par les neo-cons américains, et spécialement de la France, en matière de production et de retour sur investissement, ne sont pas négligeables. Il n'y a pas de fatalité au déclin engendré par la Démocratie gaspilleuse de nos ressources matérielles et intellectuelles. Encore, pour profiter pleinement des opportunités, faut-il avoir un Régime qui donne aux investisseurs, par sa durée, sa force et sa stabilité, la confiance nécessaire. Tel fut le cas de la France d'Ancien Régime, avec son savant mélange de colbertisme et d'organisation corporative, ou encore de la France de la Restauration. Tirons-en les conclusions et instaurons une Monarchie nationale! Le changement, c'est maintenant!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/argent/2015/09/22/05010-20150922ARTFIG00006-l-homme-le-plus-riche-d-asie-ne-croit-plus-a-la-chine.php

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/10/19/20002-20151019ARTFIG00088-la-croissance-chinoise-au-plus-bas-depuis-2009.php

Une autre interprétation, optimiste, ici:

http://nationalinterest.org/feature/the-sky-not-falling-china-15020

Un bilan des investissements chinois en France dans les secteurs de pointe:

http://www.lefigaro.fr/societes/2016/10/27/20005-20161027ARTFIG00011-du-vin-a-la-dentelle-ces-joyaux-francais-croques-par-les-chinois.php

Le principe impérialiste de la "Chine unique" se lézarde avec l'élection de Trump:

http://www.lefigaro.fr/international/2016/12/12/01003-20161212ARTFIG00192-la-chine-unique-un-principe-ancien-et-internationalement-reconnu.php

Voir les commentaires

Le lobby sioniste américain et l'invention de la menace iranienne: histoire d'une désinformation

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira avec intérêt ci-après un article paru récemment d'un universitaire américain d'origine iranienne sur la manière dont la menace iranienne a été inventé par le lobby (= groupe de pression autorisé par la Loi) pro-sioniste en Amérique, l'A.I.P.A.C. (American-Israeli Political Action Commitee), au milieu des années 1990.

La signature en 1993 des accords avec les Palestiniens signifiait en effet pour Israël un refroidissement de ses rapports avec les Etats-Unis et à terme le relâchement de l'alliance dont dépend la survie de cette greffe étrangère au Proche-Orient. Pour l'A.I.P.A.C., cela impliquait la perte de sa fructueuse raison d'être auprès de ses fidèles et aveugles contributeurs américains. Ils "inventèrent" donc la menace iranienne, à quoi certains Iraniens, comme l'ex-président Ahmadinedjab, ancien officier de pasdaran (gardiens de la Révolution) impliqué dans la prise d'otages de l'ambassade américaine à Téhéran en 1980, s'illustrèrent, pour des raisons inexplicables, à donner un semblant de réalité. Au vrai, il s'agissait d'un chef-d'oeuvre de désinformation.

On voit donc, pour des nationalistes français, l'importance de ne pas fonder sa politique étrangère sur les aversions et les engouements, forgés artificiellement par les médias, du grand public de la "communauté internationale". Les réputations de l'Iran ou de la Russie de défendre les souverainetés nationales et un monde "multipolaire" sont largement usurpées: ces pays défendent avant tout leur intérêt national, comme nous devrions le faire pour le nôtre! Aucune Internationale ne tient, nous apprend Maurras, car toutes sont idéologiques, qu'elles soient prolétariennes, réactionnaires ou racistes, et toutes cachent la défense d'égoïsmes nationaux. En diplomatie, il n'y a pas d'alliés pour toujours. Seul, un Etat national français fort, avec à sa tête un Roi qui en veuille et qui en ait et des ministres vigilants, pourrait, sans compromettre son indépendance, nouer des alliances avec des partenaires improbables. En son absence, il faut s'abstenir de vendre son âme au diable et se concentrer sur la reconstitution d'un esprit public patriote, premier pas vers un changement de Régime!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://nationalinterest.org/feature/can-washington-separate-its-iran-policy-israel-14485

Voir les commentaires

Les gaspillages de la Démocratie aux dépens de la défense nationale: Les comptes fantastiques du "Balardgone"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Alors que le président de la République a récemment inauguré en catimini le nouveau siège du ministère de la Défense à Balard, on apprend le coût véritable de cette grosse opération voulue par l'inénarrable Sarkozy et les ministres Morin, Longuet et Le Drian: ils laissent sans voix!

Qu'il y ait eu une nécessité de rapprocher géographiquement certains éléments opérationnels des état-majors parisiens peut se défendre, mais une opération d'aussi grande envergure ne peut, elle, s'expliquer que par une nouvelle et coûteuse manifestation, aux frais du contribuable, d'un gaullisme immobilier dépassé, digne émule de celui qui a si bien défiguré nos grandes villes dans les années 1960 et 1970. A ce titre, un gouvernement national devra revenir là-dessus, coûte que coûte.

Sans illusion sur le fait qu'il faudra changer de Régime pour les voir entrer en vigueur, l'Action française-Grand Sud-Ouest réclame des sanctions financières et juridiques exemplaires contre les trusts qui ont abusé du faible Etat démocratique et contre ceux qui ont passé aussi légèrement des marchés. La justice de la Nation passera.

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.challenges.fr/entreprise/defense/20151103.CHA1196/les-devis-astronomiques-du-nouveau-ministere-de-la-defense-francais.html

Ici, une visite guidée plutôt complaisante:

http://immobilier.lefigaro.fr/article/decouvrez-l-hexagone-balard-un-pentagone-a-la-francaise_a43431b6-c0f6-11e5-a9a7-f498ecbb74e8/

Voir les commentaires

Décès du juge Scalia: Hommage et réflexions de l'Action française-Bordeaux

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On apprend avec regret le décès du juge à la Cour suprême des Etats-Unis Antonin Scalia. Nommé il y a trente ans par le président Reagan, ce juriste catholique, père de neuf enfants (dont un prêtre), d'origine italo-américaine, était l'un des membres les plus intelligemment conservateurs de cet aréopage de haut vol. Partisan d'une interprétation littérale, fidèle à l'esprit des Pères fondateurs de la nation américaine, il s'était opposé avec une verve combative, avec d'autres de ses collègues, à la part prise par la Cour dans les réformes sociétales idéologiques voulues par le pays légal américain.

L'actuel président activiste de Gauche Obama, qui ne peut se représenter, menace de lui nommer un remplaçant avant la fin de son mandat: ce serait fausser le jeu d'une institution vénérable voulue par les Pères fondateurs. Il lui faudra cependant, l'accord du Sénat, tenu par la Droite.

L'équilibre et l'ouverture de la Cour suprême, essentiel dans nos temps de crise intellectuelle et morale, pour la protection des libertés (de conscience, scolaire, de port d'armes) de nos amis et alliés américains, et au-delà du monde libre, est en grave danger. L'Action française-Grand Sud-Ouest suivra donc ce dossier important pour l'Occident!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.theguardian.com/law/2016/feb/13/supreme-court-justice-antonin-scalia-dead-at-79?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H&utm_term=156689&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Le Juge et la Religion:

http://www.catholicnewsagency.com/news/for-antonin-scalia-faith-and-work-did-not-conflict-50816/

Un avis assez bref sur l'héritage juridique du Juge:

http://www.theguardian.com/commentisfree/2016/feb/14/antonin-scalia-america-supreme-court-judge-us-constitution?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H&utm_term=156774&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Un récent colloque de la fac' de droit de Harvard sur son héritage:

https://www.youtube.com/watch?v=fLuFonyp1wk

Les meilleurs arrêts du juge Scalia:

http://www.theguardian.com/law/2016/feb/13/justice-antonin-scalia-dead-supreme-court-opinion-lines-pure-applesauce

Un de ses collègues se souvient:

http://www.scotusblog.com/2016/03/tribute-the-justice-who-said-he-hated-writing/

Son avis sur le mariage pédérastique:

http://sanfrancisco.cbslocal.com/2015/06/26/scalia-says-california-does-not-count-in-dessenting-same-sex-marriage-opinion/

Une voix dissonnante dans le concert d'éloges: Scalia était-il "libéral"?

http://reason.com/blog/2016/02/14/scalias-liberal-tendencies?mc_cid=a66cdaab86&mc_eid=7a6c0e30c4

Les trois enjeux de sa succession:

http://www.catholicnewsagency.com/column/the-conflicts-within-the-conflict-over-replacing-justice-scalia-3467/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=email

Voir les commentaires

Pour comprendre et combattre le racisme identitariste boche: Notre antiracisme d'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La guerre civile et raciale: Voilà le sale produit que les racisto-identitaristes, les néo-cons pro-sionistes, leurs porte-voix empressés du F.N. new look, sans parler de certains inconscients pseudo-"royalistes", voudraient voir importer de Germanie en France. On lira une description fouillée de la résurgence du nazisme dans l'article plus bas. Tout ça pour acquérir le Pouvoir qu'ils sont incapables, dans leur imbécillité, de convaincre leurs concitoyens de leur confier. Même de vieilles badernes, dépourvues de toute formation politique, s'y mettent!

Il importe, comme l'Action française-Grand Sud-Ouest et ses sections enracinées de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque le font sans interruption sur le terrain depuis 15 ans, de résister à cette tentation vulgaire, sommaire et indigne de notre grand Peuple qui en a vu d'autres, du bouc-émissaire qui excuserait toutes nos fautes.

Le racisme ne fait pas partie de nos traditions nationales. Il ne fait pas partie des doctrines monarchistes de l'Action française. Il est, enfin, étranger à la Religion. Y céder, c'est s'exclure de la Nation. Voilà qui devrait dissuader des esprits sensés de s'y vautrer.

Pour les autres, une leçon de choses s'impose:

Il ne suffit pas de citer, comme un perroquet défraîchi répète un quelconque slogan mal digéré, la phrase bien connue de Bainville: "La France est un composé. C'est mieux qu'une race. C'est une nation" (dans son Histoire de France), mais il est temps de la mettre en pratique, comme le faisait pour Mayotte, symbole de la France, notre regretté Directeur Pierre Pujo, le Fondateur de notre Fédération, en convenant honnêtement que la France est une Nation pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle!

Rappelons quelques faits, gênants pour la fallacieuse thèse racisto-identitariste:

Pluricontinentale: L'expansion coloniale, aujourd'hui terminée, a répandu notre culture, nos lois, nos moeurs, notre façon de sentir, en un mot notre art de vivre partout. Cette projection de notre vitalité constitue un tout grandiose et cohérent qui forme la Nation telle que nous la connaissons. Nier l'apport colonial, pour les colonisateurs comme pour les colonisés, nier les liens d'affection réciproque, et parfois de métissage, serait un affreux révisionnisme historique.

Pluriraciale: De ce qui précède, résulte que, sur les cinq continents, vivent en bonne intelligence des Français de toutes couleurs. La Nation se prouve en existant: elle n'est pas une question de race!

Pluriculturelle: De même que la diversité de nos provinces métropolitaines ajoute au chatoiement de notre Civilisation et à la richesse de nos manières d'être, celle d'Outre-mer surajoute au caractère naturellement humaniste de notre Peuple. Fusion des particularismes dans le patriotisme national, la France est grande parce qu'elle est universelle!

Pluriconfessionnelle: Même si, originellement, la France a été faite par les Rois, les évêques et les moines, il y a belle lurette que nous ne sommes plus en Monarchie et que nous sommes "déchristianisés". On peut, légitimement, le regretter, ce n'en est pas moins ainsi. Pareillement, la pluralité en France des traditions religieuses et philosophiques, fait historique depuis la Réforme et la Révolution, a été reconnue utile au service du Pays, même par un nationaliste aussi intransigeant que Maurice Barrès (dans Les Diverses Familles spirituelles de la France). Refuser l'appui de ces traditions pour continuer notre histoire au présent serait suicidaire.

Nous sommes d'Action française, c'est-à-dire réalistes: nous ne nous battons pas contre des moulins à vent! Nous tirons au contraire des réalités, qu'elles nous plaisent ou non, les ferments de la France rénovée de demain! C'est cela, une politique positive!

Vive donc cette nouvelle Nation, la seule qui existe!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Le racisme néo-nazi boche:

http://www.spiegel.de/international/europe/alternative-for-germany-shows-its-true-right-wing-colors-a-1076259.html

Le cas de la Saxe:

http://www.spiegel.de/international/germany/saxony-xenophobia-under-the-microscope-a-1079062.html

Traduction en français: http://l-arene-nue.blogspot.fr/2016/03/quest-ce-qui-cloche-en-saxe-la-question.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+LarneNue+(L'ar%C3%A8ne+nue)

Voir les commentaires

Hommage de l'Action française-Grand Sud-Ouest à Boutros-Ghali

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et son Délégué régional, - qui avait eu le privilège de causer avec lui, - apprennent avec regret la disparition de S.E. Pierre Boutros-Ghali, ancien secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies, puis premier secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie voulue par Jacques Chirac.

Ce diplomate accompli, lettré ami de la culture française, était un partisan acharné du dialogue des civilisations; il savait que celui-ci ne pouvait avancer que dans l'Ordre et le Progrès, en combattant tout fanatisme, d'où qu'il vienne. Forte des mêmes convictions, la Fédération, à son niveau, poursuivra dans ce sillon.

A l'égal de notre Fondateur Pierre Pujo, nous en garderons le souvenir d'un gentilhomme, - un vrai, - égaré dans un monde qui, des bas-fonds aux classes nanties, méprise toute forme de supériorité émanant de l'intelligence et de l'honnêteté. Ils ont subi sans faiblir le même genre de trahisons et d'humiliations. Honorant leur noble exemple, défendant leur mémoire et gardant leur leçon, cela nous encourage à faire triompher la Vérité politique sur l'obscurantisme réactionnaire, fondamentaliste et démocratique!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional,

Signé: Vincent GAILLERE

On lira ci-après l'une de ses dernières interviouves:

http://orientxxi.info/lu-vu-entendu/boutros-boutros-ghali-une-histoire-egyptienne,0994

...et sa biographie officielle:

http://www.un.org/fr/sg/formersgs/boutrosghali.shtml

Voir les commentaires

L'oecuménisme constructif du pape François, un Yalta spirituel: la déclaration commune avec les orthodoxes de La Havane analysée par l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'oecuménisme, priorité du Vatican depuis la déclaration Unitatis Redintegratio, s'est souvent limité à l'affichage de baisers Lamourette spectaculaires (accolade entre Paul VI et Athénagoras), mais sans guère de résultats concrets (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C5%92cum%C3%A9nisme). Les progrès, mineurs, ont été dus plus à la défaillance des Eglises séparées, provoquant des départs, qu'à un mouvement initié de Rome.

En prélude à Son voyage historique au Mexique, terre anticléricale s'il en est, le Souverain Pontife a tenu à s'arrêter à La Havane, Cuba, où, entre deux portes des salons de l'aéroport international, il a rencontré le patriarche Cyril de Moscou. Les deux patriarches d'Orient et d'Occident ont signé la déclaration pastorale commune suivante, centrée sur le martyre des chrétiens du Proche-Orient, dont nous proposons, en ce premier dimanche de Carême, les 30 points à la méditation de nos lecteurs. Si son caractère historique ne fait aucun doute (1), son but constructif et pratique (10, 11) ne peut qu'accélérer le règlement, maintenant tout proche, de la crise syrienne, que souhaitent tous les hommes d'Etat responsables.

De même, la critique fondée de la Démocratie religieuse (Maurras) régnant à l'Ouest (16), dont le dogme laïciste est inspiré par les sociétés secrètes, est d'une grande clarté (15). On peut dire que le ton offensif en est très antilibéral, pour ne pas dire contre-révolutionnaire! Peut-on y voir un changement de direction par rapport à l'optimisme démo-chrétien béat qui régnait jusqu'ici, quand il était question d' "Europe", au Vatican? En tout cas, s'il n'est pas (encore) question de souverainisme, l'importance accordée au retour aux "racines chrétiennes" est manifestement davantage "politique" que constitutionnel ou légaliste.

La critique non moins indispensable de la Société de consommation (17, 18), du gaspillage des ressources naturelles, tous thèmes anticapitalistes qui résonnent défavorablement aux oreilles anglo-saxonnes, mais qui ne sont pas une surprise pour un catholique latin (ou un homme d'Action française), coïncident avec les préoccupations constantes du Pape (encyclique Laudato Si), sur lesquelles nous reviendrons ultérieurement sur ce même blogue.

La défense de la famille traditionnelle contre l'homosexualité, la promotion de la vie contre l'avortement et la méfiance à l'égard des manipulations génétiques (19, 20, 21) ne sauraient non plus surprendre, comme points de convergence forts entre catholiques et orthodoxes. Le triomphe de ces thèmes bienfaisants justifie sans aucun doute, sur le terrain, des alliances tactiques, qui, dans le respect des croyances de chacun, n'en sont pas moins positives pour l'Eglise et la Société. C'est ce que, sur un autre plan, politique, l'Action française-Grand Sud-Ouest, dans la ligne du compromis nationaliste illustrée par Pierre Pujo, a toujours fait pour d'autres sujets, qu'elle juge tout aussi essentiels à la survie d'une Société nationale à l'échelle humaine digne de ce nom. Il est toujours bon de voir que cette méthode réaliste d'action commune sans inféodation doctrinale est approuvée par de hautes autorités spirituelles.

Partant du principe que le mouvement se prouve en marchant, l'accent général du document est habilement mis sur les actions caritatives et autres qui peuvent être fédératrices, plutôt que sur les points de théologie qui divisent (4, 5, 7, 14, 16, 18, 19, 22, 26, 28). L'apocalyptisme justifiant la déclaration (11, 29) n'est malheureusement que trop vraisemblant.

A vue humaine, le caractère, étonnant, de ce document est d'être un accord a minima et hybride, tenant à la fois du Yalta spirituel et du Pacte de Varsovie (24): pacte de non-agression avec ce rejet inédit du prosélytisme, partage géographique complémentaire des tâches apostoliques, coopération pour la défense civilisationnelle commune. On se trouve indéniablement devant une offensive de grand style destinée à prendre en tenailles le relativisme occidental. Son sens laisse toutefois un peu sceptique sur la marge de manoeuvre du Saint-Siège, même si Rome est habituée à mélanger savamment relations diplomatiques, illusions politiques et pastorale...

Naturellement, le désir de l'Eglise catholique de se réconcilier avec les frères séparés est compréhensible, mais les églises orthodoxes, du moins à l'Est, ne sont souvent que le faux-nez du Pouvoir en place... La question que nous imaginons que l'on s'est posée au Vatican est: Accord à quel prix et pour quel résultat? Sachant en particulier le peu d'indépendance vis-à-vis du Kremlin du patriarcat de Moscou, de Pierre le Grand à Poutine en passant par Staline, il n'est pas interdit d'y trouver les germes d'une alliance géopolitique et spipolitique sans précédent entre celui-ci et le Vatican. Dans ce cas - ce qu'à Dieu ne plaise, - sur quoi ce mariage irénique de la carpe idéaliste et du lapin de la volonté de puissance peut-il bien déboucher? Il pose plus d'interrogations qu'il n'offre de solutions.

En voulant lutter contre la "IIIème Guerre mondiale", ne va-t-on pas déboucher sur un nouveau césaro-papisme (un tsaro-papisme) totalitaire et déséquilibré? Se rend-on compte du risque d'alignement du Vatican, puissance purement spirituelle, sur le Kremlin et son eurasisme fantasmagorique, que permet cet accord? Rome, ainsi alignée, entend-elle être réduite à jouer le rôle de "mouvement d'animation spirituelle" des B.R.I.C.S.? La Russie tiendrait-elle désormais le rôle de fille aînée de l'Eglise et de l'orthodoxie? Ce serait un monopole inquiétant pour la France et le monde... Quoi qu'il en soit, pour ne pas être éternellement à la ramasse, il serait grand temps que notre Patrie se resaisisse, réaffirme sa place originale dans le concert des nations et instaure un gouvernement de salut public!

A.F.-Grand Sud-Ouest

(Les titres et les soulignements sont de la rédaction de L'Action Française-Aquitaine.)

Texte de la déclaration commune entre le pape François et le patriarche Cyril de Moscou

«La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l'amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous» (2 Co 13, 13).

1. Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l'Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd'hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l'histoire. Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se «parler de vive voix» (2 Jn 12), de coeur à coeur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.

2. Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l'Est et l'Ouest. De cette île, symbole des espoirs du «Nouveau Monde» et des événements dramatiques de l'histoire du XXe siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d'Amérique latine et des autres continents. Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l'Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l'expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d'un grand avenir pour cette région.

3. Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l'«Ancien Monde», nous sentons avec une force particulière la nécessité d'un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15).

L'esprit de la déclaration de La Havane

4. Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d'innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus «semence de chrétiens».

5. Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l'Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d'un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l'explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes - Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l'unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s'est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur: «Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous» (Jn 17, 21).

6. Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples! Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d'espérance pour tous les hommes de bonne volonté!

Un objectif pour le XXIème siècle: lutter contre le relativisme

7. Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l'Evangile du Christ et du patrimoine commun de l'Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d'époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.

Le test du Proche-Orient

8. Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du Proche Orient et d'Afrique du Nord, nos frères et soeurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d'autres pays du Proche Orient, nous observons avec douleur l'exode massif des chrétiens de la terre d'où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d'autres communautés religieuses. Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l'éviction des chrétiens du Proche Orient.

9. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d'autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.

10. En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d'Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.

11. Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est «le fruit de la justice» (Is 32, 17), pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s'y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l'âme des innocents tués. Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu'elles fassent preuve de bonne volonté et s'asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l'aide d'actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu'ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu'il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l'Evangile de Notre Seigneur Jésus Christ.

12. Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l'Evangile, préférant la mort à l'apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l'unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s'adresse la parole de l'apôtre: «Très chers!… dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de Sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse» (1 P 4, 12-13).

La nécessité du dialogue interreligieux face aux Sociétés sécularisées

13. En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue interreligieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d'autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d'actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, «car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais de paix» (1 Co 14, 33).

La difficile liberté religieuse

14. Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d'Europe de l'Est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd'hui les fers de l'athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d'établissements d'enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques oeuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.

15. Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l'idéologie d'un sécularisme si souvent agressif, s'efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.

16. Le processus d'intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l'Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d'Orient et d'Occident à s'unir pour témoigner ensemble du Christ et de l'Evangile, pour que l'Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne. La consommation sans limite, que l'on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète.

La promotion de la justice sociale et la défense de la famille traditionnelle

17. Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d'extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l'humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l'on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L'inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d'injustice à l'égard du système des relations internationales qui s'est institué.

18. Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que «ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ; ainsi aucun être de chair ne pourra s'enorgueillir devant Dieu» (1 Co 1, 27-29).

19. La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l'éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.

20. La famille est fondée sur le mariage, acte d'amour libre et fidèle d'un homme et d'une femme. L'amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l'un l'autre comme don. Le mariage est une école d'amour et de fidélité. Nous regrettons que d'autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l'homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.

21. Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d'enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu (cf. Gn 4, 10). Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général. Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l'existence de l'homme, créé à l'image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l'immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l'homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.

Appel aux générations futures

22. Nous voulons adresser aujourd'hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre (cf. Mt 25, 25), mais d'utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l'amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d'aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.

23. Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste (cf. Mt 5, 14, 16). Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi (cf. Mt 13, 46) que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N'oubliez pas que vous «avez été rachetés à un cher prix» (1 Co 6, 20), au prix de la mort sur la croix de l'Homme-Dieu Jésus Christ.

Un Yalta spirituel

24. Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l'Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l'Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme. Nous ne sommes pas concurrents, mais frères: de cette conception doivent procéder toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l'amour et à avoir «les uns pour les autres la même aspiration» (Rm 15, 5). Il ne peut donc être question d'utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d'une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l'apôtre Paul: «Je me suis fait un honneur d'annoncer l'Évangile là où Christ n'avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d'autrui» (Rm 15, 20).

Le but d'une réconciliation entre chrétiens en Ukraine

25. Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd'hui que la méthode de l'«uniatisme» du passé, comprise comme la réunion d'une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n'est pas un moyen pour recouvrir l'unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d'exister et d'entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.

26. Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d'innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s'abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.

27. Nous exprimons l'espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d'Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d'Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.

Un avenir catastrophique?

28. Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d'annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, «pour que le monde croie» (Jn 17, 21). Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l'existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l'Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l'avenir de l'humanité.

29. Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l'Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible: «Sois sans crainte, petit troupeau: votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume» (Lc 12, 32)! Le Christ est la source de la joie et de l'espérance. La foi en Lui transfigure la vie de l'homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s'appliquer les paroles de l'apôtre Pierre: «Vous qui jadis n'étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le Peuple de Dieu, qui n'obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde» (1 P 2, 10).

30. Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l'invoquant par les paroles de l'antique prière: «Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu». Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu'ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité!

Le 12 février 2016, à La Havane (Cuba)

Source: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/12/01016-20160212ARTFIG00449-tete-a-tete-historique-entre-le-patriarche-russe-et-le-pape.php?redirect_premium

P.S. A lire, sur un site traditionaliste catholique anglais, l'importante interviouve sans concessions suivante de l'évêque auxiliaire d'Astana au Kazakhstan (ex-U.R.S.S.), Mgr Athanase Schneider, l'un des rares bons évêques catholiques, qui nous donne raison sur l'interprétation politique que nous faisons de l'accord de La Havane, laquelle avait été formellement démentie par le Pape lors d'un point-Presse; il ne pense pas qu'il puisse donner de bons fruits:

http://www.onepeterfive.com/exclusive-interview-bishop-athanasius-schneider-on-evangelization-zika-freemasonry-the-orthodox-more/

Voir les commentaires

Mort et renaissance de l'Armée française? L'avis de l'Action française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Pour occuper les loisirs de leurs vacances, l'Action française-Bordeaux propose à la réflexion de ses lecteurs quelques extraits d'une interviouve sans concession parue au début de l'année au Figaro d'un officier supérieur, spécialiste bien connu de stratégie, le colonel Goya.

Le même officier supérieur avait déjà détaillé au même journal la situation incroyable d'une Démocratie en guerre sur quatre fronts: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/02/23/31001-20150223ARTFIG00208-lutte-contre-le-terrorisme-les-quatre-fronts-o-l-armee-francaise-est-engagee.php . Comme le disait Maurras, la Guerre impose tôt ou tard sa Monarchie... c'est-à-dire qu'à un pays en guerre comme la France, les institutions militaires devront s'imposer aux politiciens! Sa critique en filigrane du régime sec infligé, depuis la fin de la Guerre froide, à une Armée devenue tiers-mondisée pose nettement la question de la nocivité de la Démocratie en matière militaire et de défense du Pays et ébauche le programme d'un redressement.

On peut ne pas partager l'optimisme forcé du colonel sur la réactivité du césarisme présidentiel dit "Vème République", qui lui permet d'envoyer les soldats français se faire tuer aux antipodes pour le roi de Prusse américain ou pour la "défense de nos valeurs", sans justification militaire, ni aucune autorisation du Parlement, ni aucune consultation préalable des états-majors ou du bon sens. Les barbouzardes "opérations spéciales", ce "grand succès" de la Démocratie, ne valent guère mieux sur le plan stratégique ou tactique (on trouve ici un bon aperçu de leur arbitraire dangereux pour notre sécurité nationale: http://www.sudouest.fr/2015/03/29/quand-la-france-tue-pour-regler-ses-comptes-1874668-880.php ). De même, sa critique du service national nous semble viser les pratiques inégalitaires au profit de la bourgeoisie d'une époque révolue, non le principe bénéfique de la fusion d'une classe d'âge au service désintéressé du Pays. Il confirme dans l'ensemble les analyses que l'Action française depuis un siècle fait sur l'inadéquation de la Démocratie et du souci de défense sur Pays. En ce centenaire de la Grande Guerre, il n'est pas inutile de les renouveler!

Pour que la France soit en mesure de faire face à n'importe quelle menace, le remède est évident: une meilleure organisation, le renouvellement du commandement, plus de crédits, plus d'hommes, plus de matériel (comme le souligne le général Desportes ici: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/13/31003-20150713ARTFIG00278-general-desportes-l-armee-francaise-n-a-pas-les-moyens-des-missions-qu-on-lui-confie.php), le rétablissement du service militaire de deux ans. Mais ce que ne dit pas le colonel, c'est que cela suppose un autre Régime que la République...

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Q - Ces différentes interventions se justifiaient-elles toutes selon vous? Parleriez-vous de virage atlantiste de la politique étrangère française?

"R - Encore une fois, la France n'a pas attendu les attaques du 11 septembre 2001 pour être concernée par la lutte contre les organisations djihadistes. Cette lutte était souterraine. Elle a pris un tour nouveau avec l'engagement en Afghanistan, au départ plutôt en soutien du gouvernement afghan et, plus discrètement, à la frontière pakistanaise dans le cadre de l'opération Liberté immuable. Le premier vrai tournant à eu lieu en 2008, lorsque la France s'est engagée dans la province afghane de Kapisa et le district de Surobi. En parallèle du retour dans la structure de commandement de l'OTAN, nous nous trouvions alors délibérément et de manière importante aux côtés des Américains dans une zone de guerre, essentiellement pour des raisons diplomatiques mais aussi pour réaffirmer le rôle de la France comme acteur important de la scène internationale. La contradiction entre la faiblesse de l'enjeu et le prix à payer a cependant rapidement invité à un repli militaire, en refusant l'effort supplémentaire demandé en 2010 par les Américains, en restreignant ensuite sur place les prises de risques et donc l'efficacité, en se retirant enfin plus vite que prévu de Kapisa-Surobi.

"Paradoxalement, alors que les Américains et beaucoup d'Alliés à leur suite, renonçaient par lassitude à de nouvelles interventions au sol, la France non seulement restait en première ligne mais elle s'y impliquait encore plus qu'auparavant. Par certains aspects, la situation ressemble à celle de la fin des années 1970 alors que les Etats-Unis sortaient affaiblis de la guerre du Vietnam et que la France multipliait à l'époque les interventions en Afrique en s'y opposant notamment à l'expansionnisme soviétique. Les Etats-Unis ont une logique opérationnelle assez binaire: directe avec engagement massif au sol, ce qui suppose un vote du Congrès, ou indirecte, c'est-à-dire que l'on fait tout pour vaincre un ennemi mais sans envoyer d'unités de combat en première ligne, ce qui relève simplement de la décision de l'exécutif. Les Etats-Unis sont désormais, et sans doute pour quelques années encore, dans cette deuxième posture, là où la France, moins usée par les interventions récentes et bénéficiant d'institutions de défense plus souples, conserve une plus grande liberté et finalement aussi volonté d'action. Cette volonté d'agir s'exprime de manière assez différente entre la volonté de s'attaquer à des Etats destructeurs de leur propre peuple, comme en Libye et comme on l'aurait souhaité en Syrie, la lutte contre les organisations djihadistes dans le Sahel, la participation à la campagne indirecte contre Daesh ou encore l'opération de stabilisation en Centrafrique. La France reste somme toute autonome dans ses engagements et l'adoption de la même phraséologie (guerre contre le terrorisme) et maintenant de certains méthodes (les «ciblages») que les Américains relève plus de la similitude de style qu'un véritable alignement.

"Quant à savoir si ces interventions se justifiaient, je crois que oui même si je conserve quelques doutes sur le rapport coût (y compris politique)-efficacité de l'engagement en Irak. On a critiqué l'engagement en Libye contre le régime du colonel Kadhafi sous prétexte qu'il aurait finalement déstabilisé la région. Pour ma part, moi qui ai vécu quelques temps dans Sarajevo assiégée, j'ai du mal à accepter l'inaction devant les massacres. Maintenant, on serait bien en peine de savoir ce qui se serait passé si on n'était pas intervenu. La vraie erreur a surtout consisté, selon moi, à ne pas intervenir après la chute de Kadhafi en essayant d'y aider à la normalisation de la situation.

"Q - La France est engagée sur de multiples théâtres d'opérations et doit également faire face à une menace intérieure dans un contexte où le budget de la Défense ne cesse de baisser. L'armée française a-t-elle les moyens de faire face à toutes ses missions?

"R - Très clairement non. On peut raisonner en termes bruts en considérant que si la France avait simplement continué à faire le même effort de défense qu'en 1990, époque où celui-ci n'était pas forcément considéré comme insupportable, le budget de la défense serait d'environ 68 milliards et non de 31 milliards. C'est environ 200 milliards d'euros d'investissements dans les équipements qui auraient été réalisées en plus. Les capacités et les effectifs seraient effectivement toutes autres qu'aujourd'hui ainsi que la liberté d'action stratégique. Pour autant, 31 milliards d'euros représente quand même un budget conséquent, plusieurs fois supérieurs par exemple à celui des armées de Bashar el-Assad ou du colonel Kadhafi. Le problème est que ce budget est insuffisant pour disposer à la fois d'une force aérienne capable seule de vaincre un ennemi moderne et d'une force terrestre capable seule d'obtenir un rapport de forces conséquent face à un ennemi important ou même d'assurer une forte présence stabilisatrice, comme en témoigne l'opération Sangaris en Centrafrique. L'opération Barkhane au Sahel est une opération de raids et de frappes aussi parce que nous n'avons guère les moyens de faire plus.

"La meilleure manière d'être efficace au loin pour une armée moderne implique d'investir simultanément dans les deux branches de manière à avoir un système à la fois cohérent, polyvalent et aussi suffisamment volumineux. Cela a cependant un coût financier que l'on peut chiffrer empiriquement au minimum aux alentours de 3 % du PIB. Ceux qui acceptent cet effort disposent d'armées efficaces ou en voie de l'être sur la scène internationale. Ceux qui refusent cet effort sans faire vraiment de choix sont condamnés rapidement à l'impuissance partout. Toutes choses égales par ailleurs, à 1,5 % d'effort on ne devient pas deux fois moins puissant qu'à 3 % mais plutôt quatre fois moins. C'est ainsi que le 6e budget de défense au monde ne peut plus rien faire d'important sans faire appel à d'aléatoires alliés, souvent réticents, parfois inefficaces (et ce d'autant plus que l'on est nombreux), quelquefois dominateurs et poursuivant de toutes façons toujours leurs propres objectifs politiques.

"Q - La manière de faire la guerre et les moyens pour la mener ont-ils beaucoup changé depuis vos débuts?

"R - Nos mains sont devenues plus efficaces mais nous avons de moins en moins de mains. J'ai commencé ma carrière dans un régiment d'infanterie mécanisée où la mission était de combattre, plutôt en Allemagne, les unités du Pacte de Varsovie. Depuis, les appelés ont disparu, le corps blindé-mécanisé a fondu. Il y a deux fois moins d'hélicoptères et six fois moins de chars qu'à l'époque. Je suis devenu officier dans les Troupes de marine à la fin de la guerre froide. La tendance était à l'époque au «soldat de la paix» et aux missions d'interposition, avec le résultat que l'on sait. La dernière opération de ce gendre a été l'opération Licorne en république de Côte d'Ivoire qui a coupé le pays en deux jusqu'à ce que l'on se décide enfin à agir. On a multiplié ensuite les missions de stabilisation, en Bosnie, au Kosovo puis, on l'espérait, en Afghanistan pour s'apercevoir là-aussi de l'effort en hommes et en temps que cela impliquait. L'opération Sangaris en Centrafrique est de ce type, les moyens en moins. Il est probable qu'au regard de notre solitude dans cette action et de l'impossibilité que nous avons de déployer le volume de forces qui serait nécessaire qu'il s'agisse là aussi de la dernière de ce type avant longtemps. L'efficacité d'une opération dépend d'abord de son cadre politique et on a fait là beaucoup de progrès avec l'opération Serval au Mali en revenant au classique, avec l'idée de guerre pleinement assumée, et donc aussi celle d'ennemi. Le problème est que cette volonté nouvelle d'emploi ne s'accompagne pas de la même volonté de disposer des moyens. Nos mains sont devenues plus efficaces mais nous avons de moins en moins de mains.

"Q - La France est en première ligne pour défendre l'Europe. Cette dernière ne devrait-elle participer davantage au coût des dépenses militaires françaises?

"R - Il est délicat de l'imaginer, l'emploi des instruments régaliens, surtout lorsqu'il ne faut les engager au combat, ne se partageant pas. Cela se peut peut-être ponctuellement, comme lorsque l'engagement occidental dans la guerre du Golfe a été financé par des pays extérieurs à la coalition comme l'Allemagne ou le Japon, mais il est difficile d'ériger cela en système. Il n'y a pas d'Europe de la défense et il n'y en aura pas tant que les visions politiques et les cultures stratégiques aussi différentes, sachant que ces divergences ont même eu tendance à augmenter. On peut concevoir d'extraire les dépenses de défense des critères de Maastricht mais ce serait là sonner le glas de ces mêmes critères. Politiquement, je crains que l'on ait définitivement perdu la position d'alternative occidentale aux Etats-Unis ...

"Q - La réintégration de la France dans l'OTAN est-elle une force ou une faiblesse?

"R - Militairement, je crois que cela n'a pas changé grand-chose aux pratiques existantes auparavant, cela était d'ailleurs un des arguments pour la réintégration complète dans l'organisation. La France est plus présente dans les états-majors et espère pouvoir y exercer une influence plus grande. Pour l'instant, on n'en voit guère les bénéfices. Ce que l'on voit très concrètement, c'est la plus grande nécessité de s'aligner sur les normes et règlements de l'OTAN, eux-mêmes alignés sur ceux des Américains. Politiquement, je crains que l'on ait définitivement perdu la position d'alternative occidentale aux Etats-Unis que cela nous procurait.

" Q - Après les attentats, l'idée d'un service national resurgit. Que cela vous inspire-t-il? Si le service, et notamment le service des armes, est si bénéfique, pourquoi avoir supprimé des dizaines de milliers de postes dans les armées ?

"R - Beaucoup de scepticisme. Les raisons pour lesquelles, on a suspendu le service militaire, n'ont pas disparu. Outre que la menace majeure contre la France avait disparu, ce qui était considéré surtout comme un impôt en temps était devenu totalement sexiste, puisque les filles ne le faisaient toujours pas alors qu'elles pouvaient occuper n'importe quelle fonction dans l'armée d'active, et socialement injuste puisque la probabilité d'effectuer le service national était inversement proportionnelle avec son niveau d'études. Au moment de la fin du service, la proportion d'élèves de HEC l'effectuant était en dessous de 1%. Au bilan, un quart d'une classe d'âge effectuait le service militaire et, alors que l'on commençait à réduire le format des armées, on n'avait même plus assez de postes pour eu, d'où les formules un peu baroques comme le service national en entreprises. Le coup de grâce est venu de la décision de ne pas engager les appelés dans les opérations extérieures, hors des volontaires pour un service long, alors que celles-ci devenaient la norme pour toutes les unités des armées. Un service national obligatoire ne peut se concevoir qu'il est réellement universel sinon il serait injuste. Il faut également qu'il soit utile et enrichissant, ce qui demande de trouver chaque année des emplois intéressants pour 600 000 jeunes. Le retour à un service militaire poserait d'énormes problèmes ne serait-ce que pour les encadrer ou les loger maintenant que de nombreuses garnisons ont été supprimées. Surtout, il faudrait changer le modèle d'armée et revenir, sauf à engager ces nouveaux appelés en opérations, à l'armée mixte de la guerre froide avec par exemple la création d'une garde nationale mais sans la justification de la menace et avec un budget nettement supérieur. On peut, et c'est entendu comme cela, faire un service universel au sens d'un champ beaucoup plus large d'emplois, mais où? Comment et avec quelles ressources, pour des volumes représentant vingt fois les chiffres du service civique volontaire tel qu'il existe aujourd'hui? J'ajouterai que si le service, et notamment le service des armes, est si bénéfique, pourquoi avoir supprimé des dizaines de milliers de postes dans les armées?

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/01/31/31002-20150131ARTFIG00075-colonel-michel-goya-la-guerre-la-france-et-moi.php

Voir les commentaires

La vérité sur la guerre de Syrie, vue par le président Bachar el-Assad

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On regardera avec intérêt l'interviouve sans concession, visible en suivant le lien plus bas, que le raïs Bachar el-Assad, président de la République syrienne, a récemment accordé à la télévision d'Etat française; l'Action française-Grand Sud-Ouest ne peut que se déclarer d'accord avec cet homme d'Etat réaliste d'un pays martyr de l'inconscience de l'Occident, sur la perte d'influence que la politique idéologique du Régime démocratique inflige à la France. Quand les Français comprendront-ils que, pour regagner cette influence légitime, il faut, d'abord, se débarrasser de la République?

A.F.-Grand Sud-Ouest

Source: http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/video-regardez-l-entretien-integral-de-bachar-al-assad_882167.html

Ici, un point sans concession sur l'état préoccupant de l'armée régulière syrienne: http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/26/01003-20150726ARTFIG00049-syrie-bachar-el-assad-reconnait-manquer-de-soldats-dans-son-armee.php

Une analyse réaliste du député gaulliste Myard: http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/31/31002-20150731ARTFIG00229-faut-il-repondre-au-sos-de-bachar-el-assad.php

Une autre analyse de la politique russe au Proche-Orient, marquée par la Realpolitik, d'un jeune géopolitologue:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/09/22/31002-20150922ARTFIG00379-la-strategie-de-poutine-au-moyen-orient-decryptee.php

Voir les commentaires

Autour de la Grèce, réflexions d'Action française sur les problèmes économiques

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Le référendum grec sur le diktat posé par la Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Union européenne) au gouvernement hellénique légitime est un événement capital de ce début du XXIème siècle. La volonté de mettre à genoux le noble peuple grec devant le Veau d'or capitaliste ne fait aucun doute. Il pose notamment le problème du respect par les institutions européistes et plus largement par le capitalisme international de la souveraineté des nations.

Entre les objectifs des uns (les profits) et ceux des autres (le Bien public), on commence à comprendre qu'il y a incompatibilité radicale. Autant un capitalisme national subordonné par la Puissance publique au service du Progrès est envisageable, autant la "fortune anonyme et vagabonde", irresponsable et destructrice, naguère dénoncée par Duc d’Orléans (Philippe VIII), ne doit pas avoir de place dans une vieille Nation!

En souhaitant que le peuple grec choisisse courageusement la voie de la pauvreté dans indépendance et l'honneur, qui est préférable à la servitude dans l'opulence, l'Action française-Bordeaux livre à ses fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, les quelques articles qui suivent, qui permettent de se faire une idée globale de la situation, et d'en tirer des leçons utiles pour notre Pays.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Tout d'abord, les tenants et les aboutissants du référendum lui-même:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/06/29/31001-20150629ARTFIG00071-jacques-sapir-referendum-grec-le-retour-de-la-democratie-en-europe.php

On lira ci-dessous, une excellente recension de la courte durée des unions monétaires, quand elles sont basées, comme c'est le cas pour l'euro, sur une idéologie:

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

"L'économiste danois Jens Nordvig a ainsi répertorié qu'entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d'États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple."

Ça fait du bien de le lire dans Le Figaro! Il aurait pu l'écrire il y a vingt ans!

Pour lecteurs avertis et eurosceptiques, l'intéressant et décapant avis (en anglais) du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz:

"Why are European Union leaders resisting the referendum and refusing even to extend by a few days the June 30 deadline for Greece’s next payment to the IMF? Isn’t Europe all about democracy?

"In January, Greece’s citizens voted for a government committed to ending austerity. If the government were simply fulfilling its campaign promises, it would already have rejected the proposal. But it wanted to give Greeks a chance to weigh in on this issue, so critical for their country’s future wellbeing.

"That concern for popular legitimacy is incompatible with the politics of the eurozone, which was never a very democratic project. Most of its members’ governments did not seek their people’s approval to turn over their monetary sovereignty to the ECB. When Sweden’s did, Swedes said no. They understood that unemployment would rise if the country’s monetary policy were set by a central bank that focused single-mindedly on inflation (and also that there would be insufficient attention to financial stability). The economy would suffer, because the economic model underlying the eurozone was predicated on power relationships that disadvantaged workers.

"And, sure enough, what we are seeing now, 16 years after the eurozone institutionalised those relationships, is the antithesis of democracy: many European leaders want to see the end of prime minister Alexis Tsipras’ leftist government. After all, it is extremely inconvenient to have in Greece a government that is so opposed to the types of policies that have done so much to increase inequality in so many advanced countries, and that is so committed to curbing the unbridled power of wealth. They seem to believe that they can eventually bring down the Greek government by bullying it into accepting an agreement that contravenes its mandate.

"It is hard to advise Greeks how to vote on 5 July. Neither alternative – approval or rejection of the troika’s terms – will be easy, and both carry huge risks. A yes vote would mean depression almost without end. Perhaps a depleted country – one that has sold off all of its assets, and whose bright young people have emigrated – might finally get debt forgiveness; perhaps, having shrivelled into a middle-income economy, Greece might finally be able to get assistance from the World Bank. All of this might happen in the next decade, or perhaps in the decade after that.

"By contrast, a no vote would at least open the possibility that Greece, with its strong democratic tradition, might grasp its destiny in its own hands. Greeks might gain the opportunity to shape a future that, though perhaps not as prosperous as the past, is far more hopeful than the unconscionable torture of the present.

"I know how I would vote."

Source: http://www.theguardian.com/business/2015/jun/29/joseph-stiglitz-how-i-would-vote-in-the-greek-referendum?CMP=EMCNEWEML6619I2

On se remet aussi à découvrir qu'un Etat, n'étant pas un particulier, peut se permettre, par le miracle du "politique d'abord" de "faire défaut", c'est-à-dire faillite:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/01/20002-20150701ARTFIG00117-des-dizaines-de-pays-se-sont-deja-retrouves-en-faillite.php

Enfin, des réflexions sur quelques problèmes techniques posés par le défaut éventuel de la Grèce:

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00273-referendum-grec-il-faut-des-semaines-pour-imprimer-une-nouvelle-monnaie.php

Conclusion: L'économie est encore une politique, l'avenir est aux nations, politique d'abord!

P.S. L'économiste eurosceptique Jacques Sapir voit dans la victoire du Non grec, franche et massive, la revanche du 29-Mai 2005 en France et dénonce l'action subversive de la banque centrale européenne; elle ouvre la voie de la liberté et de la souveraineté aux autres nations européennes:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/06/31002-20150706ARTFIG00044-jacques-sapir-le-vote-grec-ou-la-revanche-du-non-au-referendum-de-2005.php

Sapir, toujours, sur les suites politiques de l'affaire grecque:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/21/31001-20150821ARTFIG00294-montebourgvaroufakis-sortie-de-l-euro-le-dessous-des-cartes-par-jacques-sapir.php

Et aussi, un bilan de l'influence de l'Allemagne sur l'euro:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/17/31002-20150717ARTFIG00121-pour-que-l-allemagne-sorte-de-l-euro.php

...et sur la France, par J. Stiglitz:

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/08/31/97002-20150831FILWWW00182-pour-stiglitz-l-allemagne-intimide-la-france.php

Enfin, les dessous du "plan B" grec, par l'ex-ministre des Finances Varoufakis:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/27/20002-20150727ARTFIG00194-comment-varoufakis-preparait-secretement-un-retour-a-la-drachme.php

...un plan-"mur de Berlin financier" jugé viable par un économiste:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/31/20002-20150731ARTFIG00203--le-plan-b-de-varoufakis-une-sorte-de-mur-de-berlin-financier.php

Et une erreur à éviter: l'Internationale des souverainismes, même sous la forme d'une "alliance des fronts de libération nationale": Autant l'idée d'un tel front, le seul qui vaille en ce moment, est concevable à l'échelon national et serait à la fois utile pour le Pays français et conforme à notre tradition d'Action française de compromis nationaliste en temps de crise grave, autant une telle "alliance" au plan européen tournerait vite à une Union européenne-bis; merci bien!

http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/27/for-an-alliance-of-national-liberation-fronts-by-stefano-fassina-mp/

Autre fausse bonne idée de Varoufakis: Rétablir la Démocratie en Europe, mais ne la confond-il pas avec l'indépendance nationale?

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/08/23/20002-20150823ARTFIG00070-pour-varoufakis-il-est-urgent-de-retablir-la-democratie-en-europe.php

En réalité, la vraie question est celle du rapport entre dette publique et souveraineté nationale:

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/11/19/29003-20151119ARTFIG00189-la-degradation-du-deficit-public-altere-t-elle-notre-souverainte.php

Voir les commentaires

Notre réponse à l'Amérique: Faire de la force française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Dans un contexte international tendu où la méfiance règne et les coups bas sont la règle, la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française encourage vivement le gouvernement de la République à une politique de force française. La force n'est pas une affaire de roulement de mécaniques, ni même de nombre d'alliés ou de richesses matérielles, mais une question de volonté: Est fort celui qui demeure inébranlable dans la Vérité politique, celui qui, malgré les coups, "pense clair, marche droit" et agit en conséquence. En ce jour de fête de l'Indépendance américaine, Hollande sera-t-il aussi ferme à l'égard des Yankees qu'Hugh Grant dans Love Actually? Il y a lieu d'en douter, mais la morale vaut néanmoins d'être retenue en politique extérieure comme interne:

"We may be a small country, but we're a great one too. (...) A friend who bullies us is no longer a friend. And since bullyism's only response is strength, now onward I will be prepared to be much stronger, and the President should be prepared for that."

Fermez le ban!

P.S. Quelques dessous collatéraux à l'affaire ici:

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150625.OBS1569/exclusif-comment-la-france-ecoute-aussi-le-monde.html

...repris là:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/01/97001-20150701FILWWW00060-la-france-elle-aussi-a-l-origine-d-ecoutes.php

...et détaillé ici:

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/07/01/32001-20150701ARTFIG00339-les-cables-sous-marins-ces-autoroutes-du-web-prisees-par-les-espions.php

Enfin, une analyse sans concession, par un grand reporteur du Figaro, que nous partageons entièrement, du virage atlantiste de la "politique extérieure de la France" depuis Sarközy:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/31/31002-20150731ARTFIG00353-renaud-girard-la-france-doit-cesser-d-etre-le-caniche-des-etats-unis.php

Voir les commentaires

Comment résoudre les fléaux sociaux, et quelques autres, avec l'Action française: Réflexions sur la peine de mort

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Alors que l'exécution par un Etat souverain de vulgaires trafiquants de drogue soulève l'indignation du pays légal, parce qu'un "Français" devait faire partie de la charrette, on lira ci-après un article très documenté sur l'application de la peine capitale dans le monde. Voilà un dilemme qui bouleverse le "politiquement correct": ce qui est un fléau social en Asie n'en est-il pas un en Europe? Un autre faits-divers du même ordre est assez cocasse: la condamnation de la France par la Cour de justice de l'Union européenne pour son refus d'autoriser les pédérastes à donner leur sang! Le grand écart des attendus entre nécessités objectives de santé publique et "non-discrimination" envers les pédérastes est assez réjouissant! ( http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/29/97001-20150429FILWWW00093-france-l-exclusion-des-homosexuels-du-don-du-sang-doit-etre-strictement-reglementee.php .)

Sur la peine de mort, la conclusion de l'Economist est parfaitement logique, démontrant l'écart inconciliable entre le laxisme de l'Occident sur les fléaux sociaux et la répression de l'Asie; il est évident que, dans le front nécessaire de la "communauté internationale" contre la drogue, phénomène mondial, la faiblesse des uns fait le jeu des criminels:

"Asia’s toughening approach contrasts with a slackening off in the West. Trading cannabis, which earns beheading in Saudi Arabia, has been legalised for recreational use in four states of America, as well as in Uruguay, and decriminalised in much of Europe and Latin America. Heroin addiction is increasingly treated as an illness rather than a crime: clean needles are available in many rich countries, and a few, including Britain and Switzerland, even prescribe heroin to a small number of addicts. In most areas of social policy, such different regional policies would not matter much. But in the case of drugs, a relentlessly globalising business, the sharply diverging approaches will lead to more uncomfortable stand-offs between East and West."

Plusieurs questions demeurent cependant: Quand la France rétablira-t-elle la peine capitale pour les mêmes crimes? Quels sont les crimes que l'Etat peut légitimement punir de mort? Y a-t-il des crimes plus graves que les autres? La dissidence politique, qui affaiblit la communauté des citoyens, entre-t-elle dans ces cas?... Il faudra un gouvernement vraiment nationaliste pour trancher (c'est le cas de le dire!) ces questions épineuses, car combien de cathos sensibles, pour justifier devant l'opinion leur opposition à l'avortement, déclarent refuser aussi à l'Etat le droit de se défendre... Attitude à comparer avec celle des bien-pensants qui acceptent la peine capitale, mais autorisent l’avortement! Beau débat "participatif" en perspective pour l'après-Restauration, auquel l'Action française-Bordeaux aura à cœur de contribuer!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Source: http://www.economist.com/blogs/economist-explains/2015/04/economist-explains-28

Voir les commentaires

La grande misère budgétaire de la police politique, un scandale de la Démocratie

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Les récents évènements de Paris ont eu au moins le mérite de mettre au jour la question du budget, non seulement du renseignement, mais aussi, ô surprise, de la police politique. Car les deux, à la faveur de la réforme sarkozienne de 2008, ont été savamment confondus. Il faut dire que, sur ce point-là comme sur tant d'autres, la continuité entre "Droite" et "Gauche" est parfaite, puisque le projet de loi sur le renseignement, actuellement "débattu" au Parlement, qui est présenté comme un progrès fournissant enfin un cadre légal au secret d'Etat à l’imitation des "grandes démocraties", permettra lui aussi une surveillance accrue des antidémocrates, en premier lieu de l'Action française. Joli travail que ce tour de passe-passe qui permet de faire passer la surveillance des opposants politiques au Régime comme un service rendu à la défense nationale! Et qui, à part des antimilitaristes retardataires et irréalistes ou des nationalistes conséquents, critiquerait les moyens discrétionnaires mis à la disposition de la défense nationale, en période de "guerre contre le terrorisme"?

On sait qu'à l'imitation des States, à défaut d'uniformiser - mission impossible - les différentes tâches en matière de sécurité interne et extérieure de l'Etat (espionnage, contre-espionnage, antiterrorisme, et police politique), qui requièrent des personnels et des notions du patriotisme, de l'honneur et du service public différents, on parle à l'envi de "communauté du renseignement", qui œuvrerait de concert pour la protection des Français, pour leur permettre de jouir en paix de la société de consommation!

Cette bannière barbouzarde mêle les services de renseignement proprement dits (direction générale de la sécurité extérieure - D.G.S.E. - et direction du renseignement militaire - D.R.M.), sur le fonctionnement desquels il y a aurait d'ailleurs beaucoup à dire, mais aussi la police politique (principalement la direction générale de la sécurité intérieure, ex-direction générale du renseignement intérieur, nées de la fusion des ex-renseignements généraux - R.G. - et de la direction de la surveillance du territoire - D.S.T.) qui soi-disant, selon les démocrates, n'existe plus. Nous sommes ainsi la seule grande Démocratie au monde à en être dépourvu! Il est assez amusant que cette fusion, qui a été vendue à l'époque comme "une O.P.A. de la D.S.T. sur les meilleurs éléments des R.G." soit aujourd'hui considérée inefficace! Se pourrait-il que ce soit parce qu'il n'y avait que des médiocres aux R.G.?... Il est vrai que pour moucharder, il ne faut pas de compétences particulières.

Les sommes faramineuses et secrètes qui alimentent la machine de répression des opposants politiques du Régime, à quelque titre que ce soit, dont on trouvera les grandes lignes dans l'excellent article plus bas, en disent assez sur la crainte perpétuelle de celui-ci de se voir remplacé. Cette mentalité des républicains est fondée sur le fait que la Démocratie, en France, n'est pas légitime et ne le sera jamais. Fondée qu'elle est dans le sang (celui unis du Roi et de Son peuple), où voulez-vous, à part dans l'idéologie et la démagogie, véritable fuite en avant dont nous touchons les limites, que le Régime se stabilise? Ce doit être, pour les adhérents du nationalisme intégral, une raison supplémentaire d'espérer et de se former et de se battre dans les sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, seules organisations royalistes actives près de chez eux. Après-demain nous appartient!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Source: http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0204071661690-en-france-les-depenses-du-renseignement-restent-tres-peu-lisibles-1082066.php

Sur le "malaise" des "forces de l'Ordre" démocratique proches du surmenage:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/04/07/01016-20150407ARTFIG00379-la-grogne-des-crs-revele-un-etat-de-deprime-general-dans-la-police-nationale.php

...malaise qui touche aussi les "gorilles" du pays légal!

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/24/01016-20150924ARTFIG00215-un-corps-d-elite-de-la-police-etouffe-par-les-contraintes-de-vigipirate.php

En revanche, un ancien écho montre que certains ne connaissent pas la crise!

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/27/97001-20100427FILWWW00307-l-ex-syndicaliste-beschizza-nomme-sous-prefet.php

Voir les commentaires

L'extrême-Droite, cinquième colonne de la Russie de Poutine?

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après un intéressant article paru il y a quelques mois dans le magazine démo-chrétien La Vie, à l'occasion des élections européennes. Il démontre de façon convaincante un aspect parlementariste des liens étroits de l'extrême-Droite européenne avec une Puissance étrangère à l'Europe latine: la Russie postsoviétique de Poutine! On a depuis eu la confirmation de ces liens contre-nature pour un nationaliste avec l’information, reconnue par le F.N. lui-même, de son financement par une banque russe. Quand on sait que le secteur privé n'est que toléré par le Kremlin, on comprend ce que ça veut dire... Quelle marge de manœuvre un tel parti aurait-il, par exemple en politique extérieure, une fois parvenu au Pouvoir?

Pour être complet sur les influences étrangères dans la politique française chez de prétendus "anticonformistes", l'article, qui ne traite que de la Russie et se limite aux principaux partis politiques démocratiques situés à l'extrême-Droite, aurait sans peine pu évoquer l'Iran ou le Vénézuela et citer bien d'autres groupuscules extraparlementaires (mais rêvant de le devenir), se disant "identitaristes", "soraliens" ou même "cathos". Comment peut on prétendre défendre une identité, une classe quelles qu'elles soient, en étant l'obligé d'un Autre, qui paye pour vous? Avec du vulgaire culot, encore du culot, toujours du culot! Les jeunes gens d'extrême-Droite et leurs patrons n'en manquent probablement pas aujourd’hui, mais le culot ne suffit pas pour gagner un combat comme le combat antidémocratique, il faut aussi des idées, de l'intelligence et du courage!

En réalité, tous ces groupuscules ont vraiment la mémoire courte! Dans l'Entre-deux-Guerres, l'Italie mussolinienne finançait déjà de pâles copies du Fascio et organisait des conférences internationales pour faire la propagande de son régime et de son impérialisme. Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis utilisaient le plan Marshall et Hollywood pour vendre leur "monde libre" et leur "rêve américain". Il n'y a pas si longtemps, l'U.R.S.S. déversait dans le monde son or pour acheter à bon marché les mauvaises consciences occidentales et s'en faire des porte-parole, compagnons de route et porteurs de valise! Il est logiquement impossible de se dire nationaliste français et de s'aligner sur une quelconque Internationale, qu'elle soit européenne, "eurasiatique" ou islamiste.

Le mot "nationalisme" a un sens, fait de noblesse et de désintéressement au service du Pays, il n'est pas un drapeau neutre dont peuvent se couvrir insolemment des arrivistes bourgeois ou plébéiens pour leurs méfaits. La défense de notre intérêt de Nation exige de nous de faire de la force française avec nos seules ressources, pas d'aller en quémander à l'étranger! En apparence, le chemin en est sans doute rallongé d'autant, mais, pour l'Action française, seule expression authentique du nationalisme intégral, il est plus droit, plus vrai et, au fond, plus efficace. Jamais, par exemple, sa fédération Grand Sud-Ouest, ni aucune de ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque), n'ont bénéficié de subsides ou d'aide matérielle étrangère. Qui peut en dire autant?

Plus que jamais, la seule France est la règle de notre Renaissance!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Source:

http://www.lavie.fr/actualite/l-extreme-droite-europeenne-prefere-t-elle-moscou-a-bruxelles-02-05-2014-52572_3.php

Un autre article récent de La Croix sur le même sujet:

http://www.la-croix.com/Actualite/Europe/En-France-la-Russie-compte-ses-soutiens-2014-09-23-1210390

Voir les commentaires

Le jour d'après: Triste avenir pour le sionisme

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après une intéressante analyse faisant le bilan de la politique sioniste après la répugnante campagne menée contre les civils palestiniens désarmés en août à Gaza où Israël, l'Etat "le plus moral du monde", s'est décrédibilisé encore davantage. Mener une politique aussi suicidaire est globalement négatif et pose la question de la pérennité à moyen terme de la structure étatique hébraïque. Aux Etats-Unis de décider s'ils souhaitent lier à ce poids mort leur sort de grande puissance sur le déclin... La France monarchique et nationaliste, quant à elle, protectrice historique des chrétiens d'Orient, dont un grand nombre sont des Arabes palestiniens, serait fidèle à la tradition du Duc d'Orléans du discours de San Remo contre la "fortune anonyme et vagabonde", et saurait bien, sous des chefs enfin dignes de ce nom, se débarrasser des chaînes du "diplomatiquement correct" en la matière!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

La fin d’Israël par Gilad Atzmon —

21 juillet 2014 (traduit de l’anglais par Djazaïri)

"Dans son discours à la nation, le premier ministre Benjamin Netanyahou a admis aujourd’hui que la guerre à Gaza est une bataille pour l’existence de l’état juif. Netanyahou a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir en quoi consisterait une victoire. Ce qui est certain, c’est que la bataille ne porte pas sur les tunnels ou les activités souterraines des militants, les tunnels ne sont que des armes pour la résistance mais pas la résistance en elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël dans un champ de bataille dans lequel il n’avait aucune chance de gagner et le Hamas a posé les conditions, choisi le terrain et a écrit les termes nécessaires pour la conclusion de ce cycle de violence.

"Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter une opération terrestre de l’armée israélienne. Il se trouvait confronté à la réalité du fait qu’Israël n’a pas de réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu’une défaite sur le terrain anéantirait le peu qui subsiste de capacité de dissuasion de l’armée israélienne.

"Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses partisans, avait le dessus. Il voyait ses citoyens soumis à des tirs incessants de roquettes, mais montrait quand même de la retenue, tuant les civils Palestiniens seulement de loin, ce qui contribuait à véhiculer une image imaginaire de puissance. Mais les choses ont vite changé depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre.Israël est maintenant, une fois de plus, engagé dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et, pis encore, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d’infanterie d’élite sont décimés dans la bataille de rue en face à face dans Gaza. Malgré l’évidente supériorité technologique et en puissance de feu d’Israël, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à porter le combat en territoire israélien. En outre, les tirs de roquettes sur Tel Aviv ne semblent pas s’arrêter.

"La défaite de l’armée israélienne laisse l’état juif sans aucun espoir. La morale de l’histoire est simple. Si vous tenez absolument à vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est l’ingrédient essentiel pour décourager le dépossédé d’agir pour réclamer ses droits. Le nombre de pertes dans l’armée israélienne et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens qui retournent chez eux dans des cercueils envoie un message clair aux Israéliens comme aux Palestiniens. Il n’y a pas d’avenir pour un État réservé aux Juifs en Palestine ; ils devront peut-être essayer ailleurs."

Source:

Voir les commentaires

La propagande sioniste en échec

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Pour bien commencer la rentrée de l'année politique 2014-2015, nous proposons à nos fidèles lecteurs une intéressante analyse par une universitaire américaine indépendante, le professeur Deepa Kumar, sur l'échec de la propagande sioniste. La grossièreté des arguments employés par les Israéliens contrastaient en effet avec la menace supposée posée par le Hamas. Il semble qu'internet ait changé le rapport de force traditionnellement pro-sioniste dans les médias en faveur des Palestiniens. L'Action française les félicite de cette victoire de David contre Goliath et les encourage à poursuivre leur noble combat justifié contre l'impérialisme "occidentaliste"!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"La guerre de propagande d’Israël a franchi une nouvelle étape dans la bassesse. Alors que le monde essayait encore d’encaisser le choc du meurtre de masse à Shejaiya, Benjamin Netanyahou s’est montré devant les caméras de CNN pour affirmer que le Hamas se sert des « télégéniquement morts » pour promouvoir « sa cause. » Il a ajouté que pour le Hamas : « Plus il y a de morts, mieux c’est. » Même si Netanyahou avait suivi le script prévu par la propagande qui consiste d’abord à montrer de la sympathie et à exprimer des regrets, en réduisant les Palestiniens tués à des sessions photographiques, il a montré comment fonctionne son esprit.

"Il existe un script standard pour la manière de parler des victimes palestiniennes. Après qu’Israël a tué quatre garçons sur une plage de Gaza le 16 juillet, la classe médiatique américaine s’est alignée sur le canevas de la communication israélienne : reconnaître la tragédie mais faire porter le chapeau au Hamas. C’est exactement ce qu’a fait Mark Regev, le porte parole israélien, quand il a été soumis à un feu roulant de questions par le journaliste présentateur John Snow sur Channel 4 News. (Angleterre). C’est également ainsi que le porte parole du Département d’Etat US Jen Psaki a répondu, utilisant le même argumentaire mot pour mot.

"Ce canevas, ce cadre argumentatif, a été développé en 2009 et est exposé dans le Global Language Dictionary de l’Israel Project. Ce manuel orwellien propose une méthode détaillée sur la manière de « communiquer efficacement pour soutenir Israël. »

"Un de ses premiers commandements est que les propagandistes po-israéliens doivent montrer de l’empathie. Le manuel souligne qu’ils doivent « montrer de l’empathie pour les DEUX camps » (en majuscules dans le texte original) comme moyen de gagner en crédibilité et en confiance. Pour s’assurer que ce point sera bien compris, le manuel répète encore (en gras souligné cette fois) l’instruction «utilisez l’Empathie » – l’idée étant que l’empathie est un outil important à utiliser dans la guerre de propagande.

"Quand des femmes et des enfants palestiniens innocents sont tués, la première réponse doit consister à faire preuve d’empathie ; la suivante est de reformuler lle problème en observant qu’on ne peut pas en faire reproche à Israël qui ne fait que se défendre et qui veut seulement la paix. Même quand pleuvent mort et destruction, le manuel est clair : « Rappelez à l’auditoire – encore et toujours – qu’Israël veut la paix. »

"Elaboré après la guerre contre Gaza en 2008, à un moment où les Américains commençaient à montrer une plus grande sympathie pour les Palestiniens, ce manuel de propagande essaye de combler certaines des insuffisances [de la propagande, NdT] pendant l’opération Plomb Durci. Parmi les diverses améliorations qu’il propose, le manuel note qu’il est important de faire la distinction entre le peuple palestinien et le Hamas. Ayman Molhyeldin, un des rares journalistes internationaux à avoir couvert Plomb Durci, avait observé qu’Israël cherchait à « présenter tout le monde à Gaza comme des sympathisants du Hamas, des sympathisants terroristes » comme moyen de justifier les tirs meurtriers aveugles.

"Le manuel de 2009 va au rebours de cette stratégie, en affirmant que bien que les Américains « saisissent » que le « Hamas est une organisation terroriste… s’ils ont l’impression que vous attaquez le peuple palestinien ;;; vous perdrez du soutien. » Le manuel souligne encore : « En ce moment même, beaucoup d’Américains ont de la sympathie pour le sort des Palestiniens et cette sympathie va se renforcer si vous ne parvenez pas à différencier le peuple de ses dirigeants. »

"En d’autres termes, si on veut le recul de la sympathie pour le peuple palestinien, de nouveaux procédés sont nécessaires pour en compléter d’autres plus anciens.

"La propagande israélienne a une longue histoire. En 1982, l’invasion du Liban avait suscité la condamnation internationale. En particulier, le massacre de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila avaient nui à son image auprès de l’opinion publique. Israël avait alors crée un organisme de relations publiques dont la mission était d’entretenir une bonne image médiatique aux Etats Unis. Le projet de Hasbara propagande] comprenait la formation des diplomates et des attachés de presse israéliens à parler d’une manière qui garantisse une couverture médiatique favorable. L’observatoire des médias, le Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA), fut crré pour assurer une veille médiatique et répondre au traitement médiatique « injuste » d’Israël.

"Mais le traitement médiatique d’Israël n’est pas simplement le produit de bons argumentaires, il est plutôt le résultat de la « relation spéciale » entre les Etats Unis et Israël et de leurs intérêts mutuels au Moyen Orient. C’est out sauf une coïncidence si Psaki utilise les même langage que Mark Regev. ou si John Kerry fait écho à Netanyahou.

"L’élite politique américaine, l’élite israélienne et les propriétaires des grands médias ont en commun un ensemble d’intérêts politiques et économiques qui garantit la domination de la propagande israélienne dans les médias établis. Si les journalistes et les médias s’écartent trop du script, diverses organisations pro-israéliennes comme CAMERA déclenchent un tir de barrage et mobilisent suffisamment de pression sur les rédactions et les journalistes pour qu’ils rentrent dans le rang.

"Comme Glenn Greenwald l’a observé récemment, les personnalités et les cadres dirigeants des médias ont plus « peur » de traiter d’Israël que de n’importe quel autre sujet. Jon Stewart a dit la même chose sur un ton comique dans son sketch ‘Nous devons parler d’Israël.’

"Le résultat est qu’au final, le traitement par la presse du conflit israélo-palestinien suit un patron [pattern ou modèle] qui est schématisé par Sut Jhally, un universitaire spécialiste des médias, dans une vidéo éducative qu’il a produite intitulée Peace, Propaganda and the Promised Land, US Media and the israeli-Palestinian Conflict. Fissures dans la machine de propagande.

"Mais quelque chose de nouveau s’est produit dans les médias établis, particulièrement depuis la tragédie du 16 juillet. Ayman Mohyeldin, qui travaille actuellement pour NBC [un grand network américain], a assisté et a rendu compte de l’assassinat de sang froig par Israël de 4 petits garçons palestiniens qui jouaient au football sur la plage. Le reportage de Mohyeldin était poignant mais avait néanmoins été diffusé par NBC.

"Cependant, NBC avaut immédiatement rappelé Molhyedin, sans donner d’explication sur pourquoi son meilleur journaliste sur ce sujet (Mohyeldne avaiit déjà travaillé à Gaza, parle arabe et a une bonne connaissance de la situation politique au Moyen Orient) devait être retiré de la bande de Gaza.

"C’est la procédure standard dans l’establishment médiatique. Mais ce qui s’est passé par la suite est tout sauf standard.

"Suite à un article de Glenn Greenwald sur cette situation |le rappel du journaliste] dans Intercept, de nombreuses personnes, surtout à travers les réseaux sociaux, ont mis la pression sur NBC. A la différence des procédures habituelles où la pression vient seulement d’organisations pro-israéliennes bien dotées financièrement, cette fois ce sont des gens ordinaires ébranlés par le nombre de tués palestiniens qui ont organisé leur dissidence..

"Le résultat a été que Mohyeldin a été rétabli à son poste. Il a tweeté : « Merci pour tout ce soutien. Je retourne à #Gaza pour rendre compte [de la situation]. Je suis fier de l’engagement constant de NBC pour couvrir le côté #palestinien de l’histoire. »

"De la même manière, l’indignation suscité par Diane Sawyer d’ABC [autre grand network américain] qui avait présenté comme israéliennes des victimes affligées par le deuil et la souffrance alors qu’elles étaient palestiniennes, a eu pour résultat, chose rare, que ce grand média pro-israélien a présenté des excuses.

« La dynamique à l’oeuvre est la suivante : En premier lieu, des médias indépendants ont joué un rôle décisif en contrant la propagande israélienne et en proposant des versions alternatives [des événements]. En second lieu, les médias sociaux ont fourni un forum qui a permis de véhiculer le travail de journalistes indépendants ainsi que des témoignages de première main émanant de Palestiniens à Gaza. Troisièmement, dans ces espaces Israël est en train de perdre la bataille de la propagande malgré ses vastes ressources en spécialistes de la désinformation. Quatrièmement, des militants de terrain qui utilisent les réseaux sociaux ont été en mesure de faire exercer des pressions sur l’establishment médiatique. Cinquièmement, ce climat a mis les journalistes des grands médias présents sur le terrain à parler plus ouvertement des horreurs que subit Gaza.

"Ainsi, Tyler Hicks, journaliste photo pour le New York Times, qui a aussi assisté à l’attaque israélienne sur la plage, a eu l’autorisation de publier un article dans le New York Times sur cette expérience. Qualifiant de mensonge les déclarations israéliennes selon lesquelles seul le Hamas est visé par les bombardements, il écrit : « Une petite cabane en métal dépourvue d’électricité et d’eau courante sur une jetée en bord de mer sous un soleil de plomb ne semble par le genre de le lieu fréquenté par des militants du Hamas, lles cibles expressément visées par l’armée israélienne. Des enfants, mesurant un peu plus d’un mètre, habillés en tenue d’été, fuyant une explosion, ne correspondent pas non plus à la description de combattants du Hamas. »

"Présent sur la plage quand cette tragédie s’est produite, Hicks demande : « Si des enfants sont tués, qu’est-ce qui pourra me protéger, ou protéger n’importe qui d’autre ? »

"Ben Wedemen, correspondant à l’étranger chevronné pour CNN, a pu découvrir par lui-même que rien ne peut protéger les journalistes. Il a été touché à la tête par une balle israélienne en caoutchouc. Après cet incident, il a fait un reportage en direct sur une famille de Gaza qui évacuait son quartier en prévision d’une attaque israélienne. Le cri d’horreur d’une fillette entendant une frappe de missile près de là où elle se trouvait a rempli les écrans des téléspectateurs de CNN.

"C’est peut-être la première fois que les Américains sont informés de la souffrance du peuple palestinien par la presse de l’establishment ? Même si le cadre de référence qui consiste à « accuser les Hamas » domine la couverture de la situation par les médias dominants, l’humanité des Palestiniens fraie son chemin à travers les fissures d’une propagande pro-israélienne bien installée depuis de dizaines d’années.

"Et comment pourrait-il en être autrement ? Quand l’expérience réelle des journalistes contredit le discours propagandiste, s’ils ont un coeutr et un cerveau, ils ne peuvent faire autrement que considérer la propagande sioniste pour ce qu’elle est. C’est sans doute pour ça qu’Israël avait tenu à l’écart les journalistes étrangers êndant l’opération Plomb Durci en 2008.

"Une autre journaliste de CNN, Diana Magnay, qui entendait les applaudissements des Israéliens quand les Palestiniens étaient bombardés, a dit spontanément en direct – « c’est vraiment stupéfiant, macabre et vraiment quelque chose de vraiment horrible de voir ce spectacle des flammes dans le ciel. » Journaliste expérimentée, elle semble s’être auto-censurée et avoir substitué les mots « spectacle des flammes » à ceux qui traduisaient vraiment sa pensée sur les gens qui applaudissaient : « salauds », le mot qu’elle tweetera par la suite.

"Magnay avait écrit : « Des Israéliens sur la colline qui surplombe Sderot applaudissent quand des bombes tombent sur Gaza ; ils menacent de « détruire notre voiture si je dis quelque chose de mal.’ Salauds »

"En dépit des fortes tentatives d’intimidation que subissent les journalistes, ici de faire sauter la voiture de Magnay si elle dit seulement un »mot de mal », ce genre de pressions semble de moins en moins efficace. Si Magnay a été éloignée de Gaza par CNN, des réseaux sociaux vigilants ont combiné leurs effets aux manifestations de masse dans le monde entier pour créer un climat dans lequel si les médias veulent garder leur crédibilité ils doivent au moins donner l’impression d’avoir une position équilibrée.

"C’est l’ouverture que les militants en faveur des droits des Palestiniens doivent exploiter afin de recadrer le débat. S’ils manquent d’organisations de lobbying, d’observatoires de surveillance de la presse, de trolls rémunérés, de spécialistes de la désinformation et des vastes ressources financières dont dispose le camp israélien, ils ont une chose pour eux – la vérité."

Deepa Kumar est professeur d'études médiatiques à l'université Rutgers. On peut la suivre sur Twitter @ProfessorKumar et sur son site Deepakumar.net. Elle est l'auteur d'un livre remarqué sur L'Islamophobie et la politique impériale.

Source: http://deepakumar.net/telegenically-dead-israels-crumbling-media-war/

Traduit de l’anglais par Djazaïri.

Voir les commentaires

Comprendre la situation de l'Arabie séoudite avec René Naba et l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira ci-dessous l'éclairante interviouve, parue en mai dernier dans Afrique-Asie, du journaliste professionnel, spécialiste du Proche-Orient René Naba sur la situation en évolution en Arabie séoudite. L'Action française-Grand Sud-Ouest et ses sections de Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque partage nombre de ses analyses sur la caractère volatile de la stabilité de ce pays artificiel.

A.F.-Grand Sud-Ouest

"Grand spécialiste du monde arabe, René Naba, auteur d’un récent ouvrage sur l’Arabie Saoudite*, décrypte pour «Afrique Asie» l’action malfaisante d’un royaume des ténèbres tenu par une gérontocratie qui a confisqué l’islam, et dont le «nanisme politique» a conduit à la décomposition du monde arabe. Cet incubateur matriciel du djihadisme, otage volontaire des Occidentaux, n’a pas vu que ses alliances contre nature l’avaient inexorablement conduit à son crépuscule. Avant la fin ? Journaliste réputé, grand connaisseur du monde arabe depuis près de quarante ans, auteur d’une douzaine d’ouvrages et animateur du blog www.renenaba.com, René Naba a été correspondant au bureau régional de l’Agence France-Presse (AFP) à Beyrouth (1969 à 1979), responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP (1979 à 1989), puis conseiller du directeur général de la radio RMC Moyen-Orient, chargé de l’information (1898-1995). Durant cette période, ila couvert tous les conflits d’importance dans la région : guerre civile jordano-palestinienne, « septembre noir » de 1970, guerre du Liban (1975-1990), 3e guerre israélo-arabe d’octobre 1973. Il a aussi été un membre fondateur des Lumières de Paris, l’équivalent français du prix cinématographique américain Golden Globe.

"Afrique Asie: Vous venez de consacrer un livre au royaume wahhabite. Pourquoi ?

"RN: Pardonnez-moi ce propos sacrilège: l’Arabie Saoudite est le pays au monde qui invoque le plus quotidiennement Allah, mais cette incessante invocation divine paraît sans effet devant la gabegie et la démagogie de ses dirigeants et leur nanisme politique, à en juger par l’état de décomposition du monde arabe dont elle est grandement responsable. La dynastie wahhabite a fondé sa légitimité sur une imposture. L’Arabie Saoudite est certes la terre de la prophétie musulmane, mais il n’est écrit nulle part qu’elle doit être la propriété de la famille Al-Saoud. L’appropriation d’une religion planétaire, son interprétation dans un sens ultra restrictif, régressif et répressif ainsi que son instrumentalisation à des fins politiques au service des anciens colonisateurs du monde arabe et musulman relève de l’imposture et de la forfaiture, qu’il importe de dénoncer, de combattre et de sanctionner. Le royaume vit un état de schizothymie, avec une très grande complaisance des «grandes démocraties occidentales» pour les turpitudes de la dynastie wahhabite. Il importait de pointer les dysfonctionnements saoudiens, de même que le discours disjonctif occidental. De remettre les pendules à l’heure en ce qu’il est du devoir de tous les démocrates arabes de combattre sans relâche cette grave aberration mentale, si préjudiciable au développement du monde arabe. De déconstruire toute une stratégie fondée sur l’instrumentalisation d’une religion, l’islam, comme arme de combat au service du camp atlantiste et du pancapitalisme financier. Le combat n’est donc pas contre une religion, mais contre des dignitaires religieux ou des politiques qui instrumentalisent une religion. Le monde arabe vivait une révolution de grande ampleur, impulsée par l’immolation du Tunisien Mohamad Bouazizi, et l’Arabie Saoudite, comme indifférente à ce bouleversement qui sapait les fondements de l’ordre ancien, s’imaginait pouvoir interrompre ce flux à coups d’interdits, les fatwas, son arme de destruction massive. Quinze fatwas tout aussi lubriques que concupiscentes ont été décrétées durant ce que l’on désigne faussement de «printemps arabe», fatwa de la copulation de l’adieu, qui s‘apparente à de la nécrophilie, fatwa pour l’allaitement de l’adulte, fatwa pour le meurtre de Bachar al-Assad (alaouite) prioritairement à celui d’un Israélien, comme si la fonction d’un dignitaire religieux était de préconiser le meurtre ; fatwa enfin pour la destruction des Églises de la péninsule arabique. Les pétromonarchies comptent une dizaine d’églises, la plupart installées à la demande des autorités du pays, notamment des congrégations religieuses libanaises, tant pour veiller à la bonne éducation des enfants des familles princières et de la grande bourgeoisie du Golfe que pour répondre aux besoins spirituels de près de dix millions de «travailleurs immigrés occidentaux» expatriés dans la zone. En revanche les pétromonarchies abritent sept importantes bases aéronavales, sans compter la base de drones en Arabie Saoudite. Ce qui pervertit l’esprit ne vient pas tant de ces églises que de ces bases qui asservissent les pays de la région et aliènent leur souveraineté et leur dignité. Détruire une dizaine d’églises aurait exacerbé l’islamophobie ambiante des pays occidentaux et aurait suscité en réaction la destruction de plusieurs centaines de mosquées en Europe et ailleurs. Il est malsain de s‘abandonner à sa rance phobie sans en mesurer les conséquences, à court et à moyen terme, sur autrui. Dans la maturation de ce livre, une raison subsidiaire a joué qui relève de mon équation personnelle: je viens d’un pays, le Liban, dont la capitale, Beyrouth, s’est offerte en victime sacrificielle de la défaillance arabe, à deux reprises, glanant au passage le glorieux titre de «mère de toutes les villes du récit de la résistance arabe», dans sa double version Beyrouth-Ouest (1982) et Beyrouth-Sud (2006). Elle revêt, à ce titre, dans la conscience collective arabe, la fonction de «Vietnam d’Israël» en ce qu’elle revendique le privilège unique au monde d’avoir symbolisé, à deux reprises dans l’Histoire contemporaine, la résistance arabe à l’hégémonie israélo-américaine. Les Libanais veulent bien mourir pour la Palestine, mais pas se faire poignarder dans le dos par des planqués à des milliers de kilomètres du champ de bataille, de surcroît les alliés objectifs d’Israël, quand bien même ils sont arabes. Surtout s’ils sont arabes.

"Afrique Asie: L’Arabie Saoudite est actuellement une gérontocratie moyenâgeuse. Comment expliquez-vous le fait qu’elle soit devenue, selon une expression de l’ancien ambassadeur de France à Riyad, une « dictature protégée » ? Par l’Occident bien entendu.

"RN: L’Arabie Saoudite est le ravitailleur énergétique des grands pays industrialisés à des prix défiant toute concurrence. Une vache à lait. L’instrument docile de la stratégie américaine, unique cas au monde d’un partenariat dans la vassalité. Le deal est simple : la sécurité du ravitaillement pétrolier des États-Unis, et son ravitaillement au moindre prix, en contrepartie de la protection du royaume, plus précisément de la dynastie wahhabite. Vaste marché de consommation à fort pouvoir d’achat, l’Arabie est un exutoire. Un gros client de l’industrie d’armement des pays occidentaux, dont les transactions militaires exorbitantes, de l’ordre de plusieurs centaines de milliards de dollars, sont conçues comme des polices d’assurance qui obligent ses fournisseurs à le protéger et à soutenir sa politique, si erratique soit-elle. Les Occidentaux laissent l’Arabie s’enfoncer dans ses dérives et ses excès pour accroître sa vulnérabilité et accentuer la dépendance de la dynastie à leur égard. Le moment venu, exit. Comme avant elle la dynastie pahlévi d’Iran.

"Afrique Asie: Main dans la main avec l’Occident, l’Arabie Saoudite a toujours joué un rôle d’avant-garde dans la déstabilisation des États séculiers dans le monde arabe (Égypte nassérienne, Syrie, Irak, Algérie, Libye, etc.). Comment expliquez-vous ce pacte d’apparence contre nature ?

"RN: Non pas à l’avant-garde, mais à proprement parler le fer de lance de la contre-révolution arabe. Les pays qui lui sont frontaliers lui servent de balises de sécurité: le Yémen pour combattre Nasser et épuiser son armée pendant six ans (1960-1966) au point de la rendre incapable, en 1967, de faire face à la guerre préventive israélienne. L’Irak, dont elle a commandité la guerre pendant dix ans contre l’Iran (1979-1989), pour fixer un pays doublement dangereux à ses yeux, un pays révolutionnaire et chiite. Saddam Hussein a été un âne absolu. Quel besoin avait-il de faire le sale boulot pour le compte des monarchies les plus rétrogrades, lui qui se réclamait d’un régime séculier, d’une idéologie nationaliste et laïque ?

"Afrique Asie: Le roi Abdallah d’Arabie vient de publier plusieurs décrets criminalisant le terrorisme au moment même où il apporte un soutien multiforme à tous les mouvements terroristes dans le monde arabe et musulman, voire partout dans le monde. Pourquoi cette volte-face ?

"RN: La criminalisation des organisations djihadistes a constitué la condition préalable à la visite d’Obama en Arabie, en même temps qu’elle signait l’entrée en fonction du nouveau responsable des services de sécurité du royaume, le prince Mohamad ben Nayef, ministre de l’Intérieur et successeur de Bandar ben Sultan, le prince des ténèbres par excellence. En instrumentalisant d’une manière inconsidérée, à coups de pétrodollars, tous les paumés de l’islam, les djihadistes-takfiristes, les pays occidentaux ont eu à pâtir des retours de flamme (l’effet feed-back), un résultat qu’il ne pouvait soutenir devant leur opinion publique. Et cela d’autant plus difficilement que l’Arabie Saoudite avait déjà bénéficié de leur indulgence criminelle, qu’elle avait déjà été exonérée de ses responsabilités dans les attentats du 11 septembre 2001 (quinze pirates de l’air sur dix-neuf étaient de nationalité saoudienne), faisant assumer à l’Irak les conséquences de cet acte de folie.

"Afrique Asie: On assiste actuellement à une guerre de succession feutrée, mais féroce, au sein de la famille régnante. Comme cette guerre va-t-elle se conclure ?

"RN: Le roi Abdallah a manœuvré de manière à s’assurer que son fils Mout’eb accède au trône, en le mettant sur orbite et en verrouillant le processus de succession. Le clan Sideiry, les sept frères issus de la même mère (Faysal, Fahd, Sultan, Salman, Nayef, Ahmad, Moqren, et leurs descendants Bandar ben Sultan et Saoud al-Faysal), monopolise le pouvoir. Le roi Abdallah, qui appartient au clan rival d’Al-Shammar, veut assurer la pérennité de sa dynastie. Il a opéré un changement dans l’ordre successoral à la veille de la venue de Barack Obama à Riyad fin mars, plaçant le tuteur américain devant le fait accompli. Une fois Bandar ben Sultan, le commandant en chef des djihadistes, prestement évacué sanitairement aux États-Unis en février 2014, ce fut au tour du prince héritier Salman ben Abdel Aziz de subir les avanies de l’âge et du pouvoir. Atteint d’Alzheimer, un tuteur lui a été affecté en la personne de son demi-frère, le prince Moqren, faisant de lui le deuxième dans l’ordre de succession, en sa qualité de deuxième vice-président du Conseil. Autrement dit, le prince héritier du prince héritier. Le roi, 89 ans, a subi un triple pontage coronarien qui le place hors service durant de longues périodes. La pathologie du prince héritier Salman ben Abdel Aziz, 77 ans, fait planer des doutes sur son aptitude au pouvoir, bien qu’il soit l’héritier. Le prince Moqren, 68 ans, troisième plus haut dirigeant du royaume, et le deuxième dans l’ordre de succession, était à la tête des services de renseignements saoudiens avant son remplacement par Bandar. L’âge du roi Abdallah et sa santé déclinante alimentent régulièrement les rumeurs sur l’avenir des dirigeants du royaume, acteur-clé au Moyen-Orient et premier exportateur mondial de pétrole brut. Prudent et prévoyant, le roi Abdallah a placé son fils Mout’eb au poste stratégique de deuxième vice-président du conseil, verrouillant l’ordre de succession au bénéfice de son fils, sans possibilité d’en modifier l‘ordre de succession. Une semaine après ce tsunami de l’ordre successoral du royaume, c’est au tour du fils du prince héritier de subir les dures lois de la lutte du pouvoir. Le prince Turki ben Salman, président d’un important groupe de presse saoudien, a été dégagé de ses responsabilités le 6 avril. Ce changement à la tête du plus important groupe de presse saoudien intervient alors que la presse du Golfe est le théâtre d’une restructuration à marche forcée, à coups de pétrodollars. L’ancien premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem, l’homme du «printemps atlantiste arabe», s’est en effet emparé, l’été dernier, d’un des plus prestigieux journaux panarabes, Al-Qods Al-Arabi, évinçant sans ménagement son fondateur Abdel Bari Atwane pour la somme de 19 millions de dollars, en vue d’en faire un vecteur chargé de propager les vues et les visées du Qatar à destination du lectorat arabophone d’Europe et du continent américain. Un vecteur qui opérera en complément à ses «qatarologes», véritables missi dominici du salafisme dans les zones péri-urbaines de France et d’ailleurs, dont le plus en vue n’est autre que Nabil en-Nasri, président du Conseil des jeunes musulmans de France. En guerre ouverte avec le Qatar, l’Arabie Saoudite a entrepris, de son côté, une remise en ordre de sa structure politique et médiatique. Pour faire pièce à la nuisance d’Al-Jazeera, elle a lancé depuis Bahreïn une chaîne transfrontière, Al-Arab, propriété du prince Walid, et a repris en main le groupe As Shark al-Awsat. Afrique Asie: Des informations récentes font état d’un début de fronde au sein des tribus contre le monopole du pouvoir par la famille Saoud. Quelle est la crédibilité de ces informations? RN: À la faveur du printemps arabe, faisant preuve d’un courage inhabituel dans un pays régi par la police religieuse (Al-Mouttawah’a), 2 400 jeunes Saoudiens ont lancé une pétition en ligne proclamant le «refus de la tutelle paternaliste», s’insurgeant contre «la mainmise du pouvoir politico-religieux sur la vie publie et privée des Saoudiens» et la «tutelle paternaliste qui bride nos pensées». Le collectif des jeunes activistes déplore que «la génération précédente se soit égarée dans de conflits secondaires, une déviation des grands de causes nationales vers des débats sectaires, partiels et parcellaires». Leur emboîtant le pas, un dignitaire, Abdallah al-Ouwaydate, s’est attaqué à une pratique ancestrale, sujet tabou s’il en est : la cessation des activités profanes durant les heures de prière. «La fermeture des centres commerciaux durant les heures de prière est une pure invention qui ne repose sur aucun fondement religieux ou rationnel. Ces centres ferment par crainte des représailles de la police religieuse, alors que les propriétaires de fonds pâtissent en premier du préjudice de cette mesure», a-t-il soutenu non sans témérité.

"Afrique Asie: Comment analysez-vous les relations entre le royaume wahhabite et les Frères musulmans ? Comment se fait-il que Riyad les soutienne en Syrie et les combatte en Égypte?

"RN: Primo: Trois des grands pays musulmans de la zone, l’Iran, une théocratie identique à l’Arabie, mais de rite chiite, la Turquie, un régime crypto néo-islamiste sunnite, et l’Égypte, surtout du temps de Mohamed Morsi, procèdent à la transmission du pouvoir par la voie des élections. Il s’agit d’une menace mortelle pour la dynastie wahhabite qui est, elle, régie par la transmission héréditaire du pouvoir selon la loi de la primogéniture, le plus ancien dans la classe d’âge. Cela prouve a contrario que l‘on peut être un musulman et même un pratiquant et recourir à l’élection sans dévoyer l’islam. Deuxio: L’Arabie Saoudite a été l’incubateur des Frères musulmans depuis leur défaite face à Nasser, dans la décennie 1950. Ils avaient même le monopole de l’embauche des travailleurs tant égyptiens que syriens pour les emplois en Arabie Saoudite, avec leur contribution y afférente. Tertio: l’Arabie Saoudite a servi de fusée porteuse pour la mise en orbite de la confrérie dans l’espace européen, faisant d’elle un levier d’opinion auprès de l’importante communauté arabo-musulmane, estimée à près de vingt millions de personnes. La brouille est intervenue dans la décennie 1990-2000. D’une part, lorsque l’Arabie a voulu s’exonérer des attentats du 11-Septembre en faisant porter la responsabilité de ses excroissances extrémistes aux Frères musulmans, et non à la doctrine wahhabite. D’autre part, lorsque la confrérie, s’estimant bien implantée dans la diaspora occidentale, a cherché à se positionner de façon autonome par rapport à ses anciens bailleurs de fonds. Il n’existe pas de contradiction entre la position de l’Arabie Saoudite vis-à-vis des Frères musulmans de Syrie et ceux d’Égypte. La Syrie assume une fonction identique à l’Afghanistan dans la décennie 1980. Un défouloir au trop-plein de djihadistes de la péninsule arabique, qui autrement serait opérationnels sur leur propre territoire national. Les Saoudiens font faire le sale boulot au «régime mécréant des alaouites», plutôt que de le faire eux-mêmes. Sous couvert de guerre contre le terrorisme, l’Arabie Saoudite a procédé à une normalisation de facto avec Israël, criminalisant la confrérie des Frères musulmans, au-delà des rivalités de voisinage et des conflits de préséance. La diabolisation des Frères musulmans, matrice originelle d’Al-Qaida et de ses organisations dérivées, apparaît ainsi comme une grande opération de blanchissement des turpitudes saoudiennes et de dédouanement de la dynastie à son soutien à la nébuleuse du djihadisme erratique depuis son apparition dans la décennie 1980, lors de la guerre antisoviétique d’Afghanistan.Un parrainage qui a valu à l’Irak d’assumer, par substitution, la fonction de victime sacrificielle d’un jeu de billard à trois bandes en 2003, en compensation au châtiment de l’Arabe Saoudite pour sa responsabilité dans les attentats du 11 septembre 2001 contre les symboles de l’hyperpuissance américaine. Cette décision à l’encontre d’une confrérie qu’elle a longtemps couvée, qui fut de surcroît son instrument docile dans sa guerre contre les régimes républicains du versant méditerranéen du monde arabe, témoigne du brutal retournement de situation à l’égard d’une organisation autrefois portée au pinacle, désormais vouée aux gémonies. À l’apogée de sa puissance au début du « printemps arabe », en 2011, l’unique formation transnationale arabe se retrouve à son périgée trois ans plus tard, en butte désormais en aux coups de boutoir conjugués de son pays d’origine, l’Égypte, et de son pays incubateur, l’Arabie Saoudite, les deux plus grands pays arabes, le premier par sa puissance militaire, le second par sa puissance économique. L’alliance des Frères musulmans avec le philo-sioniste Bernard-Henri Lévy, erreur impardonnable et mortelle, ne leur a été d’aucun secours. Vaincus par Nasser puis par Sissi, et désormais bannis par les Saoudiens, les Frères musulmans ont illustré le « degré zéro de la politique ». Ils devraient changer de logiciel politique. Plutôt que de mener une politique revancharde, ils auraient dû viser une posture type Nelson Mandela, en dépassant les antagonismes de la société égyptienne. Le nanisme politique est antinomique de la grandeur.

"Afrique Asie: On évoque souvent le scénario d’une implosion du royaume. Dans quelle mesure cette hypothèse est-elle plausible ?

"RN: La partition constitue une épée de Damoclès suspendue de manière permanente sur la tête de la dynastie. Elle a été brandie la première fois par Oussama ben Laden lors de son divorce avec ses anciens commanditaires, à la suite du débarquement américain en Arabie Saoudite pendant la première guerre de la coalition internationale contre l’Irak (1990). Le sous-traitant émérite de la stratégie saoudo-américaine dans la sphère arabo-musulmane au paroxysme de la guerre froide soviéto-américaine en Afghanistan (1980-1989) avait préconisé la constitution d’une République islamique du Hedjaz, regroupant les lieux saints de l’islam (La Mecque et Médine) sous son autorité, à l’effet d’ôter toute légitimité spirituelle aux wahhabites. La seconde fois, après les attentats du 11-Septembre, lorsque le Pentagone a laissé fuiter un plan prévoyant le démembrement du royaume en quatre parties: la zone pétrolière chiite à l’Irak, à l’époque sous mandat américain, le périmètre des lieux saints à la dynastie hachémite de Jordanie, ancien titulaire des lieux, etc. La menace de partition a un effet dissuasif sur la dynastie. Observez ce qui s’est passé au Soudan, au mépris du principe de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation. La peur du gendarme est le commencement de la sagesse. Les dirigeants saoudiens ne sont pas doux et sages, ils sont dociles et serviles.

"Afrique Asie: Le Conseil de coopération du Golfe, création de l’Arabie Saoudite, contre l’Iran et l’Irak à l’époque, est en train d’imploser. Pourquoi ?

"RN: Le Qatar est un poignard planté sur le flanc de l’Arabie. La guerre intestine entre les frères ennemis wahhabites est une guerre de survie dynastique. Dans l’hypothèse d’une partition du royaume, le Qatar serait le substitut. La dynastie Al-Hamad, une version light du wahhabisme de la famille Al-Saoud. Cette crise, la plus violente depuis la création du Conseil de coopération du Golfe il y a trente ans, paraît devoir entraver le fonctionnement de l’ultime instance régionale de coopération arabe encore en activité et perturber la stratégie islamo-atlantiste en Syrie. Ce syndicat des pétromonarchies du Golfe est sous haute protection militaire occidentale. Formé des six pétromonarchies du Golfe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar, sultanat d’Oman), le Conseil de coopération du Golfe a été mis sur pied dans la décennie 1970 au moment de l’accession à l’indépendance de l’ancienne Côte des pirates (Émirats arabes unis), dans la foulée du retrait britannique à l’est de Suez. Les six pétromonarchies abritent chacune une base occidentale d’envergure, faisant de la zone la plus importante concentration militaire atlantiste hors de l’Otan. Que le mufti de l’Otan (87 ans) soit parvenu, au soir de sa vie, à saborder les relations entre les meilleurs alliés de l’Otan, ses supplétifs dans la recolonisation du monde arabe, donnent la mesure de la fragilité de cet édifice et de ses adhérents.

"Afrique Asie: Comment expliquer les relations explosives entre l’Arabie et la Syrie ?

"RN: La Syrie, éternel trouble-fête de la politique arabe, a fait l’objet d’une manœuvre de contournement de la part des grands pays arabes, en vue de provoquer sinon l’effondrement du régime baasiste, du moins la rupture avec son allié iranien. En vue aussi d’annoncer sa reddition au nouvel ordre américain, que les États-Unis et leurs grands alliés régionaux, l’Arabie Saoudite et Israël, tentent vainement d‘instaurer au Moyen-Orient depuis le début de la présidence de George Bush Jr il y a dix ans avec son projet de «Grand Moyen-Orient». Unique pays se réclamant de la laïcité dans le monde arabe mais partenaire stratégique de l’Iran – le seul régime théocratique se réclamant du chiisme, la branche rivale du sunnisme –, la Syrie est simultanément et cumulativement accusée d’être un foyer du terrorisme international, un pivot de l’axe du mal, le phagocytaire du Liban et de la Palestine, le fossoyeur du leadership libanais. En un mot le grand perturbateur d’une paisible et riante zone par excellence: le Moyen-Orient. Une thèse relayée sans retenue et avec une belle unanimité par les grands médias occidentaux, tant dans la presse audiovisuelle que dans la presse écrite, tant par les intellectuels médiatiques que par les scribouillards besogneux. Mais ce paria-là, selon le schéma occidental, au-delà des turpitudes dont il peut être crédité, se trouve être en phase avec la multitude des «laissés-pour-compte» de la paix, à tout le moins perçu comme tels, qui voient en lui l’ultime porteur de la revendication nationaliste arabe, à une période de l’Histoire marquée par une déperdition identitaire et une religiosité régressive. Redoutable honneur qui lui vaut l’hostilité sans nuances des pays qualifiés de «modérés» dans le jargon diplomatique et médiatique occidental, principalement l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Jordanie, c’est-à-dire les régimes affligés des mêmes tares d’autoritarisme, de népotisme et de corruption que le régime syrien, mais que leur alignement docile au camp occidental exonère de toute critique."

Propos recueillis par Majed Nehmé.

Source: http://www.renenaba.com/interview-de-rene-naba-a-la-revue-afrique-asie/

Voir les commentaires

L'Action française et le potlatch nucléaire: Armageddon aura-t-il lieu?

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Pour le soixante-huitième anniversaire d'Hiroshima, on lira plus bas, à titre d'information, le point de vue sur la possibilité d'un conflit nucléaire d'un jeune consultant en communication, M. Romain Lalanne, paru sur un site d'informations. Nous lui laissons l'entière responsabilité de son analyse.

 

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

 

 

 

"La question de la possibilité théorique et pratique de la dissuasion nucléaire est un thème récurrent alors que la Corée du Nord et l’Iran ambitionneraient de se doter d’armes nucléaires. Pourtant, on aurait tort de se focaliser uniquement sur des États ou des régions que les médias aiment à présenter comme des acteurs irrationnels. Pourrait-on trouver des cas où l’utilisation de l’arme nucléaire serait tout à fait possible ?

 

"Prenons John Mearsheimer par exemple. Partant d'une approche dite néo-réaliste des Relations internationales, Mearsheimer considère que les États ne recherchent pas la puissance sous la pression d’une nature humaine qui aspire à la domination – "l'homme est un loup pour l'homme" dira Hobbes. Ils recherchent au contraire la sécurité sous la contrainte d’un système international dont le principe organisateur est l’anarchie. Cette anarchie étant conçue comme un principe organisateur, Mearsheimer en vient à défendre un réalisme offensif où la recherche de la sécurité pousserait les États à éliminer leurs rivaux potentiels en vue d’occuper une position hégémonique mondiale ou régionale.

 

"Chez Mearsheimer, un monde nucléaire ne change donc pas d’un monde caractérisé par l'emploi d'armes conventionnelles, la guerre étant toujours possible car les États recherchent la sécurité par l’élimination de leurs rivaux. Dans Conventional Deterrence (1983), il conçoit ainsi un scénario propre à la guerre froide où l’arme nucléaire serait utilisée après l'échec de la dissuasion conventionnelle. Le scénario est le suivant : dans le cas où l’URSS conduirait une attaque blietzkrieg (coupure des lignes de communication et de ravitaillement jusqu'à l'effondrement de l'ennemi) en Europe de l’Ouest, la dissuasion conventionnelle de l’OTAN pourrait ne pas fonctionner.

 

"Le blitzkrieg donnerait un avantage notable à l'URSS, le coût de ce type de guerre étant moindre que si Moscou conduisait une attaque d’attrition. Or si l’URSS parvenait à menacer l’intégrité territoriale de l’Europe de l’Ouest, une frappe nucléaire serait concevable pour envoyer un signal avant une escalade éventuelle. Derrière cette thèse, Mearsheimer critique ainsi la doctrine du "non recours en premier" suivie alors par l’OTAN. Car si l’arme nucléaire est une arme de dissuasion, elle doit être aussi et surtout conçue comme une arme d’emploi.

 

"Mais la pensée de Mearsheimer n’est pas constante dans le temps. Si au début des années 1990, il a pu défendre le maintien d’une force nucléaire ukrainienne et a même appelé à une nucléarisation de l’Allemagne par recherche d'un effet stabilisateur, il affirme dans The Tragedy of Great Power Politics (2001) que l’effet de dissuasion du nucléaire n’est pas automatique, comme en témoigne la guerre du Kippour en 1973.

 

"Bien entendu, la vision de Mearsheimer prend souvent une posture provocatrice et son cynisme a souvent pour fonction d’ouvrir les portes d’une réflexion théorique. Dans un article "Middle East: Know the Limits of U.S. Power" paru en décembre 2008 dans Newsweek, Mearsheimer nuance ainsi son opinion en appelant à garantir la sécurité américaine face à l’Iran par du "offshore balancing". Par cette stratégie, l’équilibre serait porté sur les puissances régionales, en l’occurrence l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite. Parallèlement, Washington maintiendrait trois niveaux d’engagement : un engagement diplomatique constant ; une utilisation des moyens militaires aériens et navals pour répondre à une menace ; une utilisation de l’ensemble des moyens militaires si la menace se concrétisait et que l’équilibre régional était rompu.

 

"Les opinions de Mearsheimer n’en soulèvent pas moins un certain nombre de questions quant à la capacité dissuasive du nucléaire. Généralement, le nucléaire militaire est abordé en adhérant au postulat de l’unicité et de la rationalité des acteurs. Selon ce modèle, seul le chef du pouvoir exécutif décide de l'emploi de l'arme nucléaire après un examen rationnel de la situation, en accord avec l'intérêt national.

 

"Or, sur ce point, il importerait de mieux prendre en compte l’ensemble des recherches qui, du réalisme néo-classique au constructivisme, cherchent à intégrer dans leurs analyses l’ensemble des facteurs de politique intérieure qui filtrent les influences anarchiques du système international : idéologie, perceptions et psychologie des décideurs, fonctionnement institutionnel et bureaucratique, faille dans la chaîne de commandement, etc. Docteur Folamour (1964) de Stanley Kubrick en donne une belle illustration.

 

Dr. Strangelove.jpeg

 

Une très célèbre scène du film de science-fiction Dr Folamour (Dr. Strangelove) de Stanley Kubrick: la situation room (poste de commandement des opérations). Cette scène, emblématique de la peur du potlatch nucléaire, marqua tellement les esprits qu'en 1981, prenant possession de la Maison-Blanche, Ronald Reagan demanda à la visiter et fut déçu de constater que le décorateur de Kubrick avait beaucoup embelli la réalité! (Photo D.R.)

 

"Une telle lecture pourrait ainsi permettre de repenser la fiabilité décisionnelle et technique du nucléaire, mais aussi et surtout de nuancer le postulat de la rationalité des acteurs. Toutefois, dans ce domaine, la rationalité découle bien souvent d’une interprétation essentiellement occidentale alors que la dissuasion nucléaire n’est pas forcément étanche à d’autres cultures.

 

"En partant de la différence établie par Max Weber entre "rationalité en finalité" et "rationalité en valeur" (la motivation de l’action doit se comprendre au regard d'une culture et de ses valeurs), on pourrait alors ouvrir l’hypothèse qu’un État doté de l’arme nucléaire pourrait valoriser la destruction, et cela en toute rationalité par rapport à ses valeurs. Si la probabilité pratique d’un tel scénario reste faible, sa probabilité théorique demeure entière."

 

Source: http://surlefront.blogs.nouvelobs.com/tag/relations+internationales

Voir les commentaires

1 2 3 > >>