politique sociale

Pour la journée des Femmes: catholicisme, Action française et féminisme

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Le 8-Mars est devenu la fête commerciale du féminisme triomphant. Cela ne concernerait, pas davantage qu'Alloouine ou Noël, un nationalisme politique tel que l'Action française Grand Sud-Ouest le définit, si cette manifestation-là ne touchait pas à la substance même du Peuple, dans la personne des femmes, et en faisant subir à l'ensemble de l'opinion un vrai lavage de cerveau! Sans donc nous dissimuler l'origine révolutionnaire de cette journée, voulue par la bolchéviste Clara Zetkine, généralisée par les Nations-Unies en 1977, l'Action française Grand Sud-Ouest ne néglige pas pour autant son intérêt au point de vue de la propagande pour la Cause nationale et royale.

A l'abasourdissement de douteux impuissants, qui attribuent les défaillances de leur virilité politique de Flamby à ce prétendu féminisme "progressiste" du XXème siècle en réalité moribond (nous ne sommes plus dans les années 70) et aux théories fumeuses du gender (dont la principale réalisation est aux Etats-Unis la création de W.C. du troisième sexe pour L.G.B.T. etc. que même Beauvoir, cette hommasse, n'aurait pas osé imaginer), la Fédération compte ses plus ferventes partisanes parmi les femmes actives et les étudiantes. Ce n'est pas un hasard. Cet essor remonte à quelques années.

L'Action française Grand Sud-Ouest et les femmes: la tradition contre-révolutionnaire

En effet, le camp Maxime-Réal-del-Sarte de Biarritz 2008, - qui a incidemment remis en selle le pauv' Blanchonnet, lequel n'était alors pour tous, en fait de successeur de Pujo, qu'un paillasson, - n'a été possible en grande partie que grâce au dévouement et à l'ingéniosité des femmes et des jeunes filles de la section de Bayonne & pays basque, auxquelles nous rendons un éternel et reconnaissant hommage! De là s'est propagée à travers les autres sections actives de la grande région une fidélité féminine durable à la personne courtoise et à l'action persévérante et réfléchie du Délégué régional, qui la leur rend bien!

La Fédération n'est d'ailleurs pas en cela différente de la grande tradition contre-révolutionnaire, qui permet aux femmes, par une compréhension aigüe de leur condition d'épouses et de mères qui doivent sauver la Patrie de leurs enfants, de jouer dans la Cité un plus grand rôle, politique, social et militaire, en temps de crise nationale. Pour ne prendre que l'exemple de la Vendée, le rôle joué par les femmes de toutes conditions, aristocratique comme paysanne, est essentiel au potentiel agressif de l'Armée catholique et royale comme à sa logistique. Il en est allé ainsi de toutes les Contre-Révolutions.

Notre Action française - canal historique, pas la dissidence interne ou externe des Pacsot, Crémiers, Flanchonnet, Dejouy, Bel-Ker et autres tutti frutti régimistes - a reconnu dès sa création aux Dames et aux Jeunes Filles royalistes une place particulière dans ses organisations et un talent de propagandiste sans égal, que la Fédération prolonge en les modernisant. Rappelons seulement l'exemple de la marquise de Mac-Mahon, présidente de nos sections féminines, et celui, immortel, de Monique Lainé, l'âme de notre Résistance à toute dissidence, qui a fait fonctionner et le Journal et le Mouvement pendant vingt ans! Qui, depuis - hein Dejouy, hein Bel-Ker, hein Pâlichon? - en a fait ou en fera jamais autant? A part la Fédération, seule organisation royaliste active et cohérente dans le Grand Sud-Ouest, dirigée sans faille par ses cadres nommés par Pierre Pujo une durée équivalente, bien sûr!

Possibilité d'un féminisme contre-révolutionnaire

On constate que domine un pseudo-"féminisme" soi-disant progressiste, qui ramène en fait, par la négation de leur psychologie, de leur biologie et de la possibilité de la maternité, les femmes au niveau de simples prostituées revendicatrices. En réalité, ce pseudo-"féminisme"-là est antiphysique. Son dogme est: ton corps t'appartient. Ce "féminisme" est historiquement le fruit de la Révolution dont il partage les buts de destructuration sociale.

Force est de remarquer aussi que depuis cent cinquante ans, ni la Religion ni les conservateurs ne lui ont opposé grand chose, à part le maintien de la femme-au-foyer, hypothèse fixiste ne tenant nullement compte de l'évolution de l'économie.

Il n'est pourtant pas interdit de lui opposer un féminisme national allié à l'Eternel féminin et à la situation présente (qui n'est plus celle de 1789, de 1850 ou de 1920, partie prenante du socialisme national de l'Action française. En effet, si nous défendons les droits du producteur français de ne pas être concurrencé par l'étranger et exploité par la spéculation capitalistique, combien davantage le sort de la femme française, moteur de la Contre-Révolution, ne doit-il pas nous être indifférent?

Diagnostic

Ce féminisme ne doit pas être conçu a priori sur une base religieuse ou sociologique étroite; tout comme notre nationalisme séculier englobant, il a vocation a rassembler des femmes de tous les milieux, qu'elles travaillent dans n'importe quelle profession ou qu'elles se consacrent exclusivement à l'éducation de leurs enfants. Il ressort de cela que l'Action française envisage sans doute une transformation profonde de la Société, mais qu'elle part de ce qui lui est donné sans rêver au retour d'un Age d'Or mythifié!

Ce qui existe, c'est une immense masse de femmes exploitées au travail - comme leurs congénères masculins - et une minorité de mères au foyer. La Nation entière s'en trouve prolétarisée. Ces femmes, souvent mères célibataires, travaillent par obligation plus que par choix. Ce qu'elles souhaitent, c'est de pouvoir concilier vie professionnelle (indispensable pour leur subsistance) et vie de famille.

Pour acheter la paix sociale, le contre-modèle que les familialistes cathos-aristobourges affectionnent est celui de la femme-au-foyer, sans réaliser qu'autrefois, à la terre, les femmes ont toujours travaillé; seules les femmes oisives de la bourgeoisie du XIXème siècle jouaient du piano et recevaient leurs amies. Etre une oie blanche, on ne trouvera pas cela un modèle bien enthousiasmant pour des jeunes femmes évoluées comme celles d'aujourd'hui!

Une telle politique de salaire familial, prolongement abusif des allocations du même nom, aboutirait à favoriser, au détriment du reste de la Nation, une classe dominante dont les époux gagnent déjà largement leur vie. Une saine et solidaire fiscalité frapperait au contraire ces foyers afin de redistribuer le surplus aux foyers nécessiteux. Vouloir donc, de manière indistincte, et aux frais du contribuable, ramener autoritairement toutes les femmes au foyer est pis qu'une sottise, - une faute politique. Même la politique du gouvernement du maréchal Pétain ne l'a pas commise, qui a permis aux femmes dans bien des domaines de prendre une importance accrue! Le rôle d'un gouvernement national - qui ne soit pas celui de Jean d'Orléans, le prince philosémite du C.R.I.F. - serait de permettre à ces femmes de s'épanouir à leur gré dans ces deux aspects - familial et professionnel - de leur existence.

Les problèmes matériels et moraux 

Une législation sociale hardie, digne de notre socialisme national, permettant aux femmes un large congé maternité, leur garantissant le maintien de leur emploi à la fin de celui-ci sous peine de fortes amendes à l'employeur, leur accordant le bénéfice de la formation professionnelle continue, l'accès facilité à des soins gratuits et à l'enseignement à distance, permettra à la fois l'amélioration de la qualité de la main-d'oeuvre féminine et l'élévation de ses prétentions salariales.

De même, les problèmes matériels posés à la natalité française par l'autorisation de la contraception (1967) et de l'avortement (1975), et moraux à la famille française par la création du pacse (1999) et du mariage pédérastique (2013) doivent être traités avec intelligence. Interdire en bloc, comme le veulent des cathos ignorants de la logique politique, ce qui est considéré par la majorité de la population comme indifférent ou comme un droit acquis, est profondément stupide. La politique, c'est un vrai métier qui se pratique à l'exclusion de tous les autres, pas une une vaine lamentation et déploration réactionnaires.

Ce que fera à ce sujet un gouvernement positif, c'est de développer des alternatives à l'avortement par la prise en charge généreuse des femmes en détresse, de faire une contre-propagande active en faveur de la vie humaine, de la conception à la fin naturelles, et de suspendre les financements des organismes de planification familiale et autres associations idéologiques "féministes". En parallèle, une transformation profonde de l'enseignement, de la maternelle aux études médicales, fondée sur le primat de la Nation et le culte de sa vitalité, s'impose; on voit que ce sera là l'effort d'une génération et affaire de persévérance intelligente de la part des chefs politiques nationalistes.

En résumé, il n'est pas possible, ni d'ailleurs souhaitable, de rétablir les structures paternalistes du XIXème siècle libéral de contrôle social, dans lesquelles les femmes sont d'éternelles mineures sous la surveillance de leur père ou de leur mari.

La réforme du mariage

En ce qui concerne le mariage, la modification du code civil s'impose. Le but est de faire coexister en droit deux propositions s'ouvrant aux couples de sexe différent souhaitant se marier.

Soit ils se marieront civilement sous le régime du droit commun réformé, qui prévoira la possibilité du divorce, sous condition qu'il n'y ait plus au foyer d'enfant mineur.

Soit ils se marieront sous le régime canonique d'un culte particulier (catholique, mahométan, israélite) et dès lors toute procédure de séparation de séparation de corps sera tranchée souverainement, en fonction de la théologie, par les tribunaux ecclésiastiques, sans possibilité d'ingérence de la juridiction civile, les conséquences matérielles en matière de biens demeurant de leur ressort. Une telle "rupture d'égalité" suppose une modification, inscrite dans le texte constitutionnel, des principes généraux du droit; du point de vue contre-révolutionnaire, elle constituerait une première brèche, et non des moindres, dans les "immortels principes"! Idéalement, sous un autre pontificat que l'actuel, un concordat devrait être négocié qui intégrerait ces dispositions.

Vers une Contre-Révolution féminine

On comprend que, dans la conception de la Fédération, les femmes peuvent devenir les instruments, à leur corps défendant, de la Contre-Révolution. Ce n'est pas pour rien que la propagande révolutionnaire a toujours travaillé prioritairement l'opinion féminine et la jeunesse. Ce n'est pas en étant moralisateur, passif et passéiste que l'on contrera cette propagande, toujours politiquement active et socialement dominante, en dépit d'un essoufflement récent, dû essentiellement au vieillissement de la génération soixante-huitarde. Il ne faut donc pas s'illusionner sur les prétendus succès des "manifs pour tous les gogos cathos": ceux-ci ne sont qu'une écume qui n'affecte pas les profondeurs du Peuple.

N'oublions jamais que, dans "Contre-Révolution", il y a un trait d'union! Les mêmes armes que la Révolution a tourné contre la nature, les nationalistes peuvent les retourner contre elle! La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections indéracinables de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, propose à toutes les Françaises de bonne volonté, plutôt qu'un activisme militant se limitant  à des marches et des contre-marches improductives, assorties de tractages et de collages puérils, une action vraiment révolutionnaire en faveur de leur affranchissement véritable des contraintes masculines et professionnelles. Elles réaliseront ainsi, à leur plus grand étonnement, pour le profit de leurs enfants et le leur, le potentiel contre-révolutionnaire de la femme française.

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé: GAILLERE

Pour aller plus loin: http://www.ncregister.com/daily-news/authentic-feminism-in-the-modern-world

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L'Action française-Bordeaux pour un élitisme populaire

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après une série d'articles qui montrent comment la bourgeoisie la plus arriérée maintient son injuste domination sur le Peuple: en occupant toutes les places de direction dans l'Etat et la Société. La solution est dès lors claire. Faire de la "discrimination positive"... et contre-révolutionnaire: un élitisme populaire! Il passe par la suppression des grandes écoles idéologiques comme l'E.N.A., Sciences po' et l'E.N.M., par la diminution du nombre de fonctionnaires et du maquis des lois et règlements, par l'ouverture du recrutement de la fonction publique au Peuple, par la taxation confiscatoire de la bourgeoisie et par la suppression du régime électoral qui la favorise.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Un observateurs étranger décortique intelligemment le système des "élites".

http://www.slate.fr/lien/72895/france-elites-declin

L'E.N.A. vu par un de ses anciens: historique et réflexions sur son avenir: repenser l'Etat de fond en comble plutôt que la supprimer

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/09/02/31001-20160902ARTFIG00109-ena-repenser-l-etat-plutot-que-l-ecole-du-pouvoir.php

L'entourage de Hollande: ce qu'il y a de pire dans la Société?

http://www.slate.fr/story/97683/cachez-vos-enarques

Un des vecteurs de la reproduction sociale de la bourgeoisie, l'endogamie:

http://www.sciencespo.fr/osc/en/content/les-evolutions-de-lhomogamie

La décomposition de la bourgeoisie catho analysée par une romancière:

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/10/14/31003-20161014ARTFIG00337-solange-bied-charreton-c-est-a-nous-de-reconstruire-la-societe-occidentale.php

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La citation du jour: la bourgeoisie traditionnelle, vecteur du "politiquement correct"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'avis d'une écrivaine, intéressant en dépit de son optimisme béat sur le peu qu'il restera de la "manif" pour tous":

"Petit à petit, elle a su adapter ses valeurs à ceux de bourgeois plus «modernes», plus déracinés et plus pragmatiques, comme la noblesse s'était adaptée aux bourgeois du XIXe. C'est la seule manière pour ses membres de ne pas mourir, et c'est le sujet de mon dernier roman. Ils veulent avoir une bonne situation, payer moins d'impôts, partir dans des pays exotiques et parler anglais. N'importe quel prolétaire veut cela. Leur seule particularité c'est qu'ils conservent un vernis social, une distinction. Ils continueront de se marier à l'église, un temps, pour le décorum. On est seulement dans le domaine du paraître, ils vivent exactement comme tout le monde. On arrive à un moment de l'histoire occidentale où «tout le monde est bourgeois» comme disait déjà Péguy en 1913, et où, paradoxalement, tout le monde est un prolo. Ce n'est pas parce que vous gagnez 10 000 € que vous n'êtes pas un esclave. Vous l'êtes, à plus forte raison. L'argent n'a aucune valeur de libération, il ne sera jamais l'étendard d'aucune distinction, il crée et systématise le conformisme et la lâcheté.

"Il y avait un vrai combat, mais aussi un véritable entre-soi. C'était réellement le mai 68 des catholiques. Grands bourgeois, certes, mais pas que. Des petits bourgeois de province, aussi. On parle pourtant de la même catégorie sociale, déclinée entre Paris et province, comme Balzac le montrait dans Illusions perdues : le haut Angoulême et le Faubourg Saint-Germain... Les combats menés pendant la Manif pour tous soulevaient pourtant de vrais enjeux de société civile, et on peut regretter que d'autres catégories de Français n'y aient pas été sensibles. Avec le recul, je dirais que cela a été un moment catholique, pour le meilleur et pour le pire. On a pu constater que les catholiques sont devenus une communauté en France, qu'ils sortent du champ social général, et qu'ils ne font plus plier le gouvernement. On a pourtant pu constater qu'ils ont réussi à instiller ces questions dans des partis, et que certains jeunes ont découvert l'engagement politique à l'occasion de la Manif pour tous. Ça, c'est positif."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/10/14/31003-20161014ARTFIG00337-solange-bied-charreton-c-est-a-nous-de-reconstruire-la-societe-occidentale.php

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L' "économie sociale et solidaire", l'autre pays du corporatisme

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Ci-dessous, un article intéressant sur les cadres qui, lassés du capitalisme libéral inhumain et voué au profit, s'engagent dans des projets alternatifs axés sur un idéal commun, la participation de tous, l'égalité entre les membres et le désintéressement; ou comment, petit à petit, renaît un sentiment corporatif en France, malgré la cogestion, qui étouffe les initiatives personnelles de l'économie par l'étatisme jacobin, le patronat cosmopolite et le syndicalisme révolutionnaire:

http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/10/27/09005-20151027ARTFIG00005-ces-cadres-qui-troquent-leur-carriere-pour-une-association.php

Les principaux chiffres d'un secteur porteur:

http://www.lefigaro.fr/societes/2015/11/02/20005-20151102ARTFIG00005-l-economie-sociale-et-solidaire-pese-de-plus-en-plus-lourd.php

Une opinion sur l' "uberisation" de l'économie:

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/02/02/31003-20160202ARTFIG00304-notre-dame-des-landes-greves-des-taxis-le-baroud-d-honneur-du-vieux-monde.php

Ici, une autre vision, enracinée, de l'écologie:

http://madame.lefigaro.fr/societe/pierre-rabhi-sinspirer-de-la-nature-pour-trouver-la-lumiere-181215-111426

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Le baby-boom actuel, reflet de l'optimisme français

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On constatera dans l'article qui suit que, comme le disait Bainville, "Pour les renaissances, il est encore de la foi!" (dans son Histoire de France). Et que le Peuple ne laisse pas à la bourgeoisie réactionnaire le monopole des naissances!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/11/05/31003-20151105ARTFIG00106-pourquoi-la-france-reste-championne-d-europe-des-bebes.php

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L'Action française-Bordeaux contre les dynasties bourgeoises!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En ce Premier-Mai, il est hilarant de lire dans Le Figaro des articles dénonçant la mainmise des dynasties bourgeoises sur la vie économique et culturelle du Pays au détriment du Peuple. Celles-là même qui ont la bouche pleine de "valeurs" ("cathos", "républicaines", boursières, elles ne sont jamais définies), mais qui s'accommodent bien de la République! Pour sa part, l'Action française-Bordeaux & Basse-Guyenne a toujours dénoncée leur hypocrisie, et pas qu'au niveau parisien du C.A.C. 40!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

L'interviouve timide du Figaro:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/16/01016-20150916ARTFIG00134-les-dynasties-ne-sont-jamais-aussi-bien-portees-dans-notre-pays.php

Une des écuries de la reproduction sociale et du mondialisme:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/16/01016-20150916ARTFIG00133-l-ecole-bilingue-montessori-a-paris-la-nouvelle-maternelle-des-enfants-du-cac40.php

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/04/01016-20160104ARTFIG00147-les-ecoles-montessori-seduisent-de-plus-en-plus-de-celebrites.php

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Vérités sur la Sécu: éléments pour une politique sociale de l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On trouvera dans l'interviouve décapante qui suit quelques bonnes vérités sur la Sécurité sociale, son origine vichyste et son avenir. Sans reprendre à son compte l'idéologie libérale qui les sous-tend, l'Action française-Grand Sud-Ouest estime que les pistes ouvertes ont le mérite de stimuler le débat sur le monde clos de la protection sociale.

Si les "accidentés de la vie" (accident du travail, maladie, chômage) doivent être pris en charge, dans certaines limites, par la collectivité, qui remplace les fondations pieuses d'autrefois, ce filet de sécurité étatique doit déboucher sur une solution professionnelle personnalisée, réaliste et durable.

Dès lors, la logique voudrait qu'un Etat enfin national et social, pour ne pas dire monarchique, mutualise ses outils en matière d'indemnisation, de formation professionnelle et de recherche d'emploi. La forme seule reste à déterminer, et c'est justement ce que les réflexions qui suivent peuvent éclairer.

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2016/01/29/31007-20160129ARTFIG00241-pourquoi-il-ne-faut-pas-sauver-la-securite-sociale.php

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L'Action française-Bordeaux met les pieds dans le plat: Tolkien et le mariage

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En cette Saint-Valentin 2016, l'Action française-Bordeaux propose à la réflexion de ses jeunes (et moins jeunes) amis les idées du célébre romancier d'heroic-fantasy Tolkien sur le mariage. Dans la Société comme chez les catholiques, parait-il, un mariage sur trois échoue... De quoi donner à réfléchir aux candidats à cet engagement à long terme.

Comme la politique au sein de l'Action française, spécialement au sein de la section de Bordeaux & Basse-Guyenne, il demande à être mûrement réfléchi et exige, de la part du candidat qui souvent ne connait rien à la vie, sacrifice et engagement total. On est loin de cet engouement passager et romantique, parfois inspiré par des raisons vulgaires, qui, trop souvent, motive les hobbys des hommes... Aussi bien, les idées de bon sens de ce catholique anglais du siècle dernier sont-elles valables, toutes choses égales, pour tout mariage sérieux. Beaucoup de jeunes feraient bien de s'en inspirer, même dans les milieux privilégiés.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://fr.aleteia.org/2015/08/20/tolkien-nous-revele-le-secret-dun-mariage-heureux/

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Sport français: Salut de l'Action française-Grand Sud-Ouest à Emmanuel Petit le patriote

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Il est rare qu'un sportif de haut niveau, aujourd'hui, soit aussi un patriote conscient. C'est pourtant le cas du joueur de foutbol Emmanuel Petit, dont le but à la Coupe de Monde de 1998 nous fit champion. On trouvera plus bas quelques unes de ses récentes sorties pugnaces sur des sujets d'actualité et plus anciens, politiques et sociaux. Par son intelligence, Petit mériterait d'appartenir à l'Action française...

A.F.-Grand Sud-Ouest

Petit, l'antidémocrate:

http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2014/12/02/27002-20141202ARTFIG00275-pour-emmanuel-petit-envahis-par-les-allemands-on-serait-mieux-diriges-aujourd-hui.php

...le patriote:

http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2015/09/21/27002-20150921ARTFIG00313-relation-glaciale-avec-zidane-frissons-de-la-marseillaise-racisme-au-barca-emmanuel-petit-se-livre.php

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L'Action française et les "accomodements raisonnables": la moins mauvaise des solutions dans une Société multiculturelle

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Les récents ouvrages de Finkielkraut ( http://www.lefigaro.fr/vox/culture/2015/10/15/31006-20151015ARTFIG00094-le-patriotisme-tranquille-d-alain-finkielkraut.php ) et de Manent ( http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/10/12/31003-20151012ARTFIG00204-pierre-manent-disciple-de-charles-peguy.php ) ouvrent le débat sur l'application d' "accomodements raisonnables" en matière cultuelle, culturelle et sociale avec les Diverses Familles spirituelles de la France. C'est, au fond, provoqué par la présence vivante et populaire de musulmans en France, un constat d'échec de deux siècles d'aveuglement athée du pays légal sur le fait religieux et communautaire. Le terme vient de la pratique québécoise et en général du monde anglo-saxon, habitué au management du melting-pot. Le problème actuel peut se résumer ainsi, à la manière d'un syllogisme:

Majeure: La politique est l'art du possible;

Mineure: Or, la France est sous plusieurs rapports une Nation pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle;

Conclusion: Donc, des accomodements raisonnables entre la laïcité, dogme officiel, et le fait religieux sont nécessaires.

Le hic, pour nos gouvernants républicains, c'est que, par la reconnaissance de communautés spirituelles, ils condamnent en principe la vieille logique individualiste et laïcarde de la Démocratie jacobine, initialement pensée contre le catholicisme, mais aujourd'hui dépassée par le caractère englobant les sphères privée et publique de l'Islam. Le Régime est un bloc, un bloc de faiblesse: le contester sur un point équivaut à le détruire.

Pour des patriotes d'Action française, la présence en France (selon certains chiffres) d'un habitant né ailleurs sur dix ne saurait être, en soi, un défi insurmontable. L'hospitalité, la "cosmophilie" ont toujours été des traits distinctifs de notre Peuple. Y répondre avec une xénophobie dépassée (on n'est plus à l'époque de Déroulède ou de Maurras où l'entrée d'étrangers était, somme toute, minime) est vain. De même, l'opposition factice entre assimilation et intégration, concepts complémentaires, du fait de l'existence du Régime, retarde la résolution du problème. En théorie, notre modèle culturel gréco-latin, dont notre dernier cercle de formation d'Action française à Bordeaux (http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/10/prochain-cercle-de-formation-d-action-francaise-le-15-octobre-2015-a-bordeaux-notre-civilisation-greco-latine-un-modele-d-humanite.h) traitait pour le plus grand intérêt de ses jeunes participants des deux sexes, est, par son caractère universaliste, intelligible par tous, mais la Démocratie s'acharne à détruire ce qu'il reste d'enseignement des humanités et d'esprit critique, de sorte que Français de souche européenne comme étrangers deviennent des "sauvageons"...

Dans cette situation complexe, il faut trouver des solutions innovantes, think outside the box, penser en-dehors des systèmes, comme le disent les Anglo-Saxons pragmatiques. Il va sans dire qu'un Régime aussi idéologique que la République est incapable d'y arriver sans se renier.

C'est pour cela que la Société multiculturelle est un danger pour sa propre survie. L'idée agitée par Manent que la France est une équation à trois termes: une laïcité non-agressive, une formation historique catholique et la Nation civique assurant l'égalité entre individus, est intéressante pour appréhender notre réalité. A la Monarchie, avec à sa tête un Roi qui en veuille et qui en en ait, de résoudre, si elle en est encore capable, la quadrature de ce cercle français!... A défaut de cette intelligence politique élémentaire, les nationalistes d'Action française de la fédération Grand Sud-Ouest et de ses sections enracinées de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, et tous les patriotes en général devront prendre leurs responsabilités pour sauvegarder pour le Peuple l'héritage national, avec ou sans l'héritier dynastique!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-les-accommodements-raisonnables-tombeau-de-la-laicite-21-01-2015-1898496_1886.php

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L'étrange convergence du mondialisme apatride et de la bourgeoisie française sur la décroissance technologique

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

En cette période de rentrée des classes, nos lecteurs populaires trouveront intéressante la tendance similaire chez les chefs du libéralisme mondial, comme dans la bourgeoisie française des écoles privées hors contrat: la convergence dans le refus de la technologie pour leurs précieuses têtes blondes. Sans parler du refus de fréquenter le Peuple. Ou comment dominer les masses sans consommer. Ce rapprochement n'est pas fortuit: un nouveau totalitarisme mondial est né, réservant la culture à sa progéniture et qui abandonne la majorité des gens dans la barbarie. Le bel humanisme!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Les boss de la high-tech refusent l’intoxication de leurs enfants:

http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/ces-patrons-de-la-silicon-valley-qui-interdisent-la-high-tech-a-leurs-enfants_695203.html

Une école sans technologie en Californie:

http://www.nytimes.com/2011/10/23/technology/at-waldorf-school-in-silicon-valley-technology-can-wait.html?_r=0

La bonne conscience de la bourgeoisie française:

http://madame.lefigaro.fr/enfants/mes-enfants-nont-pas-la-television-et-se-portent-tres-bien-060515-96481

Une des écuries de la reproduction sociale et du mondialisme:

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/16/01016-20150916ARTFIG00133-l-ecole-bilingue-montessori-a-paris-la-nouvelle-maternelle-des-enfants-du-cac40.php

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/04/01016-20160104ARTFIG00147-les-ecoles-montessori-seduisent-de-plus-en-plus-de-celebrites.php

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L'immigration, une chance pour la France de se débarrasser de la Démocratie!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

L'Action française l'a toujours dit, à la différence des politicards, professionnels du racisme de Droite et d'extrême-Droite: Ce n'est pas la présence d'immigrés en France qui pose problème, c'est plutôt la Démocratie qui l'instrumentalise, en faisant souffler alternativement le chaud et le froid pour obtenir les voix des Français. La France, pays riche comparé à d'autres, peut parfaitement assimiler par le travail les immigrés qui sont sur son sol, pourvu que ceux-ci respectent nos lois, comme la plupart d'entre eux le font. L'exercice d'une activité professionnelle permet de se sentir partie prenante de la communauté de destin française.

D'ailleurs, n'en déplaise aux "identitaristes" de tout poil, les étrangers apportent aux Français un sens de la solidarité et de la famille et, comme on le verra plus bas, le courage physique qui leur manque parfois... De plus, les étrangers, spécialement maghrébins, n'ont pas ce fétichisme de la Démocratie qui paralyse la réaction contre-révolutionnaire qui serait nécessaire à notre Pays. On le voit, la Nation a à apprendre d'eux sur beaucoup de plans avant de pouvoir reprendre en mains son avenir. Un Roi qui en veuille et qui en ait saurait leur donner une juste place dans la Société tenant compte de leur contribution à l’édification d'une France renouvelée que l’Action française appelle de ses voeux.

On lira donc avec intérêt plus bas le compte rendu complet de l'acte héroïque du jeune Tunisien qui, à Marseille, a probablement sauvé la vie d'une jeune Française. La section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française félicite vivement ce jeune homme sympathique et courageux et souhaite qu'il soit récompensé par les pouvoirs publics.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.laprovence.com/article/actualites/3420136/marseille-lamjed-un-heros-poignarde-qui-ne-regrette-rien.html

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Comment résoudre les fléaux sociaux, et quelques autres, avec l'Action française: Réflexions sur la peine de mort

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Alors que l'exécution par un Etat souverain de vulgaires trafiquants de drogue soulève l'indignation du pays légal, parce qu'un "Français" devait faire partie de la charrette, on lira ci-après un article très documenté sur l'application de la peine capitale dans le monde. Voilà un dilemme qui bouleverse le "politiquement correct": ce qui est un fléau social en Asie n'en est-il pas un en Europe? Un autre faits-divers du même ordre est assez cocasse: la condamnation de la France par la Cour de justice de l'Union européenne pour son refus d'autoriser les pédérastes à donner leur sang! Le grand écart des attendus entre nécessités objectives de santé publique et "non-discrimination" envers les pédérastes est assez réjouissant! ( http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/04/29/97001-20150429FILWWW00093-france-l-exclusion-des-homosexuels-du-don-du-sang-doit-etre-strictement-reglementee.php .)

Sur la peine de mort, la conclusion de l'Economist est parfaitement logique, démontrant l'écart inconciliable entre le laxisme de l'Occident sur les fléaux sociaux et la répression de l'Asie; il est évident que, dans le front nécessaire de la "communauté internationale" contre la drogue, phénomène mondial, la faiblesse des uns fait le jeu des criminels:

"Asia’s toughening approach contrasts with a slackening off in the West. Trading cannabis, which earns beheading in Saudi Arabia, has been legalised for recreational use in four states of America, as well as in Uruguay, and decriminalised in much of Europe and Latin America. Heroin addiction is increasingly treated as an illness rather than a crime: clean needles are available in many rich countries, and a few, including Britain and Switzerland, even prescribe heroin to a small number of addicts. In most areas of social policy, such different regional policies would not matter much. But in the case of drugs, a relentlessly globalising business, the sharply diverging approaches will lead to more uncomfortable stand-offs between East and West."

Plusieurs questions demeurent cependant: Quand la France rétablira-t-elle la peine capitale pour les mêmes crimes? Quels sont les crimes que l'Etat peut légitimement punir de mort? Y a-t-il des crimes plus graves que les autres? La dissidence politique, qui affaiblit la communauté des citoyens, entre-t-elle dans ces cas?... Il faudra un gouvernement vraiment nationaliste pour trancher (c'est le cas de le dire!) ces questions épineuses, car combien de cathos sensibles, pour justifier devant l'opinion leur opposition à l'avortement, déclarent refuser aussi à l'Etat le droit de se défendre... Attitude à comparer avec celle des bien-pensants qui acceptent la peine capitale, mais autorisent l’avortement! Beau débat "participatif" en perspective pour l'après-Restauration, auquel l'Action française-Bordeaux aura à cœur de contribuer!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Source: http://www.economist.com/blogs/economist-explains/2015/04/economist-explains-28

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L'Action française, l'économie et les questions "sociétales": jalons pour sortir de l'impasse

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

En écho à notre cercle d'hier matin sur l’économie entre mondialisation, décroissance et protectionnisme ( http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/03/prochain-cercle-de-formation-d-action-francaise-le-14-mars-2015-a-bordeaux-mondialisation-decroissance-ou-protectionnisme-nos-choix ), qui a connu un franc succès, et pour prolonger les discussions passionnantes qui l'ont suivi, on lira plus bas une bonne analyse de la vie politique française parue dans un récent numéro du Figaro, ainsi que nos commentaires:

"La vie politique française contemporaine est en effet structurée par deux clivages: protectionnisme contre libre-échange, et progressisme sociétal contre défense des traditions. À l'instar d'Alain Juppé, la droite modérée est partisane du libre-échange, et elle est progressiste sociétale modérée. Elle est donc compatible sur l'essentiel avec la gauche modérée d'un Manuel Valls. A contrario, il serait souvent difficile pour Alain Juppé de gouverner avec la droite radicale d'un Nicolas Sarkozy, qui est traditionaliste sociétal; encore plus avec l'extrême droite de Marine Le Pen, qui est à la fois traditionaliste sociétale et protectionniste sur l'économie. Réciproquement, Manuel Valls a aujourd'hui beaucoup de mal à gouverner avec la gauche radicale parce que contrairement à lui, elle est protectionniste."

Notre commentaire: Indépendamment des étiquettes fantaisistes généreusement attribuées aux uns et aux autres (en quoi Sarközy serait-il "traditionaliste sociétal" et la "Droite radicale" hostile au libre-échange?), cette analyse pose la question d'où doit se situer l'Action française dans cette donne nouvelle.

Traditionnellement, sur le plan économique, elle est partisane du corporatisme catholique de La Tour du Pin, des Princes capétiens et des papes sociaux. Mais peut-elle encore adopter cette "doctrine sociale de l'Eglise" qui a tant évolué depuis Vatican II jusqu'à devenir un vague baptême du libéralisme, avec parfois quelques accents antilibéraux contrastant avec une pratique quotidienne alliée au grand patronat? Quant aux Princes eux-mêmes (ou leurs nègres), dans leurs bouquins, ils se gardent de remettre en cause l'économie libérale et se bornent à faire l'éloge du capitalisme familial lyonnais, - sans voir qu'il n'existe plus, qu'il a abandonné ses entreprises à des managers extérieurs, que les représentants des 200 familles ne font plus que de la figuration dans les conseils d'administration.

Cette vision d'un corporatisme hiérarchique du militaire La Tour du Pin, pour acceptable qu'elle ait été à son époque, ne convient plus à une période où l'individu-roi est incapable de s'imposer une quelconque discipline collective.

Plus encore se pose une question de fond: est-il sain qu'un Mouvement politique fondé comme le nôtre sur l'intérêt national français s'aligne sur les positions fluctuantes en matières politique et sociale d'une Puissance spirituelle, si bienfaisante soit-elle? L'infaillibilité n'a pas été donnée par le Christ à l'Eglise en ces matières et le second concile du Vatican a expressément proclamé l'autonomie de la politique dans sa sphère (Gaudium et spes).

De même, ses applications dans l'Europe latine au XXème siècle ont tourné soit à l'étatisme pur et dur (Italie), soit ont couvert d'un vernis paternaliste l'alliance du Pouvoir avec les grands propriétaires latifundiaires (Portugal). En France, les circonstances tragiques de la Guerre et de l'Occupation n'ont pas permis une large diffusion du corporatisme dans la classe ouvrière et la paysannerie, à tel point que le terme a pu être repris dans le langage courant pour désigner de façon péjorative les blocages de l'économie par les revendications syndicales!

En présence de ces impasses, certains idéalistes parisianistes ayant le cœur à gauche enfourchent la machine à remonter dans le temps (Back to the future) et allèguent parfois les mânes de Proudhon! Pauvre Proudhon, que personne ne lit plus! ton fédéralisme socialisant, né des réminiscences du petit peuple de l'Ancienne France, est bien daté lui aussi! (Mais l'Ancienne France est morte deux fois: en 1789 et en 1914!) On ne le ressuscitera pas, et d'ailleurs, ce n'est pas l’objet de l’Action française, qui est exclusivement, rappelons-le, le retour d'un Roi, préface indispensable à toutes les réformes que les Français peuvent légitimement souhaiter! On parle aussi légèrement d'anarcho-syndicalisme, comme si l'on était encore en 1900 et sans voir que, de toute façon, ce mouvement, pour original qu'il soit dans l'histoire des idées, était ultraminoritaire dans le monde ouvrier!

A quoi peut bien rimer, en 2015, un los ouvriériste alors que l'industrie manufacturière n'existe pratiquement plus chez nous et que, depuis les Trente Glorieuses, la classe ouvrière, qui n'a plus conscience de son unité, ne cherche qu'à s'embourgeoiser le plus rapidement possible avec quatre-quatre, B.M.W., écrans plasma, ailpodes et piscines à la clé!

Ne parlons pas de l'état lamentable dans lequel on laisse en jachère la paysannerie, que l'on appelle maintenant agriculteurs, qui de toute façon n'est plus ce qu’elle était il y a soixante-dix ans. La période des solidarités traditionnelles à l'ombre de l'église et du château a disparu. Seul survit, faute de perspectives, l'individualisme paysan.

Pour ce qui est du "sociétal", c'est-à-dire de l'abolition des vestiges de la société millénaire patriarcale et hiérarchique dans laquelle s'est construite notre Nation, le fond du peuple reste sain, si les lois et les institutions sont pourries. Depuis 1967, la Droite parlementaire s’est faite complice de la Gauche pour démolir les derniers garde-fous contre l'anarchisme généralisé, garde-fous d'ailleurs mis en place par la Société libérale après la Révolution: on voit le beau résultat dans nos jeunes d'aujourd'hui! Il ne semble pas davantage qu'il faille compter sur l'extrême-Droite, dont les bataillons sont précisément issus de la dissociété destructurée ou sont influencés par l'ambiance délétère de l'esprit public, pour faire une Contre-Révolution sociétale!

Sera-ce l'Eglise et les jeunes gens exaltés de la "manif' pour tous" qui la feront? Ils ont, c'est vrai, la bouche pleine de "contre-culture", d' "anti-mai 68", mais cela ne suffit pas constituer une doctrine. Ils oublient qu'une Contre-Révolution sociétale ne peut s’opérer sans une Contre-Révolution politique préalable. De plus, les idées saines ne se répandent pas comme ça, il faut en faire la propagande inlassable, et tout ce qu'on leur propose est de devenir députés U.M.P. ou centristes! Une propagande, dans l'actuel combat des idées, ne se fait pas avec un esprit fleur bleue. Tout le problème français se limite à: Comment donc sauver la Nation française et lui permettre de réaliser les réformes diverses que souhaitent les différentes catégories de la population sans tomber dans la guerre civile, l'anarchie, le racisme ou la Démocratie? L'Action française répond: par le Roi, mais un Roi qui en veuille et qui en ait...

Résumons-nous: Que faire? L'ancien peuple n'existe plus, les hiérarchies traditionnelles non plus, ni l'unité des consciences; la paysannerie ni la classe ouvrière n'ont plus de sentiment de solidarité; l’Église a changé de doctrine sociale. La tâche restauratrice de l'Action française s'annonce particulièrement difficile, plus encore qu’au temps de Maurras. Beaucoup se trompent aussi sur l'objet propre de l'Action française, qui n'est pas d'ordre religieux, moral ou économique, mais uniquement de politique française. Au lieu de nourrir la sourde nostalgie des dragonnades, il faut accepter de reconnaître qu'en 2015, il y a toujours deux France et que l'art de la politique doit être de les faire coexister sans heurts, puis de les fusionner progressivement, avec la sage lenteur que permet l'hérédité monarchique.

De la réponse claire à cette question à multiples facettes dépend donc une bonne partie de l'avenir de notre Mouvement et le salut de la France. La fédération Grand Sud-Ouest et ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) continueront à l’avenir à y apporter des réponses réalistes d'Action française fondées sur la méthode de l’empirisme organisateur.

A suivre...

A.F.-Grand Sud-Ouest

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/01/29/31001-20150129ARTFIG00412-l-union-nationale-la-botte-secrete-d-alain-juppe-pour-battre-sarkozy.php

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La politique pour l'Education nationale de l'Action française? Mais la voilà!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira ci-après une passionnante interviouve de l'enseignant et essayiste de Gauche bien connu Jean-Paul Brighelli, auteur de La Fabrique du crétin et autres ouvrages, qui n'a pas vieilli. Dans le respect absolu de nos différences, la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française se déclare entièrement d'accord avec son analyse réaliste des maux dont souffre l'enseignement actuel et avec ses propositions concrètes pour ressusciter une élitisme scolaire profitant pleinement au peuple de France.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"Jean-Paul Brighelli est professeur en classes préparatoires. Il a publié plusieurs ouvrages pédagogiques à destination des lycéens et étudiants en lettres. Le grand public l'a découvert en 2005 grâce à la parution de l'ouvrage intitulé La fabrique du crétin, suivi ces dernières années par les livres A bonne école, Une école sous influence et Fin de récré. Dans ses ouvrages et sur son blog (bonnetdane.midiblogs.com), il cherche à déterminer "les dysfonctionnements de l'Education nationale", et tente de "donner des solutions pour une école de demain".

Voici les réponses qu'il a bien voulu nous faire parvenir par mail au questionnaire que nous lui avons adressé en août 2008 :

1) Jean-Paul Brighelli, qu'est-ce qui motive votre engagement contre l'état actuel du système éducatif ?

R: Le sentiment d’avoir été, et avec moi tous ceux de ma génération, un favorisé : favorisé par un système (celui des années 50-60) qui avait fait de l’élitisme républicain le moteur de l’ascenseur social (je sortais d’un milieu fort peu favorisé, comme je l’ai raconté dans la Fabrique du crétin, je vivais dans de grands ensembles – dans le XIIème arrondissement de Marseille – qu’on appellerait aujourd’hui criminogènes, nous étions très nombreux dans ma génération (et tant pis pour ceux qui croient que la massification est un concept moderne), mais l’Ecole – et rien d’autre – nous offrait une chance. La même chance qu’elle avait offerte dans les années 20-30 au petit Camus, enfant sans père, pauvre parmi les pauvres d’Alger. La méritocratie se combinait alors avec un enseignement de masse.

"Et j’ai réalisé, quand j’ai été nommé en ZEP vers la fin des années 80, que l’Ecole qui m’avait formé était sciemment détruite.

"Dans un premier temps, j’ai fait comme trop souvent les enseignants : j’ai travaillé dans mon coin, de mon mieux, pour former les élèves qui m’étaient confiés. Puis j’ai réalisé qu’il fallait se battre à une plus grande échelle.

2) Quelles sont les trois réformes concrètes que vous aimeriez voir mises en place dans l'Education Nationale ?

R: - La fin du collège unique : il est évident que l’égalitarisme qui le sous-tend a généré plus d’inégalités que l’élitisme le plus strict. Le fait que ces deux grands gauchistes qui avaient nom René Haby et Valéry Giscard d’Estaing en aient lancé l’idée et la réalisation aurait pu mettre la puce à l’oreille de toutes les belles âmes de gauche qui aujourd’hui en font l’alpha et l’oméga du système. Surtout, la fin du collège unique, combinée à une orientation intelligente, permettrait la revalorisation des sections techniques, trop souvent voies d’orientation par défaut. Je n’aurais rien eu contre l’actuelle réforme des Bacs pro, si en même temps le ministère avait eu le courage de créer, en amont, des préparations au BEP dès la fin cinquième, et, en aval, une sélection sérieuse qui permettrait effectivement aux meilleurs des bac-pro de s’inscrire et de suivre en BTS, jadis créés pour eux, et aujourd’hui trustés par les sections « classiques ».

- La suppression de la Seconde indifférenciée : il faut bien voir qu’on a pensé cette fausse solution quand on a fait – au début des années 80 – le bilan du collège unique : pour que tout le monde suive, on a baissé le seuil d’exigence au collège, on a donc imaginé une Troisième-bis pour opérer un tri qui se faisait autrefois au Brevet. Un tronc unique, avec des options sérieuses, en petit nombre : voilà le lycée le plus rationnel, à l’opposé de ce qui se prépare.

- Admettre une fois pour toutes que le Bac est un examen de fin d’études, et non le premier degré du Supérieur, et laisser en conséquence les facs opérer le tri qu’elles veulent – en fonction des résultats, et non du montant des droits d’entrée. De même, je ne conçois pas l’obtention de bourses sur un autre critère que le mérite – d’où ma proposition, dès A bonne école (et réitérée dans Fin de récré) d’une restauration de l’IPES, ce concours qui permettait aux meilleurs étudiants d’être payés à hauteur du SMIC durant leurs études, en échange d’un engagement à servir l’Etat dix ans.

3) Quels conseils adresseriez-vous aux jeunes professeurs qui effectueront leur première rentrée en septembre 2008 ?

R: Du passé faites table rase : oubliez les bons conseils des IUFM, et comptez essentiellement sur vos savoirs : ils sont très souvent la garantie du respect des élèves. Bien sûr qu’il y a des trucs pour se faire obéir d’une classe dans la première heure (et, conséquemment, dans les semaines et les mois à venir). Mais ne vous affolez pas, ça viendra (et, en cas, n’hésitez pas à demander à vos aînés : les profs restent trop souvent trop seuls). Il en est du métier de prof comme du permis de conduire : vous ne savez rien, ou pas grand-chose, quand vous venez de passer le CAPES ou l’Agreg. Il faut du temps pour faire un enseignant. Inutile donc de désespérer tout de suite. Nous avons tous fait des erreurs – et pendant plusieurs années. Et il est vrai aussi que certains se débrouilleront plus vite et mieux que d’autres : l’autorité naturelle, ça existe, je l’ai rencontrée…

4) Conseilleriez-vous aujourd'hui à un adolescent de devenir professeur ?

R: Certainement : quels que soient les rêves de restrictions budgétaires (donc, de postes) des imbéciles de Bercy (où se situe aujourd’hui le vrai ministère de l’Education – là et dans le bureau de quelques conseillers obscurs et idéologiquement suspects à l’Elysée), des dizaines de milliers de postes seront créés dans les cinq à dix ans à venir, du fait des départs à la retraite des profs du baby-boom. Evidemment, c’est un métier fatigant, peu considéré, et mal payé : mais nous l’avons cherché en acceptant dans les années 80 une dégradation massive. A nous d’arracher aux nouveaux édiles une revalorisation significative. Et il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus : il s’agit de travailler mieux, et d’être payé en conséquence.

5) Selon vous, qu'est-ce que la "culture générale" ?

R: C’est l’addition d’une culture spécialisée et d’une connaissance honnête de tout le reste. Je dis « honnête » en ayant en tête le concept ancien d’honnête homme : ça n’a pas pris une ride, contrairement à ce que prétendent tous ceux qui affirment qu’une culture spécialisée suffit.

"Le résultat, c’est qu’un honnête homme oit avoir une conscience aiguë de ses ignorances : plus sa culture sera étendue, plus le point de contact avec ses manques sera multiple. Socrate et Pascal ont expliqué tout cela bien avant moi.

6) Vous tenez un blog depuis plusieurs années. Les dialogues que vous y entretenez vous ont-ils apporté des éléments de réflexion enrichissants ?

R: Certainement : mes livres doivent beaucoup aux propositions des uns et des autres. Il passe sur bonnetdane près de 40 000 visiteurs par mois : tous ne laissent pas une trace de leurs réflexions, mais les 10% qui postent leurs réflexions enrichissent le débat général. D’autant que mon blog est lu par des responsables gouvernementaux ou syndicaux : je ne dis pas qu’il a le pouvoir d’infléchir la politique en cours, mais il a au moins le mérite de donner le pouls de l’opinion enseignante. Que le ministère ne vienne pas me dire, en octobre, qu’il ne se doutait pas que la rentrée serait chaude : c’est écrit en toutes lettres dans tous les messages.

"Il est d’ailleurs significatif qu’un blog a priori professionnel soit, très souvent, un blog politique. Je tente de rester sur un fil fragile, entre l’horreur de la gauche « libérale » des Hollande, Royal ou Delanoë, et la répulsion de la droite ultra-libérale et religieuse : tous les conservatismes m’exaspèrent. J’espère que je ne suis pas le seul.

7) Ne pensez-vous pas que si les cours en fac sont moins exigeants qu'en prépa, c'est en partie à cause du nombre d'heures allouées? comment faire un cours vraiment fouillé en 14h de séminaire tandis que les profs de prépa voient leurs étudiants au moins 4 ou 5 fois par semaine et donnent des devoirs réguliers?

R: C’est un vieux rêve des facs de chapeauter les classes prépas – ou, pire, de les intégrer dans leurs propres structures. Question d’argent, essentiellement : un étudiant de fac coûte en moyenne 6000 € par an, un étudiant de prépas 12000 - mais un étudiant d’IUFM, 16000 : le rapport investissement / rendement ne me paraît pas bien évident, et il serait peut-être d’abord indispensable que les facs se débarrassent de tous les enseignements inutiles, voire nocifs. Est-il bien utile qu’une fac de Lettres enseigne autre chose que ce qui est enseigné en prépas littéraires ? Est-il indispensable que les notes de français soient compensées par les résultats de tam-tam (Avignon) ? Les facs disposent désormais, depuis la loi Pécresse, d’une grande autonomie financière. Qu’elles fassent leur examen de conscience, et investissent en conséquence. Les étudiants seront toujours libres d’aller dans une autre université.

"Les profs de fac ne cessent de clamer qu’ils sont là pour faire de la recherche. Fort bien : qu’ils cherchent (et, si possible, qu’ils trouvent) de leur côté, et que l’on confie à des enseignants spécialistes la formation des étudiants qui se destinent aux métiers de l’éducation.

"Par ailleurs, les étudiants eux-mêmes sont-ils bien disposés à travailler selon les critères des khâgnes ? Le (très) peu qu’on leur a demandé dans les années antérieures les prépare-t-il à un boulot de chaque instant ? Et ont-ils les bases nécessaires pour ne pas être largués ? On en revient toujours au même problème : la formation d’un niveau précis ne peut se définir que par rapport au niveau antérieur. Le collège d’aujourd’hui est le fruit du Primaire d’aujourd’hui, et ainsi de suite.

8) Ne craignez-vous pas, même s'il est vrai que l'exigence est importante, que le discours type "l'école publique est mauvaise, le niveau baisse" donne des arguments à des gouvernements de droite comme de gauche, pour dire que le service public est inefficace et donc favoriser le privé ? Si on dit que le niveau baisse, n'est-ce pas parce qu'on a enlevé beaucoup d'heures ? Et aujourd'hui on continue sur la lancée, il est question d'enlever des heures de cours en lycée, et mettre plus d'heures de soutien...? N'avez-vous pas peur de donner du grain à moudre aux adversaires du système éducatif public ?

R: C’est le risque. D’autant que l’on entrevoit, en ce moment, ce que je dénonce depuis toujours : la collusion de fait entre libéraux de droite et bonnes consciences de la gauche pédagogiste. J’expliquais dans la Fabrique du crétin que l’on pouvait lire, dans la baisse orchestrée du niveau, la réalisation du vieux rêve libéral : former le moins possible des employés qui n’auraient pas les moyens intellectuels de perdre leurs chaînes – ni même de les connaître. Dans les pires errances du pédagogisme, on voit à l’œuvre l’idéologie de l’ététement, de l’égalitarisme par le bas. Sous prétexte de rendre les élèves heureux (et ce que nous prépare Gaudemar va ostensiblement dans ce sens), on les prive des moyens d’accéder à la conscience. C’est d’autant plus paradoxal que l’Ecole de la république a été pour l’essentiel l’instrument de l’ascension sociale des classes moyennes. Une Ecole dévalorisée provoque une prolétarisation (évidente, en ce moment) des classes pour lesquelles elle travaillait. Bien entendu, les plus conscients, ou les plus riches, n’ont garde de mettre leurs enfants à l’école publique (voir Meirieu, qui a inscrit ses enfants dans le privé, alors même qu’il a écrit « Et nous mettrons nos enfants à l’école publique »). Faites ce que je vous dis… Et la réduction drastique des horaires va dans le même sens : les plus fortunés sauront toujours inscrire leurs enfants dans des cours particuliers, des séjours linguistiques, des écoles hors contrat (aujourd’hui en développement géométrique, et ce n’est pas un hasard).

"Il n’est pas indifférent que mes livres aient été célébrés par une extrême-droite nauséabonde (et par une droite qui souvent ne l’est pas moins). Mais après tout, Nietzsche a été revendiqué par les Nazis à son corps défendant. Et si nombre de gens de gauche m’ont assuré de leur soutien, il faut bien réaliser que la politique éducative du PS, depuis cette apocalypse molle que fut la loi Jospin en 89, a été contrôlée par ce que le pédagogisme a conçu de pire (Pierre Frackowiack, par exemple). Il y a certainement dans les faits une collusion entre les plus bêtes des socialistes et les plus retors des libéraux, exaltant, les uns et les autres, un usage de la démocratie qui marque, en fait, la fin de la République.

"Il est non moins évident que les problèmes de l’Education sont au premier chef des problèmes politiques. L’une des pires manœuvres réactionnaires, à droite comme à gauche, est de faire croire à une spécificité de la réflexion sur l’Education : l’Ecole n’est jamais que la métaphore de ce que l’on veut nous faire..."

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Source: http://www.neoprofs.org/t496-education-entretien-avec-jean-paul-brighelli

Pour en savoir plus:

1/ Sa réaction dure à la nomination du nouveau ministre de l'éducation nationale (septembre 2014):

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/09/01/31003-20140901ARTFIG00052-jean-paul-brighelli-on-a-fabrique-des-ghettos-scolaires-dans-des-ghettos-sociaux.php

2/ Son avis tranché sur le fond des réformes à mettre en œuvre (janvier 2015):

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/01/15/31003-20150115ARTFIG00410-brighelli-transformer-les-ecoles-supermarches-en-forteresses-de-l-intelligence.php

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L'Action française-Bordeaux avait raison: Il n'y a pas de problème musulman en France!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

L'Action française-Bordeaux avait donc (encore) raison! Cela fait des années que nous le disons sur tous les tons: il n' y a pas de problème musulman en France, il n'y a qu'un problème posé aux Français par la survie de la Démocratie. Ce constat empirique, partagé par les autres sections locales de la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française (Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) est aujourd'hui corroboré par des chiffres incontestables, données objectivement établies, et par l'avis d'experts indépendants de la question démographique: l'article, qu'on lira plus bas, de Michèle Tribalat, notamment, dont la science a été instrumentalisée par des politiciens sans scrupules, parlementaires ou "métapolitiques" de la "Nouvelle Droite" identitariste, réduit à néant ces interprétations abusives. Le rapprochement entre les recherches de l'I.N.S.E.E. et une récente étude d'I.P.S.O.S.-Mori tombe à point nommé.

Décrier bêtement les musulmans, pour se prendre à bon compte pour un "résistant", c'est oublier un peu vite que, par la colonisation, dont nous pouvons être légitimement fiers, nous avons une histoire commune, parfois conflictuelle, le plus souvent pacifique, avec eux, et ce depuis Saint-Louis, dont l'Action française fête cette année dans l'indifférence générale du pays légal le huitième centenaire de la naissance. Ce genre de lien historique ne se rompt pas aisément. C'est oublier qu'en les larguant lâchement pour jouir égoïstement d'un niveau de vie bourgeois pendant les "Trente Glorieuses", nous avons manqué à la parole donnée par les héros et les saints de la colonisation. C'est négliger le fait que la décolonisation hâtive a créé des régimes oppressifs et économiquement contre-productifs. Il est donc naturel que les musulmans francophones se tournent vers nous pour espérer une amélioration matérielle et morale de leur sort. Inconsciemment, ne souhaitent-ils pas, tout comme nous, la réparation des fautes politiques de la Démocratie qui incombe à un Régime enfin national? La France réelle n'a aucun contentieux avec ces populations. Sûre d'elle-même, de son passé comme de son avenir, elle ne peut qu'avoir sympathie pour leur noblesse et pour leur croyances. L'attitude compréhensive à l'égard de l'Algérie des princes d'Orléans, du royaliste Barbey d'Aurevilly, plus tard celle de l'Action française, de Maurras et de Pierre Pujo à l'égard de Mayotte ne nous dictent-elles pas celle que nous devons avoir aujourd'hui?

Le fait de la présence durable de musulmans sur le sol national est ainsi dans l'ordre des choses, dans le "sens de l'histoire". Que cette situation déplaise ou non, la coexistence des religions monothéistes et à fondement patriarcal catholique et musulmane ne crée aucun heurts dans une Société sécularisée. Sans obscurcir le moins du monde leurs différences dogmatiques fondamentales, leur collaboration pratique sur un terrain limité à l'éthique (à condition bien entendu que ne s'y mêle aucune préoccupations de politique intérieure ou étrangère, ni aucune influence extérieure) participe de la défense utile d'un humanisme méditerranéen face aux dérives "sociétales" engendrées artificiellement par la Démocratie. Il en découle que la pratique, dans le respect de l'ordre public, de leurs rites dans des édifices appropriés est aussi parfaitement acceptable (rappelons que Maurras ne s'opposait pas à la construction de la mosquée de Paris). De même, l'intégration des Français d'origine étrangère au marché du travail se fait naturellement, dans une conjoncture difficile. Enfin, l'assimilation globale de la grande majorité des musulmans au mode de vie français et leur respect pour la Patrie, communauté de destin de tous, pour sa grandeur, leur volonté de vivre et de travailler honnêtement et leurs espoirs pour son avenir sont évidents.

Ces études internationales sérieuses montrent la part de fantasme que le nombre d'étrangers en général et de musulmans en particulier suscitent en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Cette appréciation repose uniquement sur une perception erronée, aggravée par la démagogie des politiciens qui profitent de l'ignorance statistique générale, de peurs irrationnelles causées par leurs propres politiques économiques et de quelques faits divers pour engranger des voix. Si l'on veut faire une politique vraiment française, en reprenant légèrement, comme tel parti d'extrême-Droite l'a fait depuis trente ans, des faits erronés, on ne peut qu'ajouter à la confusion des esprits sans aucun profit pour le peuple français, exceptés les professionnels qui font carrière à ses frais à tous les échelons du mille-feuilles démocratique, y compris au Sénat!

La solution dès lors est très simple: à l'intérieur de la France, se débarrasser des politiciens et du Système qui permet de diviser entre eux les Français, et confier le gouvernement à des hommes sages qui sauront raison garder: en d'autres termes au Roi et à ses ministres patriotes. A l'extérieur, proposer aux nations issues de la décolonisation un partenariat stratégique librement inspiré du modèle de l'hispanité, une forme de confédération francophone d'Etats indépendants, sous la Couronne tutélaire du Roi de France, qui promeuve dans les rapports politiques, économiques et humains un art de penser, de produire et de vivre mutuellement profitable, fluidifiant la circulation des denrées, des individus et des familles qui constitue le cœur du problème de l'immigration, et dont tous les citoyens, y compris les Français métropolitains, auraient la double nationalité. Alors pourra-t-on réaffirmer sereinement que la Nation française, par son histoire, est une réalité pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Pour aller plus loin, nous recommandons la lectures des deux analyses suivantes, qui devraient beaucoup embarrasser les professionnels du racisme politicien:

1/ L'article militant d'une sociologue au Nouvel Obs':

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1267442-le-nombre-de-musulmans-surevalue-par-les-francais-l-ideologie-raciste-fait-son-chemin.html

2/ Celui moins passionné de la démographe Michèle Tribalat au Figaro:

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/31/31003-20141031ARTFIG00311-surestimation-du-nombre-de-musulmans-en-france-le-decryptage-de-michele-tribalat.php

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L'avis de l'Action française: Il faut abroger la loi L.R.U.!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

A l’université, il faut abroger la LRU, Josiane Boutet, Bernard Lacroix, Frédéric Neyrat, Olivier Michel, Willy Pelletier, Le Monde, 9 mars 2012

vendredi 9 mars 2012

A lire sur le site du Monde

François Hollande n’a toujours pas pris la mesure du mécontentement de la communauté universitaire, malgré l’appel de plus de 6 000 universitaires à rompre avec le néolibéralisme appliqué à l’enseignement supérieur et à la recherche. Son discours de Nancy, le 5 mars, ne remet pas fondamentalement en cause les choix du président sortant ni sur l’"autonomie" des universités, ni sur la mise en concurrence généralisée des établissements, ni sur le financement de la recherche. Le candidat du changement ne changera pas grand-chose ici. Il entérine la loi du 10 août 2007 dite Libertés et responsabilités des universités (LRU), en l’accompagnant d’un saupoudrage budgétaire supposé la rendre moins insupportable. Rien de surprenant : ses conseillers, à l’image de Philippe Aghion ou de Robert Gary-Bobo, ne manquent pas de louer le bilan de Nicolas Sarkozy, comme dans un récent numéro de Challenges (23 février) où ils lui attribuent ses meilleures notes, 14/20 pour l’enseignement supérieur et 14/20 encore pour la recherche. On croit rêver.

Car un nombre considérable de chercheurs et d’universitaires ne veulent plus de la LRU. Plus que jamais, ils refusent cette autonomie dont on a trop oublié qu’elle fut inventée par un ministre gaulliste des années 1968 pour faire pièce aux revendications trop radicales d’une jeunesse turbulente.

L’autonomie s’entendait autonomie pédagogique, autonomie administrative et autonomie financière. Cinq ans après, les ravages de la LRU sont manifestes. Les trois aspects de l’autonomie ont été rigoureusement inversés. Sous couvert de "responsabilités", l’Etat transfère des charges, comme pour les collectivités locales. L’autonomie s’est traduite pour le plus grand nombre des universités, par des difficultés financières accrues. Une dizaine d’universités sont en quasi faillite. L’Université de Nantes vit ainsi sous la tutelle du recteur. Curieuse conception de l’autonomie.

Les universités, autonomes mais sous tutelle, en sont réduites, malgré des sous encadrements pédagogiques sectoriels avérés ou des sous encadrements administratifs attestés à réduire les postes offerts, à limiter leur offre de formation pour colmater un budget précaire et à augmenter le prix des inscriptions en facultés. Beau résultat.

A tous les étages, il n’y a rien à garder de la LRU. Le regroupement en pôles de recherche et d’enseignement supérieur pour satisfaire à des impératifs de ranking dans des classements internationaux au demeurant fort contestés, s’effectue sans consultation des universitaires intéressés, ni sur les disciplines réunies, ni sur les volontés de travailler en commun. Les effets sélectifs du système se trouvent redoublés par l’invention de hiérarchies "d’excellence" supposée, alors qu’il s’agit d’accompagner un nombre d’étudiants plus élevé, en les encadrant mieux. Sans parler de la destruction de la formation des "maîtres". Faute de redresser la barre, c’est toute une faillite morale, radicalement étrangère aux valeurs du monde académique, dont la Révision générale des politiques publiques et le new public management sont les instruments.

Le dualisme pervers entre université et grandes écoles, sont éludées. La concentration et la centralisation entre les mains du "ministère" sont pires qu’hier. Réforme de bureaucrates, portée par des bureaucrates, qui remet le pouvoir à un cercle étroit de bureaucrates, la loi LRU et le carnaval de ses accessoires a réussi le tour de force de mettre hors jeu intérêts et enjeux étudiants, intérêts et enjeux enseignants. La LRU ne peut être adaptée à la marge, tant d’universitaires attendent du prochain président qu’il l’abroge et engage avec eux, une consultation nationale pour une réforme neuve de l’université.

Josiane Boutet, professeur de sciences du langage, université Paris-IV ;

Bernard Lacroix, professeur de science politique, membre de l’Institut universitaire de France ;

Frédéric Neyrat, sociologue, université de Limoges ;

Olivier Michel, professeur d’informatique, université Paris-Est Créteil ;

Willy Pelletier, sociologue, université de Picardie.

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L'avis de l'Action française: Il faut supprimer Sciences po'!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Il est temps d’en finir avec Sciences Po ! - Nicolas Jounin, Le Monde (Débats) 29 novembre 2012,

dimanche 2 décembre 2012, par Mariannick

 

 

 

Du rapport de la Cour des comptes sur l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris et la fondation privée qui le parraine, alias "Sciences Po", on risque de ne retenir que les acrobaties de quelques notables destinées à "obésifier" leur portefeuille.

Mais ce n’est qu’un à-côté, une espèce de dommage collatéral de la haute idée que les gestionnaires d’une telle institution se doivent d’avoir d’eux-mêmes. L’"arrogance" relevée par un député après avoir entendu Jean-Claude Casanova et Michel Pébereau n’est pas un vice accessoire.

Elle est la contrepartie nécessaire d’un projet d’établissement qui, depuis cent quarante ans, sape l’égalité des chances pour reconduire une classe dirigeante.

LES CLASSES POPULAIRES EXCLUES

Au-delà des irrégularités de gestion, ce rapport nous apprend que Sciences Po demeure un établissement d’où les classes populaires sont exclues. Après une décennie de matraquage médiatique sur la diversification qui aurait été entreprise par le directeur Richard Descoings, sur les "conventions ZEP", sur "Sciences Po en banlieue", voilà où nous en sommes : en 2010-2011, les enfants de "cadres et professions intellectuelles supérieures" représentent 63,5 % des étudiants entrant en premier cycle (54,1 % en second cycle), contre 57,6 % quatre ans plus tôt (55,2 % en second cycle).

Pendant ce temps, la part d’enfants d’employés et d’ouvriers a stagné : environ un étudiant sur douze, contre un peu plus d’un sur cinq à l’université, où ils sont déjà sous-représentés.

Pour sa défense, la direction de Sciences Po a le culot de souligner que le taux de réussite de ses étudiants, y compris ceux issus de classes populaires, est plus important qu’à l’université. Après avoir siphonné par ses concours les plus conformes aux exigences scolaires, c’est quand même bien le moins !

COOPTATION PATERNALISTE

On pourrait presque s’amuser de cette obstination à préserver, depuis la fondation de l’institution, un entre- soi bourgeois mâtiné de cooptation paternaliste... si elle consentait à s’autofinancer.

Car c’est le second scandale : non seulement l’État républicain consacre les prétentions exorbitantes de l’IEP par un statut dérogatoire, mais il les remplume. Un étudiant y coûte 50% plus cher qu’un étudiant d’université, bien que les matières enseignées ne soient pas les plus coûteuses en équipement, et que 93 % des enseignements soient assurés par des vacataires.

Malgré une vertigineuse augmentation des droits d’inscription au cours des dernières années, l’Etat débourse 20 % de plus pour un étudiant à l’IEP que pour un étudiant d’université (à disciplines comparables, l’écart est encore plus grand).

Autrement dit, à travers une fiscalité qui, reposant sur la TVA, affecte d’abord les classes populaires et moyennes, on finance les études chères des classes déjà privilégiées.

On pourrait s’amuser de cette obstination, encore, si l’entre-soi se tramait autour de la dégustation d’un cigare ou d’une chasse à la bécasse, comme y invitent certains clubs de l’association des anciens.

Mais il s’agit de quelque chose d’autrement plus sérieux : le maintien d’une domination. En 1872, juste après la Commune de Paris et le rétablissement du suffrage universel masculin, Emile Boutmy (1835-1906) créait Sciences Po en lui donnant une claire mission : « Contraintes de subir le droit du plus nombreux, les classes qui se nomment elles-mêmes les classes élevées ne peuvent conserver leur hégémonie politique qu’en invoquant le droit du plus capable.

Il faut que, derrière l’enceinte croulante de leurs prérogatives et de la tradition, le flot de la démocratie se heurte à un second rempart fait de mérites éclatants et utiles, de supériorité dont le prestige s’impose, de capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie. »

DIGUE ANTIDÉMOCRATIQUE

Dans le Sciences Po d’aujourd’hui, Emile Boutmy n’est pas considéré comme un de ces aïeux pathétiques dont il vaut mieux effacer le souvenir : il a sa notice hagiographique sur le site Internet, des bourses à son nom, un amphithéâtre, où l’institution s’enorgueillissait de recevoir Mario Monti, cet ancien de Goldman Sachs qui dirige un "gouvernement de techniciens" sans avoir jamais été élu.

Conçue comme une digue antidémocratique, Sciences Po a conservé au fil du temps sa vocation d’alchimiste qui métamorphose l’arbitraire de la naissance en capacité présumée.

Soyons transparent : j’ai étudié à l’IEP de Paris. J’en garde le souvenir de quelques enseignements stimulants, plombés par un tronc commun où prévalait une science économique recroquevillée sur le pilotage libéral des crises du capitalisme.

Cependant, peu importe la qualité de l’enseignement, qui ne changerait rien au scandale. Car, ou bien cet enseignement constitue une imposture intellectuelle, la carrosserie idéologique d’une classe dirigeante, et il n’y pas de raison que le contribuable continue de lui fournir son carburant ; ou bien il équipe ses destinataires en « capacités dont on ne puisse pas se priver sans folie », et l’on ne voit pas en quoi il devrait demeurer l’exclusivité d’une poignée d’individus bien nés.

Preuve que le contenu de l’enseignement importe peu, on ne dit pas ce qu’on a fait à Sciences Po, mais plutôt : j’ai fait Sciences Po. L’établissement n’est pas l’outil d’un apprentissage, mais une fin en soi.

Rituel d’intronisation et point de contact des futures élites de la politique, de l’administration, des entreprises, du journalisme ou de l’académie, le passage par Sciences Po constitue, d’un point de vue collectif, un moment de socialisation et d’homogénéisation de la classe dirigeante ; et, d’un point de vue individuel, une accumulation primitive de "capital" qu’il convient de faire "fructifier", selon les termes de l’association des anciens lorsqu’elle invite à la rejoindre.

REPRODUCTION DES HIÉRARCHIES SOCIALES

On pourra m’accuser de cracher dans la soupe ou d’oublier d’autres "grandes écoles", universités qui aspirent à en être, dont le rôle dans la reproduction des hiérarchies sociales n’est pas moins actif et pas plus justifié.

Mais il faut bien partir de quelque part quand on veut mettre le goût de la démocratie dans la tambouille de l’enseignement supérieur et se débarrasser des recettes nauséabondes qui font la noblesse d’Etat.

Alors, commençons par supprimer Sciences Po, c’est-à-dire : le privilège légalisé, l’écrémage social et le hold-up financier dont il est le produit.

Nicolas Jounin [1], enseignant-chercheur en sociologie à l’université Paris-VIII-Saint-Denis.

Tribune à lire dans Le Monde ici

On peut aussi [2] lire la tribune de Bruno Latour, sociologue, directeur scientifique à Sciences Po : Richard Descoings est mort pour la seconde fois

Notes

[1] Nicolas Jounin est l’auteur de "Chantier interdit au public" (La Découverte, 2008)

[2] (Mais ce n’est vraiment pas obligatoire ! sauf si on a vraiment envie d’entendre exactement le contraire de ce qu’on vient de lire)

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Fête des mères: les mesures prises en faveur des femmes par l'Etat français

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Pour clôturer une année militante extrêmement riche et diversifiée sous la conduite du Délégué régional de l'A.F. Vincent Gaillère, l'historien bien connu de nos amis Philippe Prévost donnera, du 14 au 16 juin prochains, pour le soixante-treizième anniversaire de l'accession salvatrice au Pouvoir du maréchal Pétain, une importante série de conférences sur le thème: "Vichy, inventeur et acteur de la modernisation de la France". Afin de rappeler aux plus jeunes de nos amis ce qu'ils doivent à "Vichy", la fédération interprovinciale de l'Action française juge bon de faire, en ce jour de la fête des Mères 2013, le point sur les mesures d'ordre social que prit l'Etat français pendant la Révolution nationale de 1940; certaines pourront appraître désuètes, en revanche d'autres pourraient être aujourd'hui reprises telles quelles par un Pouvoir national...
 
Action française-Grand Sud-Ouest
 
4 Piliers Fédération
 
Sous l'Etat français (1940-1944), la femme française est l'objet de toutes les sollicitudes du gouvernement du maréchal Pétain, Chef de l'Etat. Un responsable du Gouvernement résume ainsi son rôle dans la société vichyssoise :
« Si chacun balayait devant sa porte, la rue serait vite propre. Appliquons cela à la Société et disons : si chaque femme soignait, purifiait, refaisait sa maison, comme la Patrie deviendrait belle » !
 
C'est à cette image de la Femme éternelle que le maréchal Pétain rend hommage en faisant de la "journée des mères" (dernier dimanche de mai) une quasi-fête nationale. Le 25 mai 1941, dans un de ses innombrables discours, il célèbre la famille "cellule initiale de la Société" et le" foyer, dont la mère est la maîtresse.
 
Ainsi la femme est règne sur sa maison, se dévoue à ses enfants, assume les tâches domestiques et son travail ne doit pas être salarié pour ne pas menacer celui des soldats démo­bilisés. Si les nouvelles lois restreignent en quelque sorte sa liberté de travailleuse, elles renforcent sa place d'épouse et de mère.
 
L'embauche des femmes est interdit, l'avortement sévèrement réprimé, le divorce est rendu plus difficile, voire impossible. Les pères seuls sont reconnus chefs de famille. Qualifiés par le Maréchal d'après Péguy d'"aventuriers des temps modernes", ils sont présents dans les conseils municipaux et siègent dans les associations de familles constituées dans toutes les communes.
 
L'allocation de salaire unique représente durant cette période 50 % des prestations familiales, c'est dire l'intérêt que porte le Gouvernement aux besoins de la femme au foyer en temps de pénurie. Cependant, du fait de l'Occupation et du nombre de prisonniers de guerre en Allemagne, les besoins en main d'oeuvre augmentent, la situation économique s'aggrave et le Gouvernement est finalement contraint en 1942 de suspendre la loi qui empêchait les femmes mariées de travailler.
 
 
 
Journée des Mères 2 
 
Quelques exemples de lois sociales
du Gouvernement du maréchal Pétain:
 
11 OCTOBRE 1940 — Interdiction d'embauche de femmes mariées dans les services de l'Etat, les collectivités locales ou territoriales. Obligation pour les femmes de plus de 50 ans de prendre leur retraite.
 
15 FÉVRIER 1941 — Augmentation du taux des allocations familiales qui passent de 20 % à 30 % du salaire départemental à partir du 3e enfant.
 
29 MARS 1941 — L'allocation de mère au foyer est transformée en allocation de salaire unique et étendue aux femmes d'artisans et d'agriculteurs.
 
15 FÉVRIER 1942 — Loi faisant de l'avortement un " crime contre la sûreté de l'Etat ".
 
2 AVRIL 1941— Loi interdisant de divorcer avant un délai minimum de 3 ans de mariage. Restriction des causes de divorces.
 
23 JUILLET 1942 — L'abandon de foyer n'est plus une faute civile mais une faute pénale.
 
23 DÉCEMBRE 1942 — Loi protégeant la " dignité du foyer loin duquel l'époux est retenu par suite des circonstances de guerre ".
 
 
Journée des Mères 5

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Tous contre le mariage pédérastique!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On lira ci-après l'avis d'une trentaine de religieux, universitaires, hommes politiques et stars du show-biz sur le mariage pédérastique, contre lequel un million de Français (dont un bon nombre de nationalistes d'Action française du Grand Sud-Ouest), a défilé le 13 janvier dernier à Paris. La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, qui a activement soutenu cette manifestation, propose donc à ses fidèles lecteurs ces quelques citations de bon sens qui donneront, espérons-le, à réfléchir au Parlement.

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

Alix au pays des pédérastes

 

1/ Autorité religieuses

des diverses familles spirituelles

de la France :

Mgr Ginoux

Evêque de Montauban

la notion du mariage se comprend comme la reconnaissance devant la société de leur union. Le mariage est la garantie de la vie commune des époux, de leur statut de parents et de la filiation de leurs enfants. Cette institution immémoriale n’a jamais varié parce qu’elle permet d’assurer les bases de la société et, en particulier, celle de la filiation.

Mgr Herbreteau

Evêque d'Agen

On ne bâtit pas une institution comme le mariage uniquement à partir de sentiments. De même, lorsque l'on dit : D'autres pays d'Europe l'ont bien fait, pourquoi pas nous ? L’argument n’est pas vraiment juste. Peu de pays, en fait, ont élaboré le même type de projet. À travers cette institution, la société reconnaît et protège le libre engagement de l’homme et de la femme dans le respect mutuel, la fidélité et l'ouverture à la vie. 250000 mariages sont célébrés en France chaque année et c'est toujours un événement important pour ceux qui s'y engagent.

Mgr Jordan

Archevêque de Reims

Le mariage pour tous n'a jamais existé et ne peut pas exister. Le mariage, c'est un homme, une femme et, si possible des enfants. On ne peut pas sortir de cela, c'est notre nature, et aussi l'un des fondements de notre civilisation. La société elle-même a déjà placé des interdits immémoriaux : on ne peut pas, par exemple, épouser un proche parent, ou plusieurs personnes en même temps. Donc toute situation de couple n'est pas mariage. Il ne suffit pas de dire que, du moment qu'on s'aime, on peut se marier.

Mgr Joseph

Métropolite orthodoxe

Ouvrir le mariage à des personnes de même sexe consiste à supprimer le caractère référentiel de l’image biblique du couple de l’homme et de la femme, image qui renvoie à l’anthologie biblique mais aussi à la finalité structurelle de la constitution d’un tel couple, à savoir l’enfant et la perpétuation du genre humain.

UOIF

Union des organisations islamiques de France

La référence unique à la famille père-mère-enfants se trouve dépassée par l'évolution de la société, c'est un fait[...] Le mariage ne doit pas avoir pour unique objet la célébration de l’amour, parce qu’il est d’abord et avant tout un engagement, par un pacte civil incluant des droits et devoirs réciproques.

Gilles Bernheim

Grand rabbin de France

Ce que l’on oublie souvent de dire : L’amour ne suffit pas, même si la capacité des homosexuels à aimer n’est évidemment pas en cause. Aimer un enfant est une chose, aimer un enfant d’un amour structurant en est une autre.(...) le rôle des parents ne consiste pas uniquement dans l’amour qu’ils portent à leurs enfants. Résumer le lien parental aux facettes affectives et éducatives, c’est méconnaître que le lien de filiation est un vecteur psychique et qu’il est fondateur pour le sentiment d’identité de l’enfant.

 

2/ Universitaires:

Claude Lévi-Strauss

Anthropologue et ethnologue

Les règles de la parenté et du mariage ne sont pas rendues nécessaires par l'état de société. Elles sont l'état de société lui-même, remaniant les relations biologiques et les sentiments naturels.

Xavier Lacroix

Théologien et philosophe

Le mariage est aussi une institution et pas seulement un contrat. L'institution du mariage est définie par un corpus de droits et de devoirs des époux entre eux et envers les enfants. La société y intervient comme tiers, considérant qu'elle en a besoin pour l'intérêt général. La société a-t-elle besoin de l'amour homosexuel, de couples homosexuels solidaires. Peut-être, mais j'en doute. [...]

Monette Vacquin/JP Winter

Psychanalystes

Ce déni de la différence, une femme est un homme, Freud le nommait déni de la castration. Cela signifie, dans le jargon psychanalytique, que la castration n'existe pas, il suffit que je la nie mentalement pour que son existence réelle soit réfutée. Quand un licenciement devient plan social, on est mal à l'aise. Quand un ballon devient référent rebondissant, on se demande si on rêve. Quand le mariage devient une discrimination légale contre les citoyens fondée sur leur orientation sexuelle, on commence à avoir peur.

Sylviane Agacinski

Essayiste

Le mot-valise homoparentalité a été forgé pour instaurer le principe d'un couple parental homosexuel et promouvoir la possibilité juridique de donner à un enfant deux parents du même sexe. Or c'est bien l'institution d'un couple parental homosexuel qui fait question, dans la mesure où il abolirait la distinction homme/ femme au profit de la distinction entre homosexuels et hétérosexuels. Cette dernière division est-elle en l'occurrence pertinente ? […]le lien de filiation unissant un enfant à ses parents est universellement tenu pour bilatéral, et cette bilatéralité serait inintelligible si elle ne s'étayait directement sur la génération sexuée.

Laurent Bouvet

Politologue

Les socialistes continuent de fonctionner par slogans. Ils n’ont pas réfléchi en profondeur sur le sujet. Ils raisonnent par évidence, là où tout est subtilité. Ils imaginent que l’on peut aborder la question du mariage homosexuel sans penser la question de la filiation, qui est autrement plus complexe. Le gouvernement a ouvert une boîte de Pandore. L’élite socialiste n’imagine pas combien, sur ces questions, la société, les élus de province, ne sont pas en phase avec elle.

 

3/ Politiciens de tous bords :

Bernard Accoyer

Maire U.M.P. d'Annecy-le-Vieux

Je suis défavorable à cette réforme et je m’opposerai au vote de ce projet de loi s’il est effectivement débattu à l’Assemblée nationale comme le Gouvernement l’a annoncé. Ce projet vise à répondre à une revendication portée par des associations militantes qui aboutirait à remettre en cause un des fondements multiséculaires de la société : le mariage, institution destinée à réunir les meilleures conditions d’accueil, et d’épanouissement pour l’enfant.

Laurent Baumel

Député PS d'Indre-et-Loire

Ce n'est pas l'heure de mener des débats d'avant-garde qui ne recréent pas de la confiance avec les couches populaires qui ont le sentiment que la gauche ne s'occupe pas d'elles.

Patrice Carvalho

Député Front-de-gauche de l'Oise

Je voterai contre. J’ai voté le pacs et c’est suffisant. Le mariage, c’est un homme et une femme qui peuvent concevoir un enfant. La nature n’est pas faite autrement. Ce dossier, ce n’est pas la priorité des Français en ce moment, c’est de l’enfumage!

Jean-François Copé

Secrétaire général de l'U.M.P.

Pour ma part je suis opposé au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels. Je pense que le mariage est un cadre destiné à donner une protection aux enfants. Il est intrinsèquement lié à la famille et s’organise autour d’un modèle composé d’un père et d’une mère.

Philippe Cochet

Député U.M.P. du Rhône

J'estime en effet, qu'au delà de l'aspect moral et sociologique des conséquences d'un tel choix, celui-ci traduit une sérieuse remise en question des fondements de la famille et de la société.

Gérard Charasse

Député "socialiste, radical et citoyen" de l'Allier

Je suis opposé à cette proposition qui ne figurait pas dans mon programme de campagne qui reprenait, au niveau national, pourtant l’essentiel de celui de la majorité présidentielle. Je n’ai pas changé d’avis et, non pour des raisons de “nature”, mais pour des raisons politiques, je ne voterai pas cette proposition.

Jean-François Debat

Maire P.S. de Bourg en Bresse

[...] Pourquoi, alors, refuser le mariage pour tous ? Parce que du mariage découlent, automatiquement, les questions de filiation et de parentalité, et que c’est sur cet aspect que j’ai un désaccord de fond. En effet, pour moi, il n’y a pas de droit à l’enfant, mais des droits de l’enfant. Je comprends parfaitement l’aspiration de couples homosexuels stables à élever un enfant, et ne la traite ni avec ironie, ni avec suspicion. Cependant, à mes yeux l’enfant n’est pas un droit, ni pour un couple hétérosexuel, ni pour un couple homosexuel.

Georgina Dufoix

Ancien ministre P.S. de la santé 

Pour que deux personnes d'un même sexe puissent se marier il faudrait changer le code civil, et en faire disparaître tout ce qui traduit l'altérité entre un homme et une femme, et essentiellement les mots Père et Mère. Ne nous y trompons pas, derrière ce changement de mot, il y a, bien sûr, la volonté de faire plaisir à une communauté, la communauté homosexuelle (L.G.B.T.). Mais il y a surtout un présupposé fondateur qui est celui de la philosophie du Genre.

Daniel Fasquelle

Député U.M.P.

[...] la réponse ne peut cependant passer, pour de nombreux Français, par le mariage et ses conséquences en matière de filiation : adoption, procréation médicalement assistée et mère porteuse. [...]

Jean-Christophe Fromantin

Maire de Neuilly-sur-Seine

La famille, dans la complémentarité de sa composition, n’est pas cette cellule évolutive aux conséquences anthropologiques nouvelles que vous évoquez mais bel et bien le socle fondateur des civilisations et de leur équilibre. C’est la raison pour laquelle seul le mariage entre un homme et une femme justifie l’acte solennel institué par le Code civil. En bouleversant cette réalité vous allez déstabiliser le premier espace d’affection et de solidarité que constitue une famille composée d’un père, d’une mère, d’enfants et de grands parents.

Bruno Gilles

Sénateur U.M.P. des Bouches du Rhône

Le mariage est réservé aux couples, constitués d’un homme et d’une femme, avec pour perspective une descendance. Il s’agit d’une institution et non pas d’un contrat. Il a pour corollaire la venue d’enfants. Avec l’institution du mariage, la société entend à la fois protéger l’altérité homme-femme et l’enfant qui peut en être issu. Il ne peut y avoir d’égalité entre les couples hétérosexuels et les unions homosexuelles puisque ces dernières sont fondées sur la négation de l’altérité et par voie de conséquence sur l’impossible conception d’enfants.

Alain Gournac

Sénateur U.M.P. Yvelines.

Elle est le fondement sur lequel notre société à l’équilibre toujours précaire peut encore prendre appui. Personne n’a le droit d’y toucher. Tout le monde a le devoir de la défendre et de la consolider.

Elisabeth Guigou

Ancien ministre P.S. de la justice 

Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir la différence entre les sexes. […] Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant.

Bernadette Laclais

Député P.S. de Savoie

[...] Mais au nom de l'égalité des droits entre adultes, faut-il créer par la loi des inégalités entre enfants ? Certes ces inégalités existent déjà entre enfants de conditions différentes, mais elles sont le résultat de parcours de vie, de situations de fait. [...] Mais cela suffit-il à admettre que, par l'a priori de la loi, des enfants auront à grandir avec des parents de même sexe, et d'autres avec des parents de sexes différents ?

Jérôme Lambert

Député P.S. de Charente

Que celles et ceux qui choisissent de vivre une sexualité différente soient considérés et protégés en tant que personne humaine, mais que leur mode de vie n'impose pas des changements pour toute l'organisation sociétale.

Annick Lepetit

Député de Paris, porte parole du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale

Sur ces sujets de société, chacun se sent concerné. La famille, le couple, ce sont des cordes sensibles. On se sent en droit de s’exprimer. Pas besoin d’être expert en finances de la Sécurité sociale.

Bernard Mantienne

Maire U.M.P. de Verrières-le-Buisson

Permettez-moi de vous dire qu’une telle décision appuyée par une minorité constituerait, si elle se confirmait, une erreur et une faute. Erreur parce que depuis toujours la famille normale est le socle de la société, socle sur lequel se forge la personnalité de chaque être dans un cadre d’affection et d’équilibre pour les époux comme pour les enfants et cela quels que soient les embuches et échecs. Faute parce que cette atteinte à la loi naturelle ouvrirait la voie à toutes sortes de dérives.

Christine Meyer

Secrétaire générale du Mouvement républicain et citoyen (M.R.C., chevènementiste) 

[...] Si le mariage civil et républicain n’oblige pas à faire des enfants, d’une part il y est fortement lié, et surtout il règle l’importante question de la présomption de paternité. Si un enfant naît, il a automatiquement une mère et un père.

Thierry Robert

Député-maire MO.DEM de Saint-Leu

Ma conviction personnelle a toujours été que le mariage, c’est l’union d’un homme et d’une femme. La mise en place du mariage entre deux personnes du même sexe comporte des implications sociales et culturelles importantes pour les fondements de la société française et réunionnaise.

Ségolène Royal

Ancienne candidate P.S. à la présidence de la République

La famille c'est un père et une mère.

Bernard Poignant

Maire P.S. de Quimper

Seule compte l’idée que l’on se fait de l’accomplissement d’un enfant. A mes yeux et quoi qu’il arrive, il se construit dans l’altérité des genres, masculin et féminin, père et mère. Qu’ils soient présents ou absents, parfaits ou imparfaits. Un enfant doit toujours savoir qu’il a ou a eu un père et une mère. Personne ne peut discuter ce fait. [...] S’agit-il de permettre une reconnaissance sociale de l’amour ? La réponse est encore non. S’agit-il d’une question de filiation, donc des enfants ? La réponse est oui. Car le mariage entre deux personnes de sexe différent présuppose une filiation biologique, au moins quand elles sont en âge de procréer. Elles ignorent aussi si l’un des deux ou les deux sont stériles. Quand un enfant nait, le mari est présumé père et seulement présumé car l’enfant a pu être conçu avec un autre homme dans l’ignorance du mari. Quand le couple n’est pas marié, l’enfant est reconnu ou pas par le compagnon ou tout autre homme. Dans tous les cas de figure, il y a un père et une mère.

Michel Terrot

Député U.M.P. Rhône

le mariage, tradition pluriséculaire et institution républicaine, n’est pas une simple “niche” fiscale et sociale. Il n’est pas non plus une reconnaissance légale des sentiments que deux personnes peuvent se porter, aussi sincères soient-ils. Il est avant tout la reconnaissance juridique de la famille naturelle, c’est à dire de l’alliance entre un homme et une femme, et la prise en compte de l’apport spécifique de ce mode de vie à l’effort collectif.

Jean-Marc VEYRON

Maire de Chasselas

En tant que citoyen homosexuel, je ne me sens pas du tout représenté par les associations L.G.B.T. [...] J’ai ainsi acquis la conviction que l’idéal, pour un enfant, est d’être élevé dans une famille composée d’un père et d’une mère. On va me dire que les hétéros divorcent, se remarient, recomposent des familles. C’est une réalité qu’on ne peut pas nier. Mais la loi doit reconnaître ce qu’il y a de beau et de souhaitable, pas encourager les pratiques minoritaires. La loi doit protéger le plus faible, donc l’enfant.

 

4/ Show-biz et divers :

Dave

Chanteur

Je ne suis pas pour. Parce que je suis un beatnik et que je suis contre le mariage tout court. On n'a pas besoin de monsieur le maire pour vivre ensemble. Et puis, symboliquement, gardons le mariage pour les hétéros.

Jean-Pier Delaume-Myard

Auteur de documentaires

Nombreux sont les homosexuels qui n’ont aucune envie de se marier. Alors pour qui fait-on cette loi ? Pour les homosexuels ou pour les quelques centaines de gays qui vivent dans le Marais ? [...] Se pose la question bien évidemment de la signification du mot famille. [...] Cela sera quoi, les repères pour cet enfant, sa filiation… son non-rapport à la mère ou au père.

Karl Lagerfeld

Couturier et designer

[...] je suis violemment contre les mères porteuses, les ventres loués pour que ces messieurs jouent à la poupée. Ça, je déteste. Des enfants sans mère, j’en veux pas!

 

Catherine Lara

Violoniste, chanteuse, compositrice

J'ai un respect terrible pour les vieilles valeurs. J'ai eu la chance de vivre avec des parents amoureux qui se sont aimés... Pour moi le mariage c'est le papa, la maman et le fruit de cet amour-là qui donne des enfants. J'aime ça, j'aime cette rassurance. Et ce que je souhaite à tous les enfants du monde, c'est d'avoir un papa et une maman. [...] Mon goût profond va pour les vraies valeurs. Le mot mariage pour moi il est un peu sacré.

Bernard Tapie

Homme d’affaires

Mais est-ce que l’on peut fabriquer un enfant sans père ni mère sans prendre le risque qu’il en souffre ? Je ne le crois pas.

Hervé Villard

Auteur, compositeur et interprète français

Je trouve ça épouvantable. Je vous le dis très sincèrement. Je pense qu'un enfant doit avoir un père et une mère. Je trouve ça insupportable. On est mal barrés. [...] Je trouve ça sordide.

 

 

Source: http://www.catholiques-en-campagne.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=404:taubira-et-les-40-geneurs&catid=17&Itemid=44  

                                         

 

 

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L'Action française et le mariage pédérastique: contre le libéralisme sexuel dans la famille!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On verra dans l'interviouve qui suit d'une militante du Mouvement républicain et citoyen (M.R.C.) de Jean-Pierre Chevènement, parue récemment dans Le Figaro, que des gens de gauche doutent de l'opportunité et de la pertinence du projet gouvernemental de mariage pédérastique. Bien que nous ne soyons pas d'accord avec la position de Madame Meyer sur la question de l'adoption par les pédérastes, il s'agit dans l'ensemble d'un intéressant élément de réflexion à apporter à nos amis. Nombre de ses arguments de bon sens peuvent être repris par tous les Français réalistes.

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

Haddock se fâche!

Le capitaine Haddock,

qui n'est pas un pédéraste,

vient d'apprendre

le projet du gouvernement Hollande.

(Photo D.R.)

 

Q. - Vous êtes opposée au mariage homosexuel. Dans quel état d'esprit êtes-vous au juste vis-à-vis de ce projet?

 

Christine MEYER. - Je suis sceptique. Je n'ai aucun engagement religieux, mais je m'interroge sur le sens de cette revendication en faveur du mariage homosexuel.

 

Q. - Qu'est ce qui vous gêne dans le projet de loi?

 

R. - Il faut d'abord être au clair sur ce qu'est le mariage. Il s'agit d'une institution destinée à assurer la filiation, à partir d'une procréation entre deux sexes. On peut bien entendu critiquer cette institution. Ce qui est d'ailleurs le cas depuis des siècles. Mais on ne peut pas demander à ­cette institution d'être ce qu'elle n'est pas, à savoir un contrat entre deux individus, contrat fondé sur l'amour ou l'inclination sexuelle. Même si ces affirmations peuvent paraître un peu dures, elles permettent d'éclairer le débat. On voudrait que le mariage devienne la reconnaissance par l'État d'un lien affectif entre deux individus, quel que soit leur sexe. À ce titre, pourquoi s'en tenir à une relation entre deux individus? Après tout, un individu peut sincèrement et authentiquement aimer deux ou trois personnes de sexe identique ou différent. Pourquoi alors ne pas les marier aussi? Selon moi, l'État n'a pas à valider ou non une relation privée. Cela reviendrait à considérer les désirs comme des droits individuels que les institutions doivent satisfaire. Or, en tant que femme de gauche, je fais un lien entre le libéralisme économique qui vise à supprimer toute norme ou règle faisant obstacle à la circulation généralisée des marchandises et la libération infinie des désirs qui elle aussi refuse toute norme ou obstacle.

 

Q. - La «libération infinie des désirs», est-ce aussi permettre à des couples de même sexe d'avoir des enfants par la PMA?

 

R. - C'est une des conséquences possibles. Nous voyons d'ores et déjà apparaître cette revendication. J'y suis catégoriquement opposée. Avec la procréation médicalement assistée, on entre dans une conception totalement prométhéenne de l'homme - «maître et possesseur de la nature» -, qui produit des enfants selon ses désirs, à partir des pouvoirs de la technique. De ce point de vue, je m'étonne que les courants écologistes, si respectueux de la nature, soient le fer de lance d'une revendication qui renvoie à une figure de l'homme qu'ils ne cessent de dénoncer.

 

Q. - Et l'adoption par les couples homosexuels?

 

R. - J'y serais plutôt favorable, parce que je dénonce à la fois l'hypocrisie actuelle et la rupture du principe d'égalité républicaine. Si les célibataires ont la possibilité d'adopter, pourquoi alors les célibataires homosexuels vivant en couple ne pourraient-ils pas le faire?

 

Q. - Ces positions sont-elles difficiles à tenir dans votre parti?

 

R. - Que les choses soient claires: si je m'exprime sur ce sujet, c'est à titre personnel. Pour le moment, le M.R.C. n'a pas pris de position. Il le fera en janvier. Les avis sont partagés au sein du mouvement. Mais je m'honore que mon parti ait engagé la réflexion, un débat sans tabou, et qu'il laisse s'exprimer les différents points de vue.

 

Q. - Les débats ont-ils été suffisants sur le sujet?

 

R. - Franchement, non. J'aimerais que la parole soit plus libre et que l'on ne s'enferme pas dans le clivage réactionnaires/progressistes. Il y a, chez nos concitoyens, une véritable attente d'argumentation non passionnelle.

 

Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2012/12/25/01002-20121225ARTFIG00098-meyer-mrc-non-a-la-liberation-infinie-des-desirs.php

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Claire Mazeron défend l'histoire de France!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Dans une tribune libre publiée il y a deux ans sur un site d'informations, la syndicaliste Claire Mazeron, agrégée de géographie, défendait la nécessité de programmes d'histoire libérés de la démagogie de la repentance. Nos enfants français ont droit à connaître les faits réels de leur grande histoire. Une démarche que l'Action française-Grand Sud-Ouest, en cette rentrée 2012, juge toujours d'actualité. M. Peillon, nouveau ministre de l'éducation, sera-t-il à la hauteur des aspirations de nombreux professeurs et des parents inquiets?
 
A.F.-Grand Sud-Ouest
 
Clovis à trappe 1
La République ingrate méconnaît
nos gloires nationales (Photo D.R.)
 
"Napoléon et Louis XIV oubliés des nouveaux programmes du collège : après la suppression de l’Histoire en Terminale S, il n’en fallait pas plus pour déclencher une nouvelle polémique scolaire au cœur d’une rentrée déjà agitée.

"A l’origine, une tribune publiée par l’historien Dimitri Casali dénonçant la « déconstruction de notre histoire » au sein des nouveaux programmes de collège, et plus particulièrement de ceux qui entreront en vigueur dans les deux années à venir en classe de 5ème et de 4ème.

"Pour ce spécialiste du Premier Empire qui déplore la portion congrue laissée au « fil de notre mémoire nationale » face au développement de l’histoire post-colonialiste et multiethnico-repentante, François 1er, Henri IV, Louis XIV et Napoléon « vont être réduits à leur plus simple expression dans les programmes de l’année prochaine au profit des empires africains du Songhaï et du Monomotapa », alors même que l’étude de la Révolution et de l’Empire « sont sacrifiés afin de mieux étudier les grands courants d’échanges commerciaux des XVIIIème et XIXème, comprenant les traites négrières et l’esclavage ».

"C’est un fait : ces programmes ne sont guère convaincants. Couvrir sérieusement la totalité de la période révolutionnaire et de l’Empire en une dizaine d’heures relève de l’escroquerie intellectuelle, et nombre d’élèves n’étudieront sans doute jamais un absolutisme placé en fin de 5ème, au terme d’un marathon historique allant de la naissance de l’Islam à la mort du Roi Soleil.

"Les connaissances attendues des élèves au terme de l’étude de la Révolution peuvent en effet être décomptées sur les doigts de pied d’un unijambiste – Prise de la Bastille (14 juillet 1789), Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (en « août 1789 », mais sans préciser la date exacte) et proclamation de la République (septembre 1792). Et l’on cherche en vain dans ces programmes la mention des Grands Hommes qui ont fait la France comme celle des « lieux de mémoire » chers à Pierre Nora : si les auteurs de ces programmes poussent l’audace jusqu’à conseiller d’étudier « un petit nombre d’événements » ou de montrer de « grandes figures », ils se gardent bien d’en préciser l’identité. Un choix démocratiquement laissé aux professeurs pour donner libre cours à leurs marottes, qui ressemble plutôt au refus - prudent - de prescrire une Histoire nationale.

 

Patrie à défendre 2

 


"Ce qu’il y a pourtant d’agaçant dans cette controverse, c’est son manque flagrant d’actualité. Car l’indignation de Dimitri Casali n’a d’égal que son apparente méconnaissance de la manière dont on enseigne l’Histoire depuis vingt ans. Une Histoire sans dates, réduite à des « flashs » et sauts de puce dans le temps, où l’on se garde bien de toute continuité chronologique, jugée aliénante, et de tout approfondissement événementiel, par nature barbant.

"Une Histoire désincarnée, dans laquelle toute étude sérieuse de grand personnage est assimilée à un rétrograde culte de la personnalité.

"Une Histoire dans laquelle le récit professoral est banni, mais qui propose longuement à l’élève de s’improviser historien en tirant lui-même la substantifique moelle de documents mal photocopiés.

"Une Histoire thématique d’inspiration plus universitaire que scolaire, qui propose à des élèves pour qui le Front Populaire évoque un parti d’Extrême droite, de s’interroger sur « Etre ouvrier en France du XIXème au XXIème siècle ».

"Une Histoire qui conduit 72% des écoliers et 75% des collégiens à ne pas maîtriser les acquis attendus du programme (1).

"Si scandale il y a, il s’enracine donc dans un passé proche – les années 1980 -, lorsqu’une poignée de politiques sans idées mais aidés de pédagogues zélés décident, au nom de l’élève constructeur de ses propres savoirs et d’un rejet de l’ « Histoire à la papa » - forcément colonialiste et nationaliste - d’en déstructurer l’enseignement.

"Nos universitaires indignés ne découvrent donc aujourd’hui que la lune. Car il y a bien longtemps que Napoléon ou Louis XIV sont oubliés des programmes, tout comme Bouvines ou Valmy. Ou si peu évoqués qu’il est difficile d’en éviter la caricature. Il est ainsi bien tard pour s’offusquer que les jeunes générations réduisent Napoléon et Louis XIV à deux infâmes dictateurs, ou que le nom d’Austerlitz ne leur évoque rien d’autre que celui d’une gare parisienne.

"Au sein de cette Bérézina scolaire, le pire est d’ailleurs que les nouveaux programmes, tant décriés, sont paradoxalement meilleurs que les précédents !

"En effet, 6 heures - quoiqu’en fin de programme - seront désormais consacrées à « l’émergence du roi absolu » contre 3-4 heures actuellement. Et l’étude de la période révolutionnaire, Empire inclus, garde peu ou prou ses horaires (11h prévues contre 9 à 11 aujourd’hui).

"Mieux encore : l’étude de l’absolutisme s’inscrit désormais dans un cadre beaucoup plus vaste intégrant sa mise en place depuis la fin du XVIème siècle, quand les anciens programmes intimaient l’ordre de ne s’intéresser qu’au règne (personnel) de Louis XIV. Lequel était alors infligé aux élèves après un saut chronologique d’un siècle et demi dans l’Histoire de France.

"Alors qu’en 3ème, l’étude de l’URSS – réduite à deux heures consacrées au goulag et au cinéma d’Eisenstein -faisait l’économie des révolutions de 1917 et du nom de Lénine, le nouveau programme supprime cette incongruité en précisant qu’on devra montrer « comment Lénine a mis en place les principales composantes du régime soviétique ».

"Et si les traites négrières au XVIIIème sont désormais au programme de 4ème -en conformité a priori avec les requêtes de certains lobbys mal intentionnés - il faut souligner que le programme de 5ème aborde également la question de l’esclavage sous l’angle des traites orientale, transsaharienne et interne à l’Afrique noire avant le XVIème siècle, ce qui diminue considérablement le risque de récupération comme la promotion de toute repentance. Cette thématique reprend ainsi intelligemment la thèse de l’historien O. Pétré-Grenouilleau sur les traites négrières plutôt que de céder à l’auto flagellation ambiante.

"Enfin, si les programmes font large place aux « mondes lointains », il faut toutefois souligner que la place réelle de l’histoire consacrée à la France n’est en rien diminuée, bien au contraire : de la 6ème à la 3ème, celle-ci sera évoquée sur près de 60 heures, contre 30 à 40 heures actuellement… au grand dam de nombre d’organisations qui ne sauraient être de gauche qu’en vomissant l’histoire nationale.


"Alors certes, dans une école débarrassée de ses dérives démagogico-pédagogistes, ces programmes – plutôt légers et assez bien pensants - n’auraient pas lieu d’être. Faut-il pour autant s’indigner qu’ils soient moins pires que tous ceux qui les ont précédés ?


"(1) Chiffres tirés des évaluations de 2006, DEPP, Repères et Références Statistiques, 2007"
 
Source: tribune libre parue sur le site Marianne 2, le 31 août 2010,  http://www.marianne2.fr/Reforme-des-programmes-d-histoire-nous-venons-de-si-loin_a196918.html

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Morale laïque ou élitisme équitable à l'école: éléments de réponse de l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Nous reproduisons ci-après une analyse bien documentée des idées en matière de "morale laïque" qu'entend imposer le nouveau ministre de l'éducation, M. Vincent Peillon, par M. l'abbé Philippe Bourrat, directeur de l'enseignement du district de France de la fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (F.S.S.-P.-X). Elles ne sont autres que la resucée dépassée de celles de Ferdinand Buisson, fondateur, avec Jules Ferry, de l'enseignement laïc, gratuit et obligatoire en France, qui constituaient une tentative pour remplacer l'influence catholique par celle de la Révolution dite française. Alors que l'école publique aurait besoin d'un renouveau de la qualité de l'enseignement, notamment par l'élévation du niveau et la réhabilitation de la culture humaniste et du travail manuel, c'est-à-dire d'un "élitisme équitable", la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française voit avec méfiance le primarisme le plus totalitaire, gros de guerres civiles, faire son retour dans les programmes. On tente de bourrer le crâne de nos enfants avec des généralités inutiles à la connaissance et dangereuses pour le développement de leur esprit critique. Ce n'est pas ce qu'attendent les pères et mères de famille français. On comprend mieux à cet entêtement que, seule, la Monarchie populaire pourra séparer l'école publique de l'idéologie maçonnique.

 

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

4 Piliers Fédération

 

Parmi les débats qui agitent le milieu scolaire de cette rentrée 2012, on notera le projet d'une refonte de l'enseignement de la morale laïque à l'école. Vincent Peillon, actuel ministre de l'Éducation nationale, sait de quoi il parle. Disciple intellectuel et spirituel de Ferdinand Buisson qui fut la cheville ouvrière des lois scolaires de Jules Ferry, à la fin du XIXe siècle, mais aussi le rapporteur de la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905, le nouveau ministre a déclaré, dans une interview donnée au Journal du Dimanche (01/09/2012), vouloir mettre en place dans toutes les classes de l'école primaire et secondaire un cours de morale laïque, à partir de la rentrée 2013.

Ce qu'il entend par morale laïque est particulièrement instructif : « Je souhaite pour l'école française un enseignement qui inculquerait aux élèves des notions de morale universelle, fondée sur les idées d'humanité et de raison. » Pour lui, c'est l'autonomie de la raison humaine et non Dieu qui constitue le fondement de l'agir de l'homme. Par ailleurs, le manque d'évaluation (c'est-à-dire d'épreuves de morale laïque aux examens) est pour lui la cause d'une certaine désaffection de la discipline, trop souvent cantonnée à une « instruction civique » qui néglige le coeur de cette morale laïque : une attitude intérieure. « Il existe aussi une laïcité intérieure, c'est-à-dire un rapport à soi qui est un art de l'interrogation et de la liberté. » La morale laïque a pour objectif de transmettre cette attitude de pensée qui relève de la liberté de conscience comprise dans le sens de l'esprit des Lumières et à l'opposé de toute Révélation extérieure. « Le but de la morale laïque, nous dit encore Vincent Peillon, est de permettre à chaque élève de s'émanciper, car le point de départ de la laïcité c'est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d'arracher l'élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

Auteur d'un essai sur Ferdinand Buisson (1), Vincent Peillon prolonge une idéologie chère aux grands maîtres de l'anticléricalisme dont il explique, dans son ouvrage, les ressorts internes. Ferdinand Buisson fut l'apôtre d'une religion nouvelle, d'une foi laïque qui prend sa source dans la conscience et veut se substituer à l'Église catholique, jugée incompatible avec l'esprit de la démocratie moderne. Il lui faut une religion sans prêtre et sans dogme. Et c'est l'école qui doit forger la moralité et la mentalité républicaines.

Vincent Peillon résume ainsi la pensée de Buisson exposée dans Le Devoir présent de la jeunesse (1899) : « La France a cette singularité qu'élevée dans la religion catholique, n'ayant pas su faire droit à la Réforme, elle n'a pas fait pénétrer dans ses moeurs une religion du libre examen, de l'égalité et de la liberté. Il faut donc à la fois déraciner l'empreinte catholique, qui ne s'accommode pas de la République, et trouver, en dehors des formes religieuses traditionnelles, une religion de substitution qui arrive à inscrire jusque dans les moeurs, les coeurs, la chair, les valeurs et l'esprit républicain sans lesquels les institutions républicaines sont des corps sans âme qui se préparent à tous les dévoiements.» (p. 34)

Et l'actuel ministre de poursuivre son analyse qui nous éclaire sur le sens de la laïcité, fer de lance de la lutte contre l'Église catholique : « La laïcité française, son ancrage premier dans l'école, est l'effet d'un mouvement entamé en 1789, celui de la recherche permanente, incessante, obstinée de la religion qui pourra réaliser la Révolution comme promesse politique, morale, sociale, spirituelle. Il faut, pour cela, une religion universelle : ce sera la laïcité. Il lui faut aussi son temple ou son église : ce sera l'école. Enfin il lui faut son nouveau clergé : ce seront les hussards noirs de la République.» (p. 48)

Il ne s'agit pas d'exclure la religion ou la morale dont les hommes ont besoin. Il faut substituer à la religion révélée une religion de l'homme : « Si elle veut s'inscrire dans la durée et faire son oeuvre démocratique et sociale, la forme républicaine n'est donc pas présentée comme devant proposer une sortie hors de la religion. Elle est le passage d'une religion à une autre : de la religion révélée et théocratique à la religion laïque et libérale.» (p. 50)

Dans cette religion, la foi ne se reçoit pas mais se conquiert. La conversion n'est pas l'effet d'une grâce donnée par Dieu, mais c'est un devenir qui s'accomplit dans les profondeurs de la conscience. (p. 208) « Le salut par la foi est un salut par la volonté», résume V. Peillon.

Ferdinand Buisson ne s'en cache pas : pour réunir tous les amis de la fraternité humaine, cette religion doit s'engager dans l'action, l'histoire, la société. Il l'écrira, le 10 juillet 1869, à Victor Hugo et présentera la future religion comme « une vaste franc-maçonnerie au grand jour

Il suffisait de le dire clairement. Car tel est bien l'enjeu de l'enseignement d'une « morale laïque » à l'école.

(1) Vincent Peillon, Une Religion pour la République, La foi laïque de Ferdinand Buisson, La Librairie du XXIe siècle, SEUIL, 2010

 

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Ma cité va cracker: Bigeard, reviens, ils sont devenus fous!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On lira ci-après une interviouve ébouriffante, programme quasi-complet de Contre-Révolution, de Madame Samia Ghali, maire depuis 2008 des XVe et XVIe arrondissements de Marseille, qui regroupent près de 100.000 habitants dans les quartiers Nord: l’élue socialiste, également sénatrice des Bouches-du-Rhône, dresse un constat alarmant et réclame, rien que çà, l'intervention de l'Armée. Comme pendant la bataille d'Alger? Alors, fini, l'antimilitarisme de gauche?

 

Même si le ministre de l'intérieur s'en est aussitôt désolidarisé, cette intervention forte n'est pas à négliger: elle marque un électrochoc dans l'opinion de gauche, et peut-être un tournant dans l'histoire de la Gauche... Elle contient en germe l'ébauche d'une nouvelle politique de la ville, fondée sur les réalités, pas sur l'angélisme rousseauiste de la bonté naturelle de l'Homme. Si le nouveau gouvernement a le courage de suivre résolument Madame Ghali et d'étendre son analyse à l'ensemble des "zones urbaines sensibles", on ne pourra que le féliciter d'avoir contribué à la résolution de problèmes sociaux que la fausse Droite au Pouvoir jusqu'il y a peu n'a jamais osé aborder!

 

A.F.-Grand Sud-Ouest 

MarseilleLes quartiers Nord de Marseille,

une plaie au coeur de la ville

(Photo D.R.) 

 

Q. - Comment la drogue a-t-elle gangrené les cités marseillaises ?

 

R. - Je suis née et j’ai grandi dans ces cités. Je les pratique depuis toujours. J’ai vu la situation se dégrader progressivement. La drogue y a fait son apparition vers les années 1987-1988. A l’époque, c’était des gens des quartiers Sud qui venaient vendre dans les quartiers Nord. Tout s’est inversé aujourd’hui. Les jeunes d’ici et leurs familles ont été totalement submergés. Beaucoup de mes amis sont morts par overdose. Des mères et des pères qui avaient élevé leurs enfants dans les règles de la République se sont retrouvés complètement perdus. On ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer. La génération suivante, elle, a saisi le profit qu’elle pouvait tirer de ce trafic.

Q. - Les pouvoirs publics ont-ils laissé les trafics s’installer ?

 
R. - Oui, j’en suis convaincue. J’ai vu des mères pleurer en demandant à la police d’aller arrêter leurs enfants qui se droguaient et les dealers qui leur vendaient leurs doses. Sans résultat. Personne n’a réellement pris conscience de l’ampleur du phénomène. Je pense qu’à un moment certains se sont dit : « Tant qu’ils meurent entre eux, ça nous débarrasse. » Aujourd’hui, le premier employeur des jeunes à Marseille, c’est le trafic de drogue. Et je n’ai pas peur de le dire. Il y a mêmes des filles qui dealent. Ici, la délinquance s’est professionnalisée. Le trafic fait vivre des familles entières. Je pense que les autorités ne mesurent pas la gravité de la situation.

Q. - Que préconisez-vous ?
 
R. - Il faut commencer par casser les barres d’immeubles pour désenclaver les cités. Ensuite, je prône le recours à l’Armée pour bloquer l’accès des quartiers aux clients des dealers. Comme en temps de guerre, avec des barrages. Et même si cela doit durer un an ou deux, il faut tenir. Combattre les dealers revient à combattre une fourmilière. Vous en arrêtez dix, dix autres se présentent aussitôt pour les remplacer. Il faut également rétablir le service militaire pour obliger les jeunes qui arrêtent l’école trop tôt à sortir de leur quartier et à apprendre la discipline.

Source: Le Parisien, http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-premier-employeur-des-jeunes-c-est-le-trafic-26-08-2012-2137556.php

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Claire Mazeron: Les "internats d'excellence", une expérience née de l'échec de l'école

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On lira ci-après l'intéressant billet publié par Mme Claire Mazeron, professeur agrégé et vice-présidente du Syndicat national autonome des lycées et collèges (S.N.A.L.C.), en mai dernier sous le titre "Internats d'excellence: une "utopie concrète"?" sur le blogue : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2011/05/27/internats-d-excellence.html

 

"La Seine-et-Marne : ses betteraves, ses étendues agricoles sans limites, ses brumes légendaires et ses cités à problèmes. Dans cette horizontalité sans bornes, quelque part près de Provins, surgissent au détour d’une route désespérément rectiligne quelques lourds bâtiments aux allures de caserne. Sourdun. Trois dizaines d’hectares militaires hier encore promis, comme tant d’autres, à un abandon certain. Mais ici, la verticalité est avenir. Elle porte un nom, soigneusement indiqué sur un panneau routier flambant neuf : « Internat d’excellence de Sourdun ».

 

 

"Son proviseur, Jean-François Bourdon, nous félicite : « Vous êtes en avance d’un quart d’heure, c’est la première fois ! D’habitude, les gens se perdent et tournent pendant une demi-heure ». C’est qu’ici la campagne est chez elle, et impose son rythme. Même entre les murs, on reste entre les champs. Seuls dominent le gazouillis des hirondelles qui ont élu domicile sous les fenêtres et les salves régulières des asperseurs – le printemps est sec cette année. Nulle âme qui vive autour des bâtiments, ni dans les vastes espaces découverts qui les entourent. Aucun bruit en provenance de l’intérieur. Une école sans élèves ? « Ils sont en devoir » - nous explique le proviseur. « Ils en ont toutes les semaines. L’essentiel ici, c’est la régularité ». Comme celle de la nature environnante, en effet, bien loin de l’agitation des ZUS, ZEP et autres RAR d’où proviennent plus d’un tiers des élèves. Un rythme immuable : cours du lundi au vendredi, de 8h à 16h, avec 4 heures de devoirs banalisées et des études chaque soir jusqu’à 20h.

 

 

"Une régularité structurante et réconfortante pour des élèves majoritairement issus de milieux défavorisés. Divorces compliqués, recompositions familiales mal vécues, familles monoparentales dépassées, travail de nuit ou lointain, logements exigus et bruyants… toutes situations qui constituent le premier sésame pour Sourdun. Mais la vocation sociale n’est que l’alpha de l’établissement : l’oméga, c’est le niveau scolaire. Ici ne sont acceptés que des élèves – de la 6ème aux classes préparatoires – possédant une moyenne générale comprise entre 12 et 14/20. « Pas les meilleurs, qui se débrouilleront toujours », précise Jean-François Bourdon, « ni les élèves en grande difficulté scolaire, qui ne relèvent pas de notre compétence ». J’entends déjà les cris d’orfraie de certaines organisations syndicales et parentales bien-pensantes : comment pouvez-vous délaisser les plus exclus des exclus ? Pourquoi consacrer autant de moyens aux « moyens », quand 150 000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans aucun bagage?

 

 

"Si Sourdun recrute ainsi dans le « ventre mou » des classes, c’est pour combler un manque. Un déficit d’attention systématique de la part de l’Education nationale, qui ne s’intéresse plus guère qu’aux extrêmes, et oublie facilement ceux qui font les gros effectifs de la courbe de Gauss. Des élèves fragiles, qu’un environnement scolaire agité ou une situation familiale difficile font trop souvent basculer du mauvais côté – celui des sorties sans diplôme. « Certains parents viennent me trouver en m’expliquant qu’ils visent Polytechnique. Je leur répond qu’ils se sont trompés d’adresse », rétorque Jean-François Bourdon, avec un brin de malice.

 

 

"Les mots sont en effet volontairement trompeurs. L’excellence scolaire n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen pour atteindre l’estime de soi. Une méthode Coué version scolaire, qui semble porter ses fruits. « J’ai été choisi, je suis à Sourdun, je suis excellent » répètent certains élèves, qui ont à cœur de se montrer « à la hauteur ». Des élèves à qui l’on donne beaucoup, mais dont on exige le maximum aussi : au programme, loisirs « bourgeois » – équitation, tir, escrime, théâtre ou musique, sans compter  des sorties à l’Opéra de Paris ou des voyages au bout du monde - mais aussi ménage des chambres et des parties communes, à tour de rôle. Et pour que les choses soient claires, les tenues acceptées dans l’établissement sont photographiées et affichées dans les couloirs, tout comme l’injonction d’adopter un comportement décent. « Pas assez clair pour certains garçons. L’an prochain ce sera mocassins et rien d’autre » - précise le proviseur, qui avoue que les premiers mois d’adaptation ont été difficiles. « Mais une fois que le pli est pris, ça roule tout seul ! L’essentiel c’est de ne pas céder, tout en faisant preuve de souplesse et en ménageant des plages de liberté, adaptées à l’âge des élèves ».

 

Mazeron au micro

  Claire Mazeron, un professeur convaincu,

ennemi des utopies pédagogistes et de l'inégalité 

(Photo D.R.)

 

"De fait, les élèves rencontrés sont polis et calmes – ils sortent pourtant d’une matinée de compositions écrites -, tout comme la cantine – généralement terrain de tous les dangers. « Bon appétit, Monsieur » - lance un petit 6ème. « Tiens, il ne vous a pas demandé pour quelle télé vous travaillez », s’amuse Jean-François Bourdon. Depuis son ouverture à la rentrée 2009, l’internat est en en effet – fatalement – sous les feux de la rampe, et élèves comme professeurs sur-jouent un peu. Sourdun, un « village Potemkine » ? Un miroir aux alouettes face à la majorité des établissements en déshérence de l’éducation prioritaire ? 281 élèves accueillis à Sourdun l’an dernier, 20000 places prévues en France au terme du projet – sachant qu’il s’agit surtout de « labellisation » de structures existantes, non de créations ex-nihilo. Statistiquement, les internats d’excellence ne sont qu’une goutte d’eau dans un océan de détresse scolaire et sociale. Mais les élèves de Sourdun ont tous obtenu le brevet des collèges l’an dernier (1), 53% d’entre eux avec mention. Et les moyens supplémentaires accordés en termes de DHG sont de l’ordre de 10%, une sur-dotation correspondante à celle d’un établissement de ZEP.

 

 

"Pour donner le change aux critiques persistantes sur le coût du projet, Jean-François Bourdon fait dans la récup’, la traque au gaspillage, et la chasse aux partenariats, publics et privés. Le mobilier dépareillé abandonné par les hussards a été réutilisé, les drapeaux récemment découverts orneront la façade du bâtiment principal. « J’espère qu’ils ne portent pas les insignes du 2ème RH ! » plaisante-t-il. Et de s’insurger contre l’installation électrique dernier cri des bâtiments réhabilités : « Impossible d’éteindre les plafonniers, il n’y a pas d’interrupteurs ! » Le partenariat avec l’UCPA permet de rentabiliser le centre équestre, créé dans les anciennes écuries militaires, la salle de spectacle rénovée sera bientôt accessible au public extérieur. La piscine ne sera pas reconstruite, l’entretien annuel se révélant trop onéreux. Et la gratuité de l’internat n’est plus de mise cette année, surtout pour responsabiliser et impliquer les « usagers »(2). Certes, cela ne compense pas les 25 millions de travaux effectués cette année. Mais les internats d’excellence bénéficient des retombées financières de la politique de la ville comme de l’association de différents ministères : dans le cadre du grand emprunt, une partie des 500 millions d’euros prévus par la loi de finances rectificative pour 2010 est consacrée à la création, l’extension et la revitalisation des internats d’excellence. Et depuis 2009, l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE) verse aux établissements scolaires 2000 euros pour chaque interne issu des territoires de la politique de la ville accueilli.

 

 

"Sourdun vitrine ? Certainement. L’établissement n’est-il pas classé - tout comme celui de Montpellier -, « établissement d’Etat », au moment même où autonomie et décentralisation envahissent les discours ministériels ? « Il a fallu que l’Etat réapprenne à aménager un terrain de foot » plaisante Jean-François Bourdon. « Plus personne n’avait parlé béton au Ministère depuis 30 ans ». Un réinvestissement de l’Etat qui en dit long sur sa capacité d’impulsion – quand il veut...

 

 

"Certes, tout reste encore à construire, dans les murs comme dans les têtes. Symbole tout à la fois du volontarisme institutionnel et du chemin à parcourir, seule une façade du bâtiment principal a été repeinte - celle qui donne sur l’entrée. La plupart des activités sportives se font dans les anciens magasins de fournitures, à peine débarrassés du bric-à-brac militaire. Et il n’y a eu, en raison des travaux, ni chauffage ni eau chaude pendant une bonne partie de l’hiver.

 

 

"A Sourdun, on est en terre pionnière. Ou plutôt de mission, au regard de l’engagement attendu des personnel. Ici le recrutement (académique) se fait sur profil : disponibilité et capacité à travailler en équipe sont les principales qualités demandées. Les emplois du temps s’organisent obligatoirement sur 4 jours, et l’on attend des professeurs qu’ils prennent en charge une activité sportive ou culturelle après les cours – sans compter les sorties et voyages scolaires, partie intégrante du projet. Les devoirs sont organisés en commun et prévus à l’avance chaque trimestre, par discipline, ce qui suppose une forte concertation en amont.

 

 

"Nul bénévolat cependant : les activités périscolaires sont intégrées au service ou rémunérées en heures supplémentaires, et les plages de concertation sont libérées par l’externalisation des devoirs hebdomadaires. Chaque professeur « donne » ainsi une demi-heure par classe pour ces travaux, surveillés par des AED.

 

 

"Pour attirer les candidats, les contreparties sont substantielles : les enseignants disposent de bureaux, se voient remettre un ordinateur portable et peuvent être hébergés sur place, à titre gracieux. Sans compter les conditions de travail, avec élèves choisis et classes à 20 élèves. Et comme le précise Jean-François Bourdon en réponse à mon inquiétude, « la liberté pédagogique est totale. Seul comptent les résultats ». Des dispositions bien différentes de celles qui attendent les professeurs des établissements ECLAIR à la rentrée. Et qui ont surtout l’avantage d’avoir été choisies, quand l’extension du dispositif ECLAIR est imposée en passant outre l’opposition des conseils d’administration. De fait, les candidats ne manquent pas, sauf en classes préparatoires - l’isolement relatif et l’éloignement de Paris restent répulsifs. Mais, comme le reconnaît Jean-François Bourdon, « ils s’investissent tellement qu’ils risquent de s’épuiser ». Contrepartie d’un projet fort, Sourdun peut certainement aussi être pesant pour ses personnels. Une expérience plutôt pour jeunes collègues et esprits militants, mais à conseiller à tous ceux qui peinent aujourd’hui, dans un système éducatif en crise, à transformer en actes leur idéal républicain."

 

 Claire Mazeron

 Vice-présidente du S.N.A.L.C.

 

 

(1) Sur des effectifs globaux peu nombreux, certes, et avec des élèves qui n’étaient pas en grande difficulté.

 

(2) Le coût s’échelonne de 500 à 3000 euros annuels, en fonction du revenu familial. Bourses déduites, la participation reste toutefois symbolique.

 

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