L'Action française et l'extrême-droite: riposte aux erreurs de "Sud-Ouest"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Un article anonyme, paru dans Sud-Ouest du 9 mai dernier, rendant compte de la fête nationale de Jeanne-d’Arc organisée victorieusement par la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l’Action française, a fait preuve d’approximations et de déformations grossières sur la nature de notre politique. Afin d’éclairer nos lecteurs, nous avons donc posé trois questions simples au Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest.

 

A.F.

 

Q. – On lit parfois dans la Presse que l’Action française serait composée de « royalistes d’extrême-droite ». Que recouvre cette appellation ?

 

R. – Elle est essentiellement polémique. Elle vise, sous couvert d’une « objectivité sciences po’ » de façade, à décrédibiliser ceux qui en sont affublés, à disqualifier leurs arguments contre le régime démocratique. Car l’Action française est le seul mouvement politique à s’opposer sérieusement à la démocratie, qui est le mal, qui est la mort de notre Société. Si elle n’est pas « démocrate », elle se déclare hautement « démophile », amie du peuple, à qui elle refuse de mentir par facilité démagogique.

 

 

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Qu’est-ce, en effet, que l’« extrême-droite » ? Un parti. Un parti est un groupe d’hommes organisé pour la conquête, la confiscation, la mise en coupe réglée et la conservation du Pouvoir d’Etat. C’est la Révolution dite française qui a divisé les Français en gauche et droite, catégories parfaitement arbitraires, infondées et dépassées qui ne subsistent que par la propagande des politiciens, de leurs commanditaires financiers et de leurs supplétifs de Presse, seuls intéressés à en vivre.

 

Bien entendu, comme disait Maurras, « il y avait des partis sous Henri IV et Louis XIV, il y aura sous Charles XXII et Henri XV, si leur règne nous est donné ». Mais, sous la Monarchie, on se divisait sur la meilleure manière de servir la grandeur de la France et la gloire du Roi. En démocratie, c’est l’Envie d’homme à homme, la lutte des classes qui sont canonisées !

 

L’Action française n’est pas un parti. Nous ne voulons pas le Pouvoir pour nous-mêmes. Ce que nous voulons, c’est qu’un Magistrat, appelé Roi, décharge le citoyen des questions régaliennes, qui le dépassent : la Guerre, la Paix, la Diplomatie, l’Ordre public, les Finances. Les autres questions: professionnelles, locales, familiales, revenant au citoyen. Que ce Magistrat soit, par Sa naissance dans la Famille de France, intéressé à la pérennité de la Nation, œuvre de Ses Pères, et par Sa position, qu’Il soit indépendant des puissances d’argent et de l’élection, donc des partis qui se disputent le Pouvoir. C’est cela, le Roi : tout à la fois, un chef, un arbitre et un justicier, – Poutine, Salomon et Zorro, si vous préférez !

 

Q. – Tout cela est fort bien, mais l’Action française est-elle d’« extrême-droite » ?

 

R. – Non. Certains parlent de « mouvement national », de « droite nationale », de « droite des valeurs ». Nous récusons ce vocabulaire spécieux, qui cache souvent des ambitions personnelles ou l’absence de doctrine politique. En outre, il offre à la police de la Pensée politico-médiatique la faculté de nous enfermer dans la schizophrénie démocratique. L’Action française, se situant en-dehors du système de référence démocratique, n’est ni de droite, ni de gauche, ni des extrêmes. Nous maintenons notre spécificité d’un nationalisme intégral, c’est-à-dire : complet, répondant aux diverses aspirations des Français, qu’ils soient croyants ou incroyants, de gauche ou de droite, riches ou pauvres. Ainsi la Monarchie nationale et anticapitaliste protègera-t-elle le Travail comme le Capital, en délimitant leurs droits et en réprimant les abus des uns et des autres. Elle favorisera de même les associations de toute sorte, ainsi que les œuvres religieuses, spécialement catholiques, qui contribuent à élever l’homme au dessus des simples considérations matérielles et à l’union entre les citoyens.

 

Armes France-Restau

 

Q. – Quels sont les rapports de l’Action française avec l’« extrême-droite » ?

 

R. – Il faut faire deux parts des gens qui se réclament de l’« extrême-droite », comme de ceux qui appartiennent à d’autres partis : ceux qui restent des patriotes français, et ceux qui nient la Patrie française au profit d’idéologies humanitaristes, européistes ou racistes. Là est la ligne de démarcation d’une authentique politique nationale.

 

Alors qu’il s’agit pour la propagande royaliste d’éclairer les premiers, comme tous les autres Français, afin de les amener à la Vérité politique de la France : la Monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée, les seconds sont, tout comme les gauchistes, à traiter en étrangers à la France, de laquelle ils se retranchent volontairement. L’Action française reste donc accueillante à tous les patriotes français qui veulent les moyens durables de la survie de notre Pays, quels qu’aient été leurs engagements politiques antérieurs.

 

Nous, qui avons la religion de l’intérêt national, pouvons seuls leur apporter une conception claire de ce qu’est la Nation et de son intérêt véritable, qui dépasse les enjeux électoraux. Dixit Maurras : « La Nation est le plus vaste des cercles communautaires qui soient (au temporel) solides et complets. » Solide, car il unit tous nos concitoyens et tous les territoires de métropole et d’outre-mer des cinq continents : il ne se limite pas à un illusoire « petit village gaulois » ! Complet, car, depuis la disparition de l’Empire romain sur le plan politique, et, sur le plan spirituel, de la Chrétienté, la Nation constitue le cadre d’épanouissement naturel de notre humanité.

 

Etre nationaliste, ce n’est donc pas bouleverser la France, l’Europe et le monde : c’est simplement traiter toutes les questions politiques en fonction de l’intérêt national, critère du plus petit (et du plus grand) dénominateur commun des Français, divisés sur tout le reste. C’est au fond asseoir la concorde des citoyens sur une base solide, non sur des sentiments changeants. Telle est notre méthode rationnelle. Le refus d’une constitution européenne au 29-Mai 2005, auquel  l’Action française a contribué de son mieux, a montré qu’elle est toujours valable ! Les convulsions qui attendent la démocratie moribonde ne manqueront pas de nous donner, encore une fois, raison !

 

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Communiqué de la section de Bordeaux & Basse-Guyenne au sujet d'un article de "Sud-Ouest" sur la fête de Jeanne-d'Arc 2011 de Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Armoiries Bx gdes

 

« La section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l’Action française communique :

 

 

« Contrairement aux allégations d’un article anonyme, paru dans Sud-Ouest du 9 mai à propos de la fête nationale de Jeanne-d’Arc qu’elle organise tous les ans à Bordeaux, Toulouse et Bayonne, la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française n’est pas composée de « royalistes d’extrême-droite ». Elle récuse formellement ce vocabulaire démocratique visant à disqualifier sa critique construite de la République corrompue. Son nationalisme intégral, c’est-à-dire cohérent et complet, postule une Monarchie traditionnelle dans son principe et moderne dans ses institutions, – héréditaire dans la famille de Saint Louis, – antiparlementaire et représentative du pays réel, – et authentiquement décentralisée dans les provinces et les professions. L’A.F. rejette les extrémismes, que ce soit par sa conception ouverte de la Nation française pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle, par sa défense des libertés concrètes des Français, qu’elle souhaite élargir le plus possible, ou par sa politique économique corporative d’union entre les classes, qu’elle oppose à l'ultralibéralisme et à la simpliste dictature du prolétariat fondée sur l’Envie. »

 

P.S. L'essentiel du présent communiqué a été inséré dans Sud-Ouest du 12 mai 2011, édition de Bordeaux, p. 16.

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Jeanne-d’Arc 2011 : mission accomplie !

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Comme chaque année, la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l’Action française, en collaboration avec ses actives sections locales de Bayonne & pays basque, de Bordeaux & Basse-Guyenne et de Toulouse & Haut-Languedoc, a organisé, les 7 et 8-Mai derniers, la fête nationale du patriotisme. Dans chacune des trois capitales provinciales, le Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest a tiré, par son discours politique, les leçons de l’épopée glorieuse de la Libératrice du territoire au XVème siècle. Jeanne, vraie Jeune Fille royaliste et non héroïne populacière, est allée droit au Roi, qui, hier face aux Anglais, comme aujourd’hui contre les pouvoirs occultes, est la garantie de nos libertés, de notre progrès, de notre indépendance et du respect de notre personnalité nationale.

 

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Un vitrail représentant Jeanne la Lorraine (Photo D.R.) 

 

La cérémonie de Bayonne, qui, pour des raisons pratiques, avait lieu la veille de la fête légale, a pâti des trombes d’eau. Cela n’a pas empêché nos amis présents d’écouter le discours et de trinquer à l’Ordre français ! Aucune croix blanche n’étant apparue dans le ciel, n’y voyons aucun signe divin particulier : l’édition de l’année prochaine montrera notre influence maintenue au pays basque.

 

A Bordeaux, à l’imitation et à la suite de l’Action française, un conglomérat de groupes hétéroclites – des électoraux, des catholiques, mêlés à des laïcards ! –  a célébré Jeanne-d’Arc cette année. Cette confusion des genres aurait pu être préjudiciable au bon déroulement de la cérémonie traditionnelle de l’Action française.

 

Grâce à notre organisation sans faille, qui a fait respecter les droits et les prérogatives de l'A.F., il n'en a rien été: après le discours, très apprécié, de près d’une demi-heure, du Délégué régional, une Dame royaliste a déposé au pied de la statue la belle gerbe de lys blancs, ceinte de tricolore, symbolisant notre fidélité à la mémoire de la bonne Lorraine, notre espoir et notre certitude du relèvement de la France.  

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La gerbe de l'Action française (Photo D.R.)

 

Pour la première fois depuis que l’Action française a redonné du lustre à cette cérémonie, une poignée de contre-manifestants pouilleux ont tenté de la perturber, pendant que la police – chose curieuse – les réprimait mollement. Il faut voir dans cette provocation ratée une reconnaissance paradoxale du travail accompli depuis une dizaine d'années dans le Sud-Ouest par l’A.F. La déliquescence de la République apparaît maintenant à tous au grand jour: rien n’empêche plus le développement de notre propagande nationaliste et royaliste en direction de toutes les couches du pays réel. Le chant de La Royale a d’ailleurs fait taire les insulteurs de Jeanne-d’Arc qui n’ont rien trouvé à répondre : c’est dire leur stupidité !

 

A Toulouse, la fête a eu lieu sous le franc soleil du Lauragais dans une excellente ambiance. L’assistance renouvelée est en constante progression depuis que nous avons relancé ce pilier de notre action, il y a plus de trois ans. Une Jeune Fille royaliste a effectué le dépôt de la gerbe tricolore. Le verre de l’amitié a clos la cérémonie. A Bordeaux comme à Toulouse, d’intéressants contacts ont été noués.

 

Au total, la Sainte de la Patrie a été honorée comme il convient à l’occasion de sa fête nationale. L’A.F. a montré sa cohésion et sa résolution à maintenir dans l’avenir, contre tous les Pouvoirs de droite ou socialistes, contre toutes les manipulations de la police politique et de ses auxiliaires zélés, les anarchistes, et contre toutes les dissidences, la fête patriotique que les camelots du Roi ont imposé il y a cent ans au prix de 10.000 jours de prison.

 

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La dernière du Juppé: la destruction des Invalides de la Marine!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Trop, c'est trop! Nous reproduisons ci-dessous l'article extravagant paru dans Sud-Ouest le 28 avril dernier. Le Landais Juppé, qui n'a pas su sauver Santé navale, qui a défiguré le centre historique de Bordeaux avec son "tram fantôme", laisse détruire maintenant l'établissement des Invalides de la Marine. Quel mépris pour les retraites des travailleurs de la mer, de la part de celui qui cumule celle de député, de ministre, d'inspecteur général (sic) des finances, etc, etc...
 
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Alors que la plupart des villes de France, comme Nancy, reviennent sur la mode du tramway, très en vogue dans les années 1990, et font le choix d'un réseau de bus améliorés, le Bordeaux du cumulard Juppé s'enferre, en pleine crise, dans la coûteuse construction de lignes nouvelles, qui vont tuer le petit commerce de proximité de la rue Fondaudège, uniquement afin offrir aux riches électeurs de Caudéran leur ligne de tramway à eux, pour qu'ils puissent venir faire leurs achats dans le Triangle! C'est ce qu'on appelle une politique sociale en démocratie!
On se pose immédiatement les questions suivantes: A quand la destruction du Grand-Théâtre pour en faire un parc de stationnement? Jusqu'à quand les Bordelais vont-ils souffrir cela? Réponse aux prochaines élections municipales.
Pour sa part, la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française s'oppose au départ de l'E.N.I.M. de Bordeaux et à la destruction de son siège historique. Elle fera voter pour la première liste, fut-elle de gauche, qui reviendra sur la mode du tramway, la destruction de nos emplois et celle de notre patrimoine historique! A bon entendeur!

 

Source: www.sudouest.fr  

Expropriations dans l'air

En vue de l'arrivée future du tram, la CUB vient d'approuver la construction d'un parking en lieu et place de l'E.N.I.M., dont les salariés risquent d'être mutés.

 Place Charles-Gruet : le site de la sécurité sociale des marins (ENIM) sera remplacé par un parking. photo philippe taris
Place Charles-Gruet : le site de la Sécurité sociale des marins (E.N.I.M.) sera remplacé par un parking. (Photo D.R.)
"Un parc de stationnement de 150 places verra bien le jour sur la place Charles-Gruet, en vue de l'arrivée de la ligne D du tramway, d'ici 2016.

 

"La décision vient d'être entérinée à la Communauté urbaine de Bordeaux. Géré par Parcub, le parking s'implantera à la place de l'actuel édifice de l'Établissement national des invalides de la Marine (E.N.I.M.), exproprié par la Communauté urbaine. Un projet qui a créé un certain remous, depuis le mois de février, dans le quartier de Fondaudège. Ce futur parking sera édifié sur quatre niveaux et adossé au Central garage, spécialisé en mécanique automobile. « Il s'agit de compenser les places de stationnement qui vont être supprimées rue Fondaudège avec la future ligne du tram », justifie Michel Duchène, vice-président de la C.U.B. À la suite de cette décision, la bâtisse en pierre va donc être rasée et un vaste chantier engagé, à plus de 4 millions d'euros. La CUB vient de lancer une consultation en vue de la désignation d'un maître d'œuvre.

 
Une enquête publique pour rien en juin
  

"Le dossier pour l'enquête publique concernant la ligne D vient d'être transmis aux services de la préfecture. L'enquête publique pourrait avoir lieu à partir de début juin, et durer six semaines.

 

Le sort des fonctionnaires

 

"Mais à quelques mois de l'expropriation du site, prévue fin décembre 2011, les 27 fonctionnaires de l'E.N.I.M. (1) ignorent encore ce qu'ils vont devenir après la fermeture du centre. En témoigne l'imposante banderole de protestation affichée sur le balcon de l'organisme. L'inquiétude grandit dans l'esprit de ces employés bordelais, qui traitent à la fois les prestations sociales des marins d'Aquitaine et de ceux des Dom-Tom.

 

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L'immeuble de la place Fontenoy à Paris, siège central de l'établissement des invalides de la Marine (E.N.I.M.), qui a été également vendu par l'Etat aux spéculateurs privés: une braderie en règle du patrimoine public de notre Pays! (Photo D.R.)

 

"Certains fonctionnaires craignent d'être mutés ou reclassés dans le cadre de la restructuration de l'E.N.I.M., sur le plan national. D'autant qu'avant même la mise en vente du site bordelais, le siège parisien de l'E.N.I.M., situé placé Fontenoy depuis 1932, a également été vendu en vue d'un déménagement à La Rochelle. À terme, la direction de l'E.N.I.M. n'a pas l'intention de conserver une antenne bordelaise afin de gérer les prestations des marins. « Certains employés seront reclassés, après une formation, dans une autre administration. D'autres seront mutés vers l'un de nos deux centres, qui traitent des prestations maladies, comme ceux de Lorient ou de Saint-Malo » assure-t-on, au siège de l'E.N.I.M.

 

"En attendant d'être fixés sur leur sort professionnel, Marie-Christine Gentilhomme, responsable C.G.T. de l'E.N.I.M. revendique le droit des salariés à être relogés dans le secteur. « À la suite d'une réunion qui s'est tenue la semaine dernière, nous avons appris que l'E.N.I.M. acceptait de louer ponctuellement pour nous des locaux dans le secteur, en attendant de nous reclasser. Mais nous savons bien que cela ne durera pas », détaille-t-elle avec pessimisme."

 

(1) Il gère la sécurité sociale de plus de 36.000 marins actifs et plus de 122.000 pensionnés.

 

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L'inauguration de la statue de Jeanne-d'Arc à Bordeaux le 14 mai 1950

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Une participante, alors écolière, raconte l'inauguration, le 14 mai 1950, par le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, de la statue de Jeanne-d'Arc que l'Action française honore tous les ans le jour de sa fête légale. A cette époque, les pouvoirs publics savaient encore qu'il y a une fête légale du patriotisme français.

 

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La statue de Jeanne-d'Arc de Bordeaux

fleurie par l'Action française 

(sculpteur: Louis Dichin - photo D.R.)

 

"Le dimanche 14 mai 1950, levée tôt, habillée de l'uniforme obligatoire fourni par la maison "MOD" (place de la Comédie) : chemisier bleu ciel col Claudine manches courtes, jupe gris clair, chaussettes blanches, j'étais particulièrement fière de participer à cette fête.

 

"J'avais alors 14 ans le jour de l'inauguration officielle de la statue en bronze de Jeanne d'Arc, cours Xavier Arnozan, face au Jardin public. Nous, élèves du cours Saint-Seurin, attendions, comme toutes les autres écoles, le signal marquant l'arrivée de Monsieur le Maire Jacques Chaban-Delmas.

 

"Le défilé était bien suivi, ordonné, serré, tel un cortège. Mais juste arrivée à la hauteur de cette personnalité, rue Vauban, tant d'émotions et d'attente, ont provoqué, mon évanouissement. Transportée, par un agent de la circulation, je me suis réveillée dans un bel hôtel particulier, au n° 63 qui épouse le coin du cours de Verdun. Ce quartier est l'ancien "pavé des Chartrons", créé par l'intendant Tourny à la fin du 18e siècle, bâti en pierres blondes, aux balcons ouvragés, monogrammés. Ceci est le symbole de la réussite de Bordeaux.

 

"Etendue sur un sofa, dans ces magnifiques salons en "enfilade", j'ai repris "mes esprits", vu ma soeur à peine plus âgée que moi et Monsieur Chaban-Delmas, à mon chevet, qui prenait des nouvelles de cette jeune admiratrice, tombée à ses pieds… Plus tard, lui rappelant les faits, il m'a avoué se souvenir de ce détail amusant dans sa carrière.

"La statue de Jeanne d'Arc a été inaugurée non pas à la "libération" comme prévu, mais seulement le 14 mai 1950, en présence du Maire Chaban-Delmas. En effet, grâce à une souscription publique avant la guerre, dès 1938, il était prévu une statue équestre de Jeanne d'Arc à Bordeaux. Or les événements (guerre et occupation) ont retardé l'arrivée du monument en bronze, que l'on doit au sculpteur Louis Dichin. Une statue de 2m65 démontée et cachée dans la fonderie en Haute-Marne, celle qu'il avait réalisé en 1931. Ainsi, elle fût hors de portée de l'ennemi.

 

"Le 28 avril 1950, dans le journal Sud-Ouest nous pouvions lire : "Il est enfin publié une photographie du monument grâce à la municipalité bordelaise et au président du comité actuel, Monsieur Blaise. Ce monument s’élèvera au Nord du cours Xavier-Arnozan, face au Jardin public, sur un emplacement dégagé, carrefour de trois belles voies de notre cité. Son inauguration officielle aura lieu le dimanche 14 mai, à l'occasion de la fête de Sainte Jeanne d' Arc."

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Fête de Jeanne-d'Arc le 7 mai 2011 à Bayonne

Publié le par Section de Bayonne & pays basque

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FETE NATIONALE

de JEANNE-d’ARC 2011

 

Sous la présidence du Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest

 

et du Délégué interdépartemental dans les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et les Landes.



SAMEDI 7 MAI 2011

à 15 h

à la statue de

Jeanne-d’Arc

(square Léo-Pouzac).

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La statue de Jeanne-d'Arc à Bayonne (photo D.R.)

 

Dépôt de gerbe, discours politique.

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L'Action française et le traditionalisme catholique

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Nous avons jugé intéressant d'offrir à nos lecteurs, en en soulignant les passages essentiels, le texte suivant, qui, paru dans Aspects de la France en 1984, n'a pas pris une ride. Il traite en détail des objections communément opposées par certains catholiques traditionalistes à l'Action française.

 

A.F.

 

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La crise qui, à la suite du Concile Vatican II, secoue l’Eglise catholique est assurément sans précédent. Il était donc normal, il était sain, il était nécessaire que des catholiques conscients de leur formation et désireux de sauver leur âme et celles de leurs enfants, s’organisent pour sauver de la débâcle tout ce qui pouvait l’être en attendant que Rome juge le temps venu de redresser fermement la barre. Ainsi sont nées ces dernières années de très nombreuses associations se donnant pour but d’aider à la sauvegarde de traditions essentielles : la messe, les sacrements, les séminaires, le catéchisme, l’école catholique… etc. La plupart gravitent autour de l’œuvre de Mgr Lefebvre, d’autres s’en écartent pour des raisons qui leur sont propres, mais toutes se placent essentiellement sur le terrain religieux.

 

Entre aussi dans le cadre de cet exposé la Contre-Réforme Catholique, bien qu’elle se distingue des associations catholiques en ce sens que son chef, M. l’Abbé Georges de Nantes, s’attache plus à la Tradition doctrinale qu’aux traditions elles-mêmes et place son action à la fois sur le plan religieux et sur le plan politique.

 

Beaucoup de membres de ces différentes associations sont des amis de l’Action française. Mais il y en a aussi qui ne nous aiment guère ou qui, tout au moins, nous soupçonnent de naturalisme parce que nous disons « Politique d’abord ». Enfin, parmi nos amis qui ont un pied l’une ou dans l’autres de ces associations, il en est qui sont tentés d’y mettre les deux pieds, pensant qu’il est aujourd’hui plus urgent de donner leur temps, leurs forces et leur argent à des œuvres de renaissance catholique que de travailler à la restauration de la Monarchie qui, pensent-ils encore, ne se fera que lorsque la France sera redevenue chrétienne.

 

Il importe donc, à l’égard des uns et des autres, de préciser la position de l’Action française, son originalité, son caractère irremplaçable dans le combat contre-révolutionnaire.

 

Nos devoirs envers la nation

 

D’abord, un rappel de simple bon sens : nul n’a le droit, pour quelque raison que ce soit, de se soustraire à ses devoirs envers la nation. La nation est un héritage dont chaque génération est responsable devant les générations suivantes. Notre simple « vouloir-vivre », le souci de la continuité de nos œuvres et de la pérennité de nos familles doit obligatoirement nous amener à rechercher dans l’expérience des siècles les grandes lois qui ont maintenu la France dans son être intégral et qui peuvent aujourd’hui dicter une action de salut public. C’est là la seule, mais la très noble raison d’être de l’Action française, qui rassemble sur le terrain de la défense de la nation tous ceux qui se savent unis au sein de celle-ci dans une communauté de destin : des catholiques certes, mais aussi des Français d’autres religions ou même d’aucune religion. Car Maurras nous l’a fort bien expliqué : depuis la rupture au  XVIème siècle de l’unité chrétienne, il n’y a plus rien qui puisse, au temporel, servir de cadre aux ententes humaines, amener les hommes à surmonter leurs individualismes en vue d’un bien qui les dépasse, plus rien si ce n’est la nation.

 

Cette obligation d’être nationalistes et de travailler sur le plan politique au rassemblement des Français pour la défense de la nation n’est pas une simple obligation morale. Elle est inscrite dans notre nature même de Français héritiers d’un grand passé. Et surtout elle est inscrite dans le Décalogue où le IVème commandement : « Tes père et mère honoreras » dit très nettement ce qu’il faut faire pour que les familles et les sociétés vivent « longuement ».

 

Donc, premier point : l’Action française, en s’attachant coûte que coûte, à la défense de la nation, n’est ni impie, ni « naturaliste », elle ne fait que son devoir.

 

Le combat prioritaire

 

Se pose maintenant la question de savoir si, alors que s’effondrent toutes les valeurs religieuses, morales, familiales, culturelles… etc., ce combat pour une politique au service de la France reste prioritaire.

 

Je répondrai sans hésiter : oui, plus que jamais !

 

Il est clair que la République mène la France à sa perte, et la crise vers laquelle nous allons aujourd’hui risque d’être décisive. Ne pas consacrer l’essentiel de nos forces à intensifier la propagande pour, le jour venu, saisir l’occasion d’imposer la seul régime qui a su unir et faire prospérer la France, c’est-à-dire la Monarchie, ce serait de notre part une désertion.

 

Bien sûr, les conditions d’une véritable restauration de la France en son être intégralement catholique ne sont pas réunies. C’est probablement ce qui fait refuser par certains traditionalistes notre « Politique d’abord ». Reconnaissons que cette situation est dramatique : en se déchristianisant, les Français ont perdu le sens du sacré et ce n’est pas le clergé « conciliaire » qui peut le leur rendre. Mais si, pour agir sur le plan politique, nous devions attendre que la France ait été rechristianisée, que les évêques aient renoncé à toue démagogie et que le Prince lui-même soit à cent pour cent selon nos désirs, il n’y aurait peut-être jamais plus de France chrétienne, car il n’y aurait plus de France du tout. Quand un homme est en danger de mort, est-ce qu’on attend que soit venu le prêtre pour appeler le médecin ? Puisque nous savons par expérience que nous pouvons sauve la France en la débarrassant du système électif, il faut immédiatement préparer le rétablissement de la Monarchie, – et avec le Prince tel qu’il est (et nous savons qu’il est parfaitement conscient de sa mission).

 

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Monseigneur le Comte de Paris, Duc de France, Prétendant au Trône sous le nom de Henri VII (photo D.R.)

 

 

Donc n’attendons plus : il faut tout de suite mener une action politique et parler le langage politique qui, pour réussir, puisse être compris par tous ceux qui parlent encore français, qui agissent en Français, qui aiment la France, qu’ils soient catholiques ou non. N’abandonnons jamais nos devoirs envers une France qui chancelle et qu’il faut maintenir envers et contre tout, même avec des Français qui ne partagent pas notre foi.

 

L’A.F. se suffit à elle-même dans son ordre

 

Il faut maintenant insister, à l’intention de ceux qui pourraient avoir encore quelques scrupules, sur le fait de notre combat, même essentiellement politique, a une immense portée spirituelle et qu’il contribue – je vais même jusqu’à dire qu’il est indispensable – à la restauration des valeurs morales. Et cela, de plusieurs façons :

 

D’abord, parce que notre effort pour retrouver la tradition française nous fait inévitablement rencontrer le catholicisme romain. Celui-ci a joué un rôle déterminant dans la formation de la France et nous en restons imprégnés, que nous le voulions ou non. L’Action française non seulement respecte mais admire la religion catholique. Vous savez en quels termes Charles Maurras en a parlé dans l’introduction de son livre La Démocratie religieuse : il l’aimait non seulement parce que elle est un élément de l’héritage, mais parce qu’elle est l’Ordre, l’« Eglise de l’Ordre » – et pas seulement un élément social, mais aussi l’ordre dans touts ses éléments : la soumission de la partie au tout, du sentiment à la raison, de l’individu à l’espèce ; parce qu’elle met, par son enseignement, chaque chose à sa place dans l’ordre du monde… Il est indéniable qu’en faisant aimer ainsi la religion catholique dans toute sa tradition, l’Action française amène les Français de tous horizons à considérer objectivement que cette religion est le bien, et cela a préparé plus d’un à reconnaître qu’elle est le vrai.

 

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En outre, la méthode qui est la nôtre, l’empirisme organisateur, et qui consiste à rechercher l’expérience des siècles les grandes lois de l’ordre naturel, participe, que nous y pensions ou non, de l’objectivité catholique : les lois que nous découvrons sont les lois naturelles voulues par Dieu pour l’ordre de sa Création. Il va sans dire que la vérité politique que nous dégageons met sur la voie de la Vérité tout court.

 

C’est pourquoi il ne faut pas croire que l’Action française soit indifférente à la crise actuelle de l’Eglise, même si, en tant que telle, elle n’a pas à s’immiscer dans les querelles théologiques ou liturgiques, ni à juger du bien-fondé des tels jugements portés par tels orateurs ecclésiastiques sur les actes du Pape en matière religieuse. Et ceux qui  me lisent depuis douze ans savent que je ne suis pas tendre pour les progressistes, ni pour les démocrates-chrétiens, ni pour les évêques qui se rangent derrière les équivoques de Vatican II pour changer jusque dans l’esprit des enfants du catéchisme la manière d’être catholique ou pour ménager un arrangement avec l’Etat socialiste sur l’école libre… La formation d’Action française nous donne certainement, pour analyser la crise de l’Eglise, une objectivité qui risque parfois de manquer dans certains milieux traditionalistes. Notre méthode d’analyse, fondée sur les faits, dépouillée de tout sentimentalisme, nous éviter certains excès dont il est si difficile, pour d’autres, de se garder dans le désordre actuel.

 

L’Action française ne se contente pas d’analyses abstraites ; elle enregistre aussi avec une grande satisfaction toutes les réalisations des traditionalistes qui, dans la tourmente, maintiennent ce qui ne doit pas mourir (séminaires, liturgie, catéchisme, écoles réellement catholiques). Tous ceux qui ont le souci de la renaissance de la France dans son être propre doivent s’en réjouir. Il découle de cela que nous ne condamnons nullement ceux de nos amis qui apportent une aide à ces réalisations, ni ceux qui vont chercher chez M. l’abbé de Nantes leur aliment spirituel. Comme je l’ai écrit dans Aspects du 19 avril, répondant à notre ami Jean Vieux à propos de sa brochure sur la Contre-Réforme Catholique, « Maurras n’a jamais prétendu répondre à toutes les aspirations de l’homme ».

 

Mais j’ajoute aussitôt : il ne faut pas sacrifier le combat politique au combat religieux. Ni, non plus, laisser le combat religieux absorber le combat politique. L’Action française, disais-je encore à Jean Vieux, se suffit à elle-même dans son ordre : le politique. Et c’est parce qu’elle s’y tient, seulement mais totalement, qu’elle est aujourd’hui plus que jamais irremplaçable. C’est ce qu’il me reste à montrer avant de terminer.

 

La portée spirituelle du « Politique d’abord »

 

Nous sommes les seuls, dans le combat contre-révolutionnaire, à désigner et à bien connaître la cause du mal : c’est la démocratie. Nous avons la plus longue expérience du combat contre la démocratie qui aujourd’hui répand ses ravages sur l’Eglise après les avoir répandus sur la Nation française et les autres nations occidentales. La démocratie, comme Maurras l’a bien expliqué, est née elle-même de l’esprit de libre-examen inoculé à l’Occident au XVIème siècle par Luther. La Révolution de 1789, c’est le triomphe politique du luthérianisme. De l’erreur théologique à l’erreur politique il n’y a qu’un pas, c’est toujours une erreur sur la place de l’homme dans l’ordre de la Création, une rupture avec l’ordre catholique.

 

Tant que les principales nations chrétiennes restèrent fidèles à leurs traditions, l’Eglise catholique resta elle aussi intacte, et le XVIIème siècle fut un grand siècle catholique. Mais dès que la France fit du libre-examen, autrement dit du culte de l’homme et de sa volonté souveraine, le fondement d’un nouvel ordre politique, l’Eglise se trouva entravée dans sa mission. Au nom d’une nouvelle définition de la liberté, les hommes d’Eglise furent condamnés à admettre que la religion ne soit plus qu’une affaire privée ; l’Etat leur imposa les lois laïques. Et peu à peu, dans l’espoir sincère mais naïf de retrouver une audience dans un monde qui fonde toute « légitimité » sur l’adhésion populaire, ils se mirent à adopter le langage nouveau, puis les idées nouvelles, aboutissant ainsi à ce curieux mélange qu’était la démocratie-chrétienne et finalement à ce monstrueux mélange qu’est aujourd’hui le progressisme. C’est ainsi, et pas autrement, que la démagogie, la compromission, l’esprit de lutte des classes et autres aberrations se sont introduits dans l’Eglise, au point aujourd’hui de paralyser l’enseignement de la Vérité.

 

Il faut bien en conclure – et je me permets de vous renvoyer à mon livre L’Illusion démocratique – que lorsque nous aurons chassé la démocratie dans l’Etat, nous aurons fait énormément pour la remise en ordre de l’Eglise. Quand, sous l’autorité du Roi, les communautés naturelles auront pu se rétablir librement et redonner aux hommes  le sens des vraies solidarités, les prêtres se rendront bien vite compte qu’ils n’ont pas besoin de faire de la démagogie pour faire passer la vérité. Quand, ayant rejeté le système électif, on en aura fini avec le mythe de la souveraineté du peuple, le pouvoir royal, libéré de toute idéologie, soucieux du seul bien commun, conscient de ce qui est bon pour la France, rendra à l’Eglise toute sa liberté et aux familles la liberté de faire enseigner  leurs enfants dans la foi de leurs ancêtres. On ne verra plus des évêques réduits à demander quelques concessions à l’Etat au nom de sa propre conception de la liberté ! La liberté d’enseignement redeviendra la liberté de conduire les enfants au Vrai, au Beau et au Bien. Le rétablissement de la Monarchie libèrerait l’Eglise de ce souci démentiel de se faire accepter, parce que la Monarchie n’imposerait aucune idéologie, aucune conception de l’homme. Je ne dis pas que tout serait réglé pour autant, mais il est clair que le renversement de la démocratie politique rendrait sans objet les contorsions de nos évêques pour se faire bien voir d’une intelligentsia véhiculant une pensée à la mode. Le Roi, ayant tout intérêt à laisser la France s’organiser selon l’ordre naturel, susciterait, protégerait la liberté de tout ce qui ce qui constitue le vrai visage de la France. En revanche au nom du bien commun, il aurait le droit de sévir contre les hommes d’Eglise qui se serviraient de leur qualité d’ecclésiastiques pour troubler l’ordre public. La Monarchie laisserait toute liberté d’aller au Vrai et au Bien ; elle mettrait des limites à la liberté de dérailler ; la démocratie est tenue par son idéologie même de faire exactement le contraire. C’est pourquoi il ne sera jamais possible de redresser fermement les intelligences, pas plus dans le domaine religieux que dans les autres, tant que l’on sera en démocratie.

 

L’exemple de sainte Jeanne d’Arc

  

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Voilà donc pourquoi notre action politique, même dans un souci spirituel, est indispensable. Nous n’entendrons nullement décourager les traditionalistes et nous sommes heureux d’accomplir avec eux des actions communes, comme par exemple, le cortège traditionnel d’hommage à sainte Jeanne d’Arc. Mais dites à vos amis traditionalistes que leur œuvre, fort utile, sera sans cesse à recommencer tant qu’elle s’exercera dans une société organisée essentiellement, idéologiquement, en vue de se passer de Dieu.

 

Et puisque je viens d’évoquer Jeanne d’Arc, ayons toujours son exemple présent à nos yeux. Dans une Europe livrée à tous les désordres politiques autant qu’intellectuels et religieux, elle a d’abord remis sa nation la France en bon état de vivre, elle a dit : « Politique d’abord ». Et c’est à partir de cela que se sont opérés les autres redressements. La leçon ne doit pas être perdue. Pour nous, Français, héritiers d’une nation qui est l’élément le plus riche de la chrétienté, la fille aînée de l’Eglise, une action, pour être tout à fait chrétienne, ne peut jamais cesser d’être une action française.

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