Le lobby sioniste américain et l'invention de la menace iranienne: histoire d'une désinformation

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira avec intérêt ci-après un article paru récemment d'un universitaire américain d'origine iranienne sur la manière dont la menace iranienne a été inventé par le lobby (= groupe de pression autorisé par la Loi) pro-sioniste en Amérique, l'A.I.P.A.C. (American-Israeli Political Action Commitee), au milieu des années 1990.

La signature en 1993 des accords avec les Palestiniens signifiait en effet pour Israël un refroidissement de ses rapports avec les Etats-Unis et à terme le relâchement de l'alliance dont dépend la survie de cette greffe étrangère au Proche-Orient. Pour l'A.I.P.A.C., cela impliquait la perte de sa fructueuse raison d'être auprès de ses fidèles et aveugles contributeurs américains. Ils "inventèrent" donc la menace iranienne, à quoi certains Iraniens, comme l'ex-président Ahmadinedjab, ancien officier de pasdaran (gardiens de la Révolution) impliqué dans la prise d'otages de l'ambassade américaine à Téhéran en 1980, s'illustrèrent, pour des raisons inexplicables, à donner un semblant de réalité. Au vrai, il s'agissait d'un chef-d'oeuvre de désinformation.

On voit donc, pour des nationalistes français, l'importance de ne pas fonder sa politique étrangère sur les aversions et les engouements, forgés artificiellement par les médias, du grand public de la "communauté internationale". Les réputations de l'Iran ou de la Russie de défendre les souverainetés nationales et un monde "multipolaire" sont largement usurpées: ces pays défendent avant tout leur intérêt national, comme nous devrions le faire pour le nôtre! Aucune Internationale ne tient, nous apprend Maurras, car toutes sont idéologiques, qu'elles soient prolétariennes, réactionnaires ou racistes, et toutes cachent la défense d'égoïsmes nationaux. En diplomatie, il n'y a pas d'alliés pour toujours. Seul, un Etat national français fort, avec à sa tête un Roi qui en veuille et qui en ait et des ministres vigilants, pourrait, sans compromettre son indépendance, nouer des alliances avec des partenaires improbables. En son absence, il faut s'abstenir de vendre son âme au diable et se concentrer sur la reconstitution d'un esprit public patriote, premier pas vers un changement de Régime!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://nationalinterest.org/feature/can-washington-separate-its-iran-policy-israel-14485

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Action française-Grand Sud-Ouest: Pourquoi nous, à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne, ne sommes pas conservateurs

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La Droite est vraiment dans un sale état, Dieu merci! Après le quinquennat raté de Sarközy, devant la "dédiabolisation" de l'extrême-Droite, il ne reste plus aux patriotes grand chose à quoi s'accrocher! Aussi, certains jeunes chercheurs en sciences po' pleins de bonne volonté essaient, au prix de grands écarts intellectuels, de lui réinventer une doctrine, "conservatrice". En creux, cela traduit surtout leur refus de s'imposer la discipline de la seule école que la pensée politique française ait produite au XXème siècle: l'Action française! Il faut dire que, si l'on en juge par sa façade parisienne actuelle, elle est guère n'est qu'une maigre supplétive du néo-F.N. à musique de fond démo-chrétienne gauchisante (comme si une morale hypocrite de boy-scout suffisait à faire une bonne politique) et bien peu, pour ne pas dire: pas du tout représentative des idées réalistes de nos Maîtres Maurras, Bainville et Pierre Pujo, qu'elle a copieusement trahi depuis sa mort en 2007!

Conservatisme et Contre-Révolution

On lira donc ci-après la démonstration peu convaincante d'une audacieuse jeune femme, qui prétend acclimater en France... le conservatisme à l'anglo-saxonne. C'est oublier qu'au-delà des étiquettes politiques trompeuses (parti conservateur en Grande-Bretagne, parti républicain aux Etats-Unis), le conservatisme, comme philosophie politique, est en fait, depuis ses origines avec Edmond Burke, un rameau de la Contre-Révolution.

En effet, si l'on admet que la Révolution est un phénomène mondial, pourquoi son contraire (suivant Joseph de Maistre, "la Contre-Révolution n'est pas une Révolution en sens contraire, mais le contraire d'une Révolution") ne le serait-il pas lui aussi? Naturellement, ce qui est Contre-Révolution dans le monde latin ne l'est pas forcément dans le monde anglo-saxon, les prémisses philosophiques diffèrent, catholiques et absolutistes dans l'un, protestantes et libre-penseuses dans l'autre. Il n'en demeure pas moins une réalité antirévolutionnaire différenciée.

A ce propos, il faut bien rappeler qu'étymologiquement, dans Contre-Révolution, il y a "Révolution" et même Révolution nationale! Ce qui veut dire que ce n'est pas pour la conservation des privilèges indus des bourgeois, mais pour le seul Peuple que nous, à l'Action française, nous nous battons! La conservation ne saurait être un absolu, elle doit être soumise à la critique de l'Intelligence politique que la fédération Grand Sud-Ouest applique, pour sa part, dans un quart de la France.

Conservatisme ou ultralibéralisme?

Une ambigüité amoindrit l'effet des propos de l'auteur, Mlle Strauch. Ce qu'elle confond avec le conservatisme à l'anglo-saxonne, dont elle fait l'éloge, n'est-ce pas plutôt l'ultralibéralisme ( http://www.theguardian.com/books/2016/apr/15/neoliberalism-ideology-problem-george-monbiot?CMP=share_btn_link )? Malgré ses précautions de langage, on le subodore... Mlle Strauch, qui est loin d'être idiote, comprend bien les limites du libéralisme classique. Aussi, essaie-t-elle le mariage de la carpe contre-révolutionnaire et du lapin conservateur, pour donner quelque saveur à son plat parlementaire.

Quelques extraits suffiront pour s'en convaincre:

Tout d'abord, elle se distance des contre-révolutionnaires en les dévaluant par des insultes, afin de mieux récupérer ensuite leurs idées réalistes:

"(...) il faut remonter, comme souvent, à la Révolution française, où les premiers opposants à la Révolution, les «conservateurs» donc, étaient des réactionnaires qui voulaient rétablir la monarchie. Alors que dans d'autres pays, comme en Grande-Bretagne, les opposants à la libéralisation politique se sont progressivement accommodés du nouvel ordre, les conservateurs français - ou ce qui en tenait lieu - sont restés réactionnaires, et ce jusqu'à Maurras! On comprend dès lors que la droite républicaine ait toujours cherché à se distinguer de cette droite, extrême, qui devenait de plus en plus marginale."

Ensuite, pour étayer historiquement son propos, elle établit une équivalence aventureuse entre différents régimes et politiques, les uns parlementaires et les autres césaristes. Le seul point commun qu'on pourrait, à la rigueur, leur trouver, c'est que marchant dans le sens de la Révolution, ils n'en ont jamais renié les principes, s'ils ont maladroitement essayé d'en freiner l'application dans certains domaines, alors que, dans d'autres, ils l'aggravaient (le cas de De Gaulle étant, à cet égard, particulièrement caractéristique)...

"(...) la droite modérée s'est condamnée à nier une partie fondamentale d'elle-même: le conservatisme, soit, entre autres, l'attachement au passé et aux traditions et la prudence eu égard au changement. Or j'estime pour ma part qu'un certain conservatisme politique et intellectuel s'est développé dès le XIXe siècle, avec des hommes comme Guizot puis Ferry. La Troisième République était conservatrice, le gaullisme aussi - mais sans jamais en porter le nom. Et aujourd'hui, il existe des conservateurs, intellectuels et politiques, tout à fait démocrates. "

Elle use d'une astuce: l'opposition des deux France. Il ne s'agit pas, comme on pourrait le croire, de celles de l'Ancien Régime et de la Révolution, mais de la France idéologique et de la France crispée. Un thème giscardien. C'est une manière habile de jeter le discrédit sur les intérêts et les valeurs légitimes du Peuple, notamment sur le plan de la défense syndicale du Travail. En réalité, le grand clivage est entre le pays légal, qui monopolise le Pouvoir, et le pays réel, celui "qui travaille et ne politique pas" (Maurras).

"(...) il y a deux France. L'une est universelle, absolue, égalitaire ; l'autre est faite de hiérarchies, de groupes sociaux, de terroirs. Même si cette dernière ne s'appelle pas conservatrice, elle l'est profondément. Et cette France-là a connu des ruptures, mais plus lentes, plus ambiguës. (...) Je me suis souvent demandée si ces deux facettes de la France étaient liées: plus vous vous projetez dans l'universel, qui passe par des projets plus ou moins abstraits et plus ou moins brutaux, plus vous en contrebalancez la violence par un profond conservatisme social."

Jetant le masque, l'auteur dévoile le but de son combat, le rêve éternel des conservateurs bornés: Obtenir de la Gauche qui détient le Pouvoir intellectuel une reconnaissance. A l'Action française-Grand Sud-Ouest, nous croyons qu'elle vend hâtivement la peau de l'ours! C'est bien là que le bât blesse, car jamais la Révolution n'admettra un débat à la loyale avec ses adversaires et même avec des modérés, qui seront toujours suspectés d'être des crypto-réactionnaires. Il ne faut pas se faire d'illusions: la loi des Suspects régira toujours la politique républicaine.

"(...) la revendication d'une équivalence de légitimité intellectuelle entre conservateurs et progressistes. Ce combat n'est pas encore gagné, mais il est en passe de l'être.

Travestissant le contre-révolutionnaire en un passéiste fixiste, elle donne une image modérée, rassurante du "conservateur" qui, lui, essaie, de façon responsable, non pas de s'opposer au changement, lequel est dans le sens - révolutionnaire - de l'Histoire, mais d'en atténuer les effets néfastes pour la Société. Quelle belle âme, vraiment!... qui oublie que l'histoire est pleine de ces libéraux, ces Kérenski qui voulaient fixer à la Révolution les bornes jusqu'où ne pas aller trop loin!

Cependant que l'empirisme organisateur professé par l'A.F. enseigne au contre-révolutionnaire à observer la Société d'aujourd'hui, non celle d'avant-hier, pour faire le tri entre les traditions qui méritent d'être défendues et sauvegardées et celles qui nuisent à la Nation, un mot absent du vocabulaire de l'auteur.

"(...) une distinction philosophique entre le réactionnaire et le conservateur. Un réactionnaire avance dans la vie en regardant dans le rétroviseur. Je ne lui jette pas la pierre, et c'est pour moi quelqu'un de bien moins dangereux qu'un révolutionnaire. Mais c'est aussi quelqu'un, à mon sens, d'un peu passif, qui finit par perdre beaucoup en voulant tout garder. A mon sens, le conservateur accepte - la mort dans l'âme, certes! - que le changement est inhérent aux sociétés humaines. Son obsession est donc de distinguer le changement légitime du changement illégitime, et d'adoucir les effets du changement. En ce sens, il accepte le changement si les trois conditions suivantes sont remplies: si la situation présente est objectivement négative ; si l'innovateur supporte la charge de la preuve - c'est à celui qui veut changer d'apporter la preuve de sa légitimité, pas à celui qui veut maintenir une situation présente convenable - ; si enfin le changement ne crée pas de rupture insupportable avec la norme ou la culture majoritaire."

Elle décrit le conservatisme comme une disposition d'esprit: mais le libéralisme ne se disait pas autre chose qu'un "état d'esprit"!

"(...) Le conservatisme est d'abord une disposition, un tempérament"

Elle en rajoute d'ailleurs pour se justifier, aboutissant à une morale laïque de la vie d'une pauvreté que n'aurait pas désavoué un Clemenceau (mais peut-être, lui aussi, était-il un crypto-conservateur!):

"(...) Les ultra-libéraux pensent que les conservateurs ne croient pas à la liberté. Mais c'est tout le contraire: le conservateur dit simplement que dans le monde dans lequel nous vivons, la seule et véritable liberté que nous ayons est de vivre notre vie, avec ses contraintes. Cette pensée se reflète notamment dans une certaine conception des mœurs - le mariage traditionnel par exemple, ou l'hostilité à l'égard de la manipulation anthropologique. Les adversaires des conservateurs prennent cela pour de l'archaïsme. Pour un conservateur, c'est seulement le meilleur moyen de préserver la société, mais aussi de vivre sa liberté tout en respectant celle des autres."

Et, pour ce qui est de la faillite intellectuelle et morale de l'Occident, elle exonère totalement, sans donner d'explication à cette déchéance, le rôle joué par le capitalisme! Ouf!

"(...) mon hypothèse est que ce n'est pas le libre-échange seul qui s'est emballé, mais plutôt que certains soubassements moraux, à commencer par celui offert par les églises, se sont effondrés. Le capitalisme, pour moi, n'est pas en cause ; ce sont les sociétés et les hommes qui ne savent plus le modérer."

En dépit de quelques remarques bien senties sur le rapport des ultralibéraux avec la Société et sur les droits de celle-ci, son "conservatisme" n'est donc autre que le libéralisme aristocratique du XVIIIème siècle, celui des grands seigneurs inconscients qui, par anglomanie et snobisme, sapaient systématiquement les fondements du Trône et de la Société. Ce qui ne les empêchaient pas d'être furieusement égoïstes lorsqu'il s'agissait de leurs droits et prérogatives de classe. Ce libéralisme fut prolongé par l'"orléanisme" de la République des Ducs qui nous valut la IIIème République! Et aujourd'hui par l'ultralibéralisme des grands patrons du C.A.C. 40! Belles références!

"(...) le conservatisme est un libéralisme modéré: il ne considère pas la liberté comme le principe unique de la vie commune. Pour lui, la société civile, les traditions et les liens entre les hommes ont presque plus d'importance que l'individualisme - même si libéralisme et individualisme diffèrent. Le conservatisme refuse la fausse alternative entre l'Etat et l'individu: ainsi, le conservateur ne dira pas que les individus «peuvent faire ce qu'ils veulent pace qu'ils sont libres», ni que «l'Etat est la seule autorité à pouvoir permettre et interdire, et doit en user sans limite». Il proposera une solution beaucoup plus réelle et humaine, en montrant que la vie commune est faite d'un très grand nombre de pratiques que nous respectons sans les avoir choisies expressément, mais qui ne sont pas non plus imposées par l'Etat. C'est là toute la distinction entre le droit et la morale. L'erreur des ultra-libéraux est de vouloir expliquer la société uniquement en termes de droits, en niant le fait que nos rapports aux autres sont bien plus complexes. Le conservatisme va encore plus loin: il estime que le libéralisme originel, celui des Lumières et de ses successeurs, est une forme de conservatisme, car ce libéralisme était situé dans un temps et un lieu, fait de coutumes et de traditions."

"Conservatisme": un instrument de la domination de la bourgeoisie libérale

A l'inverse de cette nostalgie, ce qu'elle souhaite de positif ("réfléchir à un conservatisme français politique, où l'Etat garderait sa légitimité sans pour autant écraser la société civile"): la renaissance de corps intermédiaires, l'Action française est la seule à le proposer dans un corps de doctrine articulé. Pourquoi donc l'ignorer, au prétexte qu'elle serait "réactionnaire", et la défigurer en un mouvement voulant un "retour en arrière" - comme si l'on allait revenir à une Société d'Ancien Régime rêvée, agraire et grégaire, "antimoderne" et "décroissante", à rebours de tout progrès technique, moral et intellectuel, telle qu'on la dépeint sur ces crasseuses toiles de Jouy qu'on trouve parfois sur les murs des pavillons des arrivistes d'Auteuil-Neuilly-Passy!?

Pourquoi? Parce qu'en réalité, cette dame travaille pour les classes dominantes (bourgeoisie capitaliste et cosmopolite et haute Administration), qui ne veulent pas de changement dans leur mainmise sur le Pouvoir et leur exclusion du Peuple du champ politique. Elles refusent non seulement de le partager avec un élément extérieur qui ne dépende pas financièrement d'elles (le Roi), mais aussi de se soumettre à la réalité qui crie leur échec dans les deux derniers siècles à maintenir la grandeur française (que la critique nationaliste démontre à loisir)! Leur seul crédo, c'est le carnet d'adresses, la villa au Cap-Ferret, le portefeuille d'actions et les études du petit dernier en Amérique!

La classe dominante se crispe donc sur ses intérêts que le libéralisme dit "orléaniste" du XIXème siècle, celui des Guizot et des Thiers, représente si bien, à défaut de défendre l'intérêt national. Et c'est à cela que Mlle Strauch voudrait nous faire retourner comme si, depuis cette période d'exploitation de l'ouvrier et d'enrichissement spéculatif, la science politique française n'avait pas progressé... dans un sens contre-révolutionnaire, justement. On comprend mieux maintenant son rejet du nationalisme intégral!

La "démocratie royale" (sic) ou la France!

Pour avoir une vue exacte des nécessités de la France en matière politique, on ne se référera pas davantage à certains bourgeois pseudo-royalistes mondains, dissidents de l'Action française du vivant de Pierre Pujo et "maurrassiens" en petit comité, qui feignent d'être partisans d'une "démocratie royale", autrement dit: la démocratie couronnée du second Comte de Paris (décédé en 1999), ce contresens stratégique que continuent pieusement quelques cadets princiers. Autrement dit: Ne rien changer pour que tout change. Voilà qui ne remédiera pas au fond du problème français, qui réside précisément dans la nature, opposée à notre tradition de Peuple (l'alliance du Peuple et du Chef contre les féodaux), de ce Régime! A-t-on jamais vu mépris plus complet du Peuple qui souffre, lui, de la Démocratie?

C'est aussi la position du décor à la Potemkine évoqué plus haut, à qui l'on se gardera d'accorder le moindre crédit d'Action française. Fanatiques de l'illusioniste (ou illu-sioniste) Pierre Boutang (un autre de nos dissidents), qu'ils mélangent avec un soupçon de Proudhon (qui a lu Proudhon?) et une dose de Carl Schmitt, ils pensent que la Vème République, - qu'elle soit U.M.P. ou P.S., - est un Régime garantissant la stabilité du Pouvoir contre les empiètements du Parlement et que, moyennant la révision d'un ou deux articles (5 et 6) de la constitution de 1958, il conviendrait à la perfection à la Monarchie régénérée que Maurras a défendue. Comme si le règne des partis avait disparu parce qu'on a changé le mode de scrutin! On retrouve là le même refus aveugle d'une Révolution nationale ou Contre-Révolution pourtant nécessaire!

Non, tout au contraire de ces dénaturations coupables: "La Monarchie, disait le premier Comte de Paris (décédé en 1894), sera traditionnelle dans son principe et moderne dans ses institutions". Ce qui veut dire que le principe dynastique au sein de la Famille de France suffira à assurer la continuité de la Nation et que ses institutions politiques et sociales seront authentiquement représentatives, non au sens des retournements de l'opinion publique, mais des intérêts du pays réel (corporations, familles, provinces, communes, associations, courants spirituels etc).

On voit qu'on est loin ici de la Vème République dont la pratique a été constamment jacobine depuis sa fondation. Les seuls essais de décentralisation (enseignement des langues régionales, création de régions, statuts lâches octroyés outre-mer) se sont fait sous l'influence technocratique de l'Union européenne, dans des buts économiques essentiellement libéraux, et tendent insidieusement à dissocier la Nation. Plus que jamais, on constate que régime électif et Unité nationale ne font pas bon ménage. Si l'on conserve l'un, on sera tôt ou tard amené à abandonner l'autre. Maurras l'avait déjà dit...

Défendre l'Héritage avec, sans ou contre l' "héritier"

Un Roi, naturellement, permettrait la conciliation des légitimes aspirations des provinces et de la sécurité de l'Etat, mais encore faudrait-il que ce fut un Roi qui en veuille et qui en ait. Force est de constater que, dans un futur prévisible, aucun Prétendant présomptif ne pourra répondre à ce critère de bon sens qu'exige le Peuple de ses gouvernants. Dès lors, il incombe à ce qu'il reste de l'Action française - "canal historique", pourrait-on dire, celle restée en dépit de tout fidèle à l'immortel exemple et aux sages leçons de Pierre Pujo - de maintenir vivante la flamme de notre école de pensée et d'action, et de défendre l'Héritage avec, sans ou contre l' "héritier".

C'est ce que la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque continueront, dans les décennies qui viennent!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/04/01/31001-20160401ARTFIG00280-laetitia-strauch-bonart-le-progres-c-est-le-conservatisme.php

Quizz: De quelle décadence ce décor à la Potemkine est-il le témoin? - A) celle de la bourgeoisie; B) celle du libéralisme; C) celle du royalisme contemporain. - Question annexe: Se situe-t-il à Paris ou dans l'hémisphère Sud? - Le gagnant, tiré par les soins de la Fédération, gagne un abonnement de propagande à L'A.F. 2000 (Photo D.R.)

Quizz: De quelle décadence ce décor à la Potemkine est-il le témoin? - A) celle de la bourgeoisie; B) celle du libéralisme; C) celle du royalisme contemporain. - Question annexe: Se situe-t-il à Paris ou dans l'hémisphère Sud? - Le gagnant, tiré par les soins de la Fédération, gagne un abonnement de propagande à L'A.F. 2000 (Photo D.R.)

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Quizz catho: Quelle sorte de catho d'A.F. êtes-vous?

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Voici, légèrement amélioré par les soins de la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française, un quizz amusant, qui permettra à ceux de nos lecteurs les plus engagés dans leur paroisse, de savoir s'ils sont, ou non, de véritables cathos d'Action française.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Conservez le numéro de chacune de vos réponses et cumulez-le à celui des suivantes. Vous pourrez juger du genre de catho-tradi que vous êtes:

Pour vous, Benoît XVI, c'est ?

1. Joseph Ratzinger, un moderniste. Un pape plus tard décidera s'il a été vraiment pape ou non.

2. Le pape, mais nous devons bien reconnaître qu'il favorise des erreurs.

3. Le Saint-Père, vicaire de Jésus Christ. Nous prions pour qu'il guide au mieux la Sainte Eglise.

4. Un grand pape, restaurateur de la Tradition.

5. Un pape qui a échoué.

Des cousins vous invitent un week-end. Vous savez qu'ils ne vont pas à la même messe que vous. Que suggérez-vous ?

1. On n'a vraiment plus rien en commun. Refusons poliment et évitons désormais de frayer avec ces conciliaires.

2. Demandons-leur d'abord s'ils vont à la messe de la FSSPX.

3. Il faut regarder sur la carte si une messe de saint Pie V n'est pas célébrée quelque part. On s'éclipsera le dimanche matin.

4. On accepte. Il faut savoir ne pas se couper de la famille. Si on va à leur messe, ils viendront peut-être à la nôtre quand nous les inviterons.

5. Excellent prétexte pour faire la grasse mat' avec sa copine!

Le mariage des homosexuels, la déchristianisation des sociétés, la destruction des églises... Comment voyez-vous l'avenir ?

1. Il n'y a pas d’avenir. Les signes de la fin des temps semblent poindre.

2. On verra bien. Mais que faire à notre niveau ?

3. Il faut sauver ce qui peut l'être.

4. Il ne faut pas s'inquiéter. Tout cela est peut-être passager. Gardons l’espérance !

5. C'est clair que ce n'est pas avec le crafe qu'on pourra changer tout ça; j'adhère à la fédération Grand Sud-Ouest de Vincent Gaillère, c'est le plus sûr!

Vous êtes muté dans un pays très éloigné. La messe traditionnelle n'y est célébrée qu'à 50 km de votre logement par un prêtre diocésain qui a de lui-même décidé lors du Motu Proprio de reprendre l'ancienne messe. Que faites-vous le dimanche ?

1. Je lis ma messe dans mon missel. Pas question d'exposer mon âme chez des gens qui n'enseignent plus la foi.

2. Je vais tester une fois cette messe et je n'y retourne que si je n'y entends aucune entrave à la foi.

3. Je me rends chaque dimanche à cette messe. Si j'y entends des doctrines étonnantes, je lis les vies de saints dans mon missel.

4. Cinquante kilomètres ? Ça fait loin. Voyons si une messe d'un autre rite n'est pas célébrée plus près.

5. Excellent prétexte pour faire la grasse mat' avec sa copine!

Pour vous Mgr Fellay, c'est :

1. Un évêque qui a trahi.

2. Le supérieur général de la FSSPX.

3. Le digne successeur de Mgr Lefebvre.

4. Un évêque courageux qui, nous l'espérons, signera au plus vite avec Rome.

5. Un apprenti-jésuite.

Le prêtre célèbre sans barrette. Qu'en pensez-vous ?

1. C'est le début des compromis. Son port n'a jamais été dispensé.

2. C'est dommage. Pourquoi ne suivrait-on pas toute la tradition ?

3. Il fait comme il veut. La crise actuelle, ce n’est pas une histoire de pompons.

4. La barrette ? Franchement, ça fait ridicule.

5. On n'est plus à l'époque de Maurras, ma brav' dame!

Les sacres de 1988. Que faut-il en penser ?

1. C’est ce qui a permis que l’Église ne disparaisse pas à jamais (même si Dieu ne l’aurait pas permis).

2. C’est l’acte de survie du sacerdoce traditionnel.

3. C’est un acte grave et délicat qui se comprend.

4. C’est un acte apparemment schismatique qui nous laisse perplexe.

5. C'est la preuve que Mgr Lefebvre n'était pas infaillible.

Votre voisine à l’église porte un pantalon.

1. Vous ne lui adressez pas la parole. Ce faisant, elle favorise la théorie du gender.

2. Vous restez poli. Peut-être est-ce la première fois qu’elle met les pieds à l’église. Ensuite, elle comprendra.

3. Le pantalon est un habit pratique pour la vie quotidienne. Vous n’avez pas à juger les conditions de vie de votre voisine.

4. Elle est une voisine comme une autre. Le pantalon ou la jupe, voilà bien un détail qui m’indiffère.

5. Vous la matez et vous constatez que le slim lui va bien.

Pour vous, Mgr Williamson, c'est :

1. Un des derniers bastions de la vérité.

2. Un évêque de la FSSPX quelque peu original.

3. Quelqu'un qui dessert la cause traditionnelle et qui fait, malgré lui peut-être, le jeu de ses ennemis.

4. Un évêque excentrique. Quelle idée saugrenue a poussé Mgr Lefebvre à aller solliciter ce personnage ?

5. Une des quatre preuves que Mgr Lefebvre n'était pas infaillible.

Dimanche prochain, on vote aux présidentielles.

1. Je ne me rends pas aux urnes. Je ne cautionne pas un système politique qui bafoue le règne social de Notre Seigneur.

2. Je suis dubitatif, mais je vote pour celui dont les idées défendent au mieux l’essentiel.

3. Il faut vraiment faire ce que nous sommes en pouvoir de faire, quitte à se présenter dans un parti dont nous ne partageons pas toutes les idées.

4. Je vote à droite, quoi qu’il arrive. On barre la route à la gauche.

5. Je suis les yeux fermés les consignes officielles de vote de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, parce que le Délégué régional sait mieux que moi, catho, faire de la politique.

Un prêtre en soutane arrive vers vous ? A quoi pensez-vous ?

1. Est-il validement ordonné ?

2. Tiens, un prêtre en soutane ? Est-il de chez nous ?

3. Ah ! Enfin, on revoit des prêtres en soutane dans la rue !

4. Je vais à sa rencontre ou non ?

5. Tiens, tiens, l'Opus Dei a ouvert une succursale dans ma ville. Je me demande s'ils ont aussi une librairie...

Un prélat d’esprit traditionnel devient cardinal. Quelle réaction avez-vous ?

1. Il reste un évêque moderniste.

2. C’est intéressant. Mais que peut-il faire au milieu d’un parterre d’esprits hostiles ?

3. Quelle belle nomination ! Petit à petit, on regagne du terrain.

4. La Tradition revient ! Pourquoi les récalcitrants ne veulent-ils pas voir clair ?

5. S'il est élu pape, reviendra-t-il sur le dogme du Ralliement de l'Eglise de France à la Démocratie?...

A la Pentecôte, dans quel sens marchez-vous ?

1. Vers Paris, c’est certain ! De l’autre côté, ils ont trahi en 1988.

2. On marche avec la FSSPX. Mais on priera bien pour nos frères.

3. Il y a des amis des deux côtés. De part et d’autre, il y a la vraie messe, la vraie foi.

4. Vers Chartres. De l’autre côté, c’est tout de même gênant.

5. Ni dans l'un, ni dans l'autre, vu qu'il n'y a aucun chapitre d'A.F. De toute façon, on n'y va que pour choper, non?

Pour vous les sédévacantistes, ce sont ?

1. Des gens qui posent des questions pertinentes. Mais difficile d’adhérer à toutes ces chapelles ennemies entre elles.

2. Leurs objections peuvent se comprendre. Mais ils vont droit dans le mur.

3. Des pauvres gens qui sont souvent dans une recherche de la marginalité.

4. La monnaie de la pièce, le résultat des excès grotesques du mouvement traditionnaliste.

5. Des auteurs de roman de religion-fiction bien divertissants.

Et les écoles ?

1. Les enfants ne peuvent aller que dans les écoles vraiment traditionalistes. Ailleurs, on risque la mort de leurs âmes.

2. Dans la mesure du possible, on met les enfants dans les écoles où un enseignement vraiment catholique est donné. Mais tous les enfants ne sont pas fait pour la pension.

3. Si la proximité d’une école le permet, il est sans doute bon de mettre les enfants dans une école traditionnelle. Mais si les prieurés dispensent des catéchismes, c’est bien qu’ils savent que tous les enfants du mouvement traditionnel ne passent pas par les écoles des prêtres traditionnels.

4. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Il faut savoir donner à ses enfants un certain recul pour n’être pas étouffé par ce petit milieu.

5. Tout sauf le privé hors contrat! Je ne veux pas que mes enfants finissent dans Les Infiltrés!

Résultats:

Vous avez de 15 à 24 points : Votre qualité, c’est la fermeté. Nous sommes engagés dans un combat de très longue durée et le moindre compromis est déjà un signe de démission. Pour vous, Mgr Lefebvre était un homme de poigne, qui a su réagir aux grands abus de l’Église avec vigueur. Le relâchement marque l’abandon.

De 24 à 33 points : Vous êtes attaché à la Fraternité Saint-Pie X et à son fondateur. C’est pourquoi, les abus dans l’Église vous contristent mais vous avez le souci de ne pas baisser les bras. Pour vous, l’attachement à la Tradition est un combat quotidien qui doit se faire au prix de sacrifices mais surtout pas avec animosité.

De 33 à 42 points : Le combat traditionnel est vôtre. Vous avez le souci d’être apostolique et de faire en sorte que votre position soit comprise et imitée. C’est d’ailleurs ce que vous appréciez dans la figure de Mgr Lefebvre : la sérénité et la paix. Il ne faut négliger aucun signe pour rétablir un bon ordre dans l’Église, sans pour autant sombrer dans la caricature.

De 42 à 51 points : Comme vous aimeriez que vos proches accèdent à la messe de toujours et au catéchisme traditionnel ! L’unité de ceux qui y sont attachés vous paraît importante. Les choses bougent et vous êtes heureux qu’on redécouvre l’âme de ce mouvement traditionnel.

De 51 à 60 : Le milieu traditionnel a du bon. Mais il n’a pas toutes les clefs. Il doit être aussi oxygéné par de nombreuses initiatives, bonnes et nouvelles qui se passent ailleurs dans l’Église. Il y a beaucoup de contre-exemples dans le milieu traditionnel. Il est souvent regrettable qu’il se résume à certaines attitudes trompeuses.

De 60 à 75 points: Félicitations! Vous êtes un catho de l'espèce politique. Votre foi sincère ne vous aveugle pas sur le côté humain de la Religion. Vous pouvez donc poser une demande d'adhésion à la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et à ses sections de proximité de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque!

Source: http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=647622

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La devise de l'Action française-Grand Sud-Ouest: "Ne pas s'adapter"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Aujourd'hui 1er avril, nous offrons à nos fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, la citation suivante de l'écrivain Abel Bonnard sur la personnalité, qui résume la philosophie de notre fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, fondée par Pierre Pujo, et de ses sections enracinées et indéracinables de Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut Languedoc, Pau & Pyrénées... et Bayonne & pays basque! En gros, c'est du lourd!

Qui nous sommes? une élite!

Oui, la Fédération et ses sections actives récusent le militantisme activiste. Nous ne perdons pas de temps à "former des militants", nous, nous formons des chefs! D'ailleurs, coller des stickers à perpète ou dépenser son argent de poche d'étudiant friqué et de futur élu U.M.P.-F.N. dans des "collectors natios" ne constituent pas une véritable formation! On en reparle dans dix (10) ans?... Non, sérieux, pas la peine!

Oui, la Fédération et ses sections élitistes-populaires refusent le culte imbécile du Nombre, que ce soit dans la Démocratie, les manifs protestataires, ou dans un parti de masse. Le culte du Nombre, même sous prétexte de "royaliser le Pays" (cette illusion!), c'est la porte ouverte à l'électoralisme, à la démagogie, à la déviation, mortels dans une école de pensée comme la nôtre! Comme le disait Maurice Pujo, "nous sommes déjà une élite": il ne tient qu'à nous qu'elle soit populaire, ajoute la Fédération!

La Fédération et la com'

Oui, la Fédération et ses sections ignorent la postmodernité 2.0, la politique virtuelle. Nous ne communiquons que lorsque nous avons quelque chose d'intéressant à dire sur la situation politique de notre Pays. Bon, c'est vrai, c'est souvent le cas (lol et relol!), nous n'y pouvons rien si nous avons pour nous la légitimité de l'Action française! Jamais un "laïke" sur "fessebouc" n'a fait un militant. Bien pire, il donne à bon marché bonne conscience aux petits-bourgeois et autres boy-scouts qui ne font jamais rien, à part la B.A. militante du 21-Janvier! Alors que nous, nous ne sommes pas là pour donner bonne conscience aux pleutres et aux traîtres. Au contraire, nous sommes leur mauvaise conscience, leur remords vivant!

La Fédération et les morts-vivants

Hé non, nous, nous ne jouons pas non plus aux plémobiles, euh... aux camelots du Roi, ils sont morts et enterrés, et avec eux, leur époque, ses gloires, ses vertus et ses valeurs! C'est que nous ne sommes pas des nécrophiles! Nous ne vampirisons aucun mort glorieux pour pouvoir nous autoproclamer "héritiers" (pourquoi pas propriétaires?) "du 6-Février"! Nous n'honorons nos morts que dans la stricte mesure du nécessaire, nous avons mieux que cela pour apprendre à penser, une méthode: l'empirisme organisateur! Donc, pour exister et nous distinguer de la tourbe des démocrates, nous n'avons pas besoin de hochets (plaques, foulards, blousons Lonsdale), d'autant plus que quel individu normal a envie de ressembler à un facho?

Oui, la Fédération et ses sections, fidèles à leur Fondateur, combattent l'Anti-France, en commençant par nos dissidents externes et simili-internes, et par les pseudo-élites à particules, titres préhistoriques et noms composés indignes de notre Peuple! Pourquoi? ben, parce qu'il faut commencer quelque part, pardi! Qu'a fait d'autre Maurras en dénonçant la Droite de son temps?

Psst... par ici les adhésions!

Bref, vous l'avez deviné: Nous sommes tout cela et bien plus encore, et nous en sommes fiers! Et, comme disait Jacques Chirac, ce grand homme, les autres, "on les emm***!" Pour découvrir nos sections actives, n'hésitez pas à prendre contact par la rubrique dédiée! Hasta la vista, companeros!

A.F.-Grand Sud-Ouest

« Les imbéciles se vantent d'être de leur temps : cela prouve qu'ils sont à lui. Il est bien vrai que nous échappons à notre époque dans la mesure où notre personne se développe. C'est ce qui rend si comiques les gens qui nous annoncent fièrement qu'ils sont de leur temps, qu'ils veulent en être ; cela signifie qu'ils se ficellent eux-mêmes dans les fils du téléphone, qu'ils s'asservissent aux machines qui devraient les servir, qu'ils vivent selon un rythme imposé. Ils se vantent de faire ce qui se fait, de courir où l'on court, d'acheter ce qui se vend, de penser ce qui se dit, de s'habiller selon la mode du temps ; on ne peut avouer avec plus de gloire qu'on n'existe pas. Ne pas s'adapter, voilà selon moi la vraie devise des âmes puissantes. Les êtres forts ne s'adaptent pas, ils s'affirment

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