L'Action française-Grand Sud-Ouest appelle à l'Union nationale contre le terrorisme et la haine entre les citoyens

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

(Photo D.R.)
(Photo D.R.)

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque prennent connaissance avec douleur des attentats terroristes commis hier, vendredi 13 novembre 2015, à Paris et à Saint-Denis. C'est la première fois, depuis vingt ans, que la France est aussi durement touchée au cœur. Il s'agit bien, comme le dit justement le président de la République, d'un "acte de guerre", d'une nouvelle forme de guerre entre Etats et groupes terroristes qui requiert des solutions nouvelles que la législation ordinaire ne permet pas en l'état.

Les mesures prises par les pouvoirs publics (la proclamation de l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire et la fermeture des frontières) sont exactement celles qu'il fallait prendre. Un Roi n'aurait pas mieux fait... Reste que nos moyens en hommes et en matériel sont loin d'être suffisants. Un effort budgétaire supplémentaire doit être consenti par la Nation en dépit des difficultés économiques. La vente des locaux militaires et des administrations qui peuvent servir à la logistique des opérations de guerre, non seulement en Ile-de-France mais aussi dans le reste du Pays, doit être immédiatement arrêtée. Logiquement, pour faire face à cette situation exceptionnelle, le rétablissement du service militaire (qui n'est que suspendu) s'impose: François Hollande peut en cela s'inspirer de la louable et patriotique fermeté des ministres socialistes de la IVème République (Guy Mollet, notamment), qui n'hésitèrent pas à faire appel au contingent pour défendre l'Algérie française.

Pour les royalistes d'Action française, le moment présent n'est plus à combattre la République, mais, dans le cadre d'un compromis nationaliste entre les deux France que l'Action française-Grand Sud-Ouest appelait de ses vœux dès cet été (http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/07/la-patrie-en-danger-l-action-francaise-bordeaux-pour-un-compromis-nationaliste-entre-les-deux-france.html), à soutenir, sans arrière-pensées, le président de la République et le Gouvernement français dans leur répression du terrorisme et des incitations à la haine entre citoyens, d'où qu'elles viennent. Il n'est pas possible de laisser l'Unité française, œuvre de nos Rois, se briser alors qu'elle est plus que jamais nécessaire.

Pour que vive la France, il faut l'Union nationale.

Pour la Fédération:

Le Délégué régional de l'A.F. dans le Grand Sud-Ouest,

Vincent GAILLERE

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Prochain cercle de formation d'Action française le 15 novermbre 2015 à Bordeaux: La Réforme, la Révolution et le Romantisme, nos bêtes noires!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Année politique 2015-2016

Cycle « Petit cours bordelais d’Action française »

sous la direction de M. Vincent Gaillère

Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest

Dans ce cycle de formation aux idées de l’Action française, ouvert à tous, jeunes gens réactionnaires, jeunes filles royalistes ou gens plus âgés désireux de se rendre utile à leur Pays, l’on se posera quelques questions simples sur les motivations et les buts d’un engagement militant au service de la Cause nationale et royale. Y répondre précisément, – et non par à-peu-près, – est indispensable pour éviter pièges et impasses, nombreux en temps de crise.

I. – Programme :

Samedi 14 novembre 2015. – Les « 3 R » : Réforme, Révolution, romantisme

II. – Informations pratiques : Les cercles ont lieu à Bordeaux le 15 de chaque mois, ou, si ce jour est un dimanche, le samedi précédent. Pour les autres villes universitaires de la région (Toulouse, Pau, Bayonne), se renseigner par courriel auprès du secrétariat régional des cercles de formation, via la rubrique « Contact » des sites officiels de la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française :

- pour Bordeaux et Bayonne: http://af-aquitaine.over-blog.com/

- pour Toulouse et Pau: http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/ .

Participation aux frais : 10 € ; inscription préalable, avec son règlement, obligatoire.

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Vendée: Ni génocide ni mémoricide, mais des leçons politiques selon l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

A propos d'un ouvrage collectif (une bande de quarante auteurs!) assez médiocre sur la Contre-Révolution dirigé par un historien de Gauche, on lira une intéressante critique qui porte juste dans son analyse d'un impensé de cet ouvrage: les prétendus "génocide" (un barbarisme) et mémoricide de la Vendée, chevaux de bataille idéologique d'un essayiste et de quelques politiciens conservateurs (comme le retraité de Villiers), voire d'intellos cathos (pour justifier leur abstentionnisme politique et leur refus de toute réflexion de fond sur le Régime et sur les moyens de le changer).

Même si des massacres effroyables ont eu lieu, et des méthodes rappelant celles de la Guerre de Trente Ans employées, pour l'Action française, la Vendée reste avant tout une guerre civile, aux causes religieuse et politique. Aucun des caractères traditionnels à ces conflits n'y manque: division du corps social, intrusion de l'étranger dans nos affaires nationales (l'Angleterre), fanatisme exacerbé de part et d'autre. Rappelons aussi que Bainville juge dans son Histoire de France que, confrontée à la double guerre étrangère et civile, "la Convention fut nationale".

Trop souvent, chez les royalistes, le romantisme pour un camp vaincu, ce romantisme de la Mort qu'illustre Chateaubriand l'a emporté sur une analyse équilibrée des chances de la Contre-Révolution. L'Action française, au contraire est une ode à la Vie, au réel (non à ce qui aurait pu être), à l'Espérance, au Bien, toutes notions positives et constructives. L'échec final de la Vendée, en dépit de la justesse de sa Cause, de grandes victoires (Machecoul) et de son héroïsme, montre la nécessité:

1°/ d'une stratégie et de moyens adaptés à la guerre que l'on mène, qu'elle soit militaire, politique ou intellectuelle,

2°/ de ne pas se tromper d'objectif politique (la capitale à l'époque).

Cependant, de notre point de vue, il est très remarquable que, pour dur qu'ait été le conflit, jamais les Vendéens n'ont renié la France, fut-elle révolutionnaire (au point de signer avec elle le traité de la Jaulnaye), à la différence de certains "identitaristes et européistes" d'aujourd'hui, qui s'excluent eux-mêmes, volontairement, de la Communauté nationale. Grande leçon à bien méditer...

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://ihrf.univ-paris1.fr/centre-de-documentation/publications/dictionnaire-de-la-contre-revolution/antoine-de-baecque-contre-revolution-verites-et-contre-verites/

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Un portrait de l'épiscopat français en 2015

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

En ce jour de Toussaint, nous proposons à nos fidèles lecteurs de faire le tour de France des récentes nominations épiscopales. Dans un Etat normalement constitué, conscient de son héritage historique et spirituel, ces nominations ne sont pas indifférentes: elles forment le visage de l'Eglise de France de demain. Aussi, dans leur rôle essentiel de vigies de l’Intelligence française conforme à la mission que leur a fixé Maurras et Pierre Pujo (et préférable à un activisme de surface), les royalistes de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et de ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées, Bayonne & pays basque) les observent-ils avec intérêt, mais sans surprise.

Quoique le régime de la Séparation de l'Eglise et de l'Etat ne règle qu'imparfaitement les rapports nécessaires entre le Pouvoir temporel et le Pouvoir spirituel, ces nominations sont toujours le résultat d'une entente tacite du Saint-Siège et du gouvernement républicain: elles traduisent, d'une part, la vivacité de l'anticléricalisme du Régime et sa méfiance vis-à-vis de prélats trop populaires; de l’autre, la capacité de résistance de l'Eglise et la qualité de son personnel.

L'article plus bas, écrit par un laïc bien informé et objectif, permet de se faire une idée de la ligne générale qui sera suivie dans les prochaines années par l'épiscopat français: elle sera modérée, ni "traditionaliste", ni "conciliaire". Il ne devrait donc pas y avoir de grand sursaut catholique, mystique, intellectuel ou social, de ce côté-là. Ni de politique originale (nous voulons dire contre-révolutionnaire!), le "dogme" du Ralliement posé au XIXème siècle par Léon XIII étant encore la pierre angulaire de la politique pontificale à l’égard de la France. Les nouveaux évêques devraient se montrer des administrateurs (ou des liquidateurs) scrupuleux, pas des chefs du peuple de Dieu, qui cherche pourtant (on l'a vu il y a quelques années) une voie politique, mais n'ose pas la trouver ailleurs que dans la Démocratie mortifère.

Conclusion pratique: L’Action française n'a - hélas!- rien à attendre des catholiques, bien qu'ils soient plus intéressés que les autres Français à faire disparaître la République anticléricale; elle doit donc, dans l'intérêt même de ceux-ci, chercher des forces vives ailleurs...

Les "cathos" auraient tort, aussi, d'espérer du seul Pouvoir temporel une restauration pure et simple de la Chrétienté médiévale. Comme Maurras l'a justement fait remarquer, l'unité de croyance ayant été rompue à la Réforme, et aggravée à la Révolution, il est difficile, d'autant plus aujourd’hui avec la présence de musulmans sur le sol de la Métropole, de rétablir une quelconque unité de Foi, que ce soit par le consentement ou la force.

La Monarchie future ayant à sa tête le Roi capétien Très-Chrétien se caractériserait plutôt par l'absence d'anticléricalisme (qui serait découragé activement chez les élus, les fonctionnaires et les magistrats) que par un prosélytisme activiste, déplacé... et inefficace. La Monarchie nationale n'est pas une panacée, elle est une condition, - aux croyants qui en veulent et qui en ont de convaincre les contemporains de la vérité de leur Foi!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Source: http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/vatican/les-nominations-des-eveques-en-france-aujourdhui

Une autre étude intéressante par l'abbé C. Barthe: http://www.paixliturgique.fr/aff_lettre.asp?LET_N_ID=71

Sur quelques cas particuliers:

- L'outre-mer: http://www.portstnicolas.org/eglise/mini-reponses/eglise/article/comment-les-eveques-sont-ils-nommes-qui-les-choisit

- La procédure de nomination des évêques en Alsace-Lorraine: http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Dossiers/Eveque-de-Metz-Fumee-blanche-au-ministere

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