Le duc de Vendôme fait le ménage: Hilaire de Crémiers renvoyé!

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest




On apprend dans Minute n° 2420 du 5 août 2009 que S.A.R. le duc de Vendôme a annoncé le renvoi de son secrétariat d'un collaborateur très controversé: son "conseiller politique", Hilaire de Crémiers. Sur ce personnage, on trouvera d'intéressantes précisions en suivant ce lien:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilaire_de_Cr%C3%A9miers


Commentaire: Il est extrêmement rare qu'au coeur de l'été, des décisions politiques, modifiant de manière aussi importante le service d'honneur d'un membre de la Famille royale, soient annoncées et qu'une publicité aussi large y soit faite: il faut donc que l'urgence de se séparer d'un tel collaborateur ait été tout particulièrement sentie par le jeune prince.

Le grand avantage de la monarchie, quand il lui arrive de faire fausse route ou d'être abusée par un entourage flagorneur ou intéressé, - ce qui est rare, - c'est la rapidité des décisions qui corrigent la mauvaise direction prise. Par cet acte d'autorité insigne, le duc de Vendôme fait montre de qualités qui furent celles de tous nos Rois: le discernement des bons serviteurs. S'étant affranchi sans retour des autres, il est prêt à remplir tous ses devoirs de prince français, à la suite de Son Père, Mgr le Comte de Paris, Duc de France, seul Chef de la Maison de France.

Notons que c'est là le premier acte politique du duc de Vendôme depuis son mariage, le 5 mai dernier à Senlis, et on peut y voir, à travers l'individu qui en est l'occasion, un cinglant désaveu du travail de sape, entrepris depuis dix ans par le groupuscule dont ce dernier est le "maître à penser".

Curieusement, ce cénacle fondait l'essentiel de ses prétentions illusoires sur sa non-participation à la politique réelle et l'accaparemement du jeune prince. Son activité mondaine se résumait à se dire "maurrassien" en petit comité et, à l'extérieur, "catho, pour ne pas effrayer", tout en refusant obstinément de se salir les mains en combattant au nom du nationalisme intégral, par exemple, les projets de constitution européenne, pourtant le danger n° 1 qui menace la France. Autant dire qu'il ne causait nulle inquiétude, même légère, au Pouvoir républicain établi. Il est désormais hors-jeu.

Bref, pour paraphraser un mot célèbre, pour la dissidence de R.N., "si ce n'est pas le commencement de la fin, c'est sûrement la fin du commencement"!

Ainsi en a décidé le prince Jean de France: c'est une personnalité incontestée chez les royalistes qui dirigera son secrétariat, M. Christian Franchet d'Espérey, petit-neveu du célèbre général et ancien cadre dans le service public. Il est vraisemblable qu'outre la supervision de l'agenda de S.A.R. le duc de Vendôme et de ses rapports avec l'opinion, sa mission consistera à faire respecter fermement l'indépendance du prince Jean par rapport aux différents mouvements royalistes. Cela signifie à brève échéance le retour à la tradition instituée par son grand-père, le second Comte de Paris, que, pour sa part, l'Action française a toujours scrupuleusement respectée sous la direction de Pierre Pujo et qu'elle continue de tenir pour une règle fondamentale.

(Il va sans dire que l'Action française continuera de combattre sans faiblir, tant au plan national que local, les dissidents qui lui font de mauvais procès pour la déposséder des locaux historiques dans lesquels elle mène son bon combat pour la France et le Roi depuis plus d'un demi-siècle!)

La fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections de Bordeaux, Toulouse & Haut-Languedoc, et Béarn-Bigorre-pays basque-Landes saluent donc comme une promesse pour l'avenir de la France l'acte d'autorité de S.A.R., qui était souhaité par tous les royalistes d'Action française sincères et fidèles. 

Elles en remercient très chaleureusement S.A.R. et elles souhaitent à M. Franchet d'Espérey de pouvoir servir le prince longuement et de façon fructueuse pour notre Pays.
 

Post-scriptum (juillet 2010):

 

« Hilaire Augier de Crémiers s'est récemment fendu d'une lettre pour nous faire part que Minute du 16 juin parle de lui comme d'un « collaborateur écouté » de Jean d'Orléans. Par ailleurs, Faits & Documents du 1er au 15 juin dément avoir jamais insinué une quelconque brouille entre le fils cadet du Comte de Paris, Duc de France, Chef de la Maison de France, et son digne serviteur.

 

« En matière de Presse, un adage fait loi: les faits sont sacrés, les commentaires sont libres. On notera que ces démentis, réticents et maladroits, interviennent près d'un an après qu'ait été connue la nouvelle, - qui, elle, n'a pas été infirmée, - du surprenant éloignement d' Hilaire Augier de Crémiers du service d'honneur du duc de Vendôme. Ils ne contredisent en rien notre analyse, qui louait le jeune prince de s'être séparé d'un collaborateur controversé! Nous serions-nous trompés sur l'intelligence politique de Vendôme? A ce compte-là, ils seront nombreux, les éditorialistes à brûler en place publique!

 

« En tout cas, nous constatons que pas une fois Jean d'Orléans, le nouvel Henri IV, n'est sorti de sa réserve pour défendre un aussi précieux collaborateur! Sans doute Augier de Crémiers n'est-il pas Sully! Et ce ne sont pas les interviouves de ce cadet princier à Libé ou dans tel magazine apolitique qui nous feront revenir sur notre jugement. Abandonnant la dissidence à ses mondanités, nous resterons donc résolus dans notre combat pour la France seule et la fidélité à la mémoire de Pierre Pujo. Nous laissons nos lecteurs juges de l'action sur le terrain de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, et nous leur donnons rendez-vous à la rentrée pour la conférence sur Bonald et l'Action française, à Bordeaux, Toulouse et Bayonne!

 

« Pour la Fédération,

« Le Délégué régional,

« Signé: GAILLERE. »

 

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Galette des Rois à Bordeaux le 13 janvier 2006

Publié le par Rémy Perrin

Extraits du numéro 2694 du 2 février 2006 de L'Action Française 2000:

"Le 13 janvier 2006, les principaux amis de Bordeaux, notamment la doyenne des Dames royalistes de Bordeaux et le professeur Georges Ferrière, ont répondu à l’invitation de Vincent Gaillère, délégué d’A.F. en Aquitaine, en participant au dîner des Rois.


"Pierre Pujo, directeur de notre Journal, a tracé les perspectives du combat d’Action française pour l’année 2006, lequel demeure marqué du signe du souverainisme, tout en contribuant à éclairer nos compatriotes sur la faillite de plus en plus évidente, du régime républicain où les clans se disputent l’éphémère trône de l’Élysée.




"L’historien Philippe Prévost, récent auteur d’Un Centenaire trompeur (éditions C.E.C.), a démêlé ensuite l’écheveau des causes, des influences (maçonniques) et des circonstances intérieures et extérieures de l’adoption, en 1905, de la loi sur la séparation de l’Église et de l’État français, et de son application intransigeante par la suite. Sous d’autres latitudes, la laïcité est pourtant envisagée sans agressivité ni victimisation inutiles. Et de souhaiter une véritable autonomie de l’Église par rapport à l’État républicain.


"L’auditoire, raffermi par ces analyses sans complaisances dans ses convictions nationalistes et royalistes, s’est donné rendez-vous au 3 mars, pour la présentation par Jean Roux, praticien des finances publiques, de son livre sur La Grande Braderie du patrimoine public des Français."

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