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La France après Notre-Dame: communiqué officiel de l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

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L'Action française Grand Sud-Ouest rend hommage au Comte de Paris et prend position sur Sa succession

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"Escape game" sacrilège à Saint-Seurin (Bordeaux): l'Action française Bordeaux & Basse-Guyenne condamne l'implication du clergé et de la bourgeoisie bordelais

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira en cliquant sur l'image la réaction de la section locale de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française à l' "escape game" sacrilège récemment organisé avec l'aval du clergé et de la bourgeoisie bordelais dans la basilique historique de Saint-Seurin (Bordeaux). Les commentaires sont aussi à lire.

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La poignée de main de la mort du faible Blanchonnet avec le dissident Augier de Crémiers

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Malgré toutes leurs manigances, les dissidents de l'Action française resteront toujours des dissidents!

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Pays légal et pays réel d'Action française: la fédération Grand Sud-Ouest contre la rue Croix-des-Petits-Champ'!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

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Principes d'Action française de Pierre Pujo, trahison de ses "successeurs"!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

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L'Action française Grand Sud-Ouest dénonce une usurpation de la "Nouvelle Droite": la "Nouvelle librairie nationale" de 2018!

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Pour la journée des Femmes: catholicisme, Action française et féminisme

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Le 8-Mars est devenu la fête commerciale du féminisme triomphant. Cela ne concernerait, pas davantage qu'Alloouine ou Noël, un nationalisme politique tel que l'Action française Grand Sud-Ouest le définit, si cette manifestation-là ne touchait pas à la substance même du Peuple, dans la personne des femmes, et en faisant subir à l'ensemble de l'opinion un vrai lavage de cerveau! Sans donc nous dissimuler l'origine révolutionnaire de cette journée, voulue par la bolchéviste Clara Zetkine, généralisée par les Nations-Unies en 1977, l'Action française Grand Sud-Ouest ne néglige pas pour autant son intérêt au point de vue de la propagande pour la Cause nationale et royale.

A l'abasourdissement de douteux impuissants, qui attribuent les défaillances de leur virilité politique de Flamby à ce prétendu féminisme "progressiste" du XXème siècle en réalité moribond (nous ne sommes plus dans les années 70) et aux théories fumeuses du gender (dont la principale réalisation est aux Etats-Unis la création de W.C. du troisième sexe pour L.G.B.T. etc. que même Beauvoir, cette hommasse, n'aurait pas osé imaginer), la Fédération compte ses plus ferventes partisanes parmi les femmes actives et les étudiantes. Ce n'est pas un hasard. Cet essor remonte à quelques années.

L'Action française Grand Sud-Ouest et les femmes: la tradition contre-révolutionnaire

En effet, le camp Maxime-Réal-del-Sarte de Biarritz 2008, - qui a incidemment remis en selle le pauv' Blanchonnet, lequel n'était alors pour tous, en fait de successeur de Pujo, qu'un paillasson, - n'a été possible en grande partie que grâce au dévouement et à l'ingéniosité des femmes et des jeunes filles de la section de Bayonne & pays basque, auxquelles nous rendons un éternel et reconnaissant hommage! De là s'est propagée à travers les autres sections actives de la grande région une fidélité féminine durable à la personne courtoise et à l'action persévérante et réfléchie du Délégué régional, qui la leur rend bien!

La Fédération n'est d'ailleurs pas en cela différente de la grande tradition contre-révolutionnaire, qui permet aux femmes, par une compréhension aigüe de leur condition d'épouses et de mères qui doivent sauver la Patrie de leurs enfants, de jouer dans la Cité un plus grand rôle, politique, social et militaire, en temps de crise nationale. Pour ne prendre que l'exemple de la Vendée, le rôle joué par les femmes de toutes conditions, aristocratique comme paysanne, est essentiel au potentiel agressif de l'Armée catholique et royale comme à sa logistique. Il en est allé ainsi de toutes les Contre-Révolutions.

Notre Action française - canal historique, pas la dissidence interne ou externe des Pacsot, Crémiers, Flanchonnet, Dejouy, Bel-Ker et autres tutti frutti régimistes - a reconnu dès sa création aux Dames et aux Jeunes Filles royalistes une place particulière dans ses organisations et un talent de propagandiste sans égal, que la Fédération prolonge en les modernisant. Rappelons seulement l'exemple de la marquise de Mac-Mahon, présidente de nos sections féminines, et celui, immortel, de Monique Lainé, l'âme de notre Résistance à toute dissidence, qui a fait fonctionner et le Journal et le Mouvement pendant vingt ans! Qui, depuis - hein Dejouy, hein Bel-Ker, hein Pâlichon? - en a fait ou en fera jamais autant? A part la Fédération, seule organisation royaliste active et cohérente dans le Grand Sud-Ouest, dirigée sans faille par ses cadres nommés par Pierre Pujo une durée équivalente, bien sûr!

Possibilité d'un féminisme contre-révolutionnaire

On constate que domine un pseudo-"féminisme" soi-disant progressiste, qui ramène en fait, par la négation de leur psychologie, de leur biologie et de la possibilité de la maternité, les femmes au niveau de simples prostituées revendicatrices. En réalité, ce pseudo-"féminisme"-là est antiphysique. Son dogme est: ton corps t'appartient. Ce "féminisme" est historiquement le fruit de la Révolution dont il partage les buts de destructuration sociale.

Force est de remarquer aussi que depuis cent cinquante ans, ni la Religion ni les conservateurs ne lui ont opposé grand chose, à part le maintien de la femme-au-foyer, hypothèse fixiste ne tenant nullement compte de l'évolution de l'économie.

Il n'est pourtant pas interdit de lui opposer un féminisme national allié à l'Eternel féminin et à la situation présente (qui n'est plus celle de 1789, de 1850 ou de 1920, partie prenante du socialisme national de l'Action française. En effet, si nous défendons les droits du producteur français de ne pas être concurrencé par l'étranger et exploité par la spéculation capitalistique, combien davantage le sort de la femme française, moteur de la Contre-Révolution, ne doit-il pas nous être indifférent?

Diagnostic

Ce féminisme ne doit pas être conçu a priori sur une base religieuse ou sociologique étroite; tout comme notre nationalisme séculier englobant, il a vocation a rassembler des femmes de tous les milieux, qu'elles travaillent dans n'importe quelle profession ou qu'elles se consacrent exclusivement à l'éducation de leurs enfants. Il ressort de cela que l'Action française envisage sans doute une transformation profonde de la Société, mais qu'elle part de ce qui lui est donné sans rêver au retour d'un Age d'Or mythifié!

Ce qui existe, c'est une immense masse de femmes exploitées au travail - comme leurs congénères masculins - et une minorité de mères au foyer. La Nation entière s'en trouve prolétarisée. Ces femmes, souvent mères célibataires, travaillent par obligation plus que par choix. Ce qu'elles souhaitent, c'est de pouvoir concilier vie professionnelle (indispensable pour leur subsistance) et vie de famille.

Pour acheter la paix sociale, le contre-modèle que les familialistes cathos-aristobourges affectionnent est celui de la femme-au-foyer, sans réaliser qu'autrefois, à la terre, les femmes ont toujours travaillé; seules les femmes oisives de la bourgeoisie du XIXème siècle jouaient du piano et recevaient leurs amies. Etre une oie blanche, on ne trouvera pas cela un modèle bien enthousiasmant pour des jeunes femmes évoluées comme celles d'aujourd'hui!

Une telle politique de salaire familial, prolongement abusif des allocations du même nom, aboutirait à favoriser, au détriment du reste de la Nation, une classe dominante dont les époux gagnent déjà largement leur vie. Une saine et solidaire fiscalité frapperait au contraire ces foyers afin de redistribuer le surplus aux foyers nécessiteux. Vouloir donc, de manière indistincte, et aux frais du contribuable, ramener autoritairement toutes les femmes au foyer est pis qu'une sottise, - une faute politique. Même la politique du gouvernement du maréchal Pétain ne l'a pas commise, qui a permis aux femmes dans bien des domaines de prendre une importance accrue! Le rôle d'un gouvernement national - qui ne soit pas celui de Jean d'Orléans, le prince philosémite du C.R.I.F. - serait de permettre à ces femmes de s'épanouir à leur gré dans ces deux aspects - familial et professionnel - de leur existence.

Les problèmes matériels et moraux 

Une législation sociale hardie, digne de notre socialisme national, permettant aux femmes un large congé maternité, leur garantissant le maintien de leur emploi à la fin de celui-ci sous peine de fortes amendes à l'employeur, leur accordant le bénéfice de la formation professionnelle continue, l'accès facilité à des soins gratuits et à l'enseignement à distance, permettra à la fois l'amélioration de la qualité de la main-d'oeuvre féminine et l'élévation de ses prétentions salariales.

De même, les problèmes matériels posés à la natalité française par l'autorisation de la contraception (1967) et de l'avortement (1975), et moraux à la famille française par la création du pacse (1999) et du mariage pédérastique (2013) doivent être traités avec intelligence. Interdire en bloc, comme le veulent des cathos ignorants de la logique politique, ce qui est considéré par la majorité de la population comme indifférent ou comme un droit acquis, est profondément stupide. La politique, c'est un vrai métier qui se pratique à l'exclusion de tous les autres, pas une une vaine lamentation et déploration réactionnaires.

Ce que fera à ce sujet un gouvernement positif, c'est de développer des alternatives à l'avortement par la prise en charge généreuse des femmes en détresse, de faire une contre-propagande active en faveur de la vie humaine, de la conception à la fin naturelles, et de suspendre les financements des organismes de planification familiale et autres associations idéologiques "féministes". En parallèle, une transformation profonde de l'enseignement, de la maternelle aux études médicales, fondée sur le primat de la Nation et le culte de sa vitalité, s'impose; on voit que ce sera là l'effort d'une génération et affaire de persévérance intelligente de la part des chefs politiques nationalistes.

En résumé, il n'est pas possible, ni d'ailleurs souhaitable, de rétablir les structures paternalistes du XIXème siècle libéral de contrôle social, dans lesquelles les femmes sont d'éternelles mineures sous la surveillance de leur père ou de leur mari.

La réforme du mariage

En ce qui concerne le mariage, la modification du code civil s'impose. Le but est de faire coexister en droit deux propositions s'ouvrant aux couples de sexe différent souhaitant se marier.

Soit ils se marieront civilement sous le régime du droit commun réformé, qui prévoira la possibilité du divorce, sous condition qu'il n'y ait plus au foyer d'enfant mineur.

Soit ils se marieront sous le régime canonique d'un culte particulier (catholique, mahométan, israélite) et dès lors toute procédure de séparation de séparation de corps sera tranchée souverainement, en fonction de la théologie, par les tribunaux ecclésiastiques, sans possibilité d'ingérence de la juridiction civile, les conséquences matérielles en matière de biens demeurant de leur ressort. Une telle "rupture d'égalité" suppose une modification, inscrite dans le texte constitutionnel, des principes généraux du droit; du point de vue contre-révolutionnaire, elle constituerait une première brèche, et non des moindres, dans les "immortels principes"! Idéalement, sous un autre pontificat que l'actuel, un concordat devrait être négocié qui intégrerait ces dispositions.

Vers une Contre-Révolution féminine

On comprend que, dans la conception de la Fédération, les femmes peuvent devenir les instruments, à leur corps défendant, de la Contre-Révolution. Ce n'est pas pour rien que la propagande révolutionnaire a toujours travaillé prioritairement l'opinion féminine et la jeunesse. Ce n'est pas en étant moralisateur, passif et passéiste que l'on contrera cette propagande, toujours politiquement active et socialement dominante, en dépit d'un essoufflement récent, dû essentiellement au vieillissement de la génération soixante-huitarde. Il ne faut donc pas s'illusionner sur les prétendus succès des "manifs pour tous les gogos cathos": ceux-ci ne sont qu'une écume qui n'affecte pas les profondeurs du Peuple.

N'oublions jamais que, dans "Contre-Révolution", il y a un trait d'union! Les mêmes armes que la Révolution a tourné contre la nature, les nationalistes peuvent les retourner contre elle! La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections indéracinables de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, propose à toutes les Françaises de bonne volonté, plutôt qu'un activisme militant se limitant  à des marches et des contre-marches improductives, assorties de tractages et de collages puérils, une action vraiment révolutionnaire en faveur de leur affranchissement véritable des contraintes masculines et professionnelles. Elles réaliseront ainsi, à leur plus grand étonnement, pour le profit de leurs enfants et le leur, le potentiel contre-révolutionnaire de la femme française.

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé: GAILLERE

Pour aller plus loin: http://www.ncregister.com/daily-news/authentic-feminism-in-the-modern-world

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M. Jean d'Orléans récidive: l'Action française Grand Sud-Ouest défend la succession légitime dans la Maison de France

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

A la veille du 21-Janvier, nous prenons avec gravité connaissance du récent communiqué officiel, dûment circonstancié, publié par le secrétariat de Mgr le Comte de Paris, Duc de France, Prétendant au Trône et seul Chef de la Maison de France (http://leblogducomtedeparis.fr/communique_082016/). Contraint, par des circonstances extérieures à Sa volonté pacificatrice de Père de la Famille de France, à rappeler utilement au grand public et aux premiers intéressés les règles qui la gouvernent depuis toujours, le Prince fait preuve de Son Autorité sur chacun de ses membres, qui ne peuvent jamais se soustraire à l'obéissance qui Lui est due.

La fin des dynasties aristobourgeoises

Alors que la France est en crise généralisée (politique, économique, intellectuelle et sociale), et en guerre contre le terrorisme, et que ceux, - toujours plus nombreux et incapables, en période électorale comme en temps "normal", - qui aspirent à la "sauver" devraient resserrer les rangs, le fait que tel ou tel cadet de maison princière en disponibilité, en outre récemment nommé "colonel" honorifique par la Gueuse, s'autorise (sur les conseils de qui?) à se parer de titres de fantaisie ("régent"? pourquoi pas Duce!), montre à lui seul que l'individualisme "moitrinaire" (comme disaient nos Maîtres Maurras et Daudet) a gagné les sommets bien-pensants de la Société, - ainsi que la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française l'a pour son compte observé, depuis longtemps, dans les aristobourgeoisies bordelaise et parisienne décadentes. 

Eu égard à son importance dynastique et historique extrême, nous le reproduisons donc intégralement, comme nous l'avions fait pour un précédent communiqué de même importance sur le même sujet (http://af-aquitaine.over-blog.com/article-36726534.html). Cet acte dynastique énumère avec science, patience et autorité les lois fondamentales qui organisent la succession légitime du Prince en France. Il n'est au pouvoir de personne de les changer: Louis XIV lui-même y a échoué; de même, le précédent Comte de Paris.

La parenthèse d'Amboise est fermée!

Ajoutons, du point de vue de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, que Mgr le Comte de Paris confirme explicitement, que les dispositions d'Amboise (mesures de circonstance conférant en 1987 aux enfants cadets de l'actuel Prétendant des titres et des responsabilités exorbitantes du droit monarchique) sont politiquement et dynastiquement caduques, nulles et non avenues depuis l'avènement de l'actuel Prétendant (1999). C'est la raison pour laquelle, en l'absence de Monarchie, nous ne reconnaissons à monsieur Jean d'Orléans aucune autorité, ni dynastique, ni spirituelle, ni morale, ni intellectuelle que ce soit sur la Maison de France, sur les royalistes français et a fortiori sur le Peuple français.

L'autorité, pour Bossuet et Joseph de Maistre, venait de Dieu; pour les contre-révolutionnaires modernes, comme Comte, Renan ou Maurras, des services que l'on a rendu à la collectivité nationale, pas de ce qu'on laisse dire, décennie après décennie, que "l'on prépare quelque chose, mais chut". Quand ils sont maigres, voire inexistants, il est de bon ton de se taire. Pour l'Action française Grand Sud-Ouest, le droit du Prince est conditionné au besoin du Peuple.

L'avenir de la Maison de France

Mgr le Comte de Paris, Duc de France, Croix de la Valeur militaire au champ d'honneur en Algérie, sera obéi. Le plus tard possible, après Lui, son Fils aîné, François, Comte de Clermont, sera de plein droit le Prétendant, sous le nom de François III. L'esprit et la lettre des dispositions prises par le Chef de la Maison de France, seront respectés par tous les vrais royalistes

Car, pour l'Action française, la Monarchie n'est pas la satisfaction de l'amour-propre de têtes qui enrageraient de n'être, pour l'instant, couronnées que de calvitie ou de leurs "courtisans" débiles; elle est l'instrument du salut public du Peuple, ou elle n'est rien! Elle n'est pas une enveloppe crasseuse de la place Beauvau qu'on pare d'une vertu magique!

Ce qu'est et ce que n'est pas la Monarchie 

Notre école de pensée et d'action, seule dans l'époque contemporaine, a défini précisément les traits distinctifs de la Monarchie authentique, c'est-à-dire nationale.

Elle est: 

traditionnelle dans les rapports mutuellement respectueux du Prince avec ses compatriotes, et non narcissique, compartimentée en castes ou servile (en France, le Peuple et les serviteurs mêmes du Roi restent debouts et non prosternés),

- héréditaire, mais suivant des lois fondamentales, et les Princes, fussent-ils infortunés, ont des droits politiques, tout comme les autres handicapés dans le reste de la Société,

- antiparlementaire, non régimiste "Vème bis" à la mode de la "Démocratie royale, pourquoi pas?" qu'un Pacsot sussure,

-  enfin, largement décentralisée à la base, non jacobino-stalinienne au petit pied, ne présentant qu'une seule tête, vide de préférence, comme on la rêve rue Croix-des-Petites-Maisons. 

Si donc cette Monarchie, non une autre, était rétablie par les efforts de l'Action française-canal historique et avec la volonté du Peuple, - qui n'accepterait pas d'être gouverné par une clique Auteuil-Neuilly-Passy, - c'est le Roi François qui seul règnera. Les nationalistes d'Action française, - qui ont dans l'Interrègne où les Princes sont impuissants un droit et un devoir de maintenir intactes les conditions du salut national, - s'en assureront par tous les moyens (politiques, naturellement).

Le Trône n'est pas le canapé croulant d'un salon mondain! Il ne se partage pas. En revanche, pour tous ceux qui se gargarisent d'activisme, Tromelin est vide et attend son homme providentiel : avis aux amateurs!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé: GAILLERE

Texte du communiqué du secrétariat du Comte de Paris, Duc de France (soulignements de la Fédération):

"Suite à diverses informations parues dans la presse faisant état d’un « communiqué » du Prince Jean, Duc de Vendôme et Régent du Dauphin, en date du 1er août 2016, le secrétariat de Monseigneur le Comte de Paris rappelle les règles traditionnelles et immuables du droit dynastique français:

"1. Les lois fondamentales du Royaume tissent depuis les origines de la monarchie française l’indépendance de la Couronne de France. Ainsi depuis l’avènement des Capétiens, le principe fondateur de pérégrinité rend à lui seul vaines les prétentions d’accession au trône royal français d’un prince ou d’une princesse étrangère. Il a été notamment rappelé par l’Arrêt Lemaistre du Parlement de Paris du 28 mai 1593 « qui annule tous traités faits ou à faire qui appelleraient au trône de France un prince ou une princesse étrangère, comme contraire à la loi salique et aux autres lois fondamentales de l’État ».

"2. En vertu de ces mêmes Lois et aussi des principes généraux de succession des coutumes de France, la succession dans la Maison de France obéit à des règles bien précises : c’est le plus proche parent mâle qui hérite de la Couronne à la mort du roi précédent. Ces mêmes lois ont aussi prévu de désigner son plus proche parent comme Régent entouré d’un Conseil de Régence lorsque le Roi est dans l’impossibilité de régner, du fait de sa minorité, de son absence ou d’un handicap – que ceux-ci soient d’ailleurs temporaires ou définitifs. Ces règles n’ont jamais souffert d’exception.

"3. Les lois fondamentales du Royaume sont, par essence, supérieures à l’autorité royale et forment le socle même de sa légitimité. Nul ne peut s’en écarter ni les bafouer par caprices ou autres motifs, sauf à y porter atteinte. Le fait que feu le père du Comte de Paris actuel ait cru bon, par des actes sans valeur juridique et en méconnaissance du droit dynastique français, de modifier à plusieurs reprises l’ordre successoral, et ce dans différents sens, n’y change rien en droit. Rappelons qu’il avait ainsi « exclu » de la succession deux de ses fils Michel et Thibaut pour « mésalliance » en 1967 et 1973 ; puis en 1981 son petit fils aîné, François d’Orléans, en raison de son « handicap » ; en 1984, son fils aîné, Henri d’Orléans du fait de son « divorce » d’avec la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg et de son remariage civil avec Mme Micaela Cousiño y Quiñones de León. Rappelons qu’aux termes de trente-quatre années de procédure, la Sainte Rote a déclaré nul, le 13 novembre 2008, ce premier mariage et a autorisé le Prince d’Orléans, de jure Henri VII, à épouser religieusement la Princesse Micaela le 14 février 2009. Enfin, en 1987, feu le Comte de Paris proclamait son petit-fils Jean d’Orléans, « duc de Vendôme », héritier du trône de France à la place de son père (rétrogradé au rang de « comte de Mortain ») et de son frère aîné, le prince François d’Orléans, avant de « réintégrer » dans la succession, au cours des années 1990, le prétendant légitime au trône de France, Henri d’Orléans, etc.

"4. Devenu chef de la Maison de France à la mort de son père en 1999, le nouveau comte de Paris et duc de France est conformément aux Lois fondamentales du Royaume, revenu sur ces exclusions nulles et non avenues et a rappelé que « nul n’a le pouvoir de modifier l’ordre dynastique et d’écarter de la succession un prince de sang royal de France sauf à accepter son abdication dûment signée ». Se conformant encore strictement aux Lois qui gouvernent la Maison de France, il a ainsi indiqué à la Noël 2015, par testament, qu’après son trépas, et si son fils aîné François, comte de Clermont, lui survit, ce dernier deviendra Chef de la Maison Royale de France avec le titre de Comte de Paris. Il sera ainsi « le Roi virtuel et son frère puiné, Jean, le Régent réel entouré d’un Conseil de Régence et conservera le titre de Duc de Vendôme avec les Armes de Dauphin » . Le fait que ce dernier soit effectivement, par les lois de la République, le tuteur légal de son frère aîné n’y change évidemment rien et, incidemment, conforte par la même son statut de Régent sur le plan civil.

"Fait à Paris le 15 août 2016
Le Secrétariat du Comte de Paris

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La citation du jour: la bourgeoisie traditionnelle, vecteur du "politiquement correct"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'avis d'une écrivaine, intéressant en dépit de son optimisme béat sur le peu qu'il restera de la "manif" pour tous":

"Petit à petit, elle a su adapter ses valeurs à ceux de bourgeois plus «modernes», plus déracinés et plus pragmatiques, comme la noblesse s'était adaptée aux bourgeois du XIXe. C'est la seule manière pour ses membres de ne pas mourir, et c'est le sujet de mon dernier roman. Ils veulent avoir une bonne situation, payer moins d'impôts, partir dans des pays exotiques et parler anglais. N'importe quel prolétaire veut cela. Leur seule particularité c'est qu'ils conservent un vernis social, une distinction. Ils continueront de se marier à l'église, un temps, pour le décorum. On est seulement dans le domaine du paraître, ils vivent exactement comme tout le monde. On arrive à un moment de l'histoire occidentale où «tout le monde est bourgeois» comme disait déjà Péguy en 1913, et où, paradoxalement, tout le monde est un prolo. Ce n'est pas parce que vous gagnez 10 000 € que vous n'êtes pas un esclave. Vous l'êtes, à plus forte raison. L'argent n'a aucune valeur de libération, il ne sera jamais l'étendard d'aucune distinction, il crée et systématise le conformisme et la lâcheté.

"Il y avait un vrai combat, mais aussi un véritable entre-soi. C'était réellement le mai 68 des catholiques. Grands bourgeois, certes, mais pas que. Des petits bourgeois de province, aussi. On parle pourtant de la même catégorie sociale, déclinée entre Paris et province, comme Balzac le montrait dans Illusions perdues : le haut Angoulême et le Faubourg Saint-Germain... Les combats menés pendant la Manif pour tous soulevaient pourtant de vrais enjeux de société civile, et on peut regretter que d'autres catégories de Français n'y aient pas été sensibles. Avec le recul, je dirais que cela a été un moment catholique, pour le meilleur et pour le pire. On a pu constater que les catholiques sont devenus une communauté en France, qu'ils sortent du champ social général, et qu'ils ne font plus plier le gouvernement. On a pourtant pu constater qu'ils ont réussi à instiller ces questions dans des partis, et que certains jeunes ont découvert l'engagement politique à l'occasion de la Manif pour tous. Ça, c'est positif."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/10/14/31003-20161014ARTFIG00337-solange-bied-charreton-c-est-a-nous-de-reconstruire-la-societe-occidentale.php

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Pourquoi l'Action française-Grand Sud-Ouest est fidèle à Pierre Pujo

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Pourquoi? Pour deux raisons, qui tiennent dans les citations suivantes:

Peut-être la certitude est-elle le secret des longues fidélités.

Honoré de Balzac, La Cousine Bette.

Celui qui persiste à suivre avec fidélité un maître déchu est le vainqueur du vainqueur de son maître.

William Shakespeare, Antoine et Cléopâtre.

Pour notre Fédération, fondée par Pierre Pujo et dirigée par V. Gaillère, la fidélité est la clé de la Victoire. Que ceux qui sont capables de réfléchir le fassent et agissent en lien avec l'Action française-Grand Sud-Ouest, seule organisation d'Action française encore légitime et agissante dans le Pays, et que les autres se repentent... avant qu'il ne soit trop tard pour la Cause nationale et royale!

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Le chiffre du mois: Pratique religieuse, pays réel et Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On cherche souvent la raison de l'échec de l'Action française à rétablir la Monarchie de salut public. Elles sont multiples sans doute, mais citons un chiffre parlant sur l'influence sociale de l'Eglise catholique en France:

"(...) en 1873 (...) la moitié des Français faisaient encore leurs Pâques. En 1950, un quart seulement."

Et c'est à l'Eglise catholique que Maurras a choisi d'attacher le destin du royalisme et de l'Action française, même après qu'à la Condamnation, l'Eglise ait choisi délibérément, par politique, de se passer de son appui! C'est-à-dire de se couper de trois Français sur quatre pour la diffusion de son message politique. Sans commentaire! Ou plutôt si!

Si l'Action française veut faire triompher ses idées vraies dans une Société sécularisée qui ignore autant la foi que le patriotisme (sans parler du nationalisme!), elle doit adopter le mouvement inverse, à savoir rejoindre les trois Français (qui sont maintenant neuf sur dix) qui ne font pas leurs Pâques. Une bonne règle est de considérer que les religieux, excellents dans leur partie (le dogme, la spiritualité et la charité), ne sont, pas plus qu'un officier, un économiste ou un philosophe, équipés pour faire de la politique.

Et ce, d'autant plus que la vulgate des ecclésiastiques, spécialement de ceux qui, traditionalistes (en accord ou non avec Rome), se veulent le plus romains (c'est-à-dire alignés en tout sur le Vatican) tend à négliger la patrie terrestre au profit de la céleste. En réalité, ces théologiens confondent deux ordres, le naturel et le surnaturel, qui coexistent sans heurts dans le plan divin. Madiran rappelait justement, après Maurras, que le IVème Commandement ("Tes père et mère honoreras") s'étend aux communautés plus larges dont on fait partie, spécialement l'Etat, la Nation. Cela se comprend aisément: Respecter et défendre sa famille (ou même la Famille), en bafouant l'autorité légitime de l'Etat ("César") et sans se préoccuper des conditions de survie de la Nation est pour le moins aventureux. Il est plus sage de vouloir un Etat fort dans ses prérogatives, une Nation vivante et puissante, enrichie de ses diversités et sachant favoriser l'Unité en temps de crise. Or, tel est précisément l'objet du nationalisme, pas davantage!

Nous vivons encore le contre-coup du triomphe tardif, au XIXème siècle, de l'ultramontanisme sur le gallicanisme. Paradoxalement, c'est chez des ecclésiastiques diocésains français que l'on retrouve l'écho assourdi, autant par leur dialectique "avancée" que par leur soumission au Vatican, du gallicanisme. Or, ainsi que le disait le royaliste Charles Benoist, en politique française, il y a une partie de gallicanisme dont nous ne pouvons nous séparer, sous peine de voir péricliter la Communauté française.

Tirer des plans sur la comète (comme le font les partisans d'une Europe vaticane dont les "racines chrétiennes" et les "points non négociables" formeraient le substrat), dessiner dans le ciel des idées des principes (tel celui de subsidiarité), sans égard pour ce qui se passe à Bruxelles, à Paris et à Bordeaux, et les absolutiser, alors que toute politique est essentiellement adaptation des principes aux réalités pour mieux transformer ces dernières, est une erreur stratégique majeure. Il convient d'y remédier. La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française y aidera les catholiques.

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République ou Monarchie, telle est la question! Réponse avec l'Action française-Grand Sud-Ouest

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'universitaire à succès de Droite Rouvillois se mélange les pinceaux dès qu'il est question de république. C'est le complexe habituel des hommes de Droite qui n'assument pas ce qu'ils doivent à l'Action française - tout!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2015/10/23/31005-20151023ARTFIG00375-frederic-rouvillois-le-mot-8216republique-est-a-la-fois-vide-et-sacre.php

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/09/02/31001-20160902ARTFIG00331-frederic-rouvillois-pourquoi-les-francais-sont-nostalgiques-de-la-monarchie.php

Comme l'Action française-Grand Sud-Ouest l'a déjà dénoncé pour la "réserve citoyenne" de l'Armée française, la pratique scandaleuse de nommer des colonels d'opérette existe traditionnellement dans les armées monarchiques: ridicule pour ridicule, en fait de métaphore de notre impuissance militaire, plutôt qu'un Jean-Vincent Placé ou un Jean d'Orléans, nous préférerions encore avoir pour général le pingouin Nils Olaf!

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Sur un mot de mister Blair: le réalisme en politique s'applique aussi à l'Action française!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On sait les difficultés que le nouveau leader du parti travailliste anglais, le gauchiste rétrograde Corbyn connait. L'ancien premier ministre Blair vient y ajouter, avec le grain de sel qu'il pourrait faire son come-back en politique, son interprétation qui peut, ma foi, faire réfléchir aussi en France, spécialement dans notre Mouvement d'Action française. Laissons-lui la parole en V.O., avant de donner l'opinion de la fédération Grand Sud-Ouest, seul organisme d'A.F. actif dans la grande région à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne... et au-delà:

“This is not about Jeremy Corbyn,” he said. “It’s about two different cultures in one organism. One culture is the culture of the Labour party as a party of government. And that, historically, is why Labour was formed: to win representation in parliament and ultimately to influence and to be the government of the country.

The other culture is the ultra-left, which believes that the action on the street is as important as the action in parliament,” he said. “That culture has now taken the leadership of the Labour party. It’s a huge problem because they live in a world that is very, very remote from the way that the broad mass of people really think.

The reason why the position of these guys is not one that will appeal to an electorate is not because they are too left, or because they are too principled. It’s because they are too wrong.

“The reason their policies shouldn’t be supported isn’t because they’re wildly radical, it’s because they are not. They don’t work. They are actually a form of conservatism. This is the point about them. What they are offering is a mixture of fantasy and error."

Source: https://www.theguardian.com/politics/2016/oct/07/tony-blair-says-his-return-to-british-politics-is-an-open-question?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=193717&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Commentaire: Il n'appartient pas à l'Action française-Grand Sud-Ouest de s'immiscer dans la cuisine politique d'un parti étranger. Nous sommes un Mouvement purement français, qui n'attendons le salut du Pays d'aucun exemple, ni d'aucune aide étrangère, à la différence des racisto-identitaristes (qui font le jeu de Moscou) et autres sots-raëliens (qui font tantôt celui de l'Iran, tantôt celui du Venezuela). Cet avenir, nous le forgeons chaque jour de nos mains, avec nos seules idées d'A.F. Il est vain de vouloir faire des emprunts doctrinaux ou pratiques à des partis ou des situations qui ne sont pas compatibles avec le résultat que nous souhaitons obtenir en France. (C'est toute la raison de l'échec actuel du groupuscule "Axion Front-XVI" et de sa course éperdue derrière les racisto-identitaristes, les cathos obsédés par le sexe des anges ou le néo-F.N.) Proudhon disait à peu près que l'on ne peut greffer du courage intellectuel à celui qui en est dépourvu et que les carriéristes ne sont que des femmelins, adorateurs de la Force pour la force (n'est-ce pas, "Petit-Pull-Orange" Blanchonnet?).

"Pays légal" et "pays réel" d'Action française

Mais revenons à nos moutons, c'est-à-dire à Blair et à son analyse de ce qui fait le succès en politique. Il parle d'or, puisqu'il a réussi à égaler et surpasser en durée la recordwoman de Downing Street (Mme Thatcher), étant resté plus de dix ans au Pouvoir. Mais dans quel état de division a-t-il laissé le parti travailliste! Si ses cadres parlementaires sont libéraux-libertaires, la base, en élisant et réélisant Corbyn, a marqué qu'elle restait indécrottablement marxisante.

Cette dichotomie est en elle-même intéressante. Elle s'applique, toutes choses égales par ailleurs, à l'A.F. actuelle: si les cénacles parisianistes sont acquis à l'idée folle d'une participation illusoire à un gouvernement F.N. new look (dans lequel ils croient pouvoir figurer l'appoint de "l'ouverture"), la base, elle (lecteurs de L'Action Française 2000, adhérents au crafe, sympathisants de province qui forment le gros des maigres bataillons du nationalisme intégral), est indéfectiblement composée de nationalistes d'esprit traditionnel, acquis et rompus aux idées maurrassiennes. Il y a là une dialectique inquiétante pour les novateurs...

Blair marque que le critérium du succès en politique, c'est l'élection (et la réélection) par le Peuple. L'Action française, de son côté, si elle n'exclue aucun moyen pour changer de Régime, n'a, logiquement, jamais privilégié, en présentant régulièrement des candidats aux élections, la légitimation d'un Système qu'elle souhaite détruire, la Démocratie. Cela aurait été alimenter un Régime de mort qui empêche la restauration de la grandeur française et le bien-être du Peuple.

Un Régime, un Peuple, et pas d'opposition

D'où, pour Blair, un pragmatisme politique et économique, qui ne laisse pas de place à des solutions idéologiques trop étrangères aux mentalités. Or, que trouvons-nous en France aujourd'hui? Un Peuple, comme nous l'écrivions récemment, étranger au nationalisme et à l'idée de Roi, qu'il juge surannés. La pensée qu'il se débat lui même dans un antipatriotisme et une attitude subversive dépassés ne l'effleure pas. En effet, même s'il vit et travaille en France et si sa sécurité dépend de la force de notre Communauté nationale, il se refuse encore absolument, sous l'emprise des idées de mai 68 qui sont l'aboutissement de l'oeuvre destructrice des instituteurs communistes des années 20-50, à le reconnaître et à agir en conséquence. Et on ose parler de "droitisation des valeurs" des Français! Mais où est donc le nationalisme rationnel, qui en serait la traduction politique? Car quelques mouvements sporadiques de mécontentement, ou bien des réactions xénophobes ne sauraient tenir lieu d'une critique charpentée s'incarnant en un mouvement discipliné! Que des activistes imbéciles, agités par des arrivistes professionnels, fassent parler d'eux, c'est dans l'ordre des choses. Jamais ils ne gêneront décisivement le Pouvoir établi. Quant à l'éventualité d'un coup d'Etat militaire par une junte de jeunes ou de vieux officiers excédés, naïfs et non-formés politiquement, qui deviendraient vite les jouets des politiciens roublards, loin de servir la France, il porterait aux idées de renaissance nationale un coup fatal; il n'est pas souhaitable. Blair a donc raison en disant que l'action de rue, directe est un leurre, un rêve.

D'autre part, il n'y pas en France de contestation, d'opposition frontale, radicale, totale au Régime démocratique (car on ne saurait tenir le F.N. new look pour cela). La seule alternative possible serait l'A.F., si elle était en ordre de bataille. La solution électorale, valable au Royaume-Uni, est inapplicable ici.

Nécessité d'une "discipline de parti"

Nous parlions de discipline. C'est précisément le point essentiel pour tout mouvement qui souhaite, comme la Fédération, aboutir. Discipline de pensée (qui n'est pas caporalisme, mais honnêteté dans le raisonnement et volonté de le traduire dans la réalité) et d'action (intelligence et cohésion dans celle-ci, dans le cadre des hiérarchie et structures préexistantes, non de façon anarchique, contre elles). Le sentiment (la trop fameuse "amitié d'Action française", qui cache toutes les dissidences et les plus vils coups bas) n'a rien à faire en politique, à la différence de la démagogie; il peut arriver, que, pour se faire comprendre du Peuple, on doive employer son langage et donc "grossir le trait", mais jamais une adhésion passagère ne justifie une déviation doctrinale. Pour nous, nous nous interdisons par avance d'employer ces moyens grossiers, nous mettant volontairement en position d'infériorité dans le débat public: "Nous respectons trop le Peuple pour lui mentir", disait Maurras, quand bien même d'un mensonge dépendait son salut. Et pourtant... "Paris vaut bien une messe!"

Nous ne sommes et nous ne devons être ni un mouvement de masse ("royaliser le Pays" est une tâche irréaliste et disproportionnée, par rapport à nos moyens), ni un mouvement d'élite (terme que l'on utilise généralement pour masquer la faiblesse des effectifs et la sociologie aristocratico-bourge qui plombe notre audience auprès du Peuple). Sauf quelques éléments, - d'élite, ceux-là - il faut savoir que le Peuple dans sa masse est inaccessible à un raisonnement un peu poussé (sans doute, ici, des cathos intellos invoqueraient en se lamentant la "crise de la transmission", l'amoindrissement de l'enseignement de l'histoire et de la philosophie - le fait est que l'enseignement public, laïc et obligatoire, fils du Régime, favorise objectivement l'ignorance et le désintérêt pour la Cité!). Nous devons être une avant-garde. C'est ce que la fédération Grand Sud-Ouest, avec ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, essaie d'être, à son niveau. L'avant-garde, chargée d'explorer le terrain sans s'y perdre et d'ouvrir une voie au gros de la troupe avec lequel elle doit rester en constante communication (ici, le Peuple lui-même, sans intermédiaires déformants qui travestissent sa volonté), suppose des qualités de curiosité, de courage, d'audace, d'à-propos, d'ingéniosité qui ne sont pas le fait de la masse, pas plus que des prétendues élites, trop souvent confites en admiration de leur nombril.

Le fait d'être minoritaire n'est pas une excuse pour ne pas faire le ménage dans un mouvement. Or, à l'aèfe, telle qu'elle se présente dans certains cénacles de Paris, on n'a jamais vu, de mémoire de militant, que des coteries étudiantes, d'extraction conservatrice (voir les immortels Thibaut de Pierre de Bernis ou Charles-Henri d'Herpès), en éliminant d'autres, pour squatter plus à leur aise les bureaux du Siège et avoir une "surface sociale" dans le centre de la capitale. Malheureusement pour ces Eliacins, ce n'est pas le nombre de mètres carrés occupés vainement et la proximité géographique avec le Pouvoir qui fait une Contre-Révolution!

L'urgence d'une Contre-Révolution au sein d' "Axion Front-XVI"

Blair a entièrement raison en disant que deux "cultures" ne peuvent coexister dans un appareil conçu pour prendre le Pouvoir; l'une doit forcément exclure l'autre. Tous les révolutionnaires ont démontré cette vérité et par là même se sont frayé un chemin vers le gouvernement. A l'A.F. en 2016, il s'agit de savoir si la ligne de l'accommodement avec la Démocratie, au prix de la perte de notre spécificité, dont les sahibs Dejouy, Bel-Ker, Blanchonnet et Hatem sont les chantres, va l'emporter sur celle de la fidélité à nos principes et à nos exemples nationalistes (qui ne se dispense pas d'être sainement critique), disons la ligne que suit, depuis au moins une décennie, la fédération Grand Sud-Ouest sous la direction de son Délégué régional.

A l'heure où le régimiste Viansson-Ponté entre en force dans le capital de L'Action Française 2000 et dans sa direction, faire le ménage au sein de son appendice activiste s'impose urgemment à tous les éléments sains qui y demeurent encore. La base peut et doit se faire entendre par l'arme à sa disposition, la seule qu'il entendra: la grève du réabonnement à L'A.F. 2000 et de la réadhésion au crafe, la constitution autour des môles de résistance provinciaux d'un nouvel organisme militant. La Fédération appuie entièrement ces efforts.

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Mémoire de l'Algérie française et des harkis: la repentance, une erreur du président Hollande

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Comme il est habituel depuis la présidence Chirac en 2003, la République a célébré une journée d'hommage aux victimes de la guerre d'Algérie. Lors de la cérémonie de Paris, le président Hollande a fait une annonce extraordinaire: la reconnaissance de la culpabilité écrasante du gouvernement gaulliste de l'époque dans le martyre des harkis, leur ignoble abandon au F.L.N. et leur accueil indigne en métropole. D'habitude, la repentance est plutôt à sens unique, "dans le sens de l'Histoire", toujours plus à Gauche. C'est une première sous la Vème République, signe que la Vérité historique commence à se faire jour, malgré la chape de plomb idéologique que fait peser la statue du Commandeur De Gaulle. De proche en proche, les époques de Vichy et de l'Action française, elles aussi, verront des historiens plus équitables leur rendre justice.

L'A.F., dont les sections locales dans le Grand Sud-Ouest participent à ces hommages, s'est toujours préoccupée du sort des harkis. Cependant, elle ne saurait approuver la déclaration du président de la République. Pourquoi?

D'abord, parce qu'il s'agit évidemment, même si quelques souvenirs de son père O.A.S. ont pu entrer dans sa décision, d'une manoeuvre électoraliste pour les présidentielles visant à récupérer un électorat qui paradoxalement, comme le notait de façon crue feu Georges Frèche, vote pour les successeurs de ses bourreaux ordinaires, l'U.M.P.

Ensuite, il ne s'agit que d'une "déclaration verbale" qui n'engage à rien et qui constitue le type même de la fausse justice: il est bien tard et cela est si peu...

Enfin, l'électoralisme démagogique de Hollande vise à satisfaire des catégories, et donc à encourager la "concurrence victimaire" initiée à partir des années 1970 par une partie activiste de la communauté israélite et singée depuis, chez les conservateurs et d'autres "minorités visibles" ou aspirant à le devenir, par des professionnels de la compassion. Exemples: le romancier vendéen Reynald Sécher et d'autres universitaires de Droite qui voient dans la Révolution dite française la préfiguration des totalitarismes modernes bolchévique et naziste; les Antillais et les Français d'origine africaine avec l'esclavage. Etc etc... Tout mesurer à l'aune des malheurs de la Seconde Guerre mondiale n'est pas, cela va sans dire, une attitude historique contre-révolutionnaire (ni même scientifique!). Forts de l'idée classique de l'immutabilité de la nature humaine, nous pensons que la barbarie n'est pas nouvelle, seules ses formes changent. "Ce n'est pas pas avec son siècle, mais avec tous les siècles qu'il faut marcher" dit Bonald, pas seulement les regarder au prisme fixiste et déformant d'un unique temps!

Il n'entre pas dans le cadre de ce billet de déterminer qui, du communautarisme ou de la concurrence victimaire, engendre l'autre. Il suffit de savoir qu'ils sont également néfastes à l'Unité nationale essentielle en temps de crise tels que ceux que nous vivons. Ainsi, ces caricatures subversives de communautés tendent à englober n'importe quelle disposition d'esprit, fut-elle déviante, et à lui conférer la considération due à une communauté naturelle utile au Pays. Elles jettent le discrédit sur les autres communautés naturelles (famille, commune, métier, religions), elles indispensables, qui structurent une Nation équilibrée. Elles constituent un nouveau romantisme politique, qui trouve dans un passé falsifié un aliment pour ressusciter artificiellement les divisions françaises. Inutile de rappeler que la France n'a pas besoin de cela!

Conclusion: L'histoire d'un grand peuple n'est pas "un long fleuve tranquille". Si un tri intellectuel et politique doit être fait entre ce qui a marché et ce qui a échoué pour la grandeur de notre Patrie, nous sommes solidaires du bien comme du mal dont nous sommes les produits. Il n'est pas d'empirisme organisateur concevable, si l'on nie la moitié de notre histoire: sur quoi fonderait-on son jugement, sinon? L'Unité française exige l'unité de la mémoire, dans les périodes heureuses comme les tragédies de notre histoire: cela est vrai de la Vendée, comme de l'Algérie française et des colonies; aucune brèche ne doit y être tolérée. Pour sa part, la Fédération n'en cautionnera aucune!

Ce n'est pas au moment où le vent mauvais de la rectitude politique tourne, que nous, à l'Action française, devons abandonner la mémoire d'aucun des combats légitimes de nos prédécesseurs pour la France et le Roi (quand Celui-ci en valait la peine!). Leur rendre cette justice n'est d'ailleurs pas les idéaliser ni les singer: le temps des chouans, des camelots du Roi et des bouchers de La Villette est bel et bien terminé. Loin de se "droitiser" doctrinalement, le peuple est désormais étranger au nationalisme. Alors que les réactionnaires font du sur-place dans leurs communautés naturelles anémiées sur la terre natale désertée, il est mentalement "hors-sol", sur une autre planète psychédélique, individualiste et irréelle. Tout le problème politique consiste à faire communiquer les deux. Il nous faut</strong>, au contraire de ces attitudes erronées, à la fois défendre sans faille la mémoire de nos aînés et tirer lucidement les leçons de leurs échecs. La Fédération montrera l'exemple sur ce plan là aussi!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/25/01016-20160925ARTFIG00001-un-discours-attendu-de-hollande-pour-la-journee-nationale-d-hommage-aux-harkis.php

Après les harkis, les Gitans: comme l'Action française-Grand Sud-Ouest l'écrit plus haut, la repentance est une boîte de Pandore qu'il aurait mieux valu ne pas ouvrir!

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Les vertus de l'Action française-Grand Sud-Ouest

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Dans les lectures d'été du camp Réal del Sarte organisé du 16 au 31 août 2016 dans le Sud-Ouest par la Fédération, on trouvait l'extrait suivant, sur lequel ont planché, encouragés par nos cadres habituels, une dizaine de jeunes participants des deux sexes:

Dieu donne à la franchise, à la fidélité, à la droiture un accent qui ne peut être ni contrefait, ni méconnu.” (Joseph de Maistre, Du pape.)

Et vous, que vous inspire-t-il? Le comte de Maistre, fondateur avec Bonald de la Contre-Révolution politique, énonce assurément là à l'intention des générations à venir les vertus indispensables à la Cause de la Vérité politique pour son succès. Mais il est évident à tous ceux qui font une politique contre-révolutionnaire et se voient opposer des procédés staliniens qu'il ne va pas de soi. Pourquoi?

Franchise, fidélité, droiture, voilà un beau programme pour des contre-révolutionnaires! Hélas, on ne peut dire qu'ils pratiquent souvent ces vertus... Peut-être est-ce pour cette raison qu'ils sont toujours battus?

Pour se mettre en jambe, un "grand-sudoku" d'Action française

Que l'on pratique la petite expérience amusante ci-dessous et l'on jugera de l'exactitude de la proposition. Parce que les idées, c'est bien, mais, dans les faits, elles sont toujours incarnées par des personnes. Mettons donc en rapport avec les vertus citées par Maistre des noms, pris au hasard, de personnes associés le plus souvent, - à tort ou à raison, - à l'A.F. et voyons si "ça colle"! (Attention, il y a peut-être un piège!) Le prix est un abonnement de propagande à L'Action Française 2000 (enfin, tant qu'elle s'affiche encore nationaliste intégrale!).

Si je vous dis: Franchise, vous répondez: Vincent Gaillère ou François Bel-Ker?

Si je vous dis: Fidélité - Pierre Pujo ou Hilaire Augiers de Crémiers?

Si je vous dis: Droiture - Jean Viansson-Ponté ou Stéphane Blanchonnet?

Question subsidiaire pour départager les gagnants: Citez un philosophe contre-révolutionnaire vivant pratiquant ces vertus et ayant publié autre chose que des cassettes de ses confs soporifiques ou rédigé autre chose que des tracts! Allons, il devrait y en avoir au moins un!...

Le jour où vous aurez trouvé la bonne réponse à ce grand-sudoku, vous pourrez dire que vous êtes d'A.F.!

Etre d'Action française dans le Sud-Ouest, c'est quoi?

La raison pour laquelle la fédération Grand Sud-Ouest de l’Action française et ses sections indéracinables (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) sont tellement dénigrées par des bourges se disant "cathos" et "bien comme il faut" est justement qu'elles pratiquent depuis toujours ces vertus profondément politiques et qu'elles ne les abandonneront jamais. C'est qu'elles "pensent clair et marchent droit" comme le dit La Royale!

Leur accent est celui de la Vérité politique, et c'est précisément ce que ces Tartuffe ne supportent pas. Il va de soi qu'il ne peut être ni contrefait, ni méconnu par ceux qui devraient y obéir naturellement, juste haï. La Fédération est la mauvaise conscience des nantis de la bourgeoisie et des dissidents de l'A.F.

La Vérité politique ne consiste pas à rabâcher des thèmes-de-cercles-d'étude éculés (anticommunistes, antigauchistes, antiféministes) depuis trente ans. Il faut bien se dire que le communisme a largement disparu, - que, sauf chez quelques harpies ménopausées, le féminisme est dépassé, - et que le gauchisme des jusqu'au-boutistes de Nuit-debout est aussi risible que l'irénisme des "Veilleurs"! Pourquoi alors, tel un Don Quichotte dégénéré refaisant toujours le même voyage dans le Temps, combattre, comme si nous étions encore en mai 68, des moulins à vent irréels avec des moulins à prière inefficaces et en écoutant religieusement les moulins à parole intellectualistes de la Droite conservatrice?

L'Action française ne se résume pas davantage à quelques slogans de circonstances, mal digérés, sortis de leur contexte que l'on ignore de toute façon (car les jeunes bourges sont aussi ignorants que les prolos), et dépourvus de leur signification révolutionnaire.

Notre révolution d'Action française à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne

Oui, ré-vo-lu-tion-naire! Car qu'on se le dise: Dans Contre-Révolution, il y a révolution et même Révolution nationale (et non pas "restauration rapide"!). Et que l'on ne nous oppose pas la phrase archi-anônnée de Maistre: "La-Contre-Révolution-n'est-pas-une-révolution-en-sens-contraire-mais-le-contraire-d'une-Révolution!" Car, outre qu'elle témoigne d'un tour d'esprit très XVIIIème siècle, elle ne signifie nullement que la Contre-Révolution ne soit pas une révolution salvatrice sur le plan politique. Et il n'y a pas 36 moyens de faire une révolution! Le Pouvoir ne se prend pas avec des drapeaux blancs, fussent-ils royalistes!

Ce qui nous mène au cœur du problème de l'échec éternel des bourges en politique. Le fait de répéter connement les dix mêmes citations de Maurras, Bainville et Maistre peut faire croire à un public conservateur que l'on est très intelligent mais c'est une illusion d'optique. En réalité, il n'en est rien. Au fond du verbiage de tous les dissidents, internes ou externes, de l'Action française, notamment de hèrenne (mais pas que: le crafe du vulgaire Charles-Henri d'Herpès, nouveau baron Pié, n'est pas en reste, comme en témoigne son illustre propos: "Elle suce, au moins?"), il n'y a pas de pensée, rien que des mauvais jeux de mots, parfois salaces. Les avoir lus ou écoutés une fois suffit pour vomir comprendre comment ils s'imposent au milieu de nantis atardés et que le seul "royaume" (ou dois-je dire "démocratie royale"? hein, Pacsot?) qu'ils pourraient restaurer à eux tout seuls, sans le Peuple et contre lui, c'est le royaume des Aveugles!

Si nous sommes légitimement hostiles à la Révolution, cela ne veut pas dire que nous devions nous interdire d'employer au profit de la Vérité politique certains de ses procédés efficaces (en particulier, la formation de contre-révolutionnaires professionnels, l'instauration d'une discipline de parti inflexible, un esprit sans concession pour l'Erreur, une volonté de changer radicalement la Société, etc), qu'elle a utilisé pour faire triompher une idéologie antinaturelle! On ne fait pas une politique moderne avec le personnel, les idées fausses et les méthodes aliénantes de jadis! Nous, à l'Action française-Grand Sud-Ouest, préconisons une Contre-Révolution en pilotage automatique! Car la Vérité politique n'est pas à redécouvrir ni à modifier, notre histoire et ses leçons ne sont pas à répudier, ce sont les méthodes qui sont à repenser en totalité!

Contre-Révolution? Révolution tous azimuts contre tous les privilégiés!

Par ailleurs, Contre-Révolution ne veut pas dire, d'une part, revenir à n'importe quel état de choses antérieur avec ses abus injustifiables, et de l'autre, faire de la Société un vaste rally bourge, une P.M.E. paternaliste ou un couvent tradi! Le réalisme fondateur de l'A.F. sait bien qu'elle n'est pas entièrement composée de surhommes, donc la Société que nous instaurerons, si elle favorisera les vertus, ne les imposera pas par la contrainte, mais permettra aux forces spirituelles de les suggérer par la persuasion.

Evidemment, il est plus facile de boire des bières entre potes en conspuant la modernité, comme le vieux chnoque de Droite qu'on sera à quarante ans, que de s'engager intelligemment sur le long terme (cinquante ans) au service d'une Cause, car c'est cela que l'A.F. - la vraie - exige. C'est même la condition exigée pour en être membre. Blousons Lonsdale-dorés et branleurs, passez votre chemin!

La nostalgie d'une France qui n'existe plus ou même n'a jamais existé (le culte d'un prétendu Age d'Or monarchique) est de la littérature romantique. Etre nationaliste d'Action française, c'est faire de la grandeur avec la France qui existe, pas une autre. C'est se battre pour le Peuple, pas pour les classes privilégiées et hypocrites qui profitent bien du Régime.

Le rôle de l'Action française-Grand Sud-Ouest: guider le Peuple

Il serait odieux au Peuple (et contre-productif à long terme) de rétablir dans leurs prérogatives et influence des classes pourries qui ont voulu la Révolution et ont ensuite, tout au long des XIXème et XXème siècle, profité du nouvel état de choses, tout en envoyant, pour se laver les mains du fait qu'elles ne leur ont donné aucune éducation politique, - Dieu sait qu'ils en ont besoin, - leurs fils et filles de 18 à 21 ans à l'aèfe, histoire de les dégourdir un peu (où ceux-ci vont en réalité se dévergonder et s'en mettre jusque là). Car le Peuple peut se tromper par ignorance, mais il n'a jamais trahi, lui! Tandis que les bourges à particules et à noms composés, surtout s'ils se disent de Droite dure ou d'extrême-Droite et "avoir des valeurs" (lesquelles? boursières?), leur responsabilité à eux est immense. En tant que classe sociale objectivement responsable du maintien du Régime démocratique, ils ne méritent que l'opprobre des citoyens et la vigilance du nationalisme intégral!

Concluons: Le Peuple a le droit d'être guidé et gouverné. Il a aussi le droit absolu de n'être pas trompé par les privilégiés du Savoir, du Sang, de l'Urne et de la Fortune. Les jeunes, spécialement, ont droit à la Vérité!

C'est cette position, que le comte de Maistre (qui n'était pas un vicomte ou un baron d'opérette, comme le vampire capitaliste bordelais Lynche, que des nécrophiles rétrogrades rêvassent de ressusciter), non plus qu'aucun authentique contre-révolutionnaire, n'aurait renié, que la fédération Grand Sud-Ouest, sous la direction persévérante de son Délégué régional, nommé par Pierre Pujo, maintiendra, jusqu'à la Révolution nationale, contre vents (ou pets) LMPT et marées "bleue marine".

Franchise, fidélité, droiture (avec quelques autres vertus), telle est notre devise.

A.F.-Grand Sud-Ouest

Comme Zorro, la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, fondée par Pierre Pujo, défend la veuve et l'orphelin français contre le gras bourgeois du bouchon cosmopolite, qu'il soit réactionnaire ou démocrate, mais toujours libéral. Elle peut reprendre à son compte les paroles d'Antoine Banderas à son adversaire aristo dans cette scène: "Je n'ai pas le temps de vous donner une bonne leçon!"

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Pour un 4-Juillet: Réflexions d'Action française sur la liberté

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

A l'occasion de la fête de l'Indépendance américaine, nous proposons à la réflexion de nos lecteurs la citation suivante de Benjamin Franklin, l'un de ses artisans:

“Only a moral and virtuous people are capable of freedom; the more vicious and corrupt a society becomes—the more it has need of masters.”

Seul un peuple moral et vertueux est capable de liberté; plus une société devient vicieuse et corrompue - plus elle a besoin de maîtres!

On comprend là l'intention puritaine d'autojustification de Franklin. Les Fondateurs des Etats-Unis ne cessaient de se comparer à l’Angleterre dont ils venaient. Le régime républicain, quoique non idéologique, qu'ils fondaient, la nation nouvelle qu'ils délivraient de ses chaînes monarchiques étaient parés dans leurs écrits de toutes les vertus. La suite de l'histoire a montré que les Etats-Unis, comme d'autres peuples, n'était ni ange, ni démon!

A l'heure où leurs anciens maîtres britanniques viennent de remporter, avec le "Brexit", une victoire capitale de leur propre guerre d'Indépendance, on trouve à ce texte une saveur philosophique plus universelle.

En effet, l'indépendance, la souveraineté se soutiennent par des vertus civiques: caractère, courage, sens de l'honneur, goût des libertés, qui ne se trouvent pas, au même degré, dans toutes les sociétés. Sans que ce soit l'unique critère, le régime sous lequel on vit est pour beaucoup dans la formation de l'esprit public national. Selon son degré de "démocratie", d'aristocratie ou de monarchie, ces vertus essentielles sont plus ou moins mises en évidence.

Avant de se demander lequel de ces régimes est le meilleur, on ferait bien de s'interroger sur le peuple auquel il doit s'appliquer. Car on a toujours le régime qu'on mérite. Il ne sert à rien de blâmer ici d'hypothétiques décadences, complots ou trahisons, qui desserviraient fatalement le peuple, mais il est plus utile de savoir s'il est encore capable de s'assumer en tant que communauté de destin dans le concert des nations. Tout, dans la vie d'un homme, d'un mouvement ou d'un peuple, est affaire de volonté. S'il l'est, il trouvera par l’empirisme organisateur (qui n'est autre que l'étude comparée du présent et du passé) les voies de son affranchissement; sinon, il sera la proie de Puissances plus impérialistes, - et elles ne manquent pas dans le monde actuel.

Cela est particulièrement vrai pour la France. Vu l'état d’avachissement du Peuple français dans toutes ses classes et professions, les plus élevées (financiers, professeurs, bourgeoisie, noblesse etc...) étant naturellement les plus coupables, on est en droit de douter de sa capacité à renaître sous la forme grandiose que l'on lui a connu par le passé. L'Action française affiche, depuis Maurras, un optimisme de commande à tous crins, mais qui ne voit que cette attitude est forcée? Chez Maurras, cet optimisme daté était ce qui lui avait permis de sortir de l’anarchisme de sa jeunesse, mais aujourd'hui, c'est le relativisme destructeur de toutes les certitudes qui guette la jeunesse, avec le cynisme marchand. Quel remède envisager contre ce dissolvant universel?

On n'évitera donc pas à l'Action française de se questionner sur la valeur stratégique de ce positionnement. Si l'A.F. a échoué, dans des circonstances nettement plus favorables à une réaction nationaliste, comment, avec moins de moyens matériels, moraux et humains, triompherait-elle maintenant? Maurras s'est fait des illusions sur le Peuple français. Il a sous-estimé les ravages de l'individualisme, la généralisation de l'esprit bourgeois, matérialiste, conservateur et jouisseur, frileux à l'égard des changements nécessaires, et la mutation subversive des élites. Sans oublier le mépris unanime pour l'Intelligence et les supériorités de tous ordres, jugées nuisibles dans la société de consommation.

Or, si les vertus civiques sont indispensables au maintien de la liberté, les dispositions de l' "homme intérieur" ne le sont pas moins! Et de qui dépendent ces dispositions? De l’exemple des autorités sociales, de l'enseignement des autorités morales. Un redressement ne s'entame pas tout seul, il y faut des alliés. Pas besoin de rappeler que, depuis Vatican II et 68, les unes et les autres sont amoindries.

Dès lors, la Contre-Révolution peut-elle encore s'opérer? Avec qui? Certes, ça et là, des révoltes, comme celles contre la "loi Travail", se font jour périodiquement, mais baignées d'idéalisme marxien. Ce n’est pas de mensonges généreux, mais plutôt d'une bonne cure de réalisme terre-à-terre que le Peuple aurait besoin. Il ne la trouvera, sans acception de préjugés de classes, que dans son patrimoine intellectuel, politique et religieux. A lui seul de jouer! Personne, nul homme (ou femme) providentiel, nul mouvement ou parti ne le dispensera de cet effort, s'il entend survivre!

Contrairement à ceux qui, au crafe ou ailleurs, parce qu'ils y trouvent une surface sociale, veulent faire prendre des vessies pour des lanternes, politiquement, nous sommes revenus en 1900. Magistère antipatriotique du Pouvoir, désorganisation des forces de résistance. Rien n'existe pour une Renaissance française. Sans doute, l'oeuvre de Maurras, Bainville, Daudet, Pierre Pujo, la légende des camelots du Roi sont un acquis, tout comme la pensée d'Aristote ou de Saint-Thomas, ou l'existence de Charlemagne et de Saint-Louis. Mais pour quelle utilité? A quoi a servi cette somme magnifique de dévouement et de perspicacité? Surtout, à quoi peut-elle, encore, servir?

Parler un langage communautaire, national, à une époque d'atomisation expose à ne pas être compris, ni suivi. C'est prêcher dans le désert. Ou, pire, dans le ghetto mondain des rallyes et des sacristies!

Remuer une agitation puérile sans préalablement faire de recrutement sélectif ni de formation sérieuse revient à vider l'Atlantique à la petite cuillère en fer blanc! On voit sans peine que ça n'a rien de politique! Cela la réduit à un simple boy-scoutisme, à un écologisme politique de baba-cool bobos, cathos ou aristos!

Au total, loin d'être une solution-miracle, clés en mains, d'essence politique, qui pourrait s'accomplir d'un coup de baguette magique, voire de club de golf en carton-pâte, la Contre-Révolution est, avant tout, comme Renan - et Maurras après lui - l'avait bien vu, une Réforme intellectuelle et morale. Tout est à reprendre depuis le début!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

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Action française-Grand Sud-Ouest: Pourquoi nous, à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne, ne sommes pas conservateurs

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La Droite est vraiment dans un sale état, Dieu merci! Après le quinquennat raté de Sarközy, devant la "dédiabolisation" de l'extrême-Droite, il ne reste plus aux patriotes grand chose à quoi s'accrocher! Aussi, certains jeunes chercheurs en sciences po' pleins de bonne volonté essaient, au prix de grands écarts intellectuels, de lui réinventer une doctrine, "conservatrice". En creux, cela traduit surtout leur refus de s'imposer la discipline de la seule école que la pensée politique française ait produite au XXème siècle: l'Action française! Il faut dire que, si l'on en juge par sa façade parisienne actuelle, elle est guère n'est qu'une maigre supplétive du néo-F.N. à musique de fond démo-chrétienne gauchisante (comme si une morale hypocrite de boy-scout suffisait à faire une bonne politique) et bien peu, pour ne pas dire: pas du tout représentative des idées réalistes de nos Maîtres Maurras, Bainville et Pierre Pujo, qu'elle a copieusement trahi depuis sa mort en 2007!

Conservatisme et Contre-Révolution

On lira donc ci-après la démonstration peu convaincante d'une audacieuse jeune femme, qui prétend acclimater en France... le conservatisme à l'anglo-saxonne. C'est oublier qu'au-delà des étiquettes politiques trompeuses (parti conservateur en Grande-Bretagne, parti républicain aux Etats-Unis), le conservatisme, comme philosophie politique, est en fait, depuis ses origines avec Edmond Burke, un rameau de la Contre-Révolution.

En effet, si l'on admet que la Révolution est un phénomène mondial, pourquoi son contraire (suivant Joseph de Maistre, "la Contre-Révolution n'est pas une Révolution en sens contraire, mais le contraire d'une Révolution") ne le serait-il pas lui aussi? Naturellement, ce qui est Contre-Révolution dans le monde latin ne l'est pas forcément dans le monde anglo-saxon, les prémisses philosophiques diffèrent, catholiques et absolutistes dans l'un, protestantes et libre-penseuses dans l'autre. Il n'en demeure pas moins une réalité antirévolutionnaire différenciée.

A ce propos, il faut bien rappeler qu'étymologiquement, dans Contre-Révolution, il y a "Révolution" et même Révolution nationale! Ce qui veut dire que ce n'est pas pour la conservation des privilèges indus des bourgeois, mais pour le seul Peuple que nous, à l'Action française, nous nous battons! La conservation ne saurait être un absolu, elle doit être soumise à la critique de l'Intelligence politique que la fédération Grand Sud-Ouest applique, pour sa part, dans un quart de la France.

Conservatisme ou ultralibéralisme?

Une ambigüité amoindrit l'effet des propos de l'auteur, Mlle Strauch. Ce qu'elle confond avec le conservatisme à l'anglo-saxonne, dont elle fait l'éloge, n'est-ce pas plutôt l'ultralibéralisme ( http://www.theguardian.com/books/2016/apr/15/neoliberalism-ideology-problem-george-monbiot?CMP=share_btn_link )? Malgré ses précautions de langage, on le subodore... Mlle Strauch, qui est loin d'être idiote, comprend bien les limites du libéralisme classique. Aussi, essaie-t-elle le mariage de la carpe contre-révolutionnaire et du lapin conservateur, pour donner quelque saveur à son plat parlementaire.

Quelques extraits suffiront pour s'en convaincre:

Tout d'abord, elle se distance des contre-révolutionnaires en les dévaluant par des insultes, afin de mieux récupérer ensuite leurs idées réalistes:

"(...) il faut remonter, comme souvent, à la Révolution française, où les premiers opposants à la Révolution, les «conservateurs» donc, étaient des réactionnaires qui voulaient rétablir la monarchie. Alors que dans d'autres pays, comme en Grande-Bretagne, les opposants à la libéralisation politique se sont progressivement accommodés du nouvel ordre, les conservateurs français - ou ce qui en tenait lieu - sont restés réactionnaires, et ce jusqu'à Maurras! On comprend dès lors que la droite républicaine ait toujours cherché à se distinguer de cette droite, extrême, qui devenait de plus en plus marginale."

Ensuite, pour étayer historiquement son propos, elle établit une équivalence aventureuse entre différents régimes et politiques, les uns parlementaires et les autres césaristes. Le seul point commun qu'on pourrait, à la rigueur, leur trouver, c'est que marchant dans le sens de la Révolution, ils n'en ont jamais renié les principes, s'ils ont maladroitement essayé d'en freiner l'application dans certains domaines, alors que, dans d'autres, ils l'aggravaient (le cas de De Gaulle étant, à cet égard, particulièrement caractéristique)...

"(...) la droite modérée s'est condamnée à nier une partie fondamentale d'elle-même: le conservatisme, soit, entre autres, l'attachement au passé et aux traditions et la prudence eu égard au changement. Or j'estime pour ma part qu'un certain conservatisme politique et intellectuel s'est développé dès le XIXe siècle, avec des hommes comme Guizot puis Ferry. La Troisième République était conservatrice, le gaullisme aussi - mais sans jamais en porter le nom. Et aujourd'hui, il existe des conservateurs, intellectuels et politiques, tout à fait démocrates. "

Elle use d'une astuce: l'opposition des deux France. Il ne s'agit pas, comme on pourrait le croire, de celles de l'Ancien Régime et de la Révolution, mais de la France idéologique et de la France crispée. Un thème giscardien. C'est une manière habile de jeter le discrédit sur les intérêts et les valeurs légitimes du Peuple, notamment sur le plan de la défense syndicale du Travail. En réalité, le grand clivage est entre le pays légal, qui monopolise le Pouvoir, et le pays réel, celui "qui travaille et ne politique pas" (Maurras).

"(...) il y a deux France. L'une est universelle, absolue, égalitaire ; l'autre est faite de hiérarchies, de groupes sociaux, de terroirs. Même si cette dernière ne s'appelle pas conservatrice, elle l'est profondément. Et cette France-là a connu des ruptures, mais plus lentes, plus ambiguës. (...) Je me suis souvent demandée si ces deux facettes de la France étaient liées: plus vous vous projetez dans l'universel, qui passe par des projets plus ou moins abstraits et plus ou moins brutaux, plus vous en contrebalancez la violence par un profond conservatisme social."

Jetant le masque, l'auteur dévoile le but de son combat, le rêve éternel des conservateurs bornés: Obtenir de la Gauche qui détient le Pouvoir intellectuel une reconnaissance. A l'Action française-Grand Sud-Ouest, nous croyons qu'elle vend hâtivement la peau de l'ours! C'est bien là que le bât blesse, car jamais la Révolution n'admettra un débat à la loyale avec ses adversaires et même avec des modérés, qui seront toujours suspectés d'être des crypto-réactionnaires. Il ne faut pas se faire d'illusions: la loi des Suspects régira toujours la politique républicaine.

"(...) la revendication d'une équivalence de légitimité intellectuelle entre conservateurs et progressistes. Ce combat n'est pas encore gagné, mais il est en passe de l'être.

Travestissant le contre-révolutionnaire en un passéiste fixiste, elle donne une image modérée, rassurante du "conservateur" qui, lui, essaie, de façon responsable, non pas de s'opposer au changement, lequel est dans le sens - révolutionnaire - de l'Histoire, mais d'en atténuer les effets néfastes pour la Société. Quelle belle âme, vraiment!... qui oublie que l'histoire est pleine de ces libéraux, ces Kérenski qui voulaient fixer à la Révolution les bornes jusqu'où ne pas aller trop loin!

Cependant que l'empirisme organisateur professé par l'A.F. enseigne au contre-révolutionnaire à observer la Société d'aujourd'hui, non celle d'avant-hier, pour faire le tri entre les traditions qui méritent d'être défendues et sauvegardées et celles qui nuisent à la Nation, un mot absent du vocabulaire de l'auteur.

"(...) une distinction philosophique entre le réactionnaire et le conservateur. Un réactionnaire avance dans la vie en regardant dans le rétroviseur. Je ne lui jette pas la pierre, et c'est pour moi quelqu'un de bien moins dangereux qu'un révolutionnaire. Mais c'est aussi quelqu'un, à mon sens, d'un peu passif, qui finit par perdre beaucoup en voulant tout garder. A mon sens, le conservateur accepte - la mort dans l'âme, certes! - que le changement est inhérent aux sociétés humaines. Son obsession est donc de distinguer le changement légitime du changement illégitime, et d'adoucir les effets du changement. En ce sens, il accepte le changement si les trois conditions suivantes sont remplies: si la situation présente est objectivement négative ; si l'innovateur supporte la charge de la preuve - c'est à celui qui veut changer d'apporter la preuve de sa légitimité, pas à celui qui veut maintenir une situation présente convenable - ; si enfin le changement ne crée pas de rupture insupportable avec la norme ou la culture majoritaire."

Elle décrit le conservatisme comme une disposition d'esprit: mais le libéralisme ne se disait pas autre chose qu'un "état d'esprit"!

"(...) Le conservatisme est d'abord une disposition, un tempérament"

Elle en rajoute d'ailleurs pour se justifier, aboutissant à une morale laïque de la vie d'une pauvreté que n'aurait pas désavoué un Clemenceau (mais peut-être, lui aussi, était-il un crypto-conservateur!):

"(...) Les ultra-libéraux pensent que les conservateurs ne croient pas à la liberté. Mais c'est tout le contraire: le conservateur dit simplement que dans le monde dans lequel nous vivons, la seule et véritable liberté que nous ayons est de vivre notre vie, avec ses contraintes. Cette pensée se reflète notamment dans une certaine conception des mœurs - le mariage traditionnel par exemple, ou l'hostilité à l'égard de la manipulation anthropologique. Les adversaires des conservateurs prennent cela pour de l'archaïsme. Pour un conservateur, c'est seulement le meilleur moyen de préserver la société, mais aussi de vivre sa liberté tout en respectant celle des autres."

Et, pour ce qui est de la faillite intellectuelle et morale de l'Occident, elle exonère totalement, sans donner d'explication à cette déchéance, le rôle joué par le capitalisme! Ouf!

"(...) mon hypothèse est que ce n'est pas le libre-échange seul qui s'est emballé, mais plutôt que certains soubassements moraux, à commencer par celui offert par les églises, se sont effondrés. Le capitalisme, pour moi, n'est pas en cause ; ce sont les sociétés et les hommes qui ne savent plus le modérer."

En dépit de quelques remarques bien senties sur le rapport des ultralibéraux avec la Société et sur les droits de celle-ci, son "conservatisme" n'est donc autre que le libéralisme aristocratique du XVIIIème siècle, celui des grands seigneurs inconscients qui, par anglomanie et snobisme, sapaient systématiquement les fondements du Trône et de la Société. Ce qui ne les empêchaient pas d'être furieusement égoïstes lorsqu'il s'agissait de leurs droits et prérogatives de classe. Ce libéralisme fut prolongé par l'"orléanisme" de la République des Ducs qui nous valut la IIIème République! Et aujourd'hui par l'ultralibéralisme des grands patrons du C.A.C. 40! Belles références!

"(...) le conservatisme est un libéralisme modéré: il ne considère pas la liberté comme le principe unique de la vie commune. Pour lui, la société civile, les traditions et les liens entre les hommes ont presque plus d'importance que l'individualisme - même si libéralisme et individualisme diffèrent. Le conservatisme refuse la fausse alternative entre l'Etat et l'individu: ainsi, le conservateur ne dira pas que les individus «peuvent faire ce qu'ils veulent pace qu'ils sont libres», ni que «l'Etat est la seule autorité à pouvoir permettre et interdire, et doit en user sans limite». Il proposera une solution beaucoup plus réelle et humaine, en montrant que la vie commune est faite d'un très grand nombre de pratiques que nous respectons sans les avoir choisies expressément, mais qui ne sont pas non plus imposées par l'Etat. C'est là toute la distinction entre le droit et la morale. L'erreur des ultra-libéraux est de vouloir expliquer la société uniquement en termes de droits, en niant le fait que nos rapports aux autres sont bien plus complexes. Le conservatisme va encore plus loin: il estime que le libéralisme originel, celui des Lumières et de ses successeurs, est une forme de conservatisme, car ce libéralisme était situé dans un temps et un lieu, fait de coutumes et de traditions."

"Conservatisme": un instrument de la domination de la bourgeoisie libérale

A l'inverse de cette nostalgie, ce qu'elle souhaite de positif ("réfléchir à un conservatisme français politique, où l'Etat garderait sa légitimité sans pour autant écraser la société civile"): la renaissance de corps intermédiaires, l'Action française est la seule à le proposer dans un corps de doctrine articulé. Pourquoi donc l'ignorer, au prétexte qu'elle serait "réactionnaire", et la défigurer en un mouvement voulant un "retour en arrière" - comme si l'on allait revenir à une Société d'Ancien Régime rêvée, agraire et grégaire, "antimoderne" et "décroissante", à rebours de tout progrès technique, moral et intellectuel, telle qu'on la dépeint sur ces crasseuses toiles de Jouy qu'on trouve parfois sur les murs des pavillons des arrivistes d'Auteuil-Neuilly-Passy!?

Pourquoi? Parce qu'en réalité, cette dame travaille pour les classes dominantes (bourgeoisie capitaliste et cosmopolite et haute Administration), qui ne veulent pas de changement dans leur mainmise sur le Pouvoir et leur exclusion du Peuple du champ politique. Elles refusent non seulement de le partager avec un élément extérieur qui ne dépende pas financièrement d'elles (le Roi), mais aussi de se soumettre à la réalité qui crie leur échec dans les deux derniers siècles à maintenir la grandeur française (que la critique nationaliste démontre à loisir)! Leur seul crédo, c'est le carnet d'adresses, la villa au Cap-Ferret, le portefeuille d'actions et les études du petit dernier en Amérique!

La classe dominante se crispe donc sur ses intérêts que le libéralisme dit "orléaniste" du XIXème siècle, celui des Guizot et des Thiers, représente si bien, à défaut de défendre l'intérêt national. Et c'est à cela que Mlle Strauch voudrait nous faire retourner comme si, depuis cette période d'exploitation de l'ouvrier et d'enrichissement spéculatif, la science politique française n'avait pas progressé... dans un sens contre-révolutionnaire, justement. On comprend mieux maintenant son rejet du nationalisme intégral!

La "démocratie royale" (sic) ou la France!

Pour avoir une vue exacte des nécessités de la France en matière politique, on ne se référera pas davantage à certains bourgeois pseudo-royalistes mondains, dissidents de l'Action française du vivant de Pierre Pujo et "maurrassiens" en petit comité, qui feignent d'être partisans d'une "démocratie royale", autrement dit: la démocratie couronnée du second Comte de Paris (décédé en 1999), ce contresens stratégique que continuent pieusement quelques cadets princiers. Autrement dit: Ne rien changer pour que tout change. Voilà qui ne remédiera pas au fond du problème français, qui réside précisément dans la nature, opposée à notre tradition de Peuple (l'alliance du Peuple et du Chef contre les féodaux), de ce Régime! A-t-on jamais vu mépris plus complet du Peuple qui souffre, lui, de la Démocratie?

C'est aussi la position du décor à la Potemkine évoqué plus haut, à qui l'on se gardera d'accorder le moindre crédit d'Action française. Fanatiques de l'illusioniste (ou illu-sioniste) Pierre Boutang (un autre de nos dissidents), qu'ils mélangent avec un soupçon de Proudhon (qui a lu Proudhon?) et une dose de Carl Schmitt, ils pensent que la Vème République, - qu'elle soit U.M.P. ou P.S., - est un Régime garantissant la stabilité du Pouvoir contre les empiètements du Parlement et que, moyennant la révision d'un ou deux articles (5 et 6) de la constitution de 1958, il conviendrait à la perfection à la Monarchie régénérée que Maurras a défendue. Comme si le règne des partis avait disparu parce qu'on a changé le mode de scrutin! On retrouve là le même refus aveugle d'une Révolution nationale ou Contre-Révolution pourtant nécessaire!

Non, tout au contraire de ces dénaturations coupables: "La Monarchie, disait le premier Comte de Paris (décédé en 1894), sera traditionnelle dans son principe et moderne dans ses institutions". Ce qui veut dire que le principe dynastique au sein de la Famille de France suffira à assurer la continuité de la Nation et que ses institutions politiques et sociales seront authentiquement représentatives, non au sens des retournements de l'opinion publique, mais des intérêts du pays réel (corporations, familles, provinces, communes, associations, courants spirituels etc).

On voit qu'on est loin ici de la Vème République dont la pratique a été constamment jacobine depuis sa fondation. Les seuls essais de décentralisation (enseignement des langues régionales, création de régions, statuts lâches octroyés outre-mer) se sont fait sous l'influence technocratique de l'Union européenne, dans des buts économiques essentiellement libéraux, et tendent insidieusement à dissocier la Nation. Plus que jamais, on constate que régime électif et Unité nationale ne font pas bon ménage. Si l'on conserve l'un, on sera tôt ou tard amené à abandonner l'autre. Maurras l'avait déjà dit...

Défendre l'Héritage avec, sans ou contre l' "héritier"

Un Roi, naturellement, permettrait la conciliation des légitimes aspirations des provinces et de la sécurité de l'Etat, mais encore faudrait-il que ce fut un Roi qui en veuille et qui en ait. Force est de constater que, dans un futur prévisible, aucun Prétendant présomptif ne pourra répondre à ce critère de bon sens qu'exige le Peuple de ses gouvernants. Dès lors, il incombe à ce qu'il reste de l'Action française - "canal historique", pourrait-on dire, celle restée en dépit de tout fidèle à l'immortel exemple et aux sages leçons de Pierre Pujo - de maintenir vivante la flamme de notre école de pensée et d'action, et de défendre l'Héritage avec, sans ou contre l' "héritier".

C'est ce que la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française et ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque continueront, dans les décennies qui viennent!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/04/01/31001-20160401ARTFIG00280-laetitia-strauch-bonart-le-progres-c-est-le-conservatisme.php

Quizz: De quelle décadence ce décor à la Potemkine est-il le témoin? - A) celle de la bourgeoisie; B) celle du libéralisme; C) celle du royalisme contemporain. - Question annexe: Se situe-t-il à Paris ou dans l'hémisphère Sud? - Le gagnant, tiré par les soins de la Fédération, gagne un abonnement de propagande à L'A.F. 2000 (Photo D.R.)

Quizz: De quelle décadence ce décor à la Potemkine est-il le témoin? - A) celle de la bourgeoisie; B) celle du libéralisme; C) celle du royalisme contemporain. - Question annexe: Se situe-t-il à Paris ou dans l'hémisphère Sud? - Le gagnant, tiré par les soins de la Fédération, gagne un abonnement de propagande à L'A.F. 2000 (Photo D.R.)

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La devise de l'Action française-Grand Sud-Ouest: "Ne pas s'adapter"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Aujourd'hui 1er avril, nous offrons à nos fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, la citation suivante de l'écrivain Abel Bonnard sur la personnalité, qui résume la philosophie de notre fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, fondée par Pierre Pujo, et de ses sections enracinées et indéracinables de Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut Languedoc, Pau & Pyrénées... et Bayonne & pays basque! En gros, c'est du lourd!

Qui nous sommes? une élite!

Oui, la Fédération et ses sections actives récusent le militantisme activiste. Nous ne perdons pas de temps à "former des militants", nous, nous formons des chefs! D'ailleurs, coller des stickers à perpète ou dépenser son argent de poche d'étudiant friqué et de futur élu U.M.P.-F.N. dans des "collectors natios" ne constituent pas une véritable formation! On en reparle dans dix (10) ans?... Non, sérieux, pas la peine!

Oui, la Fédération et ses sections élitistes-populaires refusent le culte imbécile du Nombre, que ce soit dans la Démocratie, les manifs protestataires, ou dans un parti de masse. Le culte du Nombre, même sous prétexte de "royaliser le Pays" (cette illusion!), c'est la porte ouverte à l'électoralisme, à la démagogie, à la déviation, mortels dans une école de pensée comme la nôtre! Comme le disait Maurice Pujo, "nous sommes déjà une élite": il ne tient qu'à nous qu'elle soit populaire, ajoute la Fédération!

La Fédération et la com'

Oui, la Fédération et ses sections ignorent la postmodernité 2.0, la politique virtuelle. Nous ne communiquons que lorsque nous avons quelque chose d'intéressant à dire sur la situation politique de notre Pays. Bon, c'est vrai, c'est souvent le cas (lol et relol!), nous n'y pouvons rien si nous avons pour nous la légitimité de l'Action française! Jamais un "laïke" sur "fessebouc" n'a fait un militant. Bien pire, il donne à bon marché bonne conscience aux petits-bourgeois et autres boy-scouts qui ne font jamais rien, à part la B.A. militante du 21-Janvier! Alors que nous, nous ne sommes pas là pour donner bonne conscience aux pleutres et aux traîtres. Au contraire, nous sommes leur mauvaise conscience, leur remords vivant!

La Fédération et les morts-vivants

Hé non, nous, nous ne jouons pas non plus aux plémobiles, euh... aux camelots du Roi, ils sont morts et enterrés, et avec eux, leur époque, ses gloires, ses vertus et ses valeurs! C'est que nous ne sommes pas des nécrophiles! Nous ne vampirisons aucun mort glorieux pour pouvoir nous autoproclamer "héritiers" (pourquoi pas propriétaires?) "du 6-Février"! Nous n'honorons nos morts que dans la stricte mesure du nécessaire, nous avons mieux que cela pour apprendre à penser, une méthode: l'empirisme organisateur! Donc, pour exister et nous distinguer de la tourbe des démocrates, nous n'avons pas besoin de hochets (plaques, foulards, blousons Lonsdale), d'autant plus que quel individu normal a envie de ressembler à un facho?

Oui, la Fédération et ses sections, fidèles à leur Fondateur, combattent l'Anti-France, en commençant par nos dissidents externes et simili-internes, et par les pseudo-élites à particules, titres préhistoriques et noms composés indignes de notre Peuple! Pourquoi? ben, parce qu'il faut commencer quelque part, pardi! Qu'a fait d'autre Maurras en dénonçant la Droite de son temps?

Psst... par ici les adhésions!

Bref, vous l'avez deviné: Nous sommes tout cela et bien plus encore, et nous en sommes fiers! Et, comme disait Jacques Chirac, ce grand homme, les autres, "on les emm***!" Pour découvrir nos sections actives, n'hésitez pas à prendre contact par la rubrique dédiée! Hasta la vista, companeros!

A.F.-Grand Sud-Ouest

« Les imbéciles se vantent d'être de leur temps : cela prouve qu'ils sont à lui. Il est bien vrai que nous échappons à notre époque dans la mesure où notre personne se développe. C'est ce qui rend si comiques les gens qui nous annoncent fièrement qu'ils sont de leur temps, qu'ils veulent en être ; cela signifie qu'ils se ficellent eux-mêmes dans les fils du téléphone, qu'ils s'asservissent aux machines qui devraient les servir, qu'ils vivent selon un rythme imposé. Ils se vantent de faire ce qui se fait, de courir où l'on court, d'acheter ce qui se vend, de penser ce qui se dit, de s'habiller selon la mode du temps ; on ne peut avouer avec plus de gloire qu'on n'existe pas. Ne pas s'adapter, voilà selon moi la vraie devise des âmes puissantes. Les êtres forts ne s'adaptent pas, ils s'affirment

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L'Action française-Grand Sud-Ouest a toujours raison: Il n'y a pas de "droitisation" de la France!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Comme le dit Robert De Niro dans L'Avocat du Diable: "J'adore avoir raison". L'Action française-Grand Sud-Ouest, fondée par Pierre Pujo et dirigée sans discontinuer depuis 15 ans par le Délégué régional Gaillère, - ce qui compte, en matière de persévérance!, - pourrait dire la même chose, et tellement souvent!

Qu'il s'agisse de l'essoufflement prévisible de la "Manif' pour tous", - du ralliement de ses chefs à l'U.M.P. contre des places, - de l'impossibilité des cathos de faire de la politique, - de la niaiserie des bourgeois (à particule ou à noms composés) quand il s'agit de la France, etc etc. - la Fédération, dont la ligne politique est fixée, dans la durée et la tradition de l'A.F., par le Délégué régional, se trompe rarement. On peut le vérifier aisément sur ses blogues officiels (pour Bordeaux et l'Aquitaine: http://af-aquitaine.over-blog.com/ ; et pour Toulouse, le Languedoc et les Pyrénées orientales: http://actionfrancaiseaquitaine.over-blog.com/ ). Exemple: la prétendue "droitisation", dont se gargarisent patriciens figés au XIXème siècle et activistes de tout poil!

Il n'y a pas de "droitisation"!

La "droitisation": éternel miroir aux alouettes des têtes de linottes nuisibles par leur bêtise, qui croient au "printemps français", au "jour de colère" (le pendant sans imagination et sans lendemain du "grand soir" de la Gauche), et qui se rêvent "héritiers du 6-Février" (comme s'ils arrivaient au talon de ces combattants politiques)! C'est le vieux piège, classique et éculé, de la Gauche, pour susciter un front "antifasciste": "Au secours, la Droite revient!" (un slogan de 1986, pour ceux qui auraient la mémoire courte, ou, plus vraisemblablement, qui ne seraient pas nés à cette époque et se dopent à la "droitisation"!)

On avait déjà eu, mais de manière moins tranchée, quelques aperçus de cette falsification néfaste, qui neutralise, en outre, en les rassurant à bon compte, les conservateurs sclérosés. Cette fois-ci, l'universitaire Crapez, qui pour n'être pas d'A.F. n'en est pas moins bon observateur, décortique ce mythe dans l'article riche en réflexions ci-dessous. Inutile de dire qu'il apporte à la fédération Grand Sud-Ouest toutes les confirmations scientifiques souhaitables à sa démonstration politique faite de longue date. Visiblement, elle était assez bien pensée!!

(Quant à Zemmour, Soraël et compagnie, que tant d'illettrés prisent, nous leur avons fait le sort méprisable qui leur revient: http://af-aquitaine.over-blog.com/2014/12/zemmour-patriote-francais-vraiment.html ; http://af-aquitaine.over-blog.com/2015/12/la-reponse-de-l-action-francaise-bordeaux-aux-nouveaux-reactionnaires-pfft-et-pschitt.html.)

Dans le paysage politique français, il n'y a plus, en fait de Droite électorale, que d'anciennes Gauches et quelques jeunes gens arrivistes, imbibés de "Nouvelle Droite" évolienne et païenne, et autres ambitieux du néo-F.N. C'est peu, bien peu, trop peu, pour constituer un front du refus intelligent et valable de la Démocratie, et d'ailleurs, tel n'est pas leur propos! C'est, théoriquement, le rôle de l'Action française.

L'état de l'Action française

Hélas, six cent soixante-six fois hélas, depuis la mort de Pierre Pujo (2007), celle-ci est tombée dans la main de ces mêmes arrivistes (pour ne pas dire pire!), tout prêts à pactiser avec le Diable et ses suppôts pour se faire une place au soleil de Satan... nous voulons dire au conseil régional d'Ile-de-France ou Rhône-Alpes! Mais, dans leur hâte de parvenir à n'importe quel prix (fut-ce d'une ignominie, d'un reniement ou d'un ralliement, même à des dissidents!), ils n'ont pas mesuré que l'âme de l'Action française n'était pas à vendre et que son corps ne se limitait pas aux arrondissements centraux de Paris ou de Lyon!

Il est facile de faire le constat qu'en France, aujourd'hui (2016), il n'y a guère que notre Fédération fondée par Pierre Pujo qui ait maintenu intactes et la méthode, et ses résultats (la Monarchie nationale, le nationalisme intégral chimiquement pur, le sens du compromis nationaliste), ainsi que la culture de réalisme et de modernité qui baigne notre pensée politique cohérente! Oui, seuls nos cadres et notre structure fédéraux sont désormais le canal historique de la légitimité de l'Action française. C'est peu, sans doute, mais suffisant pour une Renaissance!

Pourquoi nous avons raison

Et pourquoi avons nous raison si souvent? Y a-t-il une recette-miracle? Sommes-nous infaillibles comme le Pape quand il parle politique? (lol!) Peut-être avons-nous, dans nos hôtels particuliers des Chartrons, nos villas de Caudéran et d'Arcachon, nos châteaux viticoles du Médoc ou nos ruines médiévales, une boule royaliste en cristal de Baccarat? Non, sérieusement: Parce que nous ne faisons pas de l'activisme militantiste, - nous appliquons tout simplement la méthode que nous a enseignée Pierre Pujo: l'empirisme organisateur. Elle exige de l'humilité devant le réel, de l'honnêteté intellectuelle et de la discipline militante, - pas des réflexes pavloviens réactionnaires, pas des automatismes manichéens! Malheureusement, ce n'est pas à la portée de tout le monde... mais c'est comme ça! C'est pourtant si évident que tout être supérieur devrait avoir la chance de connaître l'Action française-Grand Sud-Ouest!

Pourquoi venir à l'Action française-Grand Sud-Ouest?

Jeunes et moins jeunes, un conseil: N'écoutez pas les prophètes de malheur croisés au hasard d'un rally, les boy-scouts fanfarons qui font leur B.A. militante de l'année le 21-Janvier! Lisez plutôt Maurras dans le texte... et pas seulement son Petit Manuel de l'Enquête sur la Monarchie! Loin du culte de la personnalité et de tout dogmatisme, l'A.F., c'est aussi une méthode de développement personnel au profit de la collectivité, elle ne se résume pas dans un petit catéchisme qu'on lirait entre deux bières! Et l'A.F.-Grand Sud-Ouest, c'est comme la méthode Assimil du nationalisme intégral!

L'Action française-Grand Sud-Ouest et ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque sont disponibles pour vous montrer le chemin de la Vérité politique et vous accompagner tout au long de votre existence au service de la France. Car, à l'A.F.-Grand Sud-Ouest, pas le temps de s'ennuyer: on considère qu'un engagement vrai dure longtemps et se renouvelle constamment; il n'y a pas qu'une manière de servir, l'essentiel est de vouloir servir. Nos Fédération et sections enracinées ont des structures de formation et d'action éprouvées et reconnues, même par nos ennemis, parce que:

1/ Nous sommes depuis 15 ans dépositaires exclusifs de la légitimité de l'Action française au plan local, régional et même national. Ce n'est pas négligeable en politique, car notre école de pensée centenaire, créée en 1899, a rendu des services importants à la France. Nous sommes les seuls dans ce cas en France. Toujours réalistes et constructifs, nous servons la Cause nationale et royale, la seule qui vaille, quelle que soit la situation politique (Gauche ou Droite au Pouvoir), ne versons pas dans l'activisme raciste ou électoraliste et ne nous décourageons jamais! Nous sommes donc fiables.

2/ Nous vous proposons une formation intellectuelle et doctrinale sans équivalent dans la grande région! Nous vous apprendrons ce que vous n'avez trouvé nulle part, ni à l'école, ni à l'église, ni à la fac', ni au taf', ni dans les partis - à utiliser votre matière grise pour être utile à notre Pays!

3/ Nous ne sommes pas des charlatans de la Monarchie! Nous ne vous faisons pas de fausses promesses de "restauration rapide", sans efforts, nous vous promettons au contraire "du sang, de la sueur et des larmes!" Nous ne sommes pas non plus des nostalgiques d'une Société d'ordre ou d'une mythologie pseudo-militante ou ouvriériste dépassées! A la Fédération, nous ne singeons pas les grands ancêtres! Nous ne cachons pas d'intérêts de classe derrière de grandes idées, comme Dieu et le Roi! C'est le Peuple français, - pas la bourgeoisie à particule ou à noms composés, - qui justifie l'existence de l'Action française et la solution monarchique, - pas la nostalgie plus ou moins intéressée ou le racisme des possédants! Notre Action française est donc durable, parce que, quoi qu'il advienne, nous serons toujours au service de la Cause dans cinquante ans (2066), avec la même raison et le même enthousiasme, tant qu'une Monarchie moderne et progressiste n'aura pas été instaurée pour le bien de nos concitoyens!

Sautez le pas!

Vous, jeunes et moins jeunes qui voulez sincèrement être utiles à votre Pays à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne et leurs environs, vous ferez donc bien, si vous ne voulez pas perdre votre temps à coller des stickers à perpète et si vous voulez faire enfin quelque chose de votre vie, de rejoindre nos rangs! Nous vous accueillerons à bras ouverts dans nos sections localement enracinées depuis des décennies dans les capitales provinciales du Grand Sud-Ouest. Vous y trouverez, non des pots et des joints, mais la certitude autrement enthousiasmante de la Vérité politique et, surtout, vous vous trouverez vous-mêmes! Chacun de vous n'a donc plus qu'à sauter le pas et sortir de son petit milieu respectif! Nous vous attendons de pied ferme pour sauver la Patrie!

D'ailleurs, vous vous en apercevrez vite, il n'y a pas photo: de toute la France, c'est dans la fédération Grand Sud-Ouest qu'on peut chanter avec plus de conviction, de liberté, de sincérité et de vérité La Royale : Oui, jeunes gens réactionnaires et Jeunes Filles royalistes, venez à nous, "notre force est d'avoir raison!" ... et bien plus encore! Pour de vrai!

A.F.-Grand Sud-Ouest

Morceaux choisis:

La "droitisation"

"Il s'agit d'une escroquerie intellectuelle pour six raisons: elle ne correspond pas aux tendances observables dans la vie politique française, elle est inférée par des sondeurs à partir de questions biaisées, elle est certifiée sans qu'il soit jamais question de la gauchisation son contraire, elle traduit en fait l'épuisement du processus de gauchisation structurelle qui nourrit chez les élites une impression subjective de droitisation conjoncturelle, c'est une arme idéologique destinée à relancer le moteur de la gauchisation en culpabilisant l'adversaire, c'est enfin une stratégie qui déplace subrepticement les pions sur l'échiquier afin de dissimuler une droitisation circonstancielle du parti socialiste."

La gauchisation du paysage politique électoral

"Les tendances observables dans la vie politique française indiquent depuis quarante ans un processus continu de gauchisation. Primo, il n'existe plus de personnalités aussi à droite que Poniatowski ou Pasqua. Secundo, ce sont des personnalités comme Chirac ou Juppé qui ont effectué des glissades de gauchisation (le premier était surnommé «facho-Chirac» et le second prônait le «retour au pays» des immigrés). Tertio, en dépit des accusations et procès d'intention, la question des alliances électorales avec le Front national n'a jamais été aussi peu à l'ordre du jour (même pour des personnalités considérées comme droitières, tels Xavier Bertrand et Christian Estrosi). Quarto, si la droite n'a pas bougé, le FN suit un processus de «dés-extrême-droitisation» depuis deux décennies."

En revanche, sur la médiocrité du personnel politique, on sera plus et moins sévère que Crapez: Démocratie parlementaire ou pas, idéologies mises à part, il y eut sous les IIIème et IVème Républiques d'authentiques hommes d'Etat (Thiers, Ferry, Clemenceau et Poincaré, Tardieu, Laval; Mollet, Bourgès-Maunoury... et quelques autres!)

"Si le personnel politique est incapable de réformer la France depuis trente ans, ce n'est pas dû à une sorte de médiocrité d'ensemble. Hormis la génération façonnée par la Résistance, le personnel politique fut fort médiocre à certaines périodes de la troisième République ou de la Quatrième (de Charles Dupuy à Maurice Bourgès-Maunoury)."

La Gauche domine le paysage intellectuel

"(...) au sein des professions intellectuelles, la gauche s'assume comme telle, alors que la personne de droite, de peur de se retrouver isolée sinon «blacklistée», affiche souvent un souci d'ouverture afin de donner des gages. Concrètement, un éditeur peut se permettre d'avoir un catalogue d'auteurs exclusivement de gauche, mais la réciproque n'est plus possible. Autre exemple, un politologue de gauche -qui propage les idées jumelles de droitisation, de mort de la gauche et de silence des intellectuels-, va être interviewé dans des médias de droite, alors qu'il ne viendrait pas à l'idée d'un média de gauche d'interviewer un politologue de droite.

"Cette question des professions intellectuelles est importante puisque celles-ci contribuent à «faire l'opinion» et qu'elles penchent nettement à gauche. Dans ces milieux, l'expression «marqué à droite» n'a pas son équivalent pour la gauche. Il est, en effet, considéré comme légitime d'être très à gauche et l'expression «extrême-gauche» est prohibée, on doit dire la «gauche de la gauche». À l'inverse, les intellectuels sont prompts à «extrême-droitiser» tout ce qui déborde «à droite du centre-droit», selon la formule de l'un d'eux."

La décadence généralisée des "élites"

"Il est trop facile d'intenter le procès des hommes politiques par rapport aux hommes de plume, qui souvent deviennent eux aussi des hommes de micros. Au story-telling des hommes politiques correspond la «people-isation» du débat d'idées."

La baisse générale du niveau, l'absence d'une Action française et le terrorisme intellectuel de la Gauche entraînent la domination du consensus libéral et expliquent la timidité des politiciens et la surévaluation du F.N.:

"L'incapacité à réformer est dû à une série de causes telles que l'emballement européiste (à distinguer de l'enthousiasme pro-européen), l'obsession du Front national, la phobie du populisme, la propagande anti-libérale, la paresse démagogique, l'éclipse des grandes figures de droite (mort de Raymond Aron puis d'Annie Kriegel). Au total, le facteur FN prédomine. Il obnubile et obscurcit le jugement."

Violence politique résiduelle et virulence verbale intense

"...la violence politique physique a considérablement régressé. Mais la virulence verbale demeure importante."

La "Droite" et la Nation, des notions paralysantes: Oui, tant qu'on reste en système démocratique, façonné par la Gauche; en-dehors, la notion idéologique de "Droite" devient inutile et peut être supplantée par celles de Contre-Révolution et de nationalisme, fondées sur le réel.

"(...) un souci de désamorcer le fait de parler de «nation» en montrant qu'on n'est pas d'extrême droite.

"On touche du doigt la grande inhibition sémantique dictée par la gauche. Pour échapper à la stigmatisation du mot d'ordre de gauche contre «la droite et l'extrême droite», les notables LR se réclament du centre-droit. Dans mon livre Naissance de la gauche, j'avais souligné ce problème d'équation sémantique qui handicape la droite: difficile de convaincre que l'on est meilleur que la gauche dès lors que l'extrême-droite, qui contient le mot droite, incarne l'erreur absolue."

Si l'on veut rester en Démocratie, au contraire, alors la Droite, pour exister conceptuellement, devrait se montrer aussi intransigeante idéologiquement que la Gauche... on peut toujours rêver!

L'Action française a pourtant toutes ses chances:

"Les idées ne courent pas les rues. Les idées nouvelles ne sont pas légion. Les brides d'idées nouvelles ou les réagencements d'idées anciennes peuvent devenir novateurs."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/19/31001-20160219ARTFIG00427-tre-de-droite-a-t-il-encore-un-sens.php

Le site de l'auteur: http://marccrapez.net/

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"Penser clair et marcher droit" avec l'Action française et Jacques Sapir

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On lira ci-dessous une interviouve extrêmement stimulante de l'économiste souverainiste Jacques Sapir. Son démocratisme exacerbé et son refus de penser la souveraineté en-dehors de la voie électorale montrent en fait, plus qu'un fossé avec le nationalisme d'A.F., l'importance de la conception de la Nation dans le combat souverainiste.

Pour aboutir, les trois termes très généraux - Souveraineté, démocratie, laïcité - qui constituent le coeur de sa thèse, demandent des précisions préalables. L'Action française-Grand Sud-Ouest propose de rendre à la souveraineté son caractère de synonyme de l'Indépendance française, de substituer à démocratie celui d'un Pouvoir exercé dans l'intérêt général (qui n'est qu'un autre nom du Bien commun thomiste), et de conférer à laïcité celui de la non-interférence des sphères spirituelle et temporelle (et non de l'absorption de la première par la seconde), afin de permettre à chacune de ces Sociétés complètes et autonomes de réaliser son but propre.

En ce qui concerne la Nation, il nous semble que Sapir la considère à travers l'individu, à la différence de l'A.F., qui la considère surtout à travers les communautés légitimes dans lesquels il s'inscrit naturellement. Mais l'un et l'autre peuvent se compléter sans heurts: on peut être sujet de Droit dans un Etat fondé sur le respect de la Loi, tout en étant partie prenante de communautés plus proches, vivantes, moins impersonnelles (familiales, locales, professionnelles, associatives, spirituelles), jouissant à ces titres de droits particuliers supplémentaires, et en étant pleinement acteur dans ces deux ordres.

Le maréchal Pétain, Chef de l'Etat français, voyait la citoyenneté comme un amoncellement de droits différenciés: quoi de plus réaliste, car où existe l'égalité parfaite? Il ne viendrait pas à l'idée de Sapir de juger que, parce que les Français n'ont pas tous les mêmes parcours de vie, d'étude et de métier, donc des titres (et des diplômes), des statuts (célibataires, concubins, époux ou parents), des niveaux de revenus et des régimes de retraite différents (quoique garantis par l'Etat), cette inégalité est intolérable et porte atteinte à l'Unité de la Nation! Or, elle est bien réelle. Et bienfaisante, puisqu'il serait injuste de faire passer sous la même toise, indépendamment de leurs mérites, tous les individus, intelligents et imbéciles, bosseurs et tire-au-flanc, ambitieux et partisans du moindre effort, fils-à-papa et self-made-men! C'est cela aussi, la méritocratie, dont l'invention remonte non à la Troisième République, mais à la Monarchie d'Ancien Régime. Elle doit s'appliquer sous tout Régime national. Oui ou non, un élitisme peut-il être équitable? voilà la question d'avenir qui se pose à notre Société!

Civique pour lui, - pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle pour l'Action française, - ces conceptions de la Nation se rejoignent par le refus de la nation racialiste à l'allemande prônée par les racisto-identitaristes, rêverie qui se combine parfaitement, comme le note justement Sapir, avec la construction européenne. Vouloir une "autre Europe", qu'elle soit de Gauche, démocrate-chrétienne, des Nations, ou des Cent-Drapeaux, c'est toujours nier en pratique la France!

Il rappelle opportunément que la Monarchie, selon le propre auteur de La République, Bodin au XVIème siècle, est tout sauf la confusion du religieux et du politique. Elle sauvegarde au contraire l'indépendance du domaine temporel, assurant ainsi aux consciences la liberté de choix indispensable aux vraies conversions. L'Action française-Grand Sud-Ouest, fidèle en cela comme en tout le reste à Pierre Pujo, son Fondateur, a toujours, pour sa part, été sur cette ligne. Point n'est besoin d'un prince clérical, mais d'un politique habile qui en veuille et qui en ait! On réclame un pilote dans l'avion!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/01/29/31001-20160129ARTFIG00137-jacques-sapir-l-europe-federale-est-une-illusion-propagee-par-des-elites-retranchees-a-bruxelles.php

Dans le même ordre d'idées souverainiste, un avis sur le "Franxit":

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/02/22/31002-20160222ARTFIG00318-apres-le-brexit-le-franxit.php

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Deux ou trois choses que je sais de la Contre-Révolution

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Voici, au hasard de nos lectures dans la bibliothèque de la section, trois occurrences du terme Contre-Révolution sur lesquelles nous sommes tombés, qui en montrent toute la richesse sémantique et la profondeur.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

La première donne dans l'humour: Catastrophé, le poète Lamartine, dont la politique romantique dix-huit ans plus tard, comme ministre du gouvernement provisoire de la IIème République allait se montrer si utopique, lie à la fin du règne de Charles X, l'ébauche de politique contre-révolutionnaire, dans les strictes limites de la Charte fondant la Monarchie constitutionnelle, du ministre Polignac, un aristo bien-pensant qui tentait de barrer maladroitement le chemin du Pouvoir aux "nationaux" (la Gauche de l'époque):

"Ne t'ai-je pas toujours dit qu'un système de contre-révolution pouvait seul rendre la vie à la révolution? La voilà à nos portes!" (Lamartine, Correspondance,1830, p. 55.)

Hélas, c'était vrai! On ne fait pas la Contre-Révolution à moitié! On la fait sur tous les plans (politique, social, culturel, religieux), ou on ne la fait pas!

La seconde donne la parole à la libérale Germaine Necker, fille du célèbre financier protestant suisse qui causa la chute de Louis XVI après que celui-ci l'eût pris comme ministre, et qui limitait sa politique à se faire de la publicité, au lieu de faire une véritable Contre-Révolution fiscale:

"Quant aux moyens, il me semble impossible qu'en ne négligeant pas tes amis en Suède, en continuant à te bien tirer des affaires du Roi, en l'entretenant toujours dans tes dépêches de l'impossibilité d'une contre-révolution, non en démocrate mais en homme qui juge bien les caractères et les choses, tu ne parviennes à conserver ce qui t'est solennellement promis." (Mme de Staël, Lettres de jeunesse,1790, p. 393.)

Alors que le gouffre s'ouvrait sous les pas de la Nation, seule l'ambition gouvernait ces métèques pressés d'arriver à n'importe quel prix. Bonald, sous la Restauration, devait corriger comme il se devait cette falsificatrice de l'Histoire. Grande leçon pour les nationaux d'aujourd'hui: Il ne faut jamais faire confiance aux charlatans politiques, même habillés à la mode, portant une particule ou un nom composé et "sachant faire leur noeud de cravate" (Maurras)!

Enfin, un extrait ironique du Journal du romancier Julien Green, datant de l'Entre-Deux-Guerres sur l'inconséquence des conservateurs quand ils se mettent à faire de la politique:

"Et, mis en confiance par mon air attentif, il me livre ses rêves : porter un coup au bolchevisme, faire quelque chose pour que s'unissent, en France, toutes les forces contre-révolutionnaires éparses. Déjà des bailleurs de fonds ont été pressentis, et il cite le nom d'un israélite richissime. L'inconvénient est qu'une contre-révolution n'irait pas sans un grand massacre de juifs, et comme les bailleurs de fonds se recrutent généralement parmi les juifs..." (J. Green, Journal, 1931, p. 50.)

Loin des rêveries du XVIIIème siècle, un siècle et demi d'épreuves ont précisé la menace. Le communisme va engloutir la Civilisation et les intellectuels s'inquiètent. De là les projets mirifiques qu'évoque Green. Mais ils négligent les leçons de l'Action française.

"Réunir les nationaux", c'est très bien, mais pour quoi faire? De bonnes élections? Leur résultat sera toujours précaire, à la merci d'autres élections. Un coup d'Etat? Même chose. La seule alternative est d'apprendre à penser clair pour marcher droit et être en mesure, le jour d'une grande crise nationale venu, d'influer de manière décisive, sur l'opinion ballotée en permanence d'un parti à l'autre, sans boussole politique pour naviguer au milieu des idées et des faits, et ainsi de ressaisir le Pouvoir.

C'est ce que la section de Bordeaux & Basse-Guyenne, tout comme les autres sections actives (Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées, et Bayonne & pays basque) de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, s'efforce inlassablement de faire, à l'image de Pierre Pujo, depuis déjà trois lustres, sous la direction persévérante et perspicace du Délégué régional Gaillère.

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Lévi-Strauss au secours du nationalisme français

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

A propos des différentes migrations auxquelles la France est confrontée, on lira plus bas d'intéressantes considérations réactionnaires du sociologue Levi-Strauss sur l' "identité", cette notion floue et controversée qui, mise à toute les sauces (raciale, européenne, religieuse etc...), fait tournoyer tant de têtes légères et vides.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Morceaux choisis:

La fin d'un monde?

"La fusion progressive de populations jusqu'alors séparées par la distance géographique, ainsi que par des barrières linguistiques et culturelles, marquait la fin d'un monde qui fut celui des hommes pendant des centaines de millénaires, quand ils vivaient en petits groupes durablement séparés les uns des autres et qui évoluaient chacun de façon différente, tant sur le plan biologique que sur le plan culturel."

Eloge de la Civilisation occidentale, ce "mouvement qui entraîne l'humanité vers une civilisation mondiale, destructrice de ces vieux particularismes auxquels revient l'honneur d'avoir créé les valeurs esthétiques et spirituelles qui donnent son prix à la vie et que nous recueillons précieusement dans les bibliothèques et dans les musées parce que nous nous sentons de moins en moins certains d'être capables d'en produire d'aussi évidentes."

Eloge de l'imperméabilité des cultures

"(...) toute création véritable implique une certaine surdité à l'appel d'autres valeurs, pouvant aller jusqu'à leur refus, sinon même leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l'autre, s'identifier à lui, et se maintenir différent."

"(...) cette diversité [du monde] résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s'opposer à celles qui l'environnent, de se distinguer d'elles, en un mot d'être soi: elles ne s'ignorent pas, s'empruntent à l'occasion, mais pour ne pas périr, il faut que persiste entre elles une certaine imperméabilité."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/09/03/31003-20150903ARTFIG00148-crise-des-migrants-et-si-on-relisait-levi-strauss.php

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Union nationale: L'Action française-Grand Sud-Ouest pour un nationalisme constructif

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

A l'occasion de Noël, de nombreuses initiatives spontanées, qui n'ont pas toutes reçu des médias la publicité qu'elles méritent, ont retenu l'attention de l'Action française-Grand Sud-Ouest. Ainsi, celles qui, dans le Nord ou notre Midi, ont vu des Français musulmans désarmés monter une garde symbolique et pacifique autour des édifices religieux catholiques, et montrer ainsi le vrai visage de l'Islam en France.

Quelques gestes forts

Par exemple à Lens, où elle a été très bien accueillie par la population et son pasteur: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/25/01016-20151225ARTFIG00053-lens-pour-noel-des-musulmans-protegent-symboliquement-une-eglise.php . De même à Béziers, où en revanche, le maire apparenté néo-F.N. parachuté, pris de court, faute de pouvoir critiquer le patriotisme sans arrière-pensée de ses concitoyens, le déforme en "communautarisme", alors qu'il est patent que c'est au contraire sa politique "pousse-au-crime" qui fragmente les communautés (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/12/26/97001-20151226FILWWW00080-robert-menard-critique-les-musulmans-qui-ont-protege-des-eglises.php ). De la part de cet ex(?)-apparatchik gauchiste idéologue et démagogue, passé à des positions d'extrême-Droite si caricaturales qu'on peut légitimement se demander qui elles servent, à part les racisto-identitaristes de l'axe Béziers-Tel-Aviv, cette tentative de saboter l'Union nationale, gênante pour ses calculs électoraux, n'étonne guère.

De tels gestes forts, qui excluent toute récupération politicienne suspecte, que ce soit par le Pouvoir, par l'opposition, ou par ceux des agents d'influence ayant séjourné au Yémen et en Iran qui guettent une place au F.N. new look, l'A.F.-Grand Sud-Ouest, se faisant l'organe de la majorité silencieuse, les approuve hautement.

Prolonger l'esprit du 13-Novembre

Aussi, est-ce tout naturellement que, dans leur prolongement, profitant de la journée "portes ouvertes" des mosquées de France les 9 et 10 janvier prochains, heureuse initiative décrétée par le Conseil français du culte musulman (C.F.C.M.) pour rapprocher citoyens de confession différentes sur le seul terrain patriotique et faire cesser les malentendus qu'exploitent les extrémistes de tous bords, nous invitons tous nos adhérents, sympathisants et lecteurs de L'A.F. 2000 à effectuer une visite à la mosquée la plus proche de chez eux et à échanger en toute liberté avec les responsables musulmans présents (malheureusement, en Gironde, les mosquées sous la coupe des Frères musulmans refusent de participer à cette initiative patriotique: http://www.sudouest.fr/2016/01/08/week-end-portes-ouvertes-dans-les-mosquees-pourquoi-la-gironde-ne-participe-pas-2237446-2780.php ; cela pose la question de la validité de l'organisation lâche de l'Islam par les Pouvoirs publics). Le Délégué régional montrera l'exemple à Bordeaux de cette fraternisation qui n'est pas sans exemples dans notre histoire (ainsi celle de mai 1958 en Algérie). C'est cela aussi, le compromis nationaliste que Pierre Pujo nous a enseigné et que nous, à l'Action française-Grand Sud-Ouest, utiliserons toutes les fois que la France sera menacée par qui que ce soit!

En effet, ce n'est que par l'esprit d'Union nationale né des récents attentats, que notre Peuple peut surmonter les épreuves qui lui sont infligées. Pour être assuré de vivre en paix, il doit croire en sa force et vaincre ennemis de l'extérieur et de l'intérieur. L'Union nationale, autour du président de la République et du Gouvernement en qui la saine philosophie politique réaliste voit les dépositaires du Pouvoir chargé au nom du Bien commun de la sécurité du Pays, est indispensable.

Dans la fidélité à l'esprit ouvert de Pierre Pujo, qui a toujours compris les musulmans et leurs besoins (voir son livre Mayotte la Française), la France, sa paix, sa liberté, sa grandeur, sa force restent ainsi notre seule préoccupation. Rien ne pourra faire qu'en 2016, un demi-siècle après la décolonisation, un quart de siècle après la fin de la Guerre froide, nous ne vivions pas dans des temps nouveaux, qui exigent une redéfinition de l'essentiel français pour défendre efficacement le pays réel. Il serait temps que tous ceux qui entendent être utiles à leur Pays le comprennent.

A Nation nouvelle, nationalisme nouveau!

L'Action française-Grand Sud-Ouest le dit depuis quinze ans au nez et à la barbe des conservateurs figés: Poursuivant sous une autre forme l'esprit missionnaire et politique issu de la Chrétienté et de la Royauté, la France est devenue à la colonisation, sans se renier, une Nation pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle. Rien ne pourra changer cette réalité, qui contribue à sa grandeur et à son standing international, réalité indépendante de nos nostalgies, fussent-elles sincères, d'un Age d'Or qui n'a jamais existé. Notre force est donc dans notre intelligence politique pour résoudre cette équation au XXIème siècle, pour faire, ici et maintenant, avec ces éléments constructifs un avenir français digne de notre grand passé, non dans des crispations surannées et stériles.

Le véritable nationalisme français est réaliste ou n'existe pas: Le bien suprême, dans l'ordre temporel, étant la concorde entre les citoyens, pour bâtir un ordre politique et social conforme à leur intérêt et satisfaisant leurs aspirations les plus nobles (la Liberté et la Justice), de cette donnée découle une politique d'inclusion constructive définissant empiriquement et promouvant activement l'intérêt national.

Cela n'implique naturellement aucune concession au Régime et à son idéologie égalitariste et anticléricale, mais, pas plus qu'on ne peut nier qu'il y a des sensibilités de Gauche et de Droite enracinées, qui persisteront longtemps après une hypothétique Restauration, ou des tempéraments locaux indéracinables, on ne peut nier qu'il y ait des Français athées, agnostiques et croyants, et parmi ces derniers, des hommes de foi catholiques, protestants, israélites, musulmans et bouddhistes.

Tout cela constitue, nous le savons depuis Barrès, Les Diverses Familles spirituelles de la France, sur quoi notre Patrie s'appuie fructueusement pour sa défense nationale. La France réelle n'est plus celle de Maurras: on ne refera pas de farandoles sur le pont d'Avignon, on ne reverra plus les châtelains et les curés mener les électeurs aux urnes. Le souhaiter, comme on le fait dans certains salons, n'est ni possible, ni raisonnable. Deux cents ans d'individualisme démocratique, cent cinquante ans d'exode rural et de catéchisme progressiste ont fait leur oeuvre destructrice; être réaliste, c'est partir sans préjugés de cette réalité intellectuelle, politique et sociale atomisée et reconstruire du positif. L'objet d'une Nation est de faire coexister ensemble dans la convivialité ces sensibilités et ces convictions, pour les faire servir au Bien commun. A Nation nouvelle, nationalisme nouveau!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/26/01016-20151226ARTFIG00046-journees-portes-ouvertes-dans-les-mosquees-de-france-en-janvier.php

Ici, le résultat globalement positif de l'opération: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/01/09/01016-20160109ARTFIG00117-un-an-apres-les-attentats-des-mosquees-ouvrent-leurs-portes.php

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