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Ni Macron, ni Le Pen: L'Action française Grand Sud-Ouest appelle à l'abstention anti-Système!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l’Action française communique :

 

Les résultats du premier tour n’ont pas été conformes aux prévisions de l’Action française Grand Sud-Ouest ; la participation au second tour, pour le candidat patriote que nous soutenions, Jean-Luc Mélenchon, bien que forte de plus de 7000000 de suffrages, s’est jouée à 600000 voix près, soit un mouchoir de poche !

Le succès principal de Mélenchon, indépendamment de son très bon score interclassiste, est d’avoir arraché le patriotisme à la Droite et à l’extrême-Droite pour le rendre à la grande masse non politisée du Peuple.

En revanche, par leur vote aveugle de privilégiés, cadres, vieux et « cathos » ont été, dans ce scrutin, les boulets de la France empêchant tout renouveau de la Patrie. Il doit en être tenu compte pour la politique nationaliste de l’avenir.

Dès le soir du premier tour, la classe politique dans son ensemble appelait à constituer autour de l’ultralibéral Macron, au nom des « valeurs démocratiques », le front républicain. Pour l’Action française, ni la morale, ni le sentiment, ni le ressentiment n’ont rien à faire en politique. Cette injonction seule ne saurait nous conduire à voter automatiquement pour sa concurrente ; en effet, celle-ci a amplement démontré entre les deux tours qu’elle aussi n’est qu’une politicienne parmi d’autres qui ne se démarque nullement par des convictions, un patriotisme ou une intelligence particuliers.

Que ce soit sur la question de l’euro qu’elle souhaite désormais conserver par incapacité ou refus de convaincre les Français de sa nocivité, au lieu de rompre brutalement avec cette chaîne à notre indépendance, – que ce soit son alliance politicarde avec le pseudo-souverainiste Dupont-Aignan qui joue auprès d’elle le rôle peu glorieux de sous-marin de l’U.M.P., – ou sur son plagiat puéril du discours sur la France de Fillon au Puy, qui montre à la fois le mépris dans lequel elle tient ses électeurs potentiels et le vide de sa pensée, Mlle Le Pen n’a pas démontré qu’elle possédait une stature d’homme d’Etat suffisante pour la fonction à laquelle elle aspire.

De plus, il est évident que ne pouvant rassembler une majorité au parlement après les législatives, elle se trouvera de fait en situation de cohabitation pendant 5 ans. Ainsi, quel que soit le président, la France perdra un quinquennat supplémentaire, décrochant de manière de plus en plus irrémédiable du rang qui lui est nécessaire !

L’Action française Grand Sud-Ouest n’obéira donc pas au dictat de la classe politicienne d’élire le candidat de la banque Rothschild. Elle ne votera pas davantage, par réaction sommaire de rejet, pour la candidate protestataire. Quand on prend le critère de l'intérêt national pour guide, le choix en politique n'est pas binaire, il est libérateur. Il consiste à ouvrir une voie utile au Pays, loin des sentiers battus de l'électoralisme. Elle suivra plutôt la grande masse du Peuple de France, cette « troisième France » antieuropéenne, antilibérale, nationale et inclusive dont elle fait partie qui, ne se sentant pas représentée ni par l’extrême-Finance, ni par l’extrême-Droite, compte ne pas cautionner en y participant ce scrutin tronqué : que les libéraux et gogos de l’« antifascisme » d’un côté, les ronchons réactionnaires de la Droite dure et autres racisto-identitaristes de l’autre se comptent !

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l’Action française, fondée par Pierre Pujo (†) invite donc les patriotes à s’abstenir massivement au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017.

Par-delà les élections la Fédération et ses sections locales – Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque – continueront à œuvrer pour l’instauration d’un Ordre nouveau, à la fois national et social. Pour cela le moyen d’un front commun antilibéral et anticapitaliste national entre prolétaires et classes moyennes de bonne foi est indispensable. Comme le score de Mélenchon l’a démontré, il ne peut se faire que sur le terrain national.

 

Pour la Fédération :

Le Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé : GAILLERE

 

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Présidentielles 2017: L'Action française sans hésitation avec Mélenchon

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

 

La Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l’Action française communique :

 

Comme elle l’a fait pour les primaires de Droite et de Gauche, la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l’Action française, fondée par Pierre Pujo (†), donne, à l’intention de ses adhérents, militants, sympathisants et plus largement de tous les patriotes de France, ses consignes de vote pour le premier tour des élections présidentielles de 2017.

Des 11 candidats acceptés par le Conseil constitutionnel, nous écartons d’entrée de jeu les candidats extrémistes Arthaud (Lutte ouvrière, trostskistes) et Poutou (Ligue communiste révolutionnaire), qui, en France, ne recueilleront jamais que quelques suffrages. Il est à peine besoin d’ajouter que Macron, candidat artificiellement gonflé de la banque Rothschild, dont la base électorale à la fois libérale à l’anglo-saxonne et sozial-demokrat (6 % du corps électoral), étrangère aux traditions politiques françaises, ne sera pas au deuxième tour. Cheminade, Lassalle ni Hamon non plus.

Autres candidatures de témoignage : les candidatures « souverainistes » de MM. Dupont-Aignan et Asselineau. Comme d’autres dans le passé, elles semblent avoir été suscitées par le Système pour éparpiller les voix des patriotes. M. Asselineau, que nous avons bien étudié, semble un monomaniaque, sorte de polytechnicien à idée fixe et larges œillères, dont le complotisme sélectif et affiché est outrancier ; il est pour le moins étonnant qu’avec ce passif il ait obtenu ses 500 parrainages… De même la candidature Dupont-Aignan, qui a été un « Young Leader » de la French-American Foundation mondialiste, ne saurait représenter une quelconque garantie nationaliste. Le « gaullisme » des deux les empêche de toute façon de voir dans la décadence prévisible de la Vème République la cause de l’aliénation de notre liberté au profit du Gros Argent et de l’atlantisme et donc d’envisager une modification radicale du Système.

Une erreur symétrique consiste à penser qu’on pourrait modifier le Régime démocratique en prenant le contrôle d’un parti politique établi, qu’il soit « de gouvernement » ou d’« opposition ». Si la voie électorale n’est pas à négliger comme accessoire, en vue de la propagande nationaliste, elle ne saurait, à elle seule, sous le mode de scrutin actuel (majoritaire), permettre l’accès ou la participation déterminante au Pouvoir.

Selon les estimations de la Fédération, confirmées par les sondages, la candidate d’extrême-Droite ne sera pas non plus au second tour. Les Français ne sont pas prêts à l’aventure qui consisterait à remettre au hasard le Pouvoir à un agent d’influence étranger (russe), et à un parti dépourvu de cadres éprouvés qui serait de toute façon minoritaire au Parlement. Sa course effrénée à la normalisation par ses adversaires, tant sur le plan politicien et doctrinal qu’historique, au prix de perte de la marque de fabrique protestataire de son parti, la déconsidère aux yeux de ses propres partisans et lui fait perdre tout intérêt auprès d’électeurs potentiels. Or la conception de l’histoire détermine la politique ; par-delà les oppositions factices Gauche-Droite, il y a, dans le pays réel, des patriotismes populaires qui se combinent et se complètent dans leur diversité.

Le candidat de la Droite, François Fillon, a beau, lui, convoquer, de manière explicite, De Gaulle, et de manière subliminale, Barrès, Bainville et même Rivarol et Maurras, à la rescousse d’une candidature en danger de « balladurisation », personne ne croit qu’une Contre-Révolution puisse s’opérer grâce à lui au sein du Régime ; à la différence des familialistes conservateurs de « Sens commun », tous futurs députés, nous croyons qu’il y faudra un changement révolutionnaire. Son pedigree de profiteur du Système et ses liens que nous avons dénoncé avec la Finance anonyme et vagabonde (Ladreit de Lacharrière) ne plaident pas en faveur de sa future marge de manœuvre politico-économique ; la Magistrature suprême exige pourtant, comme condition première de son exercice, cette indépendance.

Du point de vue de l’Action française, qui, en matière électorale, conseille ses amis en toute autonomie et de façon désintéressée (son soutien à Jean-Pierre Chevènement en 2002 en témoigne), les critères principaux du choix du Chef de l’Etat sont: l’indépendance de la France ; la nature du Régime.

La personnalité ou la couleur politique du candidat comptent peu ; son passé n’importe, par contraste, que s’il est capable de rompre avec lui. Les questions mémorielles ou sociétales ne présentent en la circonstance qu’un intérêt secondaire : Nier la réalité charnelle des deux France, – celle de Saint-Louis et celle de Robespierre, – ne suffit pas pour les unir efficacement pour le salut public ; avoir un peuple saint et des familles nombreuses, aussi souhaitable que cela soit, si elles sont dominées par un Régime pourri, ne servirait à rien. La politique n’est pas le cloître d’un monastère, mais un forum grouillant où il faut se faire entendre !

Seul de tous les candidats, Jean-Luc Mélenchon, – dont la fédération Grand Sud-Ouest avait dès 2014 prévu le décollage, – présente, sous tous ces aspects importants pour la France, de multiples avantages :

Il a gardé son indépendance d’esprit et sa haute culture humanistique gréco-latine (que Maurras et Daudet auraient reconnu que comme sœur de la leur) ; en dépit de son appartenance à la classe politique, sa carrière est derrière lui ; il n’a pas de casseroles. Loin de la démagogie et de la langue de bois, très pédagogue, il est quelqu’un avec qui l’on peut débattre honnêtement.

Sa conception de la Nation, comme puissance mondiale non-alignée, est celle de l’Action française, pour qui elle est, rappelons-le avec la Fédération, pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle ; à l’inverse des racisto-identitatistes et à la ressemblance de Pierre Pujo, il y voit une chance pour notre Pays, comme pour les populations ultramarines ; il est un défenseur de l’Unité française et de son influence mondiale, et non uniquement occidentale. Sa volonté de sortir de l’Union européenne et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord s’inscrivent logiquement comme préambule à toute politique nationale indépendante.

Il n’est pas jusqu’à sa volonté de supprimer les subventions à l’enseignement privé sous contrat qui ne puisse rendre service à l’Eglise catholique en l’obligeant à l’excellence et à l’affirmation publique de la spécificité de sa foi.

Mais, par-dessus tout, sa volonté de rompre avec la monocratie (pouvoir d’un seul, sans le correctif responsable du temps long d’une dynastie) gaullienne est en soi salutaire ; peu importe que la VIème République qu’il appelle de ses vœux soit parlementaire et faible, elle aura le mérite essentiel de rompre avec le mythe gaulliste qui paralyse, depuis 1940, la réconciliation nationale nécessaire à la Réforme intellectuelle et morale ; elle n’en permettra d’ailleurs que mieux le renouveau de la propagande monarchique indispensable au relèvement définitif du Pays.

L’Action française appelle donc les patriotes à voter, dans l’intérêt bien compris de la France, pour Jean-Luc Mélenchon.

 

Pour la Fédération :

Le Délégué régional de l’Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé : GAILLERE

 

 

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Primaires de Gauche: avec l'Action française Grand Sud-Ouest, voter Hamon contre Valls

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française prend acte avec sérénité des premiers résultats de la primaire de la Gauche.

Si le candidat qu'elle soutenait tactiquement, Arnaud Montebourg, n'arrive qu'en troisième place, ne pouvant de la sorte se qualifier pour le second tour, elle constate avec satisfaction que Valls, qu'il s'agissait de battre pour le salut public, est largement devancé par l'ancien ministre Benoît Hamon, clairement positionné sur une ligne de Gauche plus française.

Apparemment, les électeurs ont voulu sanctionner cinq ans de sozial-demokratie à l'allemande, c'est-à-dire d'austérité mal déguisée par des réformes sociétales inutiles, et ne profitant qu'au seul patronat cosmopolite. En donnant une majorité absolue à MM. Hamon et Montebourg, ils plébiscitent une ligne de socialisme français, ouvertement dégagé des contraintes européennes et mondialistes, qui peut déboucher, les circonstances aidant, sur un retour à la plénitude de l'Indépendance nationale, notre but ultime.

Pour l'Action française-canal historique, la priorité d'éliminer du jeu politique l'ex-premier ministre Valls, qui a fait tant de mal à la France, demeure impérative, quel que soit le cas de figure du second tour. Aussi, nous recommandons à tous ceux de nos sympathisants ayant participé au premier tour de la primaire de faire de même pour le second, et d'y voter, comme Montebourg lui-même le recommande, pour M. Hamon.

Hamon, qui a démissionné du gouvernement jugé trop libéral en même temps que Montebourg et pour les mêmes raisons (http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/01/29/35003-20170129ARTFIG00197-du-mjs-a-la-presidentielle-l-ascension-de-benoit-hamon-en-dix-dates.php), quoique moins flamboyant que celui-ci a manifestement su convaincre à Gauche. Mathématiquement, il peut et doit battre Valls; l'A.F. lui prêtera donc son concours actif!

La Fédération, - qui suit désormais le développement de la campagne en temps réel, grâce aux billets incisifs de sa nouvelle page "fessebouc"https://www.facebook.com/Action-fran%C3%A7aise-Grand-Sud-Ouest-Bordeaux-Toulouse-Pau-Bayonne-1878104159091410/ ), à laquelle elle invite ceux que ça intéresse à s'abonner pour connaître sa position officielle tout au long de celle-ci et agir en fonction de celle-ci, - donnera bien entendu, le moment venu, des consignes de vote pour le premier tour des élections présidentielles sur ses blogues officiels, lesquels continueront également à publier, avec leur régularité et leur rigueur d'analyse habituelles, des articles de fond sur tous les sujets.

Pour la Fédération:

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé: GAILLERE

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Les consignes de vote de l'Action française-Grand Sud-Ouest pour les primaires de Gauche: Battre Valls à tout prix!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Comme elle l'a fait pour la primaire de Droite (http://af-aquitaine.over-blog.com/2016/11/voter-fillon-pour-battre-sarkozy-et-juppe.html), la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française donne des indications de vote pour celle de Gauche. Faire une politique utile au Pays, comme nous nous y employons loin de tout activisme stérile, c'est se saisir de toutes les occasions de le sauver, fut-ce les plus infimes!

Parmi les sept candidats retenus (http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/primaires-gauche/2016/08/19/35005-20160819ARTFIG00243-qui-sont-les-cinq-candidats-a-la-primaire-a-gauche.php), il convient d'écarter de prime abord les candidats des mouvements associés au parti socialiste qui n'ont aucune chance: Mme Pinel et MM. Benhamias et de Rugy, même si M. Jean-Luc Benhamias, ancien militant gauchiste passé par l'écologie et devenu notable, est de loin celui qui inspire le plus d'intérêt du point de vue nationaliste.

Restent les quatre socialistes: MM. Hamon, Montebourg, Peillon et Valls. Tous ont partagé, à des postes divers, les responsabilités gouvernementales sous la présidence malheureuse de François Hollande.

Il semble cependant qu'il faille faire un distinguo dans le caractère mortifère de leurs politiques démagogiques. Si le passage de M. Hamon au gouvernement a été relativement insipide, on ne saurait en dire autant de ses collègues.

En effet, alors que M. Peillon a été, à l'Education nationale, d'un laïcisme agressif complètement démodé, mais largement dans les nuées, M. Valls, comme ministre de l'intérieur puis comme premier ministre, a été l'artisan le plus actif du quinquennat en matière d'aliénation haineuse de nos libertés, continuant en cela l'agenda "néo-con" de Sarközy.

Ainsi, tout comme Sarközy et Juppé étaient à éliminer politiquement à Droite, Valls apparait nettement comme le candidat le plus néfaste à l'intérêt de la France. D'ailleurs, la candidature de Peillon, téléguidée à la dernière minute par l'Elysée pour défendre le bilan de Hollande et faire échec à celle de Valls, est trop négative pour rassembler largement. Tout au plus, peut-elle rallier les plus "légitimistes" des socialistes.

Telle n'est pas la démarche de Montebourg, entamée, non sans enflure, dès son départ du gouvernement,  et dont la coloration de Gauche et cocardière ne peut que plaire à l'électeur de base. Dès lors, le recours au vote Montebourg semble, pour ceux de nos sympathisants qui ont l'intention de participer à ces primaires, la seule option efficace pour battre Valls. Que son échec soit cuisant est une nécessité absolue pour torpiller la suite de sa carrière antifrançaise.

Soulignons que Montebourg, au ministère de l'industrie, a été confronté de plein fouet aux délocalisations, voulues par la "fortune anonyme et vagabonde", qui tuent notre économie, ce qui, toutes choses égales, n'a pas dû manquer de lui inspirer une conception plus nationale du socialisme français.

La Fédération appelle donc tous ses amis à employer sans hésiter ce moyen, puisqu'il permet de peser sur le cours ultérieur du processus électoral. Notre force est sans doute d'avoir raison, mais, en l'état de nos forces, tout ce que nous pouvons est de faire, avec notre bulletin, échec au Mal, à la Mort démocratiques dans ses incarnations les plus dangereuses. Faisons-le joyeusement!

Pour la Fédération:

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

signé: GAILLERE

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/17/97001-20161217FILWWW00074-primaire-du-ps-sept-candidats-definitivement-retenus.php

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Alliance avec le F.N.? Attention, danger pour l'Action française!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Certains individus dont les noms importent peu, bourgeois libéraux parfois extérieurs à notre Mouvement, se faisant passer pour des "responsables de l'Action française au plan national", ont engagé, depuis la mort de Pierre Pujo, une politique d'alignement sur le F.N. new look de Mlle Le Pen. Il est symptômatique de la médiocrité générale du paysage politique que le malheur des temps leur ait permis cette usurpation, mais après tout, c'est leur droit de jouer leur carte en profitant de la faiblesse de notre discipline interne. Aux authentiques hommes d'Action française de dénoncer leurs déviations intéressées et de prendre contre eux les mesures appropriées!

Infiltration, neutralisation, déviation

Leur proximité avec le parti d'extrême-Droite est telle, que, ne pouvant se présenter eux-même, au risque de perdre devant notre lectorat farouchement antidémocrate, toute "légitimité" (si tant qu'ils en aient jamais eu une), ils ont présenté aux dernières élections législatives (2012) leur femme et leur fille comme candidats R.B.M. (le faux-nez du F.N. pour les tièdes). Les ficelles étant un peu grosses, la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française juge qu'il faut dénoncer la manœuvre politicienne.

Cette politique risible (car, pour le F.N., ils sont la cinquième roue du carrosse), soigneusement cachée aux militants et amis de l'A.F., d'ailleurs tout comme celle de la réconciliation avec la dissidence de R.N., n'a aucun caractère d'Action française; elle ne sert en rien, ne fait avancer en rien la Cause nationale et royale de l'Instauration monarchique. Elle ne sert, vainement, que la seule ambition, méprisable, de devenir, un jour, conseiller régional Ile-de-France (ou Rhône-Alpes) F.N. de ces individus sans fidélité aux leçons de défense de notre autonomie propre dans le paysage politique de Pierre Pujo, qu'il a toujours défendu, même dans le compromis nationaliste contre le projet de constitution européenne. Cette autonomie, que la Fédération préserve pour sa part dans le Grand Sud-Ouest, est nécessaire pour que vive la spécificité de nos idées, l'efficacité de notre stratégie (qui ne se réduit pas à un vulgaire activisme) et l'honneur de notre école de pensée et d'action.

Refonder l'Action française

L'article documentaire qui suit montre comment se passe en interne dans ce parti le processus de sélection des têtes de listes et candidats de moindre importance. Le critère principal, on le verra, est l'asservissement complet de tout esprit critique vis-à-vis de la cheftaine du parti.

Laissant dans l'immédiat libres ses adhérents et sympathisants de voter pour qui leur plaira à ces élections inutiles, la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française ne peut néanmoins manquer de dénoncer les dangers mortels que ces "responsables" infiltrés font courir à l'indépendance et à la crédibilité de notre école de pensée nationaliste et royaliste. Elle appelle tous ceux qui ne veulent pas de la disparition de l'A.F. authentique à se mettre en rapport avec elle pour la refonder sur des bases saines.

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/10/29/25006-20151029ARTFIG00154-regionales-marine-le-pen-passe-ses-futurs-colistiers-sur-le-gril.php

Qui tient le néo-F.N.?

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2016/11/14/25003-20161114ARTFIG00222-la-famille-philippot-renforce-ses-positions-strategiques-au-sein-du-fn.php

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Voter Fillon pour battre Sarközy et Juppé: les consignes officielles de l'Action française-Grand Sud-Ouest

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Les primaires de la Droite auront lieu le 20 novembre.

Fidèle à son réalisme habituel, qui consiste, sans se situer à Droite ni à Gauche, à tirer parti de tous les évènements politiques pour faire avancer la Cause nationale et royale, la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française recommande à ceux de ses sympathisants qui auraient l'intention d'y participer de voter pour l'ancien premier ministre François Fillon.

En effet, voter Fillon, c'est faire, à la fois, échec au bateleur de foire Sarközy dont le quinquennat a été calamiteux sur tous les plans (de l'économie à la Libye), et à Juppé qui, dans tous les mandats qu'il a exercé (adjoint aux finances de Chirac à Paris, ce pour quoi il a été condamné, ministre des affaires étrangères de Sarközy ou maire de Bordeaux) a témoigné d'une rare nullité d'énarque.

De tous les candidats, Fillon le mieux placé dans ce but (http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/11/15/25001-20161115ARTFIG00384-un-sondage-donne-francois-fillon-vainqueur-de-la-primaire-de-la-droite-et-du-centre.php; http://www.atlantico.fr/decryptage/sondage-exclusif-francois-fillon-rattrape-nicolas-sarkozy-pour-1er-tour-primaire-et-battrait-largement-alain-juppe-au-second-2880518.html/page/0/2); il est aussi celui qui a le plus le sens de l'Etat, ainsi que de réelles qualités humaines. Ses idées de thérapie de choc à la française en matière économique (http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/24/31001-20161124ARTFIG00148-francois-fillonet-margaret-thatcher-meme-combat-vraiment.php) et de restauration de l'autorité de l'Etat, tranchant avec le consensus libéral-libertaire politiquement-correct (http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/12/12/31001-20161212ARTFIG00258-francois-fillon-ce-que-je-veux-pour-la-securite-sociale.php), du P.S. au néo-F.N., peuvent seules redonner à la France l'énergie de croire en son destin et d'oser agir (https://www.fillon2017.fr/2016/08/28/discours-sable/). Il est l'un des rares hommes d'Etat que la République possède. Il serait dommage qu'il reste inemployé.

La Fédération donnera également des consignes pour la primaire de Gauche.

Le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest,

Signé: GAILLERE

 

Le discours quasi-contre-révolutionnaire de Fillon le 28 août dernier, à Sablé-sur-Sarthe!

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Le Béarn d'Action française soutient Bayrou

Publié le par Section de Pau & Pyrénées de l'Action française

Tribune libre

Pur produit de la méritocratie scolaire que nous souhaitons défendre et ressusciter dans notre Pays, M. François Bayrou, ancien ministre, maire de Pau, est actuellement victime de violentes et injustes attaques de la part du camp Sarközy de l'U.M.P. destinées à l'éliminer d'une éventuelle candidature à la présidence de la République l'an prochain.

Sans illusions sur la dureté traditionnelle du monde politique, la section de Pau & Pyrénées de l'Action française le soutient, avec lucidité et vigilance, dans sa position "Ni Droite, ni Gauche", telle qu'il l'a défendue en 2012, qui est la seule qui puisse tirer la France de l'ornière, et regrette qu'il ne soit pas encore, cette fois-ci, candidat.

Ne voulant pas préjuger de la position finale qui sera ultérieurement fixée par le Chef de la Fédération, elle rappelle néanmoins que l'auteur, il y a vingt-cinq ans, d'une sympathique biographie de Henry IV ne saurait être aussi hostile que d'autres à la constitution et aux progrès d'un parti des Politiques unissant tous les bons Français, qui puisse, une nouvelle fois, quoique dans des circonstances différentes, sauver la France.

A.F.-Pau & Pyrénées.

L'opinion de la Fédération

P.S. La tribune libre de la section de Pau & Pyrénées a beaucoup fait réagir parmi nos nombreux lecteurs. L'un d'entre eux va même jusqu'à s'interroger: "(...) soutenir Bayrou, ce n'est pas du foutage de gueule ?"

Notre liberté à l'Action française-Grand Sud-Ouest

Non, cher Monsieur, mais cela fait partie de la libre discussion que nous avons, à l'Action française-Grand Sud-Ouest, sur toutes sortes de sujets! Si la clique parisianiste du crafe, dirigée par les sidis Bel-Ker, Viansson-Ponté, Dejouy et Blanchonnet, n'entend voir qu'une seule tête, vide de préférence, de façon à la manipuler plus aisément au service de l'U.M.P., ici, en province, nous savons que l'Action française est avant tout une école de pensée, donc ouverte aux larges débats et rejetant les excommunications de carton-pâte!

A la différence des partis bien établis dans le Système (nous appelons "parti établi" tout mouvement qui a des sénateurs et des conseillers régionaux), comme l'U.M.P. et le néo-F.N., nous n'avons pas sur les choses et sur les hommes des opinions arrêtées, monolithiques, des idées fixes dignes de maniaques extrémistes ou d'arrivistes, professionnels du girouettisme. Nous n'en avons que sur les traîtres à notre Cause, les tièdes bourges et autres dissidents que nous rejetons vigoureusement dans les poubelles de l'Histoire qui sont leur lieu de prédilection!

Notre liberté de ton, fruit de la pratique habituelle de l'empirisme organisateur, est ce que nous avons de plus précieux; nous ne la sacrifierons pas par conformisme bourgeois à "faire le bon choix" (c'est-à-dire à se trouver dans le camp des vainqueurs pour en tirer profit!).

Le bon choix, pour nous, en fait d'élections, c'est de voter, donc de peser, et de voter pour le candidat le moins mauvais, le plus susceptible de s'émanciper de la sagesse reçue du politiquement-correct, et de faire barrage aux candidats les plus néfastes à l'avenir français! A ce propos, nous ne nous laissons pas abuser par les effets d'affichages de "patriotisme" ou de "nationalisme" d'un Sarközy de tréteaux, ou de "souverainisme" d'une Le Pen financée par la Russie!

Notre position au sujet des présidentielles

Plus précisément, en cas d'élection présidentielle, les royalistes ont toujours eu des opinions différentes. Cela n'a rien de dramatique. Pour fixer la ligne de notre école de pensée, il suffit de savoir ce que nous voulons et ce que ne voulons pas.

Comme en 2012, nous ne voulons pas infliger à notre Pays cinq années supplémentaires de sarközisme.

Pour autant, alors que la Patrie est en danger, nous ne sommes pas prêts à lui infliger cinq années à mariner dans le jus du F.N. new look!

Dès lors, l'éventail des options est largement ouvert à l'A.F.: de Bayrou et Fillon à Hollande, même à Mélenchon, comme nous l'avons déjà écrit (http://af-aquitaine.over-blog.com/2014/09/ou-le-f-n-ou-melenchon-une-alternative-en-2017-selon-l-action-francaise.html; http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/11/10/25001-20161110ARTFIG00279-securite-et-terrorisme-melenchon-veut-convaincre-de-son-serieux.php)! Car aucun vote ne hâtera l'indispensable Restauration, aucun vote ne nous engage sur le fond de notre doctrine: la nécessité d'une Monarchie pour la France. En revanche, un vote, s'il est stratégiquement utilisé par un nombre suffisamment important d'électeurs déterminés, imprime au cours de la politique politicienne une direction susceptible de favoriser, à plus ou moins long terme, le changement de Régime.

Après en avoir délibéré avec les organes directeurs de notre Mouvement dans la grande région, le Délégué régional de l'Action française dans le Grand Sud-Ouest arrêtera, suivant cette méthode positive, la position de la Fédération dans le courant du mois d'avril prochain.

Est-ce assez clair?

A.F.-Grand Sud-Ouest

 

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Sur un mot de mister Blair: le réalisme en politique s'applique aussi à l'Action française!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

On sait les difficultés que le nouveau leader du parti travailliste anglais, le gauchiste rétrograde Corbyn connait. L'ancien premier ministre Blair vient y ajouter, avec le grain de sel qu'il pourrait faire son come-back en politique, son interprétation qui peut, ma foi, faire réfléchir aussi en France, spécialement dans notre Mouvement d'Action française. Laissons-lui la parole en V.O., avant de donner l'opinion de la fédération Grand Sud-Ouest, seul organisme d'A.F. actif dans la grande région à Bordeaux, Toulouse, Pau et Bayonne... et au-delà:

“This is not about Jeremy Corbyn,” he said. “It’s about two different cultures in one organism. One culture is the culture of the Labour party as a party of government. And that, historically, is why Labour was formed: to win representation in parliament and ultimately to influence and to be the government of the country.

The other culture is the ultra-left, which believes that the action on the street is as important as the action in parliament,” he said. “That culture has now taken the leadership of the Labour party. It’s a huge problem because they live in a world that is very, very remote from the way that the broad mass of people really think.

The reason why the position of these guys is not one that will appeal to an electorate is not because they are too left, or because they are too principled. It’s because they are too wrong.

“The reason their policies shouldn’t be supported isn’t because they’re wildly radical, it’s because they are not. They don’t work. They are actually a form of conservatism. This is the point about them. What they are offering is a mixture of fantasy and error."

Source: https://www.theguardian.com/politics/2016/oct/07/tony-blair-says-his-return-to-british-politics-is-an-open-question?utm_source=esp&utm_medium=Email&utm_campaign=GU+Today+main+NEW+H+categories&utm_term=193717&subid=11792130&CMP=EMCNEWEML6619I2

Commentaire: Il n'appartient pas à l'Action française-Grand Sud-Ouest de s'immiscer dans la cuisine politique d'un parti étranger. Nous sommes un Mouvement purement français, qui n'attendons le salut du Pays d'aucun exemple, ni d'aucune aide étrangère, à la différence des racisto-identitaristes (qui font le jeu de Moscou) et autres sots-raëliens (qui font tantôt celui de l'Iran, tantôt celui du Venezuela). Cet avenir, nous le forgeons chaque jour de nos mains, avec nos seules idées d'A.F. Il est vain de vouloir faire des emprunts doctrinaux ou pratiques à des partis ou des situations qui ne sont pas compatibles avec le résultat que nous souhaitons obtenir en France. (C'est toute la raison de l'échec actuel du groupuscule "Axion Front-XVI" et de sa course éperdue derrière les racisto-identitaristes, les cathos obsédés par le sexe des anges ou le néo-F.N.) Proudhon disait à peu près que l'on ne peut greffer du courage intellectuel à celui qui en est dépourvu et que les carriéristes ne sont que des femmelins, adorateurs de la Force pour la force (n'est-ce pas, "Petit-Pull-Orange" Blanchonnet?).

"Pays légal" et "pays réel" d'Action française

Mais revenons à nos moutons, c'est-à-dire à Blair et à son analyse de ce qui fait le succès en politique. Il parle d'or, puisqu'il a réussi à égaler et surpasser en durée la recordwoman de Downing Street (Mme Thatcher), étant resté plus de dix ans au Pouvoir. Mais dans quel état de division a-t-il laissé le parti travailliste! Si ses cadres parlementaires sont libéraux-libertaires, la base, en élisant et réélisant Corbyn, a marqué qu'elle restait indécrottablement marxisante.

Cette dichotomie est en elle-même intéressante. Elle s'applique, toutes choses égales par ailleurs, à l'A.F. actuelle: si les cénacles parisianistes sont acquis à l'idée folle d'une participation illusoire à un gouvernement F.N. new look (dans lequel ils croient pouvoir figurer l'appoint de "l'ouverture"), la base, elle (lecteurs de L'Action Française 2000, adhérents au crafe, sympathisants de province qui forment le gros des maigres bataillons du nationalisme intégral), est indéfectiblement composée de nationalistes d'esprit traditionnel, acquis et rompus aux idées maurrassiennes. Il y a là une dialectique inquiétante pour les novateurs...

Blair marque que le critérium du succès en politique, c'est l'élection (et la réélection) par le Peuple. L'Action française, de son côté, si elle n'exclue aucun moyen pour changer de Régime, n'a, logiquement, jamais privilégié, en présentant régulièrement des candidats aux élections, la légitimation d'un Système qu'elle souhaite détruire, la Démocratie. Cela aurait été alimenter un Régime de mort qui empêche la restauration de la grandeur française et le bien-être du Peuple.

Un Régime, un Peuple, et pas d'opposition

D'où, pour Blair, un pragmatisme politique et économique, qui ne laisse pas de place à des solutions idéologiques trop étrangères aux mentalités. Or, que trouvons-nous en France aujourd'hui? Un Peuple, comme nous l'écrivions récemment, étranger au nationalisme et à l'idée de Roi, qu'il juge surannés. La pensée qu'il se débat lui même dans un antipatriotisme et une attitude subversive dépassés ne l'effleure pas. En effet, même s'il vit et travaille en France et si sa sécurité dépend de la force de notre Communauté nationale, il se refuse encore absolument, sous l'emprise des idées de mai 68 qui sont l'aboutissement de l'oeuvre destructrice des instituteurs communistes des années 20-50, à le reconnaître et à agir en conséquence. Et on ose parler de "droitisation des valeurs" des Français! Mais où est donc le nationalisme rationnel, qui en serait la traduction politique? Car quelques mouvements sporadiques de mécontentement, ou bien des réactions xénophobes ne sauraient tenir lieu d'une critique charpentée s'incarnant en un mouvement discipliné! Que des activistes imbéciles, agités par des arrivistes professionnels, fassent parler d'eux, c'est dans l'ordre des choses. Jamais ils ne gêneront décisivement le Pouvoir établi. Quant à l'éventualité d'un coup d'Etat militaire par une junte de jeunes ou de vieux officiers excédés, naïfs et non-formés politiquement, qui deviendraient vite les jouets des politiciens roublards, loin de servir la France, il porterait aux idées de renaissance nationale un coup fatal; il n'est pas souhaitable. Blair a donc raison en disant que l'action de rue, directe est un leurre, un rêve.

D'autre part, il n'y pas en France de contestation, d'opposition frontale, radicale, totale au Régime démocratique (car on ne saurait tenir le F.N. new look pour cela). La seule alternative possible serait l'A.F., si elle était en ordre de bataille. La solution électorale, valable au Royaume-Uni, est inapplicable ici.

Nécessité d'une "discipline de parti"

Nous parlions de discipline. C'est précisément le point essentiel pour tout mouvement qui souhaite, comme la Fédération, aboutir. Discipline de pensée (qui n'est pas caporalisme, mais honnêteté dans le raisonnement et volonté de le traduire dans la réalité) et d'action (intelligence et cohésion dans celle-ci, dans le cadre des hiérarchie et structures préexistantes, non de façon anarchique, contre elles). Le sentiment (la trop fameuse "amitié d'Action française", qui cache toutes les dissidences et les plus vils coups bas) n'a rien à faire en politique, à la différence de la démagogie; il peut arriver, que, pour se faire comprendre du Peuple, on doive employer son langage et donc "grossir le trait", mais jamais une adhésion passagère ne justifie une déviation doctrinale. Pour nous, nous nous interdisons par avance d'employer ces moyens grossiers, nous mettant volontairement en position d'infériorité dans le débat public: "Nous respectons trop le Peuple pour lui mentir", disait Maurras, quand bien même d'un mensonge dépendait son salut. Et pourtant... "Paris vaut bien une messe!"

Nous ne sommes et nous ne devons être ni un mouvement de masse ("royaliser le Pays" est une tâche irréaliste et disproportionnée, par rapport à nos moyens), ni un mouvement d'élite (terme que l'on utilise généralement pour masquer la faiblesse des effectifs et la sociologie aristocratico-bourge qui plombe notre audience auprès du Peuple). Sauf quelques éléments, - d'élite, ceux-là - il faut savoir que le Peuple dans sa masse est inaccessible à un raisonnement un peu poussé (sans doute, ici, des cathos intellos invoqueraient en se lamentant la "crise de la transmission", l'amoindrissement de l'enseignement de l'histoire et de la philosophie - le fait est que l'enseignement public, laïc et obligatoire, fils du Régime, favorise objectivement l'ignorance et le désintérêt pour la Cité!). Nous devons être une avant-garde. C'est ce que la fédération Grand Sud-Ouest, avec ses sections actives de Bordeaux & Basse-Guyenne, de Toulouse & Haut-Languedoc, de Pau & Pyrénées et de Bayonne & pays basque, essaie d'être, à son niveau. L'avant-garde, chargée d'explorer le terrain sans s'y perdre et d'ouvrir une voie au gros de la troupe avec lequel elle doit rester en constante communication (ici, le Peuple lui-même, sans intermédiaires déformants qui travestissent sa volonté), suppose des qualités de curiosité, de courage, d'audace, d'à-propos, d'ingéniosité qui ne sont pas le fait de la masse, pas plus que des prétendues élites, trop souvent confites en admiration de leur nombril.

Le fait d'être minoritaire n'est pas une excuse pour ne pas faire le ménage dans un mouvement. Or, à l'aèfe, telle qu'elle se présente dans certains cénacles de Paris, on n'a jamais vu, de mémoire de militant, que des coteries étudiantes, d'extraction conservatrice (voir les immortels Thibaut de Pierre de Bernis ou Charles-Henri d'Herpès), en éliminant d'autres, pour squatter plus à leur aise les bureaux du Siège et avoir une "surface sociale" dans le centre de la capitale. Malheureusement pour ces Eliacins, ce n'est pas le nombre de mètres carrés occupés vainement et la proximité géographique avec le Pouvoir qui fait une Contre-Révolution!

L'urgence d'une Contre-Révolution au sein d' "Axion Front-XVI"

Blair a entièrement raison en disant que deux "cultures" ne peuvent coexister dans un appareil conçu pour prendre le Pouvoir; l'une doit forcément exclure l'autre. Tous les révolutionnaires ont démontré cette vérité et par là même se sont frayé un chemin vers le gouvernement. A l'A.F. en 2016, il s'agit de savoir si la ligne de l'accommodement avec la Démocratie, au prix de la perte de notre spécificité, dont les sahibs Dejouy, Bel-Ker, Blanchonnet et Hatem sont les chantres, va l'emporter sur celle de la fidélité à nos principes et à nos exemples nationalistes (qui ne se dispense pas d'être sainement critique), disons la ligne que suit, depuis au moins une décennie, la fédération Grand Sud-Ouest sous la direction de son Délégué régional.

A l'heure où le régimiste Viansson-Ponté entre en force dans le capital de L'Action Française 2000 et dans sa direction, faire le ménage au sein de son appendice activiste s'impose urgemment à tous les éléments sains qui y demeurent encore. La base peut et doit se faire entendre par l'arme à sa disposition, la seule qu'il entendra: la grève du réabonnement à L'A.F. 2000 et de la réadhésion au crafe, la constitution autour des môles de résistance provinciaux d'un nouvel organisme militant. La Fédération appuie entièrement ces efforts.

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Mémoire de l'Algérie française et des harkis: la repentance, une erreur du président Hollande

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Comme il est habituel depuis la présidence Chirac en 2003, la République a célébré une journée d'hommage aux victimes de la guerre d'Algérie. Lors de la cérémonie de Paris, le président Hollande a fait une annonce extraordinaire: la reconnaissance de la culpabilité écrasante du gouvernement gaulliste de l'époque dans le martyre des harkis, leur ignoble abandon au F.L.N. et leur accueil indigne en métropole. D'habitude, la repentance est plutôt à sens unique, "dans le sens de l'Histoire", toujours plus à Gauche. C'est une première sous la Vème République, signe que la Vérité historique commence à se faire jour, malgré la chape de plomb idéologique que fait peser la statue du Commandeur De Gaulle. De proche en proche, les époques de Vichy et de l'Action française, elles aussi, verront des historiens plus équitables leur rendre justice.

L'A.F., dont les sections locales dans le Grand Sud-Ouest participent à ces hommages, s'est toujours préoccupée du sort des harkis. Cependant, elle ne saurait approuver la déclaration du président de la République. Pourquoi?

D'abord, parce qu'il s'agit évidemment, même si quelques souvenirs de son père O.A.S. ont pu entrer dans sa décision, d'une manoeuvre électoraliste pour les présidentielles visant à récupérer un électorat qui paradoxalement, comme le notait de façon crue feu Georges Frèche, vote pour les successeurs de ses bourreaux ordinaires, l'U.M.P.

Ensuite, il ne s'agit que d'une "déclaration verbale" qui n'engage à rien et qui constitue le type même de la fausse justice: il est bien tard et cela est si peu...

Enfin, l'électoralisme démagogique de Hollande vise à satisfaire des catégories, et donc à encourager la "concurrence victimaire" initiée à partir des années 1970 par une partie activiste de la communauté israélite et singée depuis, chez les conservateurs et d'autres "minorités visibles" ou aspirant à le devenir, par des professionnels de la compassion. Exemples: le romancier vendéen Reynald Sécher et d'autres universitaires de Droite qui voient dans la Révolution dite française la préfiguration des totalitarismes modernes bolchévique et naziste; les Antillais et les Français d'origine africaine avec l'esclavage. Etc etc... Tout mesurer à l'aune des malheurs de la Seconde Guerre mondiale n'est pas, cela va sans dire, une attitude historique contre-révolutionnaire (ni même scientifique!). Forts de l'idée classique de l'immutabilité de la nature humaine, nous pensons que la barbarie n'est pas nouvelle, seules ses formes changent. "Ce n'est pas pas avec son siècle, mais avec tous les siècles qu'il faut marcher" dit Bonald, pas seulement les regarder au prisme fixiste et déformant d'un unique temps!

Il n'entre pas dans le cadre de ce billet de déterminer qui, du communautarisme ou de la concurrence victimaire, engendre l'autre. Il suffit de savoir qu'ils sont également néfastes à l'Unité nationale essentielle en temps de crise tels que ceux que nous vivons. Ainsi, ces caricatures subversives de communautés tendent à englober n'importe quelle disposition d'esprit, fut-elle déviante, et à lui conférer la considération due à une communauté naturelle utile au Pays. Elles jettent le discrédit sur les autres communautés naturelles (famille, commune, métier, religions), elles indispensables, qui structurent une Nation équilibrée. Elles constituent un nouveau romantisme politique, qui trouve dans un passé falsifié un aliment pour ressusciter artificiellement les divisions françaises. Inutile de rappeler que la France n'a pas besoin de cela!

Conclusion: L'histoire d'un grand peuple n'est pas "un long fleuve tranquille". Si un tri intellectuel et politique doit être fait entre ce qui a marché et ce qui a échoué pour la grandeur de notre Patrie, nous sommes solidaires du bien comme du mal dont nous sommes les produits. Il n'est pas d'empirisme organisateur concevable, si l'on nie la moitié de notre histoire: sur quoi fonderait-on son jugement, sinon? L'Unité française exige l'unité de la mémoire, dans les périodes heureuses comme les tragédies de notre histoire: cela est vrai de la Vendée, comme de l'Algérie française et des colonies; aucune brèche ne doit y être tolérée. Pour sa part, la Fédération n'en cautionnera aucune!

Ce n'est pas au moment où le vent mauvais de la rectitude politique tourne, que nous, à l'Action française, devons abandonner la mémoire d'aucun des combats légitimes de nos prédécesseurs pour la France et le Roi (quand Celui-ci en valait la peine!). Leur rendre cette justice n'est d'ailleurs pas les idéaliser ni les singer: le temps des chouans, des camelots du Roi et des bouchers de La Villette est bel et bien terminé. Loin de se "droitiser" doctrinalement, le peuple est désormais étranger au nationalisme. Alors que les réactionnaires font du sur-place dans leurs communautés naturelles anémiées sur la terre natale désertée, il est mentalement "hors-sol", sur une autre planète psychédélique, individualiste et irréelle. Tout le problème politique consiste à faire communiquer les deux. Il nous faut</strong>, au contraire de ces attitudes erronées, à la fois défendre sans faille la mémoire de nos aînés et tirer lucidement les leçons de leurs échecs. La Fédération montrera l'exemple sur ce plan là aussi!

A.F.-Grand Sud-Ouest

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/25/01016-20160925ARTFIG00001-un-discours-attendu-de-hollande-pour-la-journee-nationale-d-hommage-aux-harkis.php

Après les harkis, les Gitans: comme l'Action française-Grand Sud-Ouest l'écrit plus haut, la repentance est une boîte de Pandore qu'il aurait mieux valu ne pas ouvrir!

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Le cas Viansson-Ponté à L'Action Française 2000 (suite du dossier)

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

L'Action Française Aquitaine, organe de la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française, fête dignement, en ce mois de septembre 2016, par une série d'articles sur certains dessous de groupuscules et de personnalités se réclamant abusivement de notre école de pensée, son joyeux anniversaire! Dix ans d'activité continue sur internet et sur le terrain au service du nationalisme intégral, qui peut en dire autant? Résolue à poursuivre, par tous les moyens à sa disposition et suivant la ligne de la Fédération, son combat exclusif pour le Peuple français, L'Action Française Aquitaine invite ses lecteurs de plus en plus nombreux à ne pas hésiter à répercuter ses articles fouillés sur les réseaux sociaux.

Dans un précédent article ( http://af-aquitaine.over-blog.com/2016/08/le-cas-viansson-ponte-l-action-francaise-2000-a-l-encan.html ), nous avons levé le lièvre de l'intrusion de M. Jean Viansson-Ponté ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Viansson_Pont%C3%A9 ), l'un des pontes journalistiques du Régime, dans le saint des saints du Journal de notre école de pensée, et sur les nombreuses questions qu'elle pose. Les réactions d'abonnés et de simples lecteurs ont été à la hauteur de l'indignation que cette manœuvre occulte soulève. Nous poursuivons donc ici, comme exigé par nos lecteurs, notre enquête.

Faut-il encore acheter L'Action Française 2000?

Comme disait un syndicaliste du dix-neuvième siècle: "N’achetez jamais un journal, vous ramèneriez un patron à la maison!" Question à 1 000 000 d'euros depuis que le patron de Presse en vue et grand bourgeois conservateur Jean Viansson-Ponté (de la famille du journaliste libéral hostile à l'Algérie française Pierre Viansson-Ponté) est membre de son conseil d'administration, est-ce aussi vrai pour L'Action Française 2000? A l'époque de Maurice et de Pierre Pujo, les "barons Pié", grands prêtres du libéralisme politique et économique, restaient hors de L'A.F. Puisque son successeur, Mlle Pujo, en a jugé autrement, il n'est pas inutile de se renseigner sur les marottes du nouvel administrateur; on lira ci-dessous un échantillon des idées de ce curieux nationaliste d'aèfe:

http://www.strategies.fr/actualites/medias/234908W/2-13-3441/s-adapter-a-un-contexte-de-decroissance.html

Pour M. Viansson-Ponté, libéral simpliste qui ne croit pas à la force des idées mais à la seule puissance de l'Argent (sur les liens entre Grande Banque et Presse quotidienne régionale, lire: http://docpresse.esj-lille.fr/2012/07/10/credit-mutuel-ebra-est-republicain/), déguisée en "logique économique" en symbiose avec le Pouvoir, la "décroissance" justifie probablement toutes les audaces économiques et politiques, dans la Presse quotidienne régionale comme nationale, dans la presse d'information comme dans celle d'opinion, qui ne saurait être dans son esprit que le parent pauvre de la Grande Presse. Aujourd'hui, on se serre la ceinture, demain on renonce à ses droits syndicaux et pourquoi pas politiques. Pour se faire une idée de la main de fer qu'il fait peser sur la profession, distribuant sans complexe les bons et les mauvais points (lol), et de ses rapports "copain comme cochon" avec le Pouvoir actuel, on se reportera à l'éloquente section "Relations avec les Pouvoirs publics" du rapport d'activité pour l'exercice 2014-2015 de son "Union de la Presse en région" (de province, en bon français!), son bébé: http://www.upreg.fr/wp-content/uploads/2015/07/Rapport-annuel_UPREG_Juin-2015-BAT.pdf .

L'homme du "politiquement-correct"?

On observera aussi avec intérêt que M. Viansson-Ponté, en novembre de l'an dernier (http://www.fondationvarenne.com/frontpage?page=9 ; http://www.fondationvarenne.com/2015-presse-quotidienne-regionale-departementale), a fait partie du jury du prix de la fondation clermontoise Varenne qui porte sans honte le nom méprisé de ce socialiste antipatriote de la Belle Epoque, maire de Saint-Eloy-les-Mines, ennemi de Maurras et du Maréchal ( http://www.fondationvarenne.com/alexandre-varenne/biographie). (Cette année, on notait la présence du "droitiste" sarköziste "François d'Orcival", également "personnalité qualifiée" au sein de son conseil d'administration, qui est désormais bien en Cour dans le paysage de la Presse démocrate!...) Ce genre d'institution, où se cooptent les puissants pour maintenir leur domination idéologique de Gauche, permet aux hommes d'influence d'exercer leur emprise sur la jeune génération de journalistes et de se créer une clientèle toute dévouée de "professionnels", du fait de son fonctionnement très souple, pour ne pas dire arbitraire... ou "souverain" ("L’examen des dossiers et le choix des lauréats seront confiés à un jury indépendant composé de professionnels de la presse et de la communication. Celui-ci, souverain dans ses décisions, se réservera le droit de modifier le montant de la dotation et le nombre de lauréats en fonction de la qualité des travaux reçus": http://www.fondationvarenne.com/concours-prix-varenne/journalisme/prix-varenne-de-la-pqr-pqd/presentation).

On n'insiste pas assez sur le caractère rétrograde et hypocrite du patronat français; c'est aussi pour cela qu'il faut un Pouvoir fort (qui ne soit pas celui de M. Jean d'Orléans). Alors qu'aux Etats-Unis, leur grand modèle, leur seconde patrie, - à moins que ce ne soit la première, - on désamorçait dès l'Entre-deux-Guerres la lutte des classes par une politique sociale généreuse, en France, on n'a accepté celle-ci que contraint et forcé par la Guerre froide, tout en faisant payer cette assurance contre la Révolution - et non pas contre-révolutionnaire! - par les classes moyennes, et on s'efforce de la limiter le plus possible à la moindre occasion. Nous vivons bien dans une époque où le patronat est aussi inconscient et égoïste qu'en 1936!

"Not' bon maître" Viansson-Ponté, la liberté de la Presse et la propagande

Mais prenons au hasard, telles qu'elles sont officiellement livrées au grand public, quelques-unes des opinions du grand patron de droit divin qui est désormais "not' bon maître"! On lira ainsi plus bas le compte rendu de sa récente et incroyable audition (avril 2016, "accompagné de Mme Haude d'Harcourt, conseillère chargée des relations avec les pouvoirs publics": https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=8F1D3A0490E416A29B87AC2CB8C1C43C.tpdila16v_1?cidTexte=JORFTEXT000032447553&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000032447114), au titre de la Presse quotidienne régionale, par une commission d'enquête de la Chambre des députés sur les moyens de la lutte antiterroriste, dans laquelle il décerne au Régime un satisfecit que, malgré l'état d'urgence, la liberté de la Presse est intacte; sans doute faut-il comprendre que l'autocensure, en temps normal comme en temps de guerre, est si bien intégrée depuis l'école par les journalistes, qu'il n'y a nul besoin de mesures autoritaires ou répressives!

Il est paradoxal qu'en introduction de son propos, le président d'un organisme corporatif ne s'étonne pas (ou ne s'indigne pas!) qu'on le convoque dans une enquête qui concerne essentiellement les forces de police et les services de renseignement. La Presse n'est-elle qu'un vulgaire auxiliaire de la "Justice"? Qu'est devenue l'indépendance et la dignité de la Presse française par rapport à l'ignoble appareil répressif de l'Etat républicain? C'est bien la question qui se pose aujourd'hui à L'Action Française 2000!

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/cr-cemoyter/15-16/c1516017.pdf

Dans un autre congrès récent (juin 2016) de l'association des maires de France ( http://www.amf.asso.fr/), présidée par le politicien arriviste François Baroin, fils du grand maître du Grand-Orient, M. Viansson-Ponté semble voir dans la Presse quotidienne régionale le complément de la propagande (dite "communication") des collectivités locales (ces nouvelles féodalités), et se désole que sa pédagogie ne permette pas au lecteur de surmonter son ignorance (ou sa méfiance? ou son antidémocratisme foncier?) des élus et de tout le bien qu'ils nous font:

http://www.amf.asso.fr/upload/fichiers/documents/AMF_23749TELECHARGER_L_ARTICLE_SUR_L_ATELIER_COMMUNICATION_PUBLIQUE.pdf .

"J’aime travailler en meute"

Il est vrai que les deux se servent mutuellement la soupe (voir l'article dithyrambique, p. 22 du n° 93 de juin 2009 de Côte-d'Or Magazine: http://www.cotedor.fr/files/content/sites/cg21-2/files/communication-cg21/cotedormag-cg21/cotedormagazine-pdf/CotedorMagazine093-juin2009.pdf)... Avis au passage aux gens d'Axion Front-XVI: comme il sied à sa mentalité de grand patron, "not' bon maître" Viansson-Ponté aime "travailler en meute : modérer les échappés, faire monter les trainards"! On appréciera l'image, bien caractéristique d'une personnalité autoritaire, d'un projet politique et éditorial en adéquation avec la brutalité du libéralisme et d'une vision clanique du fonctionnement de la Presse. Attention aux retardataires réactionnaires qui ne seraient pas dans le sens du Progrès et de l'Histoire!

Il ressort clairement de ces interventions où il apparaît au naturel que le nouvel administrateur est résolument du côté du manche régimiste qui a si souvent frappé les camelots du Roi. Voilà pour le beau contre-révolutionnaire que M. Viansson-Ponté était il y a trois mois encore... avant son accession au conseil d'administration de L'Action Française 2000! Ne doutons pas que la fréquentation de ses nouveaux et compétents collègues transformera en profondeur ce libéral soixantenaire en jeune premier du nationalisme intégral!

Un obsédé du caporalisme d'entreprise à tous les étages

Mais un autre aspect de "not' bon maître" doit retenir notre attention. "M. Viansson Ponté, né Viansson Ponte (Jean, Jacques, Marie)", ce noble chevalier d'industrie... et de l'ordre national du Mérite et de la Légion d'honneur (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032295678 ; https://www.lalettrea.fr/journalistes-medias/2016/03/31/jean-viansson-ponte-decore-du%C2%A0ruban-rouge,108139450-BRL) appliquera-t-il à L'A.F. 2000 la politique de concentration des organisations professionnelles "représentatives", son obsession (http://www.ofop.org/articles/2015/11/vers-une-organisation-unique-reunissant-presse-regionale-et-presse-nationale), qu'il vante tant pour la Presse régionale (c'est-à-dire une perte sèche d'autonomie, sans autre avantage que des "économies d'échelle")?...That is the question... avec celle de la ligne politique aux prochaines présidentielles!

Rappelons que, si elle ne doit pas être étrangère à une gestion saine, opérée par ses membres les plus capables, l'Action française, Journal et Mouvement politiques, "préfigure" en quelque sorte la Société "hérissée de libertés" et de corps différenciés et libres ("autogérés") que la Monarchie nouvelle, si elle est instaurée un jour, devra impérativement favoriser! A n'en pas douter, Maurras lui-même, - et Pierre Pujo, - auraient été opposés irréductiblement à la combinaison Viansson-Ponté!

Mais cette obsession pour une concentration "organisationnelle" caporaliste ne se limite pas au monde corporatif; elle s'applique en premier lieu aux organisations de presse elle-mêmes; le prétexte de la perte du lectorat lui fournit son argument principal: http://www.lenouveleconomiste.fr/la-pqr-est-morte-vive-la-pqr-18460/. L'illustre Viansson-Ponté ne déclarait-il pas en novembre 2012 que "la presse quotidienne régionale reste très attachée au support papier même si elle intègre dans ses développement stratégiques le support numérique. La PQR s'interroge sur les attentes de ses lecteurs, sur les coûts de fabrication et de distribution du support papier et sur les synergies possibles pour diminuer le coût d'approche des zones les plus reculées et les moins denses" (http://www.inigraph.fr/Page-de-contenu)? Derrière le jargon gestionnaire, les "attentes des lecteurs" ont bon dos, alors qu'il est patent, à L'Action Française 2000, qu'on en tient moins compte que jamais!

Caporalisme corporatif, caporalisme d'entreprise: dès lors, quelle autonomie, quelle liberté reste-t-il, sous un patron unique, à des journaux qui ont des histoires différentes, des traditions, des publics, des tons différents? Tout ce qui en reste, dans le monde orwellien de M. Viansson-Ponté, c'est une infinie nuance de gris (50 Shades of Grey)! Hé bien, l'Action française ne veut pas faire partie de ce consensus conformiste! En dépit des dizaines de milliers d'euros qu'il pourra mettre dedans, au nom de ses mandataires, elle ne leur appartiendra jamais! Son ton nationaliste et anticapitaliste est inconciliable avec celui, libéral, de son nouveau patron!

Une O.P.A. sauvage sur L'Action Française 2000?

Il va sans dire qu'en période préélectorale, la constitution d'un grand trust rassemblant les quelques titres de la "Droite dure" (au nombre desquels on compte désormais, avec Valeurs Actuelles et tel magazine apolitique, L'A.F. 2000) faciliterait grandement la tâche antipatriotique des candidats de Droite les moins nationalistes (le Juppé, par exemple) pour rassembler le troupeau moutonnier de la bourgeoisie réactionnaire et "catho", et l'aider à faire le "bon choix"! Cette opération serait une forme d'application au public conservateur ("Un mot qui commence mal", disait au début du XXème siècle le très anticapitaliste Duc d'Orléans) du totalitarisme mou de la Pensée Unique, très hollandienne au fond...

Dans quelle mesure la prise de participation de M. Viansson-Ponté dans L'Action Française 2000 est-elle spontanée? Comment imaginer un seul instant que ce grand bourgeois libéral, soucieux de ses intérêts, lié par position au maintien du Régime et récompensé par lui, puisse le moins du monde favoriser (financer!) une entreprise déficitaire, authentiquement vouée à la destruction du faux ordre démocratique! Si nous ne nous trompons pas, de qui donc M. Viansson-Ponté est-il l'homme de paille?

Car, de deux choses l'une:

- ou L'Action Française 2000 et son appendice activiste Axion Front-XVI sont authentiquement (contre-)révolutionnaires et veulent un changement radical, institutionnel et social en France, et alors un bourgeois ne peut décemment pas les financer;

- ou ils ne le sont pas, et, dans ce cas, ils sont les complices du Régime, conscients ou pas, suivant leur degré de roublardise politique et leur propre place dans leur "hiérarchie" interne.

Il n'y a pas de troisième terme dans l'équation que pose la parachutage de M. Viansson-Ponté. Pour les organisateurs optimistes de ce parachutage, le silence face aux questions fondamentales que pose la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française sera de moins en moins tenable...

Un gestionnaire à courte vue... ou un liquidateur sans scrupules?

En tout cas, chose plutôt inquiétante pour L'Action Française 2000, dont les finances sont loin d'être florissantes, on sait que M. Viansson-Ponté s'y connait en matière de liquidation des actifs au détriment de sa propre corporation: http://dirigeant.societe.com/dirigeant/Jean.VIANSSON-PONTE.22260629.html . Il n'y a rien d'étonnant que ce grand patron conformiste sacrifie au dogme, - véritable vache sacrée de l'ultralibéralisme thatchérien, - de la liquidation systématique des actifs (comme si dégager des liquidités à court terme était pour une entreprise une fin en soi et la solution à tous ses problèmes structurels!).

Sans doute, la "vente des bijoux de famille" d'une société, cela est actuellement commun, non seulement dans le privé, mais dans les entreprises publiques et dans l'Etat (rappelons le scandale de la braderie de l'immobilier de l'Etat, par exemple de l'ancienne préfecture de Bordeaux, où officiait Maurice Papon, dont une partie a été acquise par de riches familles aristocratiques du Bordelais, déjà propriétaires de monuments historiques qu'on pourrait nommer!). Pour autant, est-ce de bonne gestion que de réaliser des actifs pour suivre une mode? A part ses locaux parisiens, quels sont les actifs que L'A.F. 2000 pourrait vendre? Est-ce que les profits ainsi rapidement réalisés servent réellement à moderniser l'outil de travail ou à s'en mettre plein les poches? Une chose est sûre: cela fait en tout cas marcher les promoteurs immobiliers et dans le Système capitalistique, tout se tient: "Je te fais faire une bonne affaire, tu me renvoies l'ascenseur!"

Ceux qui ont réfléchi aux questions économiques (Th. Philippon, par exemple) savent que le problème majeur des entreprises françaises, c'est le renouvellement des cadres et la promotion interne des employés méritants, au lieu de monopoliser les postes à responsabilités par de pseudo-élites de fils à papa issus des grandes écoles qui sortent des formules magiques avant d'ouvrir leurs parachutes dorés.

On sait aussi comment M. Viansson-Ponté procède en matière de dialogue social (http://www.filpac-cgt.fr/IMG/pdf/2011-03-30-reponse_a_JVP.pdf ; http://www.snjcentrefrance.com/2011/03/negociation-salariale-spqr-un-nouveau-coup-pour-rien/). On retrouve, dans cette morgue autiste de grand bourgeois qui refuse d'écouter le petit personnel (sauf les "jaunes", Bel-Ker, sauf les "jaunes"!), tout ce contre quoi l'anticapitalisme national de l'Action française a toujours combattu!

La curieuse politique du crafe

Si M. Viansson-Ponté, ce ponte du patronat, entre en force dans le capital de L'A.F. 2000 et dans sa direction, il est difficile de croire qu'il s'agisse d'une initiative isolée du P.D.G., Mlle Pujo. Elle a forcément été conseillée. Par quel homme d'affaires cosmopolite? De même, il est difficile de penser que les squatteurs sans titre des locaux parisiens, le groupuscule parisianiste Axion Front-XVI, aient été totalement ignorants de ce tour de passe-passe. Il est impossible qu'ils n'aient pas vu que cela signifie à terme l'aliénation de notre indépendance! En tout cas, ils n'ont rien fait, ces fameux "disciples de Proudhon", pour s'opposer à cette mainmise oligarchique!

Mais il est vrai que, vu la sociologie aristocratico-bourge du crafe, ce changement de ligne, de l'hostilité affichée à la soumission réelle au Gros Argent, n'est guère étonnant. (Ajoutons que, s'il existe évidemment une classe "libérale-libertaire" dominante et antinationale, il n'en subsiste pas moins, partiellement complice de l'autre, une bourgeoisie libérale en économie, faussement "vieille France" en politique et réactionnaire en matière sociale et de moeurs! C'est celle-là, qu'au lieu du Peuple, du pays réel, le crafe vise, contre toute raison, comme "coeur de cible" de "sa petite entreprise".)

C'est une trahison de plus de la ligne d'indépendance d'esprit et d'action vis-à-vis des partis de Pierre Pujo depuis la mort de celui-ci en 2007! N'est pas l'un de ses tout nouveaux responsables centraux, l'immortel Charles-Henri d'Herpès, étudiant en géopolitique et se disant futur officier de l'Armée française, déjà connu pour son manque absolu de respect pour les Jeunes Filles royalistes, qui professe qu'au crafe de Blanchonnet, Dejouy et Bel-Ker, "On n'est ni de Droite ni de Gauche. Disons encore moins de Gauche que de Droite"!

Oui, en effet, toute la déviation d'Axion Front-XVI est là, et elle n'est pas nouvelle: Même si on se donne le frisson de voter pour la Droite dure néo-F.N. au premier tour, au deuxième tour, on votera toujours pour la Droite parlementaire, histoire de défendre le petit portefeuille d'actions de papa (dans les sociétés de M. Viansson-Ponté, peut-être?). C'est ça, et pas autre chose, les "valeurs" du crafe. Comme on est loin de l'Action française; heureusement, la fédération Grand Sud-Ouest fondée par Pierre Pujo, ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque) sont là pour perpétuer notre école de pensée et notre Mouvement!

Faire le ménage à l'Action française

Comme nous l'écrivions déjà, M. Viansson-Ponté est un grand patron multicartes (https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000031397370&categorieLien=id ; http://www.lasemainedupaysbasque.fr/biarritz-les-mousquetaires-au-palais-71573 ; http://www.bienpublic.com/grand-dijon/2013/06/14/le-christianisme-et-l-art; http://lecomte-est-bon.blogspirit.com/archive/2009/10/17/fils-a-papa.html). Cela seul aurait dû nous le rendre suspect. Inutile de dire qu'être la danseuse (au prix de quelles contorsions!) du grand patronat mondialiste n'est pas ce pourquoi l'A.F. a été fondée, mais pour détruire le Système économico-politique dont M. Viansson-Ponté est l'un des piliers: Pour les hommes d'Action française, c'est le moment de revenir à nos fondamentaux et de faire le ménage à l'intérieur du Journal comme du Mouvement (ou de ce qu'il en reste). La fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française, dernière fédération encore fidèle à l'exemple et aux leçons de Pierre Pujo, est prête à y aider les hommes de bonne volonté!

En tout cas, sur le cas Viansson-Ponté et de ses curieux alliés au sein même d'Axion Front-XVI, les sahibs Blanchonnet, Dejouy, Bel-Ker, Hatem, comme disent les cathos LMPT: ONLRJJJ ("On lâchera rien, jamais, jamais, jamais!!!")! Nationalistes français, restez à l'écoute!

Anticapitalisme national et indépendance d'abord!

La Presse selon M. Viansson-Ponté: une infinie nuances de gris tirant sur la perversion démocratique! L'Action française refuse d'en faire partie!

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Le scandale des ex-présidents et premiers ministres: la République est bonne fille... avec votre fric!!!

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Un des poncifs de l'enseignement républicain, de la vie politique et des médias est que, sous la Monarchie, les maîtresses coûtaient cher au petit peuple. Au moins, sous la Démocratie, on est tous égaux. Enfin, comme disait l'autre, certains plus que d'autres! Et si on parlait de ce que coûtent les ex-présidents de la République? et ses ex-premiers ministres?

Si on se place d'un strict point de vue juridique et politique, une fois leurs fonctions terminées, ces princes du Système ne sont plus que de simples citoyens... Pourquoi, alors, si ce n'est pour se les ménager et pour les tenir, leur octroie-t-on un confortable salaire, de vastes bureaux, des collaborateurs, des voitures de fonction dernier cri avec chauffeur, des gardes du corps, du personnel de maison? Pourquoi, démocrates?

Aux Etats-Unis, qui sont en pleine campagne électorale, les anciens présidents n'ont droit à des gardes du corps, par exemple, que pendant quelques années après l'expiration de leur mandat. Et ils n'ont droit à rien d'autre. C'est aussi vrai du Royaume-Uni. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils se font coopter dans les conseils d'administration des grandes firmes internationales ou qu'ils font du consulting (c'est-à-dire qu'ils jouent les intermédiaires de haut niveau)! Ou qu'ils écrivent leurs Mémoires, que leurs fans achèteront. Ca, c'est des démocraties! (Et Dieu sait que nous ne sommes pas démocrates!)

Chez nous, en revanche, s'ils ne se privent pas de profiter de toutes ces activités rémunérées et de quelques autres (que l'on songe aux conférences de Sarközy et au lobbying pro-chinois de Raffarin), hé bien, ils continuent de percevoir les avantages en espèces et en nature. Et ce, même en temps de crise économique! Pas un de ces nécessiteux ne ferait le geste symbolique d'y renoncer! Pourris, va!

Quel Roi passera un coup de balai sur les avantages de la classe dirigeante (députés, sénateurs, conseillers régionaux et généraux et élus en tous genre, hauts fonctionnaires, grands patrons, bourgeois, etc. etc...)? Encore un autre chantier pour un Gouvernement enfin national! Heureusement qu'en politique, tout problème a sa solution!

Bref, les maîtresses du Roi coûtaient peut-être cher, ouais, mais elles, au moins, encourageaient les arts, et elle respectaient le mobilier national mieux parait-il que les chiens de Sarkö ou la Trierweiler: on se rappelle bien que l'Elysée a été bâti pour la Pompadour, hein, Hollande?

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2016/02/09/25006-20160209ARTFIG00221-le-cout-des-ex-presidents-et-des-ex-premiers-ministres-revele.php

P.S. La campagne de L'Action française-Aquitaine a porté ses fruits, puisque l'Elysée est contraint de prendre des mesures (qui ne concerneront ni Giscard, ni Chirac, ni Sarközy), mais qui ont le mérite de limiter dans l'avenir certains abus que nous avons dénoncé ici:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2016/09/30/25006-20160930ARTFIG00110-hollande-va-reduire-les-privileges-des-futurs-ex-presidents.php

La montagne accouche d'une souris (on notera en particulier le flou qui entoure la prise en charge des frais de déplacement et de réception):

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2016/09/30/25006-20160930ARTFIG00110-hollande-va-reduire-les-privileges-des-futurs-ex-presidents.php

Ici, l'étude approfondie du député Dosière, spécialiste des questions d'argent public:

http://renedosiere.over-blog.com/article-tres-chers-anciens-presidents-de-la-republique-125445006.html

La suite ici:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/04/15/25001-20160415ARTFIG00173-le-cout-pour-l-etat-des-anciens-presidents-revu-a-la-hausse.php

Un exemple de scandale en 2009: la douche à 245772 euros de Sarközy; non, vous ne rêvez pas!

http://observers.france24.com/fr/20091029-douche-245772-euros-nicolas-sarkozy-polemique-grand-palais-upm-cour-des-comptes

Autre sujet de scandale: les cadeaux!

http://www.slate.fr/story/33169/cadeaux-diplomatiques-nicolas-sarkozy

http://www.slate.fr/story/33739/cadeaux-elysee-recherche

http://www.slate.fr/story/34307/cadeaux-elysee-recherche-episode-3

Toutefois, le député Dosière est plus gêné quand il s'agit des "indemnités spéciales" des parlementaires:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/04/19/25001-20160419ARTFIG00238-les-indemnites-speciales-de-80-parlementaires-font-polemique.php

Quelques-uns de leurs privilèges pittoresques et coûteux sont décrits ici:

http://immobilier.lefigaro.fr/article/cinq-chiffres-que-vous-ignorez-sur-l-assemblee-nationale_2ac25148-7b25-11e6-a30d-cb3a1bb30093/

Il n'y a pas que les présidents, les ministres et les parlementaires... les conseillers de cabinet aussi! En fait, c'est tout le Système qui est à détruire!

http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/29/conseiller-ministeriel-un-drole-de-metier_4856206_823448.html

Et, sur le plan local, le régime ubuesque des indemnités des maires:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/02/17/25001-20160217ARTFIG00120-ces-maires-contraints-d-augmenter-leurs-indemnites.php

Quand un socialiste critique la gestin d'un autre socialo: les comptes fantastiques de la défunte région Poitou-Charentes:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2016/02/22/25005-20160222ARTFIG00078-poitou-charentes-rousset-ps-pointe-la-derive-de-l-ancienne-gestion-socialiste.php

Au moins, le millionnaire rad-soc' caricatural Baylet, le plus gros millionnaire du gouvernement socialistes dont nous avons ailleurs dénoncé les goûts de luxe, ne s'est pas enrichi de l'argent public, mais de la crédulité des lecteurs de La Dépêche, de La République des Pyrénées et du Midi olympique:

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2016/08/02/25001-20160802ARTFIG00332-declarations-de-patrimoine-jean-michel-baylet-ministre-le-plus-riche-du-gouvernement.php

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Le cas Viansson-Ponté: L'Action Française 2000 à l'encan?

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Il nous revient de plusieurs côtés que s'est tenu récemment une assemblée générale de la société éditrice de L'Action Française 2000, dirigée jusqu'à son décès en 2007 par notre Fondateur Pierre Pujo. Lors de cette séance, entre autres questions techniques, portant notamment sur l'allongement de l'âge-limite des administrateurs, on en a profité pour inclure, dans son organe administratif directeur, une nouvelle tête, pour le moins inattendue, - celle d'un grand patron de Presse, directeur de journaux de province, président du syndicat de la Presse quotidienne régionale, membre du conseil supérieur des messageries, etc etc...

Une première dont on se passerait

C'est la première fois, dans notre longue histoire d’opposition au Régime républicain et démocratique, que nous comptons parmi nos chefs l'un des hommes qui, dominant de père en fils l'opinion publique depuis la fondation de la République, a le plus à perdre au renversement du Régime!

A la grande époque de l'Action française, Maurice Pujo caricaturait sous le nom drôlatique de "baron Pié" ces méprisables grands bourgeois libéraux qui prétendaient, en adoptant la ligne de la moindre résistance à l'Anti-France, amadouer les républicains farouchement révolutionnaires et anticléricaux. Qu'est-ce qui a changé depuis? Eux, ou nous?

Pas de bras, pas de chocolat?

On connait la facilité avec laquelle, dans l'industrie, on change la recette du chocolat, tout en gardant le même emballage et en dupant le consommateur. Mais L'Action Française 2000, - dont notre Délégué régional Vincent Gaillère a eu l'honneur d'être l'un des administrateurs à une période critique où ils ne se bousculaient pas au portillon (n'est-ce pas, Bernard Bonnaves?), - n'est pas un simple journal d'information, c'est avant tout un journal d'opinion, l'organe, non d'un mouvement réduit à sa plus déformante expression Auteuil-Neuilly-Passy/LMPT, mais d'une école de pensée qui nous survivra et triomphera quelque beau jour. On n'y touche pas impunément, elle a des gardiens vigilants au nombre desquels se placent au premier rang la fédération Grand Sud-Ouest et ses sections locales (Bordeaux & Basse-Guyenne, Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées, Bayonne & pays basque). Que, depuis 2007, la valeur politique de sa rédaction, sous des plumes étrangères à l'A.F., se soit diminuée jusqu'à zéro (0), n'autorise pas que ce titre historique, que Pierre Pujo a ressuscité, soit mis à l'encan!

Les actionnaires, et même les simples lecteurs et sympathisants de notre école de pensée, ont le droit absolu de savoir ce que signifie et ce que pèse (pèze) ce changement à la tête pour l'avenir de la ligne du nationalisme intégral et, le cas échéant, de prendre en toute connaissance de cause la décision de s'abonner ou de se réabonner! Ils avertissent fermement ceux qui seraient tentés par cette frauduleuse opération intellectuelle de double substitution (d'un nouveau contenu "Droite dure" pour obtenir un nouveau lectorat "grand public") que ce genre d'alchimie électoraliste opportuniste est voué à l'échec: le créneau est déjà pris (voir Valeurs Actuelles).

Le cas Viansson-Ponté

Mais revenons à l'occasion de cet article: M. Jean Viansson-Ponté a donc été élu au saint des saints du Journal: le conseil d'administration.

Or, pour être élu administrateur, il faut déjà être actionnaire.

Donc, M. Viansson-Ponté est actionnaire.

Deux questions se posent dès lors: pourquoi l'est-il, et pour combien?

A la première, étant donné qu'il n'a jamais été question, de mémoire de cadre, - et les cadres, spécialement de province, ont la mémoire longue, - des sympathies avouées pour le nationalisme intégral de ce grand bourgeois libéral, il semble qu'il faille exclure un engouement subit, à plus de soixante ans, pour une Cause qui postule à terme la déchéance de l'influence sur la Société de son milieu exclusif! Se pourrait-il que ce soit par pure charité désintéressée, pour sauver un titre de Presse dont la voix délicate manquerait au concert harmonieusement politiquement-correct des Presses nationale et quotidienne régionale (dont M. Viansson-Ponté souhaite d'ailleurs la fusion des syndicats)?...

On ne sache pas de toute façon que cette famille, dont l'un des membres, Pierre, journaliste au Monde, était opposant, au nom du libéralisme, à De Gaulle, ait jamais été royaliste ou nationaliste; il est douteux qu'aucun de ses membres ait jamais été défenseur de l'Algérie française ou ait soutenu l'O.A.S. ; et comme dans ces familles, les traditions politiques Juste-milieu ne se changent pas, pas plus que le sens avisé de leur intérêt matériel, - le plus important à leurs yeux de possédants, - le lecteur concluera de quelle nature est la météorite qui nous apporte ce nouvel ami! Comme aurait pu dire Maurras: "timeo Danaos et dona ferentes" (ce qu'on peut traduire à peu près par: "Je crains les dissidents, les bourges, les flics et leurs cadeaux empoisonnés!")

Comment penser qu'un Viansson-Ponté s'égare à notre Action française, qui, hostile à la "fortune anonyme et vagabonde", a toujours été anticapitaliste-nationale? Il y a là un mystère que, seuls, les maîtres actuels du groupuscule, si fidèles à l'esprit "Révolution nationale" de notre maison (cela est de l'ironie), les sidis Blanchonnet, Dejouy, Bel-Ker, Hatem, pourraient nous interpréter... à défaut de nous convaincre!

A la deuxième question, décisive en l'état de nos finances, toujours fragiles, il faut se demander si conférer des responsabilités d'importance à un actionnaire de la veille est bien sage... Le montant de son apport le justifie-t-il? Si oui, ce montant n'est-il pas trop disproportionné pour être dénué d'arrière-pensées? Le P.D.G. du Journal, Mlle Pujo, aurait-t-elle, par hasard, cédé ses parts majoritaires à ce chevalier de la Légion d'honneur (nommé par Hollande) et de l'ordre du Mérite (nommé par Sarközy) si bien en cour avec les puissants du Régime, qu'il accueille généreusement dans les banquets corporatifs, propulsant ainsi ce prestigieux patron de Presse en position de lui succéder, le moment venu? Cela serait, pour le moins, hasardeux, - un peu comme jouer le futur et l'indépendance de notre école sur un coup de dés pipés!

Pour qui sonne le glas?

Il faut bien s'interroger: Venu de l'extérieur de notre école de pensée à l'approche des élections, se pourrait-il que M. Viansson-Ponté soit un homme de paille? Il faut reconnaître que, dans ce cas de figure, ce serait un bien mauvais investissement en terme de voix ramenées au bercail; mais, pour un candidat de Centre-Gauche bien doté comme Juppé, par exemple, qui a un besoin impérieux des voix de la Droite conservatrice, ce ne serait pas forcément un mauvais calcul. On ne laisse rien au hasard quand on se croit un destin national!

Quelles sont les intentions de M. Viansson-Ponté quant au gouvernement du Journal auquel il participe désormais? On sait que sa marotte en matière de management est le regroupement en trusts d'entreprises de Presse autrefois indépendantes. Rien de bien original, apparemment, ce patron classique colle parfaitement à la doxa ultralibérale thatchérienne; il commence même à dater un peu!

Concrètement, qu'est-ce que cela signifierait pour L'A.F. 2000? Ne s'agirait-il pas de la faire entrer, sous prétexte de "rationalisation économique", de "mutualisation logistique", bien entendu, dans un trust englobant la Presse de Droite dure, c'est-à-dire sympathisante de l'U.M.P. et compatible avec le F.N. new look? Et pour qui roulera ce trust aux élections présidentielles de l'an prochain? Les éditoriaux du boutangiste Axel Tisserand, fonctionnaire à l'Assemblée nationale, nous le diront, certes, mais trop tard, car c'est maintenant que nos amis doivent savoir la vérité! Il va sans dire qu'en l'espèce, outre la perte de notre autonomie de gestion, ce serait la fin de notre indépendance politique et de notre liberté de jugement, c'est-à-dire, ni plus ni moins, la fin du Journal de l'Action française. L'école, d'aphone, se trouverait muette.

On voit que, derrière le cas particulier Viansson-Ponté, et à travers lui, il y a là une énigme passablement embrumée, mais centrale, dont nous comptons bien avoir la solution un prochain jour, et nous l'aurons, que nos fidèles lecteurs nous fassent confiance!

A.F.-Grand Sud-Ouest

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Au-delà de Nice: Politique d'abord ou Union sacrée d'abord? Réponse de l'Action française-Bordeaux - le compromis nationaliste permanent

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Au lendemain de l'attentat perpétré le 14-Juillet à Nice, et dans le cadre de notre réflexion stratégique permanente sur les moyens de sauver la France, nous proposons plus bas à la lecture de nos fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, une intéressante tribune d'un politologue à propos d'un parti politique d'extrême-Droite protestataire qui critique le Système, tout en en vivant. Contradiction insoutenable en logique! Tribune évidemment très concentrée sur les problèmes internes, sans intérêt, de ce parti, d'ailleurs bloqué, l'auteur le reconnait, par un tassement, ce qui montre que le "plafond de verre" maximum que l'extrême-Droite peut espérer en France est bel et bien atteint.

Le Peuple français en effet est ennemi des extrêmes, l'Action française aussi. On pourrait dire de façon plaisante: Les vrais modérés, c'est nous! On nous objectera peut-être qu'à situation exceptionnelle, solutions exceptionnelles, mais ce n'est là qu'un slogan qui ne saurait satisfaire ceux qui veulent une transformation en profondeur de la France, une Société à la fois plus juste et plus conforme tant aux meilleures périodes de notre glorieuse Histoire, qu'aux lois éternelles de la prospérité et de la grandeur des hommes. (Et ce n'est pas en fouillant Au milieu des ruines évoliennes mystificatrices que l'on trouvera, par exemple, la vrai nature de la corporation qui résoudrait la question sociale, mais plutôt dans la doctrine sociale de l'Eglise et dans l'histoire!)

Ce qui est nécessaire au salut de la France, c'est donc une stratégie à long terme forgeant des convictions solides par le combat en commun, comme celle que la fédération Grand Sud-Ouest, fondée par Pierre Pujo, mène sous la houlette de son Délégué régional depuis une quinzaine d'années et que nous appliquons avec bonheur ici à Bordeaux, comme les autres sections locales ailleurs dans la grande région.

Ce qu'est et ce que n'est pas le compromis nationaliste

Cette stratégie, le compromis nationaliste, passe par l'union de tous les patriotes de Droite comme de Gauche au service du seul intérêt national, lorsque la France est menacée d'un grave danger. Autrefois temporaire - limitée à la durée d'une guerre contre un ennemi extérieur - elle a changé de nature depuis que les "mots de la tribu" ont changé de sens, depuis qu'une guerre idéologique insidieuse, fomentée naguère par la Russie soviétique, attaque en permanence, de l'intérieur, les principales nations occidentales, les frappant de sidération et les faisant douter d'elles-mêmes, de leur force et de leur mission civilisatrice. C'est ainsi que la France a été amenée à rejeter le "fardeau de l'homme blanc" et à "décoloniser" son Empire. Ou encore à rejeter l'expérience de nos aïeux, même républicains, au point de ne plus savoir comment assimiler les étrangers, qui ne demandent que cela, alors que nous avons toujours su le faire à toutes les époques, et à ratiociner sans fin sur "Comment peut-on être français?".

Cependant, le compromis nationaliste, souvent initié par l'Action française, a fonctionné régulièrement au XXème siècle, pour le plus grand profit de la Nation. Première et Deuxième Guerres mondiales, guerre d'Algérie, lutte contre la construction européenne (depuis les années 1950) en portent témoignage. Récemment, il a été réalisé dans le combat contre les projets de constitution européenne, même si, depuis la victoire au référendum du 29-Mai 2005, les ambitions personnelles stimulées par le Système démocratique ont repris le dessus sur l'intérêt national. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il ne soit plus nécessaire (ni même dans le "sens profond de l’Histoire", comme le Brexit semble l'indiquer).

Questions préalables

Loin donc de nous confiner confortablement à "nos petits milieux", il faut aller à la rencontre des Français et opérer, comme l'a fait en son temps Maurras, une nouvelle synthèse nationale antidémocratique. L'opinion, on l'a vu dans l'affaire Cahuzac, y est prête. Pour cela, il faudrait déjà être en ordre de bataille. Les seules interrogations (de taille) sont:

1/ Y a-t-il un pilote dans l'avion de tourisme ou, mieux, le planeur (car on ne saurait parler de Boeing (c) ou de Rafale (c)!) "Action française"? Ou bien a-t-il été détourné par des pirates de l'aèfe?

2/ Y a-t-il seulement un prince qui en veuille et qui en ait?

A ces deux questions, la réponse est, malheureusement: Non. Il serait trop facile de se dorer et de se blasonner la pilule; néanmoins, la marque de fabrique de notre école de pensée est dans la liberté absolue de parole et la franchise intégrale.

Les déviations d' "Axion Front-XVI"

Les particuliers qui se prétendent abusivement successeurs de Pierre Pujo n'ont pas l'étoffe de ce héros. En s'alignant de facto sur le néo-F.N., après avoir couru, il y a cinq ans, après les racisto-identitaristes ou plus récemment après les soraëliens, au lieu de faire de la force d'Action française, ils nient implicitement la spécificité et la Vérité de nos doctrines et, incapables de penser en-dehors des modes fabriquées par les médias, montrent leur absence de vision stratégique globale. Ceci, en politique, est pire qu'une faute.

Idéologiquement, dans leur camp, ce serait plutôt le vide sidéral que le trop-plein!

Post-boutangisme à plein tubes - ce bateleur de foire que l'A.F. a rejeté de son sein dès 1955, - évolisme interruptus, - quand nous avons toujours condamné tous les folklores "indo-européens", - gramscisme soraëlien limité au rouge des affiches! - suivisme des modes politiques écologistes vaticanes, - ce que nous avons refusé légitimement de faire en 1926 et qui nous a valu les foudres sinistres de Pie XI, - familialisme paternaliste LMPT perpétuant le mode de vie de la bourgeoisie du XIXème siècle, - bref, du vent intelloïdo-clérical, plus impuissant à déclencher une Contre-Révolution que l'aile d'un papillon à générer un ouragan!...

Ce que ces gens gratinés feignent de ne pas comprendre est que mille erreurs, additionnées, ne font pas pas une Vérité, ni une force. A l'aèfe, on demande des hommes d'A.F.!

Quand au(x) "prince(s)", passons au déluge!

Que faire dans un contexte français bouleversé?

Dès lors, pour être fidèles à nos Maîtres Maurras, Bainville et Pierre Pujo, il nous faut, en tant que nationalistes d'Action française, défendre l'héritage national, sans espoir de secours par l'héritier, et sans l'aide des classes privilégiées! Il ne faut pas se leurrer d'ailleurs: le Peuple est loin, à des années-lumière, les études d'opinion le montrent, de la solution monarchique.

Comme le prouve l'histoire des deux derniers siècles, il préférera toujours tous les "hommes providentiels" issus du pays légal au Roi légitime. Si la Restauration pouvait encore être envisagée dans la Société largement paysanne, respectueuse des traditions et soumise aux autorités sociales (clergé, noblesse terrienne, bourgeoisie enracinée) de la fin du XIXème siècle, ce n'est plus le cas dans un monde urbanisé, atomisé, amolli, gavé de loisirs et rendu crédule, d'une autre manière, par l'éducation primaire de masse et par les médias! Qu'on s'en réjouisse ou qu'on le déplore, telle est la situation politique.

On le voit, elle est peu favorable. La déesse France, comme dirait Maurras, n'a jamais été aussi seule! L'essentiel pourtant n'est pas les calculs politiciens (arriver au Pouvoir par une alliance de toutes les Droites, au prix de la Vérité politique et pour une durée infime, quelle folie!), mais de se demander: Pourquoi prendre le Pouvoir? C'est là que la question de l' "euro" réputé éternel, tout-puissant et infaillible est capitale:

"Oui ou non, le Pouvoir politique permet-il de changer la donne?"

Les erreurs de l'activisme narcissique

Si oui, tout n'est qu'affaire mécanique de positionnements, de propagande, de rapports de force et de retournements de vestes Lonsdale. Gagner, élection après élection, des places à Trifouillis-les-Oies, dans l'espoir de convertir une majorité de Français du bien-fondé de votre politique et dans la crainte qu'une autre majorité ne démolisse tout ce que vous aurez bâti sur le sable. Morne et répétitif labeur, finalement vain!

Faire des militants par tous les moyens (y compris numériques), les former comme on gave les canards en batterie, les discipliner, les garder, dans l'attente millénariste d'une Restauration contre-révolutionnaire totale (politique, économique, sociale, culturelle, religieuse), - fut-ce avec honnêteté et sérieux, - peut aussi, dans cette optique, suffire à des esprits légers. On sait que c'est la position traditionnelle de l'aèfe: multiplions les cercles d'études, les ventes à la criée et les rallyes, et, un jour, "demain, mon Roi viendra" "avec des cadeaux fiscaux par milliers"! C'est la version bourgeoise des "lendemains qui chantent" et "rasent gratis"! L'ennui, c'est qu'ils finissent par raser même les blousons dorés bourges tant vantés, et alors, il ne reste plus que les laissés pour compte de la politique réelle, grognards, pleureuses et Cassandre d'extrême-Droite. Mais, en politique, grogner n'est pas jouer, ni agir ou réaliser, d'ailleurs!

Dans les deux hypothèses, encore faudrait-il, à une ère qui refuse l'engagement, qu'il y ait de tels "combattants" capables de s'imposer la discipline de pensée et d'action qu'exige notre école... Force est de constater que si l'on en rencontre, on en rencontre peu, car cette discipline, impliquant un engagement à vie, quoique à des degrés différents selon les périodes, est contraignante. Tous n'en sont pas capables. Or, cette stabilité est une condition indispensable à un travail sur la durée.

Gramsci, Maurras ou Renouvin?

Si non, alors c'est la victoire de Gramsci (ou de Renouvin) sur Maurras. Faire de l'agitation politique est, dans ce cas, puéril. Ce qu'il faut au contraire, c'est transformer en profondeur la culture et les mœurs de l'extérieur du Pouvoir (vaste programme!) par le contrôle de l'enseignement, des médias et du monde de la culture, transformation rendant la (Contre-)Révolution inutile. Ce qui nécessite un corps hautement qualifié de contre-révolutionnaires professionnels, disciplinés et unis par une même doctrine, qui n'existe pas actuellement. La même remarque que précédemment s'applique à ce cas de figure. Quant à mélanger, au petit bonheur, pseudo-gramscisme et électoralisme, teintés d'une bonne dose d’arrivisme, ça ne fait pas une stratégie ou une doctrine.

Mais quelle doctrine proposer aux réactionnaires désorientés? C'est là que les choses se corsent, comme on l'a vu plus haut: Jusqu'à la Seconde guerre mondiale, tout ce qui était patriote était plus ou moins imbibé de "maurrassisme", plus ou moins bien digéré. Cela créait un certain nombre de réflexes pavloviens... nous voulons dire maurrassiens, qui augmentaient l'audience monarchiste de l'A.F. et fournissait au monde de Droite qui croyait aux idées plutôt qu'au portefeuille une unité tactique, un front du refus. Cela s'est achevé quelque part entre 1945 et 1962... Qui, à part des nostalgiques et de jeunes exaltés, a encore besoin du nationalisme intégral dans une Europe en paix et prospère, et quand on a largué l'Empire? La question est toujours d'actualité. De la réponse qu'on y trouvera dépendra le sort de la France, grandeur ou décadence, Monarchie ou République.

Les aberrations de l'extrême-Droite

Le coup de grâce a été l'introduction à forte dose, dans les années 1970, grâce à la grande Presse de Droite antimaurrassienne et au F.N., de la "Nouvelle Droite" païenne et structuraliste... Cette influence prédominante a substitué l'"ethnodifférentialisme", d'origine germanique, donc étranger à la tradition politique française, à la croyance traditionnelle en Occident à la supériorité et à l'universalité de la Civilisation gréco-latine, dont se réclamait l'A.F., pour aboutir au scepticisme et au relativisme en politique.

La vulgate "ethnodifférentialiste", popularisée après la défaire de l'Algérie française, n'est au fond rien que l'application sans originalité des théories structuralistes de Derrida, Lévi-Strauss et Barthes au nationalisme français. Leurs "idées" sur l' "identité" peuvent se résumer par le slogan mondialiste de Benetton: "Tous différents, tous semblables!" Et c'est ce genre d'inepties signées par de Benoist ou Evola, censées légitimer la supériorité d'un mythique homme blanc viril, qui fascine, à rebours de l'intelligence politique, certains femmelins, que Proudhon, le vrai, aurait daubés.

L'un des nombreux symboles graphiques pseudo-indo-européens de ces arriérés est la roue tournant perpétuellement à contre-courant de tous les progrès (qui rappelle l'obstination rétrograde de Gandhi filant la laine dans son pagne à l'âge atomique). Comment mieux signifier la reculade effectuée depuis le positivisme monarchique de Maurras, que ce recours à une "Tradition primordiale" inconnue au bataillon de la culture humanistique classique! Quel manque d'équilibre psychique que ce refuge romantique dans un monde rêvé peuplé de statues d'Arno Breker! Quelle perte sèche, surtout, pour la France, "mère des arts, des armes et des lois"!

Union sacrée d'abord! Vers un compromis nationaliste permanent

C'est ainsi que des questions périphériques (comme l'immigration, qu'elle soit qualifiée de "clandestine", "de masse", ou de "crise des réfugiés") prennent le pas dans l'esprit activiste de racisto-identita-tristes (sic) sur la primauté chronologique de la politique dans la Nation. C'est confondre la conséquence de l'esprit antinational des institutions françaises avec la cause! C'est la cause qu'il faut, d'abord, traiter. Dans une perspective nationaliste, c'est cet esprit logique de justice nationale, le seul humain, qu'il faut faire prévaloir, avec l'aide de tous les Français de bonne volonté, politisés ou non. Une fois l'Etat restauré dans ses prérogatives essentielles, les autres problèmes se règleront d'eux-même, on les verra dans leur exacte lumière. Le "politique d'abord", aujourd'hui, ne se comprend que renforcé par un "Union sacrée d'abord"!

Bref, c'est cela, le compromis nationaliste voulu par Pierre Pujo. De temporaire, celui-ci doit devenir permanent, pour répondre aux crises auxquelles la France continuera d'être confrontée à l'avenir. Pour sa part, la Fédération, à laquelle notre section enracinée s'honore d'appartenir, qui ne s'intéresse qu'à la seule France, continuera à le pratiquer loyalement, sans œillères ni illusions, tant que la Patrie ne sera pas sortie de l'ornière.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/02/05/31001-20160205ARTFIG00364-rassembler-la-france-du-non-ou-faire-l-union-des-droites-le-dilemne-du-fn.php

Pour sauver la France, il faut une stratégie. L'extrême-Droite identitariste, parlementaire ou aspirant à y parvenir, propose le retour vers un passé mythologique. L'Action française-Grand Sud-Ouest, elle, fidèle à ses Maîtres Maurras, Bainville et Pierre Pujo, regarde avec confiance vers l'avenir et propose une leçon hilarante tirée du film "Hot Shots" (Film D.R.).

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Sorel, Proudhon et les boy-scouts de "Axion front-seize"

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

A l'intention de ces boy-scouts parisianistes qui seraient tentés, par opportunisme à courte vue, de se réclamer du grand socialiste français Proudhon afin de fonder un énième "néo-néo-royalisme" à la mode de la nare ou du crafe (bonnet marine et marine bonnet), voici un texte de son disciple le plus original Georges Sorel sur la tentative opérée en ce sens... avant la Grande Guerre (autant dire avant le Déluge!). Inutile de dire qu'elle fut vouée à l'échec. Car comme le disait à peu près Péguy, "une des tares de la Droite française, c'est de ne jamais se croire assez à Gauche!"

Resservir ces vieilles lunes au Peuple sous prétexte de se soucier de son sort est indigne de notre école de pensée. Nous, à l'A.F., ne mentons pas au Peuple! Ces Eliacins feraient mieux, à l'exemple de la fédération Grand Sud-Ouest fondée par Pierre Pujo, de faire de la force sur nos idées d'Action française qui excluent comme romantisme apolitique tout socialisme marxisant ou esthétisme ouvriériste, mais supposent l'amour sincère et actif de notre Peuple, tel qu'il existe aujourd'hui, non tel qu'il existait du temps des fameux camelots et autres garçons bouchers de La Villette! C'est cela, le réalisme d'Action française.

Action française-Grand Sud-Ouest

"J'ai vu dans l'Action française que les royalistes ont fondé un cercle Proudhon ! Je suis persuadé que les amis de Maurras sont fort légers. Autre chose est d'admirer Proudhon, en reconnaissant que le temps est venu de l'introduire dans la littérature française, ou de prétendre annexer Proudhon à l'Action française."

Signé: Sorel, with love!

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Consignes officielles de vote de l'Action française-Grand Sud-Ouest pour les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Alors que des échéances électorales s'approchent, la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française, fondée par Pierre Pujo et dirigée sans discontinuer depuis 15 ans par le Délégué régional Gaillère, propose à ses fidèles lecteurs de projeter quelque lumière sur le paysage politique français, dont Maurras a prouvé qu'il ne se limitait pas à l'électoralisme (on lira ici une analyse autre privilégiant une optique démocratique: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/11/20/31001-20151120ARTFIG00283-attentats-du-13-novembre-quels-effets-sur-la-politique-interieure.php), et de leur adresser des conseils pratiques.

Prélude comique: Du rififi à l'extrême-Droite, ou dans le Sud-Est, rien de nouveau!

Ceux que ça intéresse encore, après quarante ans d'activisme électoral, ou les naïfs et les niais de tous bords qui s'imaginent qu'en mettant son drapeau dans sa poche et en faisant sans efforts de la politique 2.0, cette fois, "on va gagner avec nos idées", liront ci-après les derniers développements du feuilleton du F.N. new look (http://www.lefigaro.fr/politique/2015/11/09/01002-20151109ARTFIG00269-aymeric-chauprade-pourquoi-je-quitte-le-front-national.php ; ici l'amertume dudit "géopoliticien" se fait encore plus explicite: http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/2015/12/10/25006-20151210ARTFIG00078-aymeric-chauprade-les-le-pen-n-ont-aucune-morale.php ). Un ouvrage de politologues démontre, fort opportunément et de façon convaincante, à l'occasion des prochaines élections régionales, que le néo-F.N. est incapable, faute de cadres et de militants formés, de gouverner quoi que ce soit, commune, région ou Nation (eux-mêmes le reconnaissent ici: http://www.lefigaro.fr/politique/2015/11/09/01002-20151109ARTFIG00240-au-front-national-la-perspective-d-acceder-au-pouvoir-est-redoutee-par-certains.php ; et là: http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/11/13/25002-20151113ARTFIG00286-marion-marechal-le-pen-si-nous-echouons-nous-sommes-tricard-pour-30-ans.php ; et encore là, où on découvre que ce parti ne sera prêt... qu'en 2022! http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2015/12/10/25005-20151210ARTFIG00277-regionales-les-listes-de-marine-le-pen-pas-epargnees-par-les-outrances.php). Constat que l'Action française a fait de multiples fois et sur lequel il est superflu de revenir en détail.

I / Nos consignes de vote

En s'élevant plus généralement au-dessus du cas particulier, et éphémère, de ce parti, en l'absence de toute candidature valable pour le Pays (c'est-à-dire souverainiste), devant l'inutilité de ses élections et leur absence de signification politique profonde, nationale ou locale, la consigne officielle de vote de la fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française est la suivante:

ABSTENTION TOTALE LES 6 ET 13 DECEMBRE.

Pour deux raisons de fond:

1°/ Dans le cadre législatif actuel (loi de 1988 sur le financement des partis), voter, quel que soit le bulletin choisi, c'est financer les partis, donc faire vivre la Démocratie que nous voulons détruire, entretenir le Mal dont souffre la France;

2°/ Les circonscriptions régionales ne correspondent à aucune réalité, ni politique, ni historique, ni géographique, ni humaine, ni économique, ni culturelle; participer à ces élections légitimerait un charcutage de circonstance sans avenir pour la décentralisation réaliste que l'Action française appelle de ses vœux, ni utilité pour la Patrie;

Et une d'opportunité:

Le scrutin n'ayant dès lors aucun enjeu véritable, le paysage politique français dans son ensemble (extrêmes compris) étant unanimement discrédité, les patriotes n'ont pas à arbitrer les querelles intestines des démagogues professionnels qui masquent mal que, faute d'une volonté politique nationale, les décisions se prennent ailleurs (à Washington, à Berlin et à Bruxelles, principalement). A l'Action française, notre combat est politique, pas politicien!

Ajoutons par parenthèse que les récents attentats ne sauraient changer cette position fondamentale: Notre Patrie est la France, pas la Démocratie; c'est la France éternelle qui était visée le 13 novembre. La France doit rester étrangère aux tripatouillages électoralistes, et à leur politique étrangère démente. Le pays réel, notre véritable communauté politique, n'a surtout pas à s'en solidariser: manifester par ces élections un attachement sentimental et émotif à ce Système corrompu serait une faute, car les attentats sont, au moins indirectement, de la responsabilité du Régime. Qui nous dit, d'ailleurs, que les terroristes n'ont pas choisi la date de leurs méfaits exprès pour faire monter artificiellement tel parti d'opposition et, ainsi, accroître les incompréhensions et les tensions entre communautés spirituelles? Pour cette raison aussi, nous devons refuser de faire, en votant, le jeu des terroristes.

II / Les raisons d'une tactique d'Action française

De toutes ces raisons, il résulte qu'une abstention franche et massive aura plus de sens politique qu'un vote de protestation, ou antigouvernemental: on sait qu'à presque toutes les élections désormais, sauf les présidentielles et les municipales, et encore, l'abstention atteint les 60 % du corps électoral. Quel désaveu pour la Démocratie qui prétend parler au nom du Peuple et quelle peur pour ses profiteurs!

Il faut aller plus loin encore dans l'antidémocratisme foncier des Français, aujourd'hui manifeste (http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/regionales-forte-abstention-et-droitisation-des-jeunes-attendues-17909/ ): De même que les démagogues prônent 100 % de bacheliers, nous devons tendre vers 80 % d'abstention à chaque élection. L'objectif d'un nouveau record antirépublicain est à notre portée. Cette politique de boycott, la seule arme politique véritablement efficace en notre possession, devra être poursuivie jusqu'à l'extinction totale, légale et pacifique, de ce Système politique de l'âge des cavernes.

Bien évidemment, elle ne peut être la seule employée pour instaurer durablement un Régime enfin conforme au souhait exprimé inconsciemment par les Français d'un gouvernement d'autorité et à l'intérêt national. Il ne s'agit pas non plus de pousser cette politique jusqu'à la non-participation à la vie du pays réel, bien que celui-ci soit largement infesté par l'esprit individualiste et libéral, mais seulement aux jeux funestes du pays légal.

Dans cette perspective, l'Action française-Grand Sud-Ouest, seule organisation légitime à parler en toute indépendance, en France, au nom de nos Maîtres, doit continuer d'être une force de propositions alternatives et de prévision de l'avenir français. Elle le sera contre vents et mascaret.

Pour que vive la France, à bas la Démocratie!

Pour la fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française:

Le Délégué régional,

Vincent GAILLERE

P.S. (!) post-électoral qui confirme la justesse des prévisions de l'Action française-Grand Sud-Ouest et justifie notre refus de participer à cette mascarade: Pour ne citer qu'un politologue au lendemain des élections régionales: "Tous les signals d'alarme et autres mises en garde sur les risques de disparition du parti socialiste étaient évidemment des fariboles et des fantasmes d'intellectuels. Un parti qui a des centaines de milliers d'élus, un vaste socle clientéliste et de puissants relais médiatiques est insubmersible, même lorsque, conduit par le premier ministre Michel Rocard, il n'obtient que 11 % à des élections européennes.C'est comme dans le roman et film Le Guépard: tout change pour que rien ne change." Quoi de plus vrai, et pour tous les "partis de gouvernement"? Alors, quel intérêt de substituer un tripartisme de profiteurs à un bipartisme de corrompus? A lire ici: http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/13/31001-20151213ARTFIG00199-pourquoi-le-fn-cale-toujours-au-second-tour.php... Et aussi ceci: http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2015/12/21/25001-20151221ARTFIG00220-la-justice-saisie-sur-les-declarations-de-patrimoine-des-le-pen.php

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Le prévisible échec de Marine Le Pen

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Il y a treize ans, le candidat d’extrême-Droite parvenait au deuxième tour de l'élection présidentielle. Pour commémorer utilement cet anniversaire, l'Action française-Bordeaux se penche sur les chances réelles ou rêvées par des romantiques de ce parti. La récente tragicomédie familiale à laquelle le public a assisté, écrite à l'avance et dans laquelle chacun des acteurs a parfaitement joué son rôle, se donnant la réplique dans un tempo impeccable, visait sans doute en fait - et à la fois! - à asseoir l'autorité vacillante de la cheftaine sur la P.M.E., à consolider sa "ligne" new look et à assurer l'avenir de la petite-fille, tout en permettant au fondateur de la boîte de sortir en beauté dans un coup d'éclat qui fasse illusion sur les "durs" et en écartant les derniers tenants du patriotisme traditionnel. Bref, un modèle de scénario cynique dont ne sont dupes que les aveugles qui croient que l'on puisse faire une politique "propre" dans le Système démocratique.

Même si on doit être en désaccord sur tout le reste avec l'auteur des lignes qu'on lira ci-dessous, l'article ancien que nous livrons à la réflexion de nos lecteurs a le mérite de monter les réalités politiques auxquelles une éventuelle présidence F.N. (ou même un hypothétique Roi) serait confrontée dès son investiture! Il montre aussi les reculades comiques auxquelles elles donneraient lieu et sur quoi ses électeurs ne doivent se faire aucune illusion!

En fait de chantre de la rupture, un Fillon, pur produit du sérail républicain, est plus convaincant que mademoiselle Le Pen, c'est dire! Car des trois cas de figure envisagés, le premier (celui du renoncement pur et simple et du cocufiage des électeurs) semble le plus probable... le troisième (une réaction libérale) exigerait une foi en sa mission difficilement concevable chez la politicienne en question.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

http://www.gfaye.com/si-le-fn-prend-le-pouvoir-quest-ce-que-ca-changera-les-scenarios-6/

Sur la récente "crise" au F.N., l'avis d'un adversaire de longue date de ce parti, bon observateur du dilemne qui se pose à Mlle Le Pen: ne devenir qu'une vulgaire "Droite dure":

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/04/08/25002-20150408ARTFIG00399-boutih-tant-mieux-pour-le-pays-si-marine-le-pen-prend-ses-distances-avec-son-pere.php

Enfin, un article qui explique de façon relativement convaincante que le F.N. n'est plus un parti "anti-Système":

http://www.francetvinfo.fr/politique/front-national/pourquoi-le-fn-n-est-plus-vraiment-un-parti-anti-systeme_883369.html

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Avec l'Action française, 10 bonnes raisons de ne pas voter pour Alain Juppé!

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

On lira plus bas les dix bonnes raisons que donnait récemment l'essayiste Nicolas Bonnal, dont l'Action française ne partage pas les autres options, sur un site d'information de ne pas voter Juppé aux élections présidentielles de 2017. il est évident qu'elles sont aussi valables pour les prochaines municipales de Bordeaux! Ce ne sera pas pour autant une raison pour voter Sarkozy...ou Marine Le Pen!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"- Mondialiste passionné, Juppé est, bien sûr, pour la manière dure avec les Russes, que le gouvernement « ukrainien » tente d’exterminer avec l’appui de néofascistes et de déchets de l’OTAN. Il prétend (sans rire) empêcher Poutine « d’envahir l’Europe ».

- Juppé a fait déclarer la guerre à la Libye et laissé lyncher Kadhafi qui n’avait qu’à partir à temps, a-t-il déclaré de son ton de beauf convaincu. On voit maintenant le résultat de cette guerre libyenne en Italie, en Afrique du Nord et ailleurs.

- Juppé a ensuite fait déclarer la guerre à la Syrie, guerre sale que Hollande et les socialistes ont poursuivie. Les mêmes qui en veulent à l’EI de l’Irak (pour les puits de pétrole) soutiennent les barbares islamistes en Syrie. Le culot éhonté d’Obama est celui de Juppé et rien ne les arrêtera.

- Politicien confessionnel, Juppé a, bien sûr, été condamné à quatorze mois de prison. C’était en 2004 pour la fameuse histoire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Il fut même déclaré inéligible. Si seulement…

- Juppé considérait comme normal de faire refaire son appartement de la rue Jacob à nos frais, pour 1,5 million de nos anciens francs nouveaux.

- Juppé a été chassé par une journaliste catho de La Croix qui le fit divorcer. Il fit nommer son ex-épouse inspectrice pédagogique régionale. Ces manières ne sont ni celles d’un gentilhomme ni celle d’un chrétien.

- Juppé a toujours haï le Front national et émis les plus ubuesques menaces à l’encontre du premier parti de droite et même de France. Son gaullisme de faquin est de l’étoffe dont sont faits les rêves.

- Juppé a augmenté nos impôts de 140 milliards (et non 120) à l’automne 95, démentant toutes les promesses du Chirac (la fracture sociale…), pour nous mettre aux ordres de Bruxelles. À la fin de cette année, la plus terrible grève de notre histoire récente paralysa le pays durant des semaines.

- Deux ans plus tard, il dissolvait pour rien l’Assemblée nationale et perdait idiotement les élections, alors que nous étions à six mois d’une brève reprise économique. Ce surdoué a toujours eu le nez creux (affaire Thomson).

- Juppé a dit un jour au Figaro que les clivages dans son ministère étaient plus techniques que politiques. Cet agrégé énarque est, en effet, aussi peu différent que possible des autres agrégés-énarques façon Fabius ou Gaspard qui nous ont mis par terre à partir de Giscard.

S’il est élu en 2017 à soixante-dix ans, les Français pratiquants qui restent pourront quitter leur pays. Comme les deux millions qui ont quitté la France d’une manière ou d’une autre depuis 1995, année où le calamiteux « meilleur d’entre nous » devint Premier ministre de cette sinistre Sixième République."

Source: http://www.bvoltaire.fr/nicolasbonnal/dix-raisons-pas-voter-juppe,100468

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Ou le F.N., ou Mélenchon: une alternative en 2017 selon l'Action française

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

Dans la vague de commentaires qui ont suivi les dernières péripéties gouvernementales, on lira ci-après un article désopilant où les politiciens professionnels Montebourg et Mélenchon se comparent au grand consul romain Cincinnatus. Le ridicule ne tue pas! Toutefois, si le premier est léger, le second semble bien en mesure de faire échec à mademoiselle Le Pen nonobstant les sondages. Que l'on regarde ci-dessous, pour s'en convaincre, la vidéo du discours qu'il a prononcé lors de la récente université d'été du parti de Gauche! La profondeur de sa culture et de ses convictions, son appel sincère au rassemblement du peuple français par-delà Droite et Gauche, sa défense passionnée de la Patrie et de sa souveraineté (même si elles ne sont pas exactement conçues comme la France de Saint-Louis ou de Jeanne-d'Arc), inhabituels dans son camp, tranchent radicalement avec la pauvreté du discours protéiforme du F.N. new look, maintenant relayé avec une curieuse complaisance par les médias, et contrastent furieusement avec l'indigence politique de ses cadres et de ses candidats.

La France est la France, quel que soit le point dont on la regarde; il n'y a que les racistes et autres identitaristes altereuropéistes avec qui on ne peut accepter de la défendre: c'est la grande leçon de la participation de l'Action française au combat souverainiste, initiée par le regretté et clairvoyant Pierre Pujo. C'est cette politique que la fédération Grand Sud-Ouest de l'A.F. et sa section de Bordeaux poursuivront inlassablement. Un député disait en 2002 que les Français avait voté Le Pen un peu comme on s'accroche à une bouée de sauvetage: en 2017, la bouée de sauvetage de la France, de son histoire, de son vivre-ensemble et de son peuple, ce sera, peut-être, Mélenchon! Une affaire à suivre, donc, avec attention par les royalistes d'Action française, qui ne sauraient se désintéresser du sort de l'Unité française, de ses communautés spirituelles et de ses provinces, fragile mosaïque dont on a déjà vu comment, avec Sarkozy, elle pouvait être facilement mise en danger. En l'absence durable de Roi, il revient aux nationalistes d'A.F. de la défendre avec intelligence et audace!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2014/08/25/25003-20140825ARTFIG00302-montebourg-evoque-cincinnatus-comme-melenchon-avant-lui.php

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La question qui tue: Y a-t-il encore un peuple de Gauche?

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

On lira ci-après une intéressante tribune d'un jeune consultant, dont nous approuvons l'analyse et partageons les principales conclusions. Même s'il est absurde de nier totalement leur existence, une politique nationale transcenderait naturellement l'opposition marxisante, génératrice de guerre civile ouverte ou larvée, entre les "classes". La seule vraie question est de savoir si les hommes du Régime démocratique, qui vivent de cette lutte et des peurs qu'elle suscite, sont à même de la dépasser... Il n'est que trop évident que ni la fausse Droite, ni la Gauche caviar, ni l'extrême-droite électoraliste ou raciste ne peuvent prétendre réunir le peuple français et servir honnêtement sa Renaissance: seul, le Roi peut, sur le long terme, opérer les transformations politiques, sociales et économiques qui rendront plus juste la Société.

 

A.F.-Toulouse & Haut-Languedoc

 

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"Dans un rapport intitulé « Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? », la fondation Terra Nova propose de redéfinir le socle électoral de la gauche pour les prochaines élections présidentielles (Le rapport). Selon ce rapport, le socle historique, à savoir la classe ouvrière, se dérobe pour deux raisons : le déclin démographique et la tendance des ouvriers à voter de moins en moins à gauche.

 

"Terra Nova propose donc une nouvelle coalition électorale baptisée la « France de demain » et fondée sur quatre catégories : les diplômés, les jeunes, les minorités et les quartiers populaires et les femmes (coalition déjà évoquée en avril 2009 par l’économiste Daniel Cohen dans un article paru dans la revue « L’économie politique » n°42). Cette « France de demain » veut « le changement », elle est « tolérante, ouverte, solidaire, optimiste, offensive »…N’en jetez plus !

 

"On peut d’emblée s’interroger sur la pertinence de la segmentation proposée. En effet, si on additionne l’ensemble des effectifs de ces populations, on compte quatre fois les jeunes femmes diplômées issues des quartiers populaires ! Il y a fort à craindre que la rigueur méthodologique de cette étude s’apparente à la recette du pastis façon Raimu et Pagnol (boisson, au final, composée de …quatre tiers !).

 

"Et puis parler des « femmes », des « jeunes », des « diplômés » est illusoire. Comme si les « femmes », les « jeunes », les « diplômés » étaient des ensembles monolithiques avec des intérêts parfaitement alignés.

 

"Quoi de commun, en effet, entre une femme de cadre, elle-même cadre, qui a les moyens de se payer une nounou (et bénéficiant d’exonérations fiscales pour cela) et une caissière à mi-temps élevant seule ses deux enfants ?

 

"De même, il existe indiscutablement des différences importantes entre les jeunes : les préoccupations d’un fils de cadre supérieur ne sont à l’évidence pas les mêmes que celle d’un fils de chômeur résidant dans une banlieue « difficile ». Les études PISA montrent une grande disparité de résultats selon la catégorie socioprofessionnelle des parentes. La France est l’un des pays où l’origine sociale conditionne le plus la réussite scolaire.

 

"Dans ce rapport, les « seniors » sont présentés comme le cœur de l’électorat de droite. Effectivement, lors de la dernière présidentielle, toutes les enquêtes ont fait apparaître un profond clivage générationnel, marqué par des pertes importantes de Ségolène Royal chez les plus âgés. Les plus de 50 ans ne lui ont accordé que 40 % de leurs suffrages au second tour de l'élection présidentielle, contre 60 % à son rival, selon le Cevipof. Chez les plus de 65 ans, elle est tombé à 33 %. Elle a réalisé le score inverse chez les 18-24 ans. Mais ceux-ci forment 15 % de l'électorat, tandis que les plus de 50 ans en constituent 40 %...

 

"Il n'est pas simple d'expliquer ce clivage. Les plus âgés sont aussi moins diplômés en moyenne. Faute d'analyses plus approfondies, on ne sait pas dire avec précision quel est le facteur à prendre en compte : est-ce l'âge ou le niveau de diplôme qui fait pencher à droite ? Car le vote selon le niveau de diplôme pourrait aussi s'expliquer en partie par le fait que parmi les sans diplôme, on compte beaucoup plus de personnes âgées.

 

"On le voit, ces segmentations façon « marketing-mix » atteignent vite leurs limites. D’autant plus que, de l’aveu même des auteurs du rapport, la coalition proposée « n’est pas majoritaire », ce qui est tout de même un tout petit peu gênant dans l’optique de 2012 !

 

"Selon Terra Nova, les classes populaires font partie d’un ensemble baptisé « électorat intermédiaire », constituant un « no man’s land incertain et instable » composé des ouvriers, des employés, des professions intermédiaires et des classes moyennes supérieures. Ca fait beaucoup de monde pour un « no man’s land » ! Et, au fait, une femme employée se comportera-t-elle comme une femme, donc appartenant à la « France de demain » (aaah !) ou comme une employée, donc appartenant au « no man’s land » (oooh !) ?

 

"La question a son importance dans la mesure où les auteurs du rapport proposent rien moins que l’abandon délibéré des classes populaires au Front National ! Selon eux, « le FN se pose en parti des classes populaires, et il sera difficile à contrer ». Pourquoi ? Tout simplement parce que le « nouveau FN » se positionne sur le terrain de la protection économique et sociale, à l’instar du Front de Gauche. Terra Nova propose en revanche de s’inscrire dans une « stratégie centrée sur les valeurs » : investissement dans l’avenir, promotion de l’émancipation, acceptation d’une France diverse …Valeurs avec lesquelles les classes populaires ne seraient pas en phase. Outre le côté quelque peu caricatural et méprisant de cette affirmation, on peut s’interroger sur la pertinence de ce positionnement sur les « valeurs » au moment où les préoccupations d’une majorité de français sont la peur du déclassement, du chômage, la montée des inégalités, le coût excessif du logement…Mais tout cela est tellement terre à terre !

 

"Plutôt que de chercher à adapter le discours en fonction des attentes supposées de catégories plus ou moins clairement définies, il est préférable de réfléchir à nouveau à un vrai projet de société.

 

"Compte tenu de la diversité des conditions de travail, de la flexibilisation des horaires qui contribue à diminuer les temps communs dans l’entreprise, il est devenu difficile de définir les classes sociales sur des critères socio-professionnels. Mais le délitement de la notion de classe sociale résulte aussi d’un discours, en vogue à partir des années 1980, valorisant la « responsabilité individuelle ». Selon cette théorie de la responsabilité individuelle, la situation de chacun est le résultat exclusif de la façon dont il se comporte. Cette vision, partagée par une large frange de dirigeants de « gauche » (Tony Blair en fut l’archétype), remet ainsi en cause la notion fondamentale de solidarité. Or c’est cette notion qui est à la base de la notion de classe sociale. Une classe sociale peut être définie comme un ensemble d’individus qui ont conscience de leurs intérêts communs et qu’ils les défendront mieux s’ils sont unis plutôt qu’en ordre dispersé.

 

"Si on se place sur le terrain des réalités sociales, il semble évident que pour les 50% des ménages situés entre les 30% les plus démunis et les 20% les plus aisés et composant les « vraies » classes moyennes (revenu disponible entre 1000 et 2000 € par adulte), une communauté de vision pourrait être trouvée. En effet, quel est leur intérêt commun : un emploi de bonne qualité associé à une rémunération décente, une protection sociale efficace (santé, chômage, vieillesse), un système éducatif qui assure à leurs enfants un avenir meilleur, un logement confortable sans y consacrer plus du quart de son revenu…Bref il doit être possible de faire émerger une « classe moyenne populaire », fondée sur une vision partagée de ses intérêts.

 

"De part et d’autres de cette «classe moyenne », les extrêmes ont aujourd’hui tendance à s’éloigner : les pauvres deviennent plus pauvres et les riches plus riches. Tout le travail de la gauche devrait être de contribuer à resserrer cet écart. En effet, une société ne peut fonctionner de façon satisfaisante avec des franges de population dont les conditions de vie s’éloignent trop de la moyenne. Les riches, tout d’abord, auront (ont déjà, sans doute) la volonté de s’extraire de la solidarité nationale en s’estimant injustement ponctionnés. La frustration développée par les plus pauvres se traduira soit par une augmentation de la violence sociale, soit par un désintérêt total de leur part vis-à-vis des institutions.

 

"La gauche a donc trois majeurs défis à relever :

  • Reconstruire une « vraie » classe moyenne en opposant à l’individualisme la vision d’une communauté d’intérêts;
  • Lutter contre la pauvreté en luttant contre les emplois de mauvaise qualité et en mobilisant des moyens pour l’insertion professionnelle des moins « employables »;
  • Limiter la croissance des hauts revenus (par la fiscalité, l’action sur les revenus primaires et les patrimoines)."

Pierre Polard, ingénieur des Mines

 

Source: http://convictionspolitiques.midiblogs.com/archive/2011/05/18/la-france-de-demain-le-peuple-de-gauche-selon-terra-nova.html

 

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Christophe Bugeau, candidat souverainiste aux législatives, à l'Athénée le 5 juin 2012

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne

Drapeau français

 

Réunion publique

 

Mardi 5 juin 2012

à 20 h 30

à l'Athénée municipal

de Bordeaux

 

Christophe BUGEAU

candidat souverainiste

aux élections législatives

dans la circonscription

de Bordeaux-Centre

 

 

présentera son

programme d'action

 

Venez nombreux à cette manifestation soutenue par la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française!

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Le 7 juin, un seul mot d'ordre: abstention antidémocratique!

Publié le par Fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest


La fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'Action française rappelle à ses adhérents et sympathisants la position prémonitoire d' "abstention antidémocratique" qu'elle avait pris, dès le 23 mars dernier, au sujet des élections européennes et qui est plus que jamais d'actualité: en effet, l'abstention, qui promet d'être massive, sera, pour les Français qui ont dit Non à tout projet de constitution européenne, le prolongement du 29-Mai 2005 par d'autres moyens. La majorité non-votante donnera, aux institutions européennes et à la République dite française qui les soutient, un coup de boutoir infiniment plus retentissant encore que ne le ferait un vote protestataire, quel qu'il soit. Le 7 juin, faisons donc trembler le Gueuse européenne sur ses bases!

"Alors qu'une certaine fébrilité puérile touche les milieux dits "nationaux" à l'occasion de la constitution de listes pour les élections de juin prochain, la fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'Action française saisit l'occasion de préciser qu'elle n'apporte aucun soutien direct ou indirect à aucune liste aux élections européennes.

"Elle considère que, loin d'exprimer la voix du pays réel, qui réclame la solidarité nationale entre la métropole et l'outre-mer, le retour de l'Etat fort et de son Chef naturel et national, Mgr le Comte de Paris, Duc de France, ce scrutin n'est qu'un leurre auquel les adeptes du nationalisme intégral n'attacheront aucune espèce d'importance. L'A.F.-Grand Sud-Ouest laisse donc à l'appréciation de ses amis le choix d'y participer ou non.

"Il n'en peut rien sortir de bon pour la France qui est et doit demeurer le seul objet de notre action politique et de nos préoccupations, en-dehors de tout communautarisme. Les circonscriptions électorales, comme celle où nous vivons, ont été charcutées de façon à permettre aux partis politiques en place de s'en tirer avec le moins de casse possible, et d'éliminer les autres. Plus généralement, l'Europe supranationale, quel que soit l'esprit dans lequel elle est conçue, n'est pas et ne peut pas, faute d'une conscience commune, devenir une réalité politique. Au surplus, l'A.F. n'a pas à se soucier des plans de carrière et des rentes de situation de politiciens aux dents longues, fussent-ils "patriotes". (1)

"Certains vantent les bienfaits qu'une Internationale blanche, à la fois raciste et contre-révolutionnaire, défendant en même temps les "racines païennes et chrétiennes" de l'Europe, apporterait à notre patrie. Nous mettons en garde les catholiques sérieux contre ce genre d'expériences, souvent avortées. Gardons un état d'esprit politique, ne tombons pas dans ce romantisme de cagoulards!

"D'autres, sur tous les tons, parlent d'une autre Europe, d'anticapitalisme, d'Europe des nations ou des peuples (2), d'Europe à géométrie variable, autant de termes pas ou mal définis. Ils prétendent "gagner avec leurs idées", mais sans rompre avec le Système républicain: comment seraient-ils libres de défendre sans arrière-pensées notre Bien commun? Les patriotes conséquents se demanderont plutôt si un régime en faillite qui met aux voix notre indépendance et se couche devant l'Oncle Sam est encore français.

"Dès lors, il convient que les Français conscients et organisés refusent de prêter l'oreille à tous ces faux prophètes. "La France, la France seule" doit être notre règle. A terme, seul un changement de régime, la restauration de la Monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée pourra assurer sur des bases stables notre indépendance et nos libertés. N'oublions pas que "ce n'est pas Européens, c'est Français que nous sommes!" (MAURRAS.)"

(1) Ajoutons qu'elle n'a aucun intérêt à prendre part aux déchirements de la Droite nationale ou souverainiste, pour un enjeu nul pour la France.
(2) Ou de la vie.

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A propos des élections européennes

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.


Alors qu'une certaine fébrilité puérile touche les milieux dits "nationaux" à l'occasion de la constitution de listes pour les élections de juin prochain, la fédération Aquitaine-Grand Sud-Ouest de l'Action française saisit l'occasion de préciser qu'elle n'apporte aucun soutien direct ou indirect à aucune liste aux élections européennes.

Elle considère que, loin d'exprimer la voix du pays réel, qui réclame la solidarité nationale entre la métropole et l'outre-mer, le retour de l'Etat fort et de son Chef naturel et national, Mgr le Comte de Paris, Duc de France, ce scrutin n'est qu'un leurre auquel les adeptes du nationalisme intégral n'attacheront aucune espèce d'importance. L'A.F.-Grand Sud-Ouest laisse donc à l'appréciation de ses amis le choix d'y participer ou non.

Il n'en peut rien sortir de bon pour la France qui est et doit demeurer le seul objet de notre action politique et de nos préoccupations, en-dehors de tout communautarisme. Les circonscriptions électorales, comme celle où nous vivons, ont été charcutées de façon à permettre aux partis politiques en place de s'en tirer avec le moins de casse possible, et d'éliminer les autres. Plus généralement, l'Europe supranationale, quel que soit l'esprit dans lequel elle est conçue, n'est pas et ne peut pas, faute d'une conscience commune, devenir une réalité politique. Au surplus, l'A.F. n'a pas à se soucier des plans de carrière et des rentes de situation de politiciens aux dents longues, fussent-ils "patriotes".

Certains vantent les bienfaits qu'une Internationale blanche, à la fois raciste et contre-révolutionnaire, défendant en même temps les "racines païennes et chrétiennes" de l'Europe, apporterait à notre patrie. Nous mettons en garde les catholiques sérieux contre ce genre d'expériences, souvent avortées. Gardons un état d'esprit politique, ne tombons pas dans ce romantisme de cagoulards!

D'autres, sur tous les tons, parlent d'une autre Europe, d'anticapitalisme, d'Europe des nations ou des peuples, d'Europe à géométrie variable, autant de termes pas ou mal définis. Ils prétendent "gagner avec leurs idées", mais sans rompre avec le Système républicain: comment seraient-ils libres de défendre sans arrière-pensées notre Bien commun? Les patriotes conséquents se demanderont plutôt si un régime en faillite qui met aux voix notre indépendance et se couche devant l'Oncle Sam est encore français.

Dès lors, il convient que les Français conscients et organisés refusent de prêter l'oreille à tous ces faux prophètes. "La France, la France seule" doit être notre règle. A terme, seul un changement de régime, la restauration de la Monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et décentralisée pourra assurer sur des bases stables notre indépendance et nos libertés. N'oublions pas que "ce n'est pas Européens, c'est Français que nous sommes!" (MAURRAS.)

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La stratégie identitariste en question

Publié le par Pierre Garnier

Certaines individualités à courte vue ont préconisé, pour "faire nombre", de s'allier à l'extrême-droite identitariste et européiste. Observons donc un peu les scores que celle-ci a fait, au premier tour des élections législatives, dans quelques circonscriptions-tests où ses leaders (G. Faye, notamment) se sont impliqués:

 

Paris

 

10ème circonscription:

Bonnivard (id.): 86 voix, 0,20 %.

Raison (F.N.): 240 voix, 2,18 %.

Perruca (extr.-dr.): 204 voix, 0,47 %.

Mignot (DVD): 204 voix, 0,47 %.

 

 

 

Alpes-Maritimes

 

1ère circonscription:

Vardon (id.): 773 voix, 2,29 %.

François (F.N.): 1977 voix, 5,87 %.

Rivière (DVD): 3315 voix, 9,84 %.

Lisbona (DVD): 332 voix, 0,99 %.

 

2ème circonscription:

Loeillet (id.): 938 voix, 2,66 %.

Pellero (F.N.): 2320 voix, 6,59 %.

Martinaux (M.P.F.): 676 voix, 1,92 %.

Rigolat (DVD): 85 voix, 0,24 %.

 

3ème circonscription:

Marchand (id.): 963 voix, 2,5 %.

Pigli (F.N.): 2998 voix, 7,79 %.

Argentieri (M.P.F.): 790 voix, 2,05 %.

Baele (J.-M., extr.-dr.): 328 voix, 0,85 %.

 

5ème circonscription:

Plaquevent (id.): 1195 voix, 2,20 %.

Ligonie (F.N.): 2846 voix, 5,25 %.

Baele (R.-M., extr.-dr.): 242 voix, 0,45 %.

 

 

La comparaison des scores, qui en dit long sur l'implantation dans le pays réel, la puissance électorale  et la pérennité à long terme du courant "identitariste", devrait faire réfléchir bien des stratèges en chambre. Si, sur Paris, la présence de candidats "identitaristes", gêne un peu  le Front national, en province, ceux-ci ne représentent qu'une infime partie de l'électorat frontiste, soucieux avant tout de sanctionner ponctuellement, à la suite des présidentielles, la politique d'ouverture à gauche de Le Pen.  Le scrutin du 10 juin 2007 souligne, s'il en était besoin, qu'il y a opposition radicale de doctrine entre les nationaux qui defendent la souveraineté et l'indépendance françaises d'abord, et ceux qui, prônant ad nauseam la "préférence européenne", fut-ce d'une "Europe aux cent drapeaux", font objectivement le jeu de la construction européenne, supranationale et antinaturelle; dès lors, toute perspective d'alliance constructive entre eux serait illusoire.

 

 

(Sources: I.E.P. Bordeaux.)

 

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Communiqué de la Fédération à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Le 6 mai prochain, les électeurs patriotes, n'ayant le choix qu'entre deux candidats favorables à la "construction européenne", voteront blanc.

 

Le fait que pour faire adopter la partie essentielle, institutionnelle, du projet Giscard-Chirac rejeté par le peuple français au 29-Mai 2005, l'un prône le référendum et l'autre la voie parlementaire, ne saurait tromper personne sur leur connivence profonde sur la voie fédéraliste qu'ils ont choisie.

 

Cependant, il est essentiel de participer à ce scrutin, comme à tous les autres, afin de manifester que les Français ne se désintéressent nullement de leur destin et de signifier à l'élu, quel qu'il soit, qu'il aura à compter sur le courant souverainiste de défense de l'indépendance française et à répondre politiquement de ses actes devant eux.

 

La fédération Grand Sud-Ouest de l'Action française demande donc à ses adhérents de participer à ce scrutin qui, pour être en lui-même inutile,  marquera néanmoins pour bon nombre d'électeurs conditionnés depuis 2002, la faillite des illusions de réforme du Système républicain, qu'ils croient que les candidats en course pourront sauver.  

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Communiqué de la Fédération à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'A.F.

Français,

adhérents et sympathisants

de l'Action française,

 

 

Le 22 avril prochain, vous allez choisir le Président de la République. Votre choix est décisif, car il engagera les destinées du Pays pour les cinq années à venir.

 

 

 

En général, l'Action française préconise la participation à toutes les élections, fut-ce les plus modestes. A fortiori, l'élection présidentielle. C'est dire qu'en tant que citoyens, vous n'avez pas le droit de vous abstenir.

 

Il est d'un faux royalisme de dire avec affectation: "Moi, je suis un vrai royaliste, je ne vais pas aux urnes, je ne me commets pas avec la Démocratie!" Ce genre de déclarations ne montre qu'une seule chose, c'est que l'on se désintéresse du sort de sa Patrie! Elle sont à ranger avec celles, dénotant un état d'esprit foncièrement républicain, qui, au motif que le Prétendant au Trône de France ne plaît pas, s'octroient la liberté d'en choisir un autre à leur fantaisie, même étranger, ou bien s'en remettent à "la Providence" (qui, en l'occurence, a bon dos) pour en désigner un! (Toujours la même erreur, fatale à la Restauration positive de la Monarchie, des prophéties, d'ailleurs non reconnues par l'Eglise elle-même, du "Saint Pape et du Grand Monarque".) 

 

A l'Action française, contrairement à de pseudoroyalistes de type "alliance royale" ou autre, nous ne prophétisons pas l'avenir, nous analysons, au moyen de la méthode éprouvée de l'empirisme organisateur que nous ont laissé nos Maîtres, les faits politiques, économiques et sociaux.

 

Or, que nous disent les faits? Que la prochaine présidence sera celle où, dans un effort désespéré, l'Anti-France tentera de faire abdiquer son indépendance à la France. Notre combat n° 1, défendre l'héritage français, est donc prioritaire, par rapport à l'instauration, dans la personne de l'héritier légitime, Mgr le Comte de Paris, Duc de France, d'une Monarchie héréditaire, traditionnelle, antiparlementaire et décentralisée. Il est vraisemblable qu'à moyen terme, ce sera le cas.

 

 

 

En conséquence, on doit faire résolument barrage:

 

a/ à un candidat qui serait ouvertement en faveur d'un projet de "constitution européenne" reprenant la substance de la partie institutionnelle du Traité refusé par le peuple français le 29-Mai 2005;

 

b/ à un candidat qui, le cas échéant, refuserait de soumettre à référendum un tel projet.

 

 

 

Toutes autres considérations de programme ou de parti sont purement secondaires.

 

 

 

Une fois ce point acquis, on est libre de choisir le candidat qui correspond le mieux au profil patriotique recherché. Pierre Pujo, dans son éditorial de L'Action Française 2000 (n° 2722 du 5 au 18 avril 2007), après avoir examiné les programmes des principaux candidats du Système (Sarközy, Bayrou, Royal), en vient à considérer les candidats les plus propres à incarner le souci de la défense de notre souveraineté politique: Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen, et conclut que parties intégrantes, quoi qu'ils en aient, du Système républicain, ils doivent sacrifier à la démagogie électorale et que leur marge de manoeuvre serait forcément limitée. Sans doute.

 

 

 

On peut avoir, naturellement, suivant ses préoccupations personnelles, de la sympathie pour les positions, le passé ou les réalisations de l'un plutôt que pour l'autre.

 

Cependant, une élection, comme tout combat politique, n'est pas affaire de sympathie, mais de rapport de forces. Dans la perspective la plus sombre, celle où, à l'inverse de ce qui s'était passé en 2002, il n'y aurait pas de candidat nationaliste au second tour, la question à se poser, nous semble-t-il, est la suivante:

 

"En votant pour quel candidat, renforcerais-je dans l'opinion publique, le poids des idées nationales?"

 

Indéniablement, Jean-Marie Le Pen. Tout comme P. Pujo, la fédération Aquitaine de l'Action française est d'avis qu'il est le mieux placé pour ancrer, en tout état de cause, le nationalisme français au coeur du débat politique. C'est le but que nous devons nous proposer dans toute élection: renforcer la position centrale des idées de salut public en matière d'évolution de la construction européenne, d'indépendance nationale, de restauration de l'autorité de l'Etat. Cela n'implique bien entendu aucune inféodation à qui que ce soit. Mais nous faisons pleine confiance à nos amis pour distinguer, en usant du critère radical de l'intérêt national au cas par cas, les bons candidats de ceux du Pire.

 

 

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