La ténébreuse alliance entre bien-pensants cosmopolites et extrême-Droite "new look" dénoncée par l'Action française-Bordeaux

Publié le par Section de Bordeaux-Basse-Guyenne de l'Action française

On trouvera plus bas une intéressante perle tirée de la récente interviouve d'une essayiste par Le Figaro à propos des récents évènements de l'Isère. Elle décrit parfaitement ce que la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française, depuis plusieurs années, - tout comme les autres sections locales de la fédération Grand Sud-Ouest (Toulouse & Haut-Languedoc, Pau & Pyrénées et Bayonne & pays basque), - n'a cessé et ne cessera de combattre comme inutile à notre Pays: une ténébreuse alliance contre-nature et caricaturale entre extrême-Droite "new look" (type F.N., crafe ou racisto-identitaires) et bien-pensants cosmopolites et capitalistes.

Les uns poussent au crime par angélisme, les autres en tirent les petits profits électoraux. En se vautrant dans un laïcisme démodé et un modernisme consensuels, les uns croient se dédiaboliser et "être dans le vent" (éternelle ambition du bourgeois conservateur), tandis que les autres chevaux de retour de la politique politicienne se font une nouvelle jeunesse et gardent le Pouvoir. Vous avez dit marché de dupes? En tout cas, ce n'est pas du nationalisme intégral!

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyennne

"(...) ce n'est pas l'instauration de la charia qui menace en Europe à brève ou moyenne échéance, mais un «populisme patrimonial» d'autant plus présentable qu'il s'est habilement relooké. Il serait souhaitable, là aussi, d'entrouvrir un œil car ces partis mutants se sont mis à prospérer sur l'ensemble du Vieux Continent, comme on vient encore de s'en apercevoir au Danemark — mais s'en aperçoit-on vraiment? En cela, le politiquement correct n'a cessé, ces derniers temps, de nourrir le politiquement abject — en grande partie par réaction et par exaspération. C'est en ce sens qu'à mes yeux, ils font désormais cause commune. Il me semble qu'il existe pourtant un boulevard entre la xénophilie angélisante et la xénophobie diabolisante, entre la stratégie de l'enfouissement et l'apocalypse du «grand remplacement». Il serait grand temps de l'emprunter."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/27/31003-20150627ARTFIG00121-alexandra-laignel-lavastine-face-a-l-islamisme-certains-intellectuels-progressistes-sont-dangereux.php

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Pierre Pujo et la thèse des "deux France": une vue de l'esprit antipatriotique

Publié le par Fédération interprovinciale du Grand Sud-Ouest de l'Action française

En ce jour de fête nationale par temps de centenaire de la Grande Guerre, nous donnons un article de notre Maître Pierre Pujo (+), qui réfute les arguties fallacieuses d'un historien à particule, volontiers repris par la Droite conservatrice et réactionnaire, et par l'extrême-Droite européiste et identitariste, selon lesquels d'une part, depuis la Révolution dite française, il y aurait deux patries, deux France et qu'à l'époque contemporaine, d'autre part, la France se serait "suicidée", une fadaise qui n'est pas sans rappeler celle du journaliste jacobin du Figaro Zemmour.

Cette thèse iconoclaste n'est qu'une vue de l'esprit qui aboutit à dévaluer la grandeur du sacrifice de nos prédécesseurs sur notre terre, - dont M. de Viguerie serait bien incapable, - et qui a permis que nous soyons libres, - et non Boches! Elle exclue la politique et elle nie l'existence et la vigueur de la Nation!

Les réflexions d'il y a dix ans de notre Maître, comme celles de Maurras, sont d'une justesse inégalée, elles n'ont pas vieilli et ne vieilliront pas, parce qu'elles sont enracinées, non prisonnières d'une idéologie ou montées sur de l'activisme, mais dans la méthode la plus scientifique qui soit en politique française: l'empirisme organisateur.

Vive donc Pujo et honneur à sa mémoire!

A.F.-Grand Sud-Ouest

"Il y a cinq ans, le professeur Jean de Viguerie publiait un ouvrage intitulé Les deux patries qui suscita la controverse. François-Marie Algoud lui répondit par un gros volume France notre seule patrie auquel je donnai une préface (Éditions de Chiré, 2001). Algoud et moi, nous contestions certaines thèses paradoxales de l’auteur, notamment sur Charles Maurras et les nationalistes français. Voici que Jean de Viguerie publie une nouvelle édition de son ouvrage mais sans répondre aux objections qui lui ont été faites. Celles-ci pourtant reposaient sur des faits et des textes qui montraient la fragilité des démonstrations du cher professeur, abusé par son esprit de système. Il nous faut donc reprendre notre controverse, car certaines des idées développées par Jean de Viguerie sont non seulement fausses mais dangereuses.

"L’auteur est en effet un spécialiste de l’histoire religieuse de la France à laquelle il a consacré de solides ouvrages. Il a aussi publié cette année sur Louis XVI une étude saluée par l’ensemble de la critique. À première vue il bénéficie de la part du public catholique d’un préjugé favorable. Il est d’autant plus important de mettre en garde celui-ci contre les affabulations et les commentaires tendancieux que contient son ouvrage sur Les deux patries où il oppose le patriotisme traditionnel et le patriotisme révolutionnaire.

"Attaques contre Maurras

"L’auteur dénonce justement le patriotisme idéologique exalté par la Révolution française. La patrie devint alors l’espace rassemblant tous les hommes partageant la même idéologie issue des Lumières. Elle se réduisit alors à un ensemble d’abstractions sanguinaires.

"Il est insensé, en revanche, de faire de Maurras un adepte de ce patriotisme révolutionnaire sous prétexte qu’il a placé la France avant tout et appelé tous les Français, quelles que soient leurs idées politiques, philosophiques et religieuses, à assurer les conditions de sa survie. La thèse de Jean de Viguerie conduit à une absurdité. Il déclare ainsi à notre confrère Rivarol, pour lequel Jérôme Bourbon l’a interviouvé en août dernier : « Le patriotisme révolutionnaire a tué la France. » Maurras, ayant selon lui adhéré au patriotisme révolutionnaire, aurait donc participé à l’assassinat de la France ?

"L’intérêt national dont Maurras a fait son critère pour juger les hommes, les politiques et les institutions, ne vient pas de l’héritage idéologique de la Révolution. Il est fondé sur l’idée d’une patrie qui existe indépendamment de l’idée que chacun de nous s’en fait. Dans son livre Votre Bel Aujourd’hui Maurras donne cette définition : « Une patrie, ce sont des champs, des murs, des tours et des maisons ; ce sont des autels et des tombeaux ; ce sont des hommes vivants, père, mère et frères, des enfants qui jouent aux jardins, des paysans qui font du blé, des jardiniers qui font des roses, des marchands, des artisans, des ouvriers, des soldats. Il n’y a rien au monde de plus concret... »

"Viguerie reconnaît cette vision concrète de la patrie chez Maurras, mais s’échine quand même durant des pages à vouloir démontrer le ralliement de celui-ci au patriotisme révolutionnaire. Pour Viguerie les nationalistes intégraux « combattent la démocratie et les droits de l’homme mais ils ne voient pas bien l’idéologie qui est derrière, ils ne visent ni l’utopie, ni la réduction de l’homme, ni la négation de l’être que cette idéologie contient, ils ne dénoncent pas l’attachement au néant qu’elle commande. » Il faut pas mal de prétention à Jean de Viguerie pour soutenir que Maurras n’aurait pas “bien vu” les conséquences et les méfaits du système de pensée issu de la Révolution.

"Mais voilà l’accusation majeure : Maurras avait adhéré au positivisme et au matérialisme à l’honneur au XIXe siècle. Mais le chef de l’Action française n’a-t-il pas maintes fois expliqué que la science politique ne s’opposait pas à la tradition catholique, mais venait au contraire la conforter.

"...Contre les catholiques aussi

"Il est paradoxal qu’après avoir reproché à Maurras d’avoir une doctrine trop laïque, Viguerie s’en prenne aux catholiques du début du XXe siècle coupables d’avoir exalté un patriotisme qui, selon lui, correspondait aux vœux des dirigeants républicains d’alors (lesquels étaient au contraire, pour une bonne part d’entre eux internationalistes et pacifistes). Plût au Ciel qu’aujourd’hui le patriotisme soit encore enseigné dans les catéchismes !

"Jean de Viguerie confond la patrie réelle et l’idée que les hommes s’en font. Que dans le monde des idées pures, la conception traditionnelle de la patrie et la conception révolutionnaire soient incompatibles, nous en convenons volontiers. Mais dans les faits, une multitude d’hommes ont mélangé les deux notions, cumulant l’attachement à la patrie charnelle et les “grues métaphysiques” léguées par la Révolution.

"C’est pourquoi il est insensé de tourner en dérision comme le fait Viguerie, la « religion de la Patrie » et de condamner “l’Union sacrée” réalisée en 1914. Contrairement à ce qu’il soutient, la guerre déclenchée par l’orgueil allemand n’était pas une guerre révolutionnaire, à la différence de la guerre de 1792. La France était envahie. Il fallait la défendre sous peine de subir la loi humiliante du vainqueur. Les Français ont fait taire leurs divergences idéologiques et politiques pour courir aux frontières. Ils n’ont pas été « trompés », n’en déplaise à M. de Viguerie; la patrie, la patrie charnelle, était réellement en danger.

"Et qu’importe que les gouvernements républicains aient alors parlé de « la guerre du Droit » tandis que le clergé exaltait la France chrétienne menacée. Les uns et les autres motivaient les combattants à leur façon. Reprochera-t-on à Maurice Pujo mobilisé en 1915 d’avoir un jour entonné la Marseillaise dans un train de soldats – sensiblement plus jeunes que lui – qui montaient au front et “n’avaient pas le moral” ? Jean de Viguerie pousse un peu trop loin l’indécence en se moquant des formules parfois excessives par lesquelles les Français exprimaient alors leur patriotisme. Il ne voit que l’écume des choses et se laisse abuser par les mots au lieu de considérer la réalité du conflit.

"Les propos de Viguerie confinent même au blasphème. Ainsi, dans son interviouve à Rivarol, déclare-t-il à propos de l’Alsace et de la Lorraine : « On peut se demander s’il fallait faire tuer un million trois cent cinquante trois mille hommes pour les récupérer ». Il soutient que « les Alsaciens-Lorrains n’ont pas tellement souffert sous l’administration allemande, les catholiques notamment ». Ils ont jadis fait partie du Saint-Empire et pouvaient demeurer au sein du nouvel Empire allemand...

"Viguerie oublie que redevenir français c’était quelque chose de capital pour nos compatriotes arrachés de force à la mère-patrie en 1871 ! Viguerie observe que le patriotisme révolutionnaire conduit de nos jours à dissoudre la France dans le mondialisme. Nous en convenons volontiers. L’idéologie des Droits de l’Homme et de la Démocratie ne reconnaît pas les frontières. Mais ce que refuse de voir l’auteur c’est que l’Action française, en dégageant le patriotisme de l’idéologie, lui confère des assises plus solides et plus de force dans ses manifestations.

"Mise en garde

"À vrai dire, Jean de Viguerie est obsédé par l’idée que la France est « morte » et s’essouffle à chercher à le démontrer. Maurras, au contraire, est un professeur d’espérance. Tout au long de sa vie, il n’a pas cessé d’enseigner à ses contemporains les moyens de servir la France car, malgré les épreuves subies, il croyait comme Jacques Bainville (pourtant pessimiste de nature), que « pour les renaissances il est toujours de la foi ».

"L’autre divergence fondamentale entre Viguerie et Maurras, c’est que le premier ne croit plus à la nécessité de l’action politique tandis que le second démontre la place essentielle du politique dans les sociétés humaines. Dans l’avant-propos de son livre, Viguerie témoigne d’une effarante naïveté : « On ne peut, nous avait-on dit, exister sans le politique. Mais n’existons-nous pas ? En tout cas cette génération se prépare à se passer de lui ».

"Pour l’auteur, il faudrait défendre notre héritage de civilisation, se protéger à tout moment « contre l’avilissement des mœurs et la désagrégation générale de la société » [...] « Prier, étudier, servir nos proches, secourir les malheureux, cultiver l’amitié... » Noble idéal. Mais comment Viguerie pourra-t-il le pratiquer si la cité n’est pas défendue, si elle est livrée aux démagogues, si elle est asservie à un pouvoir étranger, comme elle en est menacée actuellement avec le projet de constitution européenne ?

"Viguerie prône la désertion devant le combat politique essentiel. Nous ne saurions trop mettre en garde les catholiques, auxquels il s’adresse et qui comptèrent longtemps parmi les meilleurs défenseurs de la Patrie. Devant l’urgence, il faut rassembler tous les patriotes fussent-ils imprégnés d’une idéologie démocratique défraîchie pour sauvegarder une France aujourd’hui en grand péril et dont la survie importe plus que toutes les idéologies.

Source: Pierre Pujo, L'Action Française 2000 - 7 octobre 2004

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Autour de la Grèce, réflexions d'Action française sur les problèmes économiques

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Le référendum grec sur le diktat posé par la Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Union européenne) au gouvernement hellénique légitime est un événement capital de ce début du XXIème siècle. La volonté de mettre à genoux le noble peuple grec devant le Veau d'or capitaliste ne fait aucun doute. Il pose notamment le problème du respect par les institutions européistes et plus largement par le capitalisme international de la souveraineté des nations.

Entre les objectifs des uns (les profits) et ceux des autres (le Bien public), on commence à comprendre qu'il y a incompatibilité radicale. Autant un capitalisme national subordonné par la Puissance publique au service du Progrès est envisageable, autant la "fortune anonyme et vagabonde", irresponsable et destructrice, naguère dénoncée par Duc d’Orléans (Philippe VIII), ne doit pas avoir de place dans une vieille Nation!

En souhaitant que le peuple grec choisisse courageusement la voie de la pauvreté dans indépendance et l'honneur, qui est préférable à la servitude dans l'opulence, l'Action française-Bordeaux livre à ses fidèles lecteurs, de plus en plus nombreux, les quelques articles qui suivent, qui permettent de se faire une idée globale de la situation, et d'en tirer des leçons utiles pour notre Pays.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

Tout d'abord, les tenants et les aboutissants du référendum lui-même:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/06/29/31001-20150629ARTFIG00071-jacques-sapir-referendum-grec-le-retour-de-la-democratie-en-europe.php

On lira ci-dessous, une excellente recension de la courte durée des unions monétaires, quand elles sont basées, comme c'est le cas pour l'euro, sur une idéologie:

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00142-referendum-grec-vie-et-mort-des-unions-monetaires.php

"L'économiste danois Jens Nordvig a ainsi répertorié qu'entre 1918 et 2012 quelque 67 unions monétaires ont volé en éclat. Toutes les tentatives d'États indépendants de constituer une monnaie commune unique ont fini par échouer. On ne connaît pas de contre-exemple."

Ça fait du bien de le lire dans Le Figaro! Il aurait pu l'écrire il y a vingt ans!

Pour lecteurs avertis et eurosceptiques, l'intéressant et décapant avis (en anglais) du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz:

"Why are European Union leaders resisting the referendum and refusing even to extend by a few days the June 30 deadline for Greece’s next payment to the IMF? Isn’t Europe all about democracy?

"In January, Greece’s citizens voted for a government committed to ending austerity. If the government were simply fulfilling its campaign promises, it would already have rejected the proposal. But it wanted to give Greeks a chance to weigh in on this issue, so critical for their country’s future wellbeing.

"That concern for popular legitimacy is incompatible with the politics of the eurozone, which was never a very democratic project. Most of its members’ governments did not seek their people’s approval to turn over their monetary sovereignty to the ECB. When Sweden’s did, Swedes said no. They understood that unemployment would rise if the country’s monetary policy were set by a central bank that focused single-mindedly on inflation (and also that there would be insufficient attention to financial stability). The economy would suffer, because the economic model underlying the eurozone was predicated on power relationships that disadvantaged workers.

"And, sure enough, what we are seeing now, 16 years after the eurozone institutionalised those relationships, is the antithesis of democracy: many European leaders want to see the end of prime minister Alexis Tsipras’ leftist government. After all, it is extremely inconvenient to have in Greece a government that is so opposed to the types of policies that have done so much to increase inequality in so many advanced countries, and that is so committed to curbing the unbridled power of wealth. They seem to believe that they can eventually bring down the Greek government by bullying it into accepting an agreement that contravenes its mandate.

"It is hard to advise Greeks how to vote on 5 July. Neither alternative – approval or rejection of the troika’s terms – will be easy, and both carry huge risks. A yes vote would mean depression almost without end. Perhaps a depleted country – one that has sold off all of its assets, and whose bright young people have emigrated – might finally get debt forgiveness; perhaps, having shrivelled into a middle-income economy, Greece might finally be able to get assistance from the World Bank. All of this might happen in the next decade, or perhaps in the decade after that.

"By contrast, a no vote would at least open the possibility that Greece, with its strong democratic tradition, might grasp its destiny in its own hands. Greeks might gain the opportunity to shape a future that, though perhaps not as prosperous as the past, is far more hopeful than the unconscionable torture of the present.

"I know how I would vote."

Source: http://www.theguardian.com/business/2015/jun/29/joseph-stiglitz-how-i-would-vote-in-the-greek-referendum?CMP=EMCNEWEML6619I2

On se remet aussi à découvrir qu'un Etat, n'étant pas un particulier, peut se permettre, par le miracle du "politique d'abord" de "faire défaut", c'est-à-dire faillite:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/01/20002-20150701ARTFIG00117-des-dizaines-de-pays-se-sont-deja-retrouves-en-faillite.php

Enfin, des réflexions sur quelques problèmes techniques posés par le défaut éventuel de la Grèce:

http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/06/29/31007-20150629ARTFIG00273-referendum-grec-il-faut-des-semaines-pour-imprimer-une-nouvelle-monnaie.php

Conclusion: L'économie est encore une politique, l'avenir est aux nations, politique d'abord!

P.S. L'économiste eurosceptique Jacques Sapir voit dans la victoire du Non grec, franche et massive, la revanche du 29-Mai 2005 en France et dénonce l'action subversive de la banque centrale européenne; elle ouvre la voie de la liberté et de la souveraineté aux autres nations européennes:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/06/31002-20150706ARTFIG00044-jacques-sapir-le-vote-grec-ou-la-revanche-du-non-au-referendum-de-2005.php

Sapir, toujours, sur les suites politiques de l'affaire grecque:

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/08/21/31001-20150821ARTFIG00294-montebourgvaroufakis-sortie-de-l-euro-le-dessous-des-cartes-par-jacques-sapir.php

Et aussi, un bilan de l'influence de l'Allemagne sur l'euro:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/17/31002-20150717ARTFIG00121-pour-que-l-allemagne-sorte-de-l-euro.php

...et sur la France, par J. Stiglitz:

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/08/31/97002-20150831FILWWW00182-pour-stiglitz-l-allemagne-intimide-la-france.php

Enfin, les dessous du "plan B" grec, par l'ex-ministre des Finances Varoufakis:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/27/20002-20150727ARTFIG00194-comment-varoufakis-preparait-secretement-un-retour-a-la-drachme.php

...un plan-"mur de Berlin financier" jugé viable par un économiste:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/07/31/20002-20150731ARTFIG00203--le-plan-b-de-varoufakis-une-sorte-de-mur-de-berlin-financier.php

Et une erreur à éviter: l'Internationale des souverainismes, même sous la forme d'une "alliance des fronts de libération nationale": Autant l'idée d'un tel front, le seul qui vaille en ce moment, est concevable à l'échelon national et serait à la fois utile pour le Pays français et conforme à notre tradition d'Action française de compromis nationaliste en temps de crise grave, autant une telle "alliance" au plan européen tournerait vite à une Union européenne-bis; merci bien!

http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/27/for-an-alliance-of-national-liberation-fronts-by-stefano-fassina-mp/

Autre fausse bonne idée de Varoufakis: Rétablir la Démocratie en Europe, mais ne la confond-il pas avec l'indépendance nationale?

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2015/08/23/20002-20150823ARTFIG00070-pour-varoufakis-il-est-urgent-de-retablir-la-democratie-en-europe.php

En réalité, la vraie question est celle du rapport entre dette publique et souveraineté nationale:

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/11/19/29003-20151119ARTFIG00189-la-degradation-du-deficit-public-altere-t-elle-notre-souverainte.php

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Notre réponse à l'Amérique: Faire de la force française

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

Dans un contexte international tendu où la méfiance règne et les coups bas sont la règle, la section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française encourage vivement le gouvernement de la République à une politique de force française. La force n'est pas une affaire de roulement de mécaniques, ni même de nombre d'alliés ou de richesses matérielles, mais une question de volonté: Est fort celui qui demeure inébranlable dans la Vérité politique, celui qui, malgré les coups, "pense clair, marche droit" et agit en conséquence. En ce jour de fête de l'Indépendance américaine, Hollande sera-t-il aussi ferme à l'égard des Yankees qu'Hugh Grant dans Love Actually? Il y a lieu d'en douter, mais la morale vaut néanmoins d'être retenue en politique extérieure comme interne:

"We may be a small country, but we're a great one too. (...) A friend who bullies us is no longer a friend. And since bullyism's only response is strength, now onward I will be prepared to be much stronger, and the President should be prepared for that."

Fermez le ban!

P.S. Quelques dessous collatéraux à l'affaire ici:

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20150625.OBS1569/exclusif-comment-la-france-ecoute-aussi-le-monde.html

...repris là:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/01/97001-20150701FILWWW00060-la-france-elle-aussi-a-l-origine-d-ecoutes.php

...et détaillé ici:

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/07/01/32001-20150701ARTFIG00339-les-cables-sous-marins-ces-autoroutes-du-web-prisees-par-les-espions.php

Enfin, une analyse sans concession, par un grand reporteur du Figaro, que nous partageons entièrement, du virage atlantiste de la "politique extérieure de la France" depuis Sarközy:

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/07/31/31002-20150731ARTFIG00353-renaud-girard-la-france-doit-cesser-d-etre-le-caniche-des-etats-unis.php

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La Patrie en danger: L'Action française-Bordeaux pour un "compromis nationaliste" entre les deux France

Publié le par Section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française

La folle politique proche-orientale de la Démocratie nous vaut aujourd'hui le ressentiment de l'islamisme radical. Aussi, on ne lira pas sans intérêt le passage ci-dessous, extrait d'une récente interviouve d'un jeune historien catholique.

L'auteur voit bien le caractère hérité de l’histoire, que défend seule ou presque l'Action française, spécialement sa fédération Grand Sud-Ouest, de Nation pluricontinentale, pluriraciale, pluriculturelle et pluriconfessionnelle de la France.

De ce fait, découle le besoin de salut public d'un nationalisme d'inclusion et non d’exclusion, comme les démagogues d’extrême-Droite et racisto-identitaires le clament. Qu'il soit d'essence républicaine ou royaliste, catholique ou laïque importe peu, la défense du Pays passe avant tout.

Quant au "communautarisme", que dénonce vigoureusement l'auteur, nous serions plus prudents à ce sujet: il y a communauté et "communauté". Si tout est "communauté", rien ne l'est et l'on aboutit en fait à la déification de l'individualisme et de ses tendances particulières.

Cependant, il y a des communautés naturelles, comme à la base la famille, la commune, la province, le métier et les associations les plus variées, au sommet la Nation... et même les communautés étrangères en France. L’homme, animal social, a la passion de se grouper avec ses semblables. Ces communautés de destin qui gouvernent nos vies, acceptées par la conscience collective, ratifiées par l'histoire depuis la nuit des temps, chacun s'y rattache instinctivement, comme à un filet de sécurité particulièrement important en temps de crise économique et morale. Elles méritent de pouvoir s'organiser de façon indépendante devant l'Etat, sans être assujetties à sa tutelle tatillonne. "Défendons nos communautés!", ce slogan prémonitoire de l'Action française des années 1980, nous sommes en droit de le reprendre aujourd'hui!

L'historien reconnait aussi la nécessité d'un arbitrage politique, qui, en Démocratie, ne peut naître que de grandes crises nationales, ainsi que la promotion de "valeurs" communes à tous. Cela ne se fera pas tout seul, comme semble le croire notre bon jeune homme. Pour que "France continue", il faut impérativement faire passer ces deux frères ennemis de la paix publique, l'anticléricalisme et ses succédanés antipatriotiques (antimilitarisme, anticolonialisme, féminisme, antiracisme, promotion des déviances sexuelles) d'un côté, et le triomphalisme catholique de l'autre, à la trappe. Nos contemporains en seront-ils capables? Notre avenir français est à ce prix!

De même, nous sommes quelque peu sceptiques sur la définition vague de ces "valeurs", mais il faut reconnaître que le vivre-ensemble est en France une réalité en péril. Aberrations politiques et incivilités se multiplient, lesquelles, si on n'y mettait un terme, gangrèneraient les parties demeurées saines du Peuple. Tout ici est affaire de fermeté, de volonté et de persévérance envers et contre tout. La crise actuelle peut bien durer vingt ou cinquante ans, par ces vertus, nous avons les atouts pour la surmonter.

L'Action française-Bordeaux est donc partisane d'une politique de force française, de neutralisation des fauteurs de troubles, de protection des honnêtes gens et de promotion du vivre-ensemble entre Français de toutes origines et de toutes opinions. Cela n'est pas possible dans l’étroit et borné échiquier politico-social actuel, il faut donc avoir le courage intellectuel et politique d'en sortir et d’imaginer autre chose. L'histoire de la Grande Guerre peut nous servir de guide en ce domaine.

La section de Bordeaux & Basse-Guyenne de l'Action française, - qui a été pionnière dans ce domaine dans le Grand Sud-Ouest, - pense donc, à l'image de ce que le valeureux Pierre Pujo, successeur de Charles Maurras à la tête de notre école de pensée, a fait il y a une quinzaine d'années pour la défense de la Souveraineté française, qu'il est opportun de passer entre les deux France, celle de l'Ancien Régime et celle de la Révolution, un "compromis nationaliste", ou si on veut civilisationnel, pour défendre l'Unité française.

Reléguant au second plan le changement de Régime, les questions religieuses, les réformes sociales ou économiques, il est urgent d'assimiler les nouveaux Français, en arrêtant de remettre en cause la Patrie, son histoire, ses gloires politiques, spirituelles et militaires par une repentance disproportionnée et une "mémoire" hypertrophiée dans l'enseignement et la vie sociale.

Par cette nouvelle "union sacrée", il faut, comme le fait le président de la République, rétablir des institutions ouvertes à tous, garçons et filles, telles que l’école publique, le service national, le service public, des organisations qui intègrent, à l'inverse du libéralisme protéiforme, économique, politique et même scolaire, qui dissocie les individus, au détriment de la Nation.

A.F.-Bordeaux & Basse-Guyenne

"La Bible définit Jérusalem comme la ville «où tout ensemble ne fait qu'un». Dans notre pays, en 2015, tout ensemble ne fait pas un mais mille. C'est pourtant le propre d'une nation comme la nôtre que de rassembler de tous les horizons autour d'une langue, d'une culture, d'une attitude face au monde et à l'avenir incertain. Tant qu'en France le commun se diluera dans le communautarisme, tant que les identités repentantes, malheureuses ou revanchardes seront en concurrence sans que les «valeurs de la République», caricaturées en sentimentalisme désincarné, ne les arbitre nullement, tant que l'on ne saisira pas l'urgence de transmettre tout l'héritage à tous, une brèche dans nos murs nous rendra vulnérables et nous confrontera à l'indicible. Disons-le haut et fort: cela n'est pas inéluctable. Comme dirait Péguy, il faut que France continue..."

Source: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/26/31003-20150626ARTFIG00305-attentat-le-nord-isere-la-region-o-j-ai-grandi.php

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